BACKWATER : Live Report au Couvert de Sertoux à PERLY (Suisse) – 05 juin 2016

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Report de Seb 747 et Steve*74

Un dimanche matin, à l’heure où notre rédac’ chef se lève et se prépare pour aller à la messe (lol !) nous, en vaillants soldats du métal, partons pour Perly en Suisse pour BACKWATER. Pas même le temps de faire un tiercé que nous sommes déjà sur la route. Quelques hamburgers avalés vite fait bien fait dans un célèbre établissement américain et nous voilà sur la terre de nos cousins helvètes.

Ah oui, j’ai oublié de préciser que ça commence à midi. Comme aurait pu le dire OBELIX : « Ils sont fous ces suisses ! » Ce doit être la première fois que je vais à un concert à cette heure-là !!! (hors festival, bien sûr).

Maintenant reste le plus dur, trouver le lieu du concert quand vous n’avez pas pour vous aider une douce et suave voix féminine pour vous indiquer où tourner. Finalement nous trouvons assez facilement au fond d’une ruelle, qui est en réalité une impasse, le Couvert de Sertoux. Perdu au milieu des champs ! Si, si, il y a encore des champs aux alentours de Genève !!

Nous avons de la chance, car malgré un léger retard, le concert n’a pas encore débuté. Ouf !

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A peine le temps de visualiser l’endroit et c’est déjà commencé. Un public nombreux s’est déplacé mais restera le plus souvent assis devant son repas et ses boissons. D’un autre côté, étant donné l’heure, c’est on ne peut plus normal.

Pour vous présenter rapidement BACKWATER, le groupe s’est formé en 2012 autour de trois ex-membres de SIDEBURN. On pressent donc qu’ils ne vont pas faire du death métal mais bien du rock hard bluesy.

Le show sera composé de trois sets différents les uns des autres. Le premier sera entièrement consacré à POWERAGE, l’album d’AC/DC. Ils vont le jouer en entier et dans l’ordre du disque.
Là, je suis ennuyé car nous avons comme politique de ne pas parler des tribute bands et ici nous n’en sommes pas loin !

Après avoir parlé avec le chanteur, j’apprends que le groupe n’a pas un répertoire assez important pour jouer plus de deux heures. Un deuxième album est bien en préparation mais les morceaux ne sont pas encore finalisés. Alors, ils font des reprises !

A la fin du set, ils partent manger et c’est là aussi une nouveauté que d’assister aux repas des musiciens le midi…. D’un autre côté, il faut bien qu’ils prennent des forces. Et puis c’est l’heure qui veut ça aussi !

C’est donc le ventre plein que débute le second set. Mais euh, ce sont toujours des reprises !!!… mais de DYLAN, ZZ TOP et autres. Heureusement qu’il y a au milieu de ces covers des morceaux de SIDEBURN et des compos personnelles.

Avec « Ride on wild horses », nous sommes dans une ambiance Far West, chevauchant des chevaux sauvages dans le grand canyon sous un soleil de plomb. Quel titre !

« Moving Like a Reptile », autre titre de BACKWATER nous fait plonger dans la mangrove au milieu des serpents, et autres rampants, qui se meuvent autour de nous. Sur la scène, MARC VERMOT (le chanteur) vit ce titre et siffle les paroles de sa langue fourchue. Frayeur !!

Après un « Caroline » de STATUS QUO vient ensuite un autre titre de leur album qui s’appelle « Muddy in my Head », morceau groovy à souhait.

Mais la fatigue commence à se lire sur les visages des musiciens. Il faut dire qu’en milieu d’après-midi, la chaleur se fait étouffante. Et c’est sur « Raise your hand », un titre de SIDEBURN que BACKWATER fini ce set.

A noter que pendant certains titres, des spectateurs viennent danser devant la scène. Ca change des pogos habituels !

Après un petit moment de répit, aux environs de 15h, les musiciens attaquent leur troisième et dernier set. Celui-ci sera composé essentiellement de titres de l’album de BACKWATER.

Malgré l’accablante moiteur et le petit coup de mou, c’est sur « Lie to Me » qu’ils entament leur set. Comme par hasard, l’essoufflement du second set n’est plus de mise, ils ont rechargé leurs batteries et c’est avec ce son de guitare et cette voix très Southern Rock toute teintée de groove que le groupe continue le set. Ce titre, avec cette voix grave et grasse est rythmé à souhait. CHRIS BARDET, le batteur frappe avec conviction. MICHEL DEMIERRE, le bassiste et FRED GUDIT, le rythmique ne sont pas en reste.

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La furie reprend avec « Rock ‘n’ roll Devil ». Là, c’est dans le rock dur qu’on se retrouve, et les spectateurs assis à leur table n’en ratent pas une miette.

Les moteurs Harley démarrent, et en route pour un trip moto sur la highway avec « Freedom ride » ! Forcément, l’audience applaudit à tout va. C’est un festival de motards ici – sponsorisé par une célèbre marque américaine – pas un club du troisième âge ! Bon, une grande part de la foule est quand même âgée de plus de cinquante ans…

Après un « Backwater » très sympathique, très blues dans l’âme avec ses refrains imparables qui vous rentrent dans le crâne pour ne plus en sortir déboule un « The duel », tout en solis de guitares bluesy. Le chant est revendicatif. Puis retentit un titre popisant teinté de soul et c’est « Looking for the Thrill ». STEPHANE MONBARON, le petit nouveau à la lead guitare impressionne le public avec une fin tout en solis.

Puis le groupe nous prend aux tripes avec « Born for the Rhythm ». L’esprit d’AC/DC est dans la place avec de la slide en fond sonore. C’est vraiment excellent !

MARC n’oublie pas de faire la promo de leur album et ré-attaque avec « Hey Man », un morceau hommage à BON SCOTT d’après ses dires.

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« Never be Down » est le dernier titre du set et c’est aussi celui qui clôt leur album. Est-ce fini pour autant ? Non, bien sûr car les spectateurs en veulent encore ! Et voilà que « Sin City » de qui vous savez est rejoué. Le public est hyper-content et se remet à danser de plus belle.

Le titre se termine et les BACKWATER prennent congé de la scène. Oui, mais voilà, les anciens ne sont pas rassasiés et, au grand détriment de Marc, ne veut pas que BACKWATER s’arrête. Et c’est par « La grange » que le groupe fait plaisir au public et qu’il finit son show instrumentalement.

MARC, le chanteur a fini éreinté et avec une voix fatiguée. Ce concert aura finalement été très long (entre 2h 15 et 2h 30 de musique).

Tous les gens présents acclament le groupe qui salue le public. Clap de fin.

Ce groupe est à suivre avec un potentiel intéressant. Nous attendons avec impatience la sortie de leur deuxième CD pour confirmer. En attendant, nous vous conseillons d’acheter le premier !

C’est tout de même étrange de finir un concert à 17 h. Nos chakras en sont tout retournés et du coup le temps est lui aussi tout perturbé et nous rentrons sous un gros orage.

Vivement un concert se finissant à 2 h du matin pour nous remettre en place les neurones !!!

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