Chroniques CD – Mai 2020

AETHER REALM

Redneck Vikings From Hell

Label : Napalm Records

Sortie : 1er mai 2020

Ca vient de Napalm Records et donc, ça peut se révéler très violent. Oh putain, c’est du death metal !… Bon, mélodique mais ça reste du death metal quand même. J’écoute ou pas, telle est la question.

Allez, même pas peur, on est en confinement et je risque juste de me niquer les oreilles. Alors, soit c’est l’isolement, soit je deviens dingue, soit c’est vraiment bon, mega mélodique avec de belles mélodies. La voix ne fait pas trop peur et surtout les morceaux sont mega bons. Je les trouve même proches d’un groupe comme Lordi. Si, si ! On peut chanter avec eux. Non, ils déconnent les mecs, ce n’est pas du death metal, ça !

En tous cas, c’est très écoutable… même si parfois la voix tourne un peu au canard sous hélium et que ça fait peur à mes cochons d’Inde élevés au hard-FM. Ils ont les poils tout hérissés, les pauvres !!! Il y a quand même un côté viking festif, en colère mais festif !

Un CD à découvrir pour les plus ouverts d’entre nous ou pour ceux qui s’emmerdent à mourir ! Tiens, du coup je leur mets un coup de cœur. Heu…c’est moi qui fais ça ??! Please, help, laissez-moi sortir, redonnez-moi des concerts, je deviens fou. Putain, j’entends même la voix de Christian d’Adipocère qui me dit : « Bienvenue chez toi, dans le beau monde du death mélodique » !!!!

FAKE NAMES

Same

Label : Epitaph Records

Sortie : 08 mai 2020

Chronique by Seb 747

En 2016, Brian Baker (Bad Religion, Minor Threat) se rend chez son pote d’enfance Michael Hampton (Embrace, One Last Wish), et que se passe-t-il lorsque deux guitaristes sont ensembles ? Ils se mettent à jammer, et se mettent à composer. Un ou deux morceaux au départ puis, en fin de journée, les deux compères amassent suffisamment de matière pour envisager la formation d’un groupe. Johnny Temple (Girls Against Boys, Soulside) est alors appelé à la rescousse pour tenir la basse, puis l’idée d’enrôler Dennis Lyxzen (Refused, The International Noise Conspiracy) au chant leur vient à l’esprit. Dès lors, Fake Names prend vie.

« All for Sale » le premier morceau démarre sur des chapeaux de roues, puis on sent nos copains légèrement fatigués. Les deux titres suivants, ralentissent le tempo. Puis « Brick », un morceau de moins de 2’ revient nous réveiller avec ces refrains accrocheurs.

Attention, ne vous méprenez pas, ce n’est pas mauvais ! C’est très bien interprété, dansant, agréable à l’écoute mais il manque une petite pointe d’énergie que nous serions en droit d’attendre avec ces musiciens. Avec 10 titres balancés en 28 minutes, le quatuor fait la part belle au punk et à la power pop qui a nourri chacun des membres à leurs débuts, dans les 80’s. Comme ils évoluent sur un terrain sans grand danger, bien soutenu par une arrière-garde de grande expérience et en parfaite harmonie, la base des morceaux reste d’un classicisme déconcertant et les mélodies peinent à s’ancrer dans les mémoires.

Alors qu’on s’attend à une suite pour le moins ronflante, Fake Names se décide à sortir l’artillerie lourde, avec l’énergique « First Everlasting » et le brûlant « Weight ». Le final à la Bad Religion « Lost Cause » redonne finalement de la couleur à ce premier opus. L’impression que les membres de Fake Names, pêchent par trop de facilité. Témoignage d’un amour indéfectible pour le punk des années 80, ce premier album n’avait peut-être pas d’autres ambitions que de se faire plaisir en flattant les nostalgiques du genre…

SUPERNAUGHTY

Temple

Label : Argonauta Records

Sortie : 08 mai 2020

Coup de coeur Ti-Rickou

Direction Livourne en Italie pour faire la connaissance de Supernaughty.

Du putain de metal stoner qui pète sa mère-grand dans le Limoncelo. Leur musique est puissante et hypnotique avec une voix dans la lignée « Ozzy est mon copain ». Des morceaux qui te font voyager sans passeport ni laisser-passer, et sans autre risque que de choper non pas un virus mortel mais Supernaughty virus. Et c’est une bonne maladie !

A découvrir d’urgence pour tous ceux qui aiment les ballades dans des terres lointaines et étranges. Welcome dans ce « Temple » qui va être un vrai bonheur pour vos esgourdes. Putain, c’est trop bon ! J’adore leurs morceaux et la putain de voix du chanteur !!

Bien-sûr, ce « Temple » est un coup de cœur. Forcément !!

KULT OF THE SKULL GOD

The Great Magini

Label : Rockshots Records

Sortie : 08 mai 2020

Coup de coeur Seb 747

Ce qu’il y a de bien avec les applications telles que Spotify, You Tube, Deezer ou autres, c’est que vous pouvez tomber sur des trucs complètement improbables. Déjà, le nom m’interpelle : des Milanais qui pratiquent un culte au crâne de Dieu et qui rend hommage à un épisode TV d’une héroïne de comics sous-estimée alias Spider Woman ? Je ne peux que me jeter dessus !

J’appuie sur play… Ils commencent à me parler de Magie Noire dès leur premier morceau ? Maman, j’ai peur ! Mais dans quelle galère me suis-je encore fourré ?

Non seulement c’est surprenant, mais c’est excellent ! Musicalement, c’est face à un hard-rock « catchy » auquel nous sommes confrontés. Une superbe voix ultra groovy, avec plein de spleen, des riffs de guitares, des mélodies captivantes et parfois hypnotiques, beaucoup de personnalité et cette « Street Attitude » qui donne un son très authentique. C’est bien simple, je n’arrive même plus à l’enlever de ma liste d’écoute. C’est malin ça !

Si avec « Liar », des influences de The Cult, avec une saveur contemporaine, se font ressentir, dans « The Oath » l’ambiance est similaire à un Tygers of Pan Tang des temps modernes. S’inspirant des titans du rock dont Danzig, The Rolling Stones et Black Sabbath, ils combinent des riffs lourds et lisses avec des voix douces mais obsédantes.

Basé sur des solides fondations rock’n’roll, l’album, agréablement léger et irrévérencieux, direct et sans trop de fioritures, coule très agréablement. Il sonne moderne et actuel. Mon morceau préféré étant « The Great Magini » évidemment.

Les Kult of the Skull God ont dynamisé leur attitude infranchissable, leur fureur et leur talent brut pour sauver le monde des rappeurs marmonneurs, des pop stars à l’écoute automatique et de la médiocrité du rock. KSG a un son parfait pour toute occasion, pour les combattants, pour les amoureux, pour les pionniers, les inadaptés et les non-conformistes. Il est temps de rejoindre le culte du « Skull God » !

DAXX AND ROXANE

Same

LABEL : Republic of Music

Sortie : 08 mai 2020

Coup de coeur Seb 747

C’est en feuilletant l’excellent magazine gratuit (oui, vous avez bien lu, gratuit) d’origine Romande, Daily Rock, que j’ai remarqué ce nom de groupe étrange, DAXX & ROXANE. Des Vaudois exilés à Londres et dont Kerrang, le journal anglais bien connu, ne tarît pas d’éloges ? Il me faut absolument écouter ce que ça donne ! De toute façon, un groupe venu de chez nos voisins Helvétiques, ça ne peut pas être mauvais. Cet album éponyme sort trois ans après « Ticket To Rock » leur premier album. Allez, casque sur les oreilles et play.

« Fast Lane » le premier titre nous met de suite dans l’ambiance. Rock’n’roll à fond les ballons. Contrairement à beaucoup de groupes romands, nous ne sommes pas trop dans une veine hard-rock à l’australienne. Même s’ils annoncent que c’est une de leur influence, je pencherais plutôt du côté de l’Amérique. Plus précisément vers Los Angeles, patrie de Great White.

La voix de Cédric Pfister, le bassiste chanteur, a des petits airs à la Jack Russel, l’ex-chanteur du Grand Blanc. Musicalement, sur cet album du moins, nous nous approchons de ce que le groupe américain faisait sur ses premiers efforts. À l’époque du « Once Bitten… Twice Shy » ou bien du « Hook » par exemple. Les titres tels que « Heal » ou encore « Broken » me font beaucoup penser à eux. Mais attention ! Ce n’est pas un groupe qui fait du copier-coller, il y a quelques réminiscences bluesy (« Get To it ») ou même South Rock (« Back Door Man »). Quasiment aucun morceau ne fait du remplissage, et même l’instrumental « Dawn » n’est pas pénible, c’est vous dire !

Une excellente découverte et un gros coup de cœur, que je ne peux que vous recommander. Allez jeter une oreille sur cet album, et vous m’en direz des nouvelles. En espérant les voir bientôt en concerts… dès que nous pourrons y retourner.

MAGNUS KARLSSON’S FREE FALL

We Are the Night

Label : Frontiers Music 

Sortie : 08 mai 2020

Je ne pense pas qu’il soit encore nécessaire de présenter Magnus Karlsson. Ce Suédois écrit des chansons, il est guitariste d’une part, multi-instrumentaliste de l’autre et producteur à ses heures perdues. Bref, il a un putain de CV : Place Vendôme, Primal Fear, Ralf Scheepers, Allen/Olzon, Allen/Lande, Magnus Karlsson’s Free Fall, etc. Là, il nous revient pour un album du Magnus Karlsson’s Free Fall et il a emmené plein de copains chanteurs avec lui. Et quels putains de chanteurs : Dino Jelusick, Renan Zonta, Noora Louhimo, Mike Andersson, Ronnie Romero, Tony Martin, rien que ça !

Heu, je pense que vous avez vu que dans la liste il y a mon préféré, Ronnie Romero ! Je suis aux taquets car je n’ai jamais écouté un CD où Ronnie chantait qui soit mauvais !!! Non, je ne suis pas de mauvaise foi, Romero c’est un gage de qualité, c’est tout !!!

Bon, je reviens à ce « We are the Night ». On est dans du heavy metal, hard-rock, power metal, symphonic metal. C’est inspiré. Après, les invités ont leurs propres morceaux mais l’équilibre de l’album a été préservé, ce qui n’est pas si évident avec un tel nombre de chanteurs.

Là, ça marche. En plus, je les aime tous. Fans de guitare et du style, cet album est pour vous !!!

REASON FOR JACK

Whiskey Head

Label : Autoproduction

Sortie : 08 Mai 2020

Coup de cœur Seb 747

Si je vous dis : années 50, guitares groovy, voix rocailleuse, veste en cuir, son sauvage, vous me dites Rock‘n’Roll !!! Et vous aurez « raison pour Jack » (Oui, je sais, elle était facile celle-là, lol). Reason For Jack est un groupe allemand originaire de Cologne. Ils nous délivrent leur premier opus qui sent bon, comme son nom, et sa pochette, l’indiquent, le « Jack » à plein nez. 

« Whiskey Head », c’est du rock, du whisky, des solos de guitares vives, de la basse tonitruante, des frappes de batterie qui volent littéralement autour de vos oreilles et un chant entretenu avec de l’orge bien mûre. D’ailleurs, la voix d’André Quernheim, qui tient aussi la guitare rythmique, n’est pas sans rappeler un certain Lemmy Killmister en un peu plus rocailleux.

« Whiskeyhead » contient 13 chansons qui entrent non seulement par vos oreilles, mais aussi par vos jambes. Dès « Church Of Jack », introduit par une courte intro vous annonçant la bienvenue dans l’église de Jack, une envie irrésistible de grimper sur votre canapé et de headbanguer comme un damné vous prend sans que vous ne puissiez résister. Ce n’est pas seulement le plaisir qui rend « Whiskeyhead » si spécial, l’album regorge également d’énergie positive. Remarquez que les deux vont très bien ensemble pour ce rock audacieux et honnête qui sort des haut-parleurs.

Le titre « Metal City » mérite une mention spéciale avec son refrain entêtant, tout comme « Weekend Warriors » ou bien encore « Tatooed Angel » et « Backstage Bitch ». Rien que le titre, est suffisamment parlant pour que je n’ai pas besoin de vous dire de quoi il en découle, lol.

Dans l’ensemble, « Whiskeyhead » est un album solide et vous donne un goût de reviens-y, même si la production aurait pu être un chouïa plus nerveuse. J’espère bien pouvoir voir Reason for Jack un jour sur scène quand ce sera de nouveau possible, parce qu’à mon avis, c’est là que se révélera tout leur potentiel. En attendant, jetez-vous sur cet album qui ravira tous les fans de pur rock‘n’roll.

HORISONT

Sudden Death

Label : Century Media Records

Sortie : 15 mai 2020

Coup de coeur Seb 747

Tiens ? Le groupe Horisont sort un nouvel album. C’est déjà leur sixième ! J’avais eu l’occasion d’écouter leur précédent album de 2017 et avait été séduit par leur musique. Venu de Göteborg, en Suède (vous l’aurez deviné), ils ne font pas dans le gros death, mais plutôt dans le hard des années 70’s. La formation suédoise, en effet, perpétue cette tradition qui a ses racines dans le hard rock de Deep Purple, Uriah Heep, Thin Lizzy, sans pour autant négliger les fréquents raids prog rock et digressions psychédéliques.

Dans une perspective toujours nostalgique, qui célèbre le passé à l’apogée de l’âge d’or du rock, le groupe évolue en ajoutant de plus en plus de styles et de couleurs, qui restent cependant toujours imputables à la même bulle temporelle, les 70’s. Ce fameux temps où le « Flower Power » avait pignon sur rue, que les gens se faisaient de gros câlins, ou tout le monde aimait tout le monde. En bref, le temps de nos parents ou de nos grands-parents.

Dans « Sudden Death », les Horisont remontent encore plus loin dans le temps, laissant temporairement les années 70 pour fêter la décennie précédente (« Révolution »). Le résultat de ce parcours est un travail extrêmement varié, joué plus souvent aux claviers qu’aux guitares, mais pas désagréable non plus.

Cependant, les épisodes plus classiques du hard-rock sont toujours présents (« Pushin’ The Line » ou le très Uriah Heep « Reign Of Madness »). On passe du mellotron de « Standing There », au folk acide de « Gråa Dagar » en passant par le pop rock « Into the Night ». Le point culminant, cependant, vient avec « Archaeopteryx In Flight », un voyage instrumental de huit minutes, dans lequel le groupe plonge avec délectation dans le rock progressif, tissant des guitares et des synthétiseurs avec une habileté fascinante.

Résultat des courses, un très bon album réservé aux fans de la fin des 60’s et du début 70’s et qui mûrit à force d’écoutes.

KOSMIC BOOGIE TRIBE

Let’s Rock the Fick out – Vol. 1 – It’s like an addiction, the deafer you get, the louder you play

Label : Blues for the Red Sun

Sortie : 15 mai 2020

Coup de coeur Seb 747

L’été ? Il arrive ! Dans des circonstances normales, nous, les metalleux, hardos, rockeurs en tous genres, nous préparons à assister à un ou plusieurs des nombreux festivals qui se produisent durant cette période. Cependant, en raison d’un certain virus, ce n’est pas le cas, mais n’ayez crainte, les groupes sortent toujours des albums, avec beaucoup de courage, il faut bien l’avouer, et certains sont des bombes ambulantes ! C’est le cas pour ce groupe de punk rock alternatif norvégien. Quatrième album en 8 ans pour les KBT, soit une moyenne d’un album tous les deux ans. Kosmik Boogie Tribe c’est, ainsi qu’ils l’annoncent dans le titre de leur nouvel album, comme une addiction, plus tu joues fort, plus tu joues lourd.

L‘album se compose d’une petite collection de matériel excédentaire de leurs deux albums précédents, ainsi que de titres live. Punk dans l’attitude, hard-rock musicalement, KBT, c’est du pétrole brut ! Aucun compromis n’est fait sur cette compilation. Les meilleurs titres sont, selon moi : « Piss, Punk and Pie » et « Who’s a Punk ».

Si vous recherchez des performances parfaites ou une virtuosité technique, ce n’est peut-être pas l’album qu’il vous faut. Si vous voulez des observations politiques ou du lyrisme poétique, vous devriez peut-être chercher ailleurs. Mais si le rock crade et percutant sont ce que votre esprit et votre corps recherchent, vous pourriez faire bien pire que de fourrer « Let’s Rock the Fuck Out ! Vol. 1 It’s Like an Addiction, the Deafer You Get the Louder You Play » directement dans les trous de vos oreilles. Sûrement un bon remède pour palier à l’inquiétude du Covid19.

HYBRID CHILDREN

Where Pub Roses Grow

Label : Bunny Duck Rubber Cy

Sortie : 20 mai 2020

Coup de coeur Seb 747

Les enfants hybrides de Finlande sont enfin de retour ! Dans le coin depuis un certain temps, 1993 pour être exact, ils reviennent 11 ans après leur dernier effort, avec un album tout frais tout neuf : « Where Pub Roses Grow ».

Si vous voulez la réponse à la question posée par le titre de l’album, c’est que vous n’avez pas observé la couverture car c’est simplement le caniveau. C’est exactement là que cet album sonne : il est en bas de la rue, il est sale, il est délabré, il se comporte de manière immorale, corrompue et sordide. Bref, vous l’aurez compris, le style pratiqué par Hybrid Children, c’est un rock‘n’roll punk à tendance sleaze. Celui que pratiquait Hanoï Rocks ou les Wildhearts par exemple. D’ailleurs, j’ai parfois l’impression d’entendre CJ Wildheart lorsque Jasse Salonen chante.

Ce que j’aime dans ce genre de rock’n’roll influencé par le punk et le sleaze, c’est que sonner frais fait absolument partie de leur ADN, et cet album ne déroge pas à la règle. En onze ans, ils n’ont pas changé d’un iota. Et même si ça fait un long moment d’attente, c’est avec un plaisir non feint que j’écoute en boucle cet album. Il a cette énergie et cette brutalité qui vous donnent une envie de headbanguer comme un damné. C’est l’ostéo qui va être content ! Même les titres qui commencent mid-tempo ne le restent pas longtemps. Dès le refrain l’énergie rock‘n’roll reprend ses droits.

« Pins Turn to Gallons » est un morceau typé pour faire la fête dans les bars, « Dee Dee’s Always Home » est une grande lettre d’amour aux Ramones, qui se démarque par son énergie et sa joie pure et absolue. Il y a aussi des moments de bonne vieille lourdeur hard-rock, avec des morceaux comme « Sick Delusion » et le positivement lourd (presque au point de devenir complètement métal) et, pour ce groupe, épique (enfin, 5’15 c’est épique par rapport au reste de l’album qui ne dépasse pas les 3’50) « Armies Of The Underdog », prouvant que ces gars-là ont plus d’un tour dans leurs sacs.

Rafraîchissant, vif, varié et entraînant, c’est absolument un album à avoir dans sa collection.

THE ORDER

Supreme Hypocrisy

Label : Massacre Records

Sortie : 22 mai 2020

Coup de cœur Ti-Rickou

Avec Supreme Hypocrisy, on part dans l’autre pays du fromage, la Suisse, et plus précisément du côté de Zürich, de Berne et de Basel. Quand j’ai regardé leurs influences sur la promo, j’ai vu que ça allait de Mötley Crüe à Dokken, Whitesnake, Metallica, Devin Townsend, Queen, The Simpsons, Sponge Bob. Et en plus, ils sont annoncés avoir l’esprit sexe drogue and rock ‘n’ roll. Bref, tout pour exciter ma curiosité.

C’est parti ! Déjà, ils ont une grosse prog’ et un gros son. C’est propre (oui, normal pour des Suisses) !! Pour le style, c’est du hard, heavy à leur sauce… et c’est mega trop bon !! J’adore leurs morceaux, la voix, les riffs ! Putain, c’est vraiment mon truc.

Encore une fois, les Suisses ne me déçoivent pas ! Je tombe sous le charme de ce Supreme Hypocrisy. Vivement que je puisse les voir en live !! En tous cas, c’est un gros coup de cœur et un achat fortement conseillé !!!

OZ

Forced Commandments

Label : Massacre Records

Sortie : 22 Mai 2020

Putain des revenants ! Les Finlandais de Oz sont de retour et leur heavy metal aussi !! On ressort les cartouchières et les moule-burnes, on se fait replanter des cheveux, on met le son à donf’ et on prend une grosse baffe heavy in the face !

Putain, cette voix ! Magique. Et ces mélodies ? C’est trop, trop bon. Tout ce que j’aime : des morceaux parfaits qui restent en tête, des refrains que tu peux brailler à tue-tête, des solos, des riffs… Et un putain de chanteur avec une voix taillée pour le heavy metal.

Les fans du groupe ne vont pas être déçus et pour les petits jeunes qui ne connaissent pas Oz, foncez sur ce « Forced Commandements »! Coup de cœur évidemment. Comme quoi, c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe ! Allez porter la bonne nouvelle, le heavy n’est pas mort car Oz b…. encore !!!!!!!

HER CHARIOT AWAITS

Same

Label : Frontiers Music

Sortie : 22 mai 2020

Vous n’aimez pas les filles qui chantent, même si ce n’est pas du chant lyrique, alors passez votre chemin et allez jouer sur l’autoroute la plus proche car c’est la chanteuse espagnole Ailyn (ex-Sirenia) qui est au micro !

En revanche, si comme moi, vous adorez sa voix, voilà un album pour vous. Du bon metal mélodique bien chanté et qui pulse grave quand il faut. C’est beau, puissant. Ni chiant ni soporifique.

J’ai bien craqué pour ce CD, moi. Ca passe très bien à l’ombre sur le transat, bien confiné à poil dans mon jardin !!!!

DIE KREATUR

Panoptikum

Label : Napalm Records

Sortie : 22 mai 2020

Heu, tiens est-que ce ne serait pas un groupe allemand par hasard ? Un groupe allemand sur Napalm Records ? Pas sûr que ce soit pour moi ce truc !!! Dero Goi (Oomph!) et Chris Harms (Lord of the Lost), voilà qui ne me rassure pas.

Mais bon, même pas peur de Die Kreatur !

Tiens, c’est pas mal… plus dark que électro brutal. La voix en allemand passe bien, les riffs sont bons et j’aime beaucoup l’ambiance du disque. Pas ce que j’écoute normalement, mais ce « Panoptikum » est finalement une bien bonne surprise. C’est très mélodique et malgré le fait que ce soit chanté en allemand, ça passe plutôt bien.

Bizarre, d’habitude je n’aime pas le goth électro mais là, je mettrais presque un coup de cœur… j’ai dit « presque » !!! Heu… OK, chérie, je mets un coup de cœur spontané !!!

DENNIS DEYOUNG

26 EAST – VOLUME 1 

Label : Frontiers Music

Sortie : 22 mai 2020

Coup de cœur Ti-Rickou

Vous êtes fans de Styx ? Eh bien vous allez être heureux ! Dennis DeYoung is back et bien-sûr, ce « 26 East  » est très, très Styx. Si, si ! D’ailleurs « 26 East » était l’adresse où DeYoung a grandi à Roseland, à l’extrême sud de Chicago. C’est là que Styx a été formé dans son sous-sol en 1962. De l’autre côté de la rue, vivaient les jumeaux John et Chuck Panozzo qui, avec DeYoung, ont formé le noyau du groupe.

Voilà, le ton est donné, du hard-rock classieux et mélodique, influence Styx. Moi, je suis bien content car ce « 26 East – Volume 1 » est très bon et que j’aime beaucoup Styx et qu’en plus, comme c’est le volume 1, il va normalement y avoir un volume 2 !!! Et devinez quoi, c’est un coup de cœur, na !

FAIRYLAND

Osyrhianta

Label : Massacre Records 

Sortie : 22 mai 2020

Il est temps de ranger son armure car là, on passe dans la grande salle pour chanter nos exploits autour de sangliers rôtis, de poissons grillés et autres mets de fête, arrosé de cervoise bien tiède.

Avec Fairyland, on est dans du metal power symphonique, même si le côté symphonique est plus présent. Vous l’avez sûrement compris, on est plus proche de Rhapsody et d’Edguy que de Manowar !!

Alors, pour être très franc, oui c’est bien, bien fait et tout et tout, mais il me manque un truc. A moins que ce soit le contraire et qu’il y ait trop de symphonique pour moi !! Yep, ça doit être ça ! J’aime bien le symphonique quand il est avec sa copine « modération », moi !!!

BLACK RAINBOWS

Cosmic Ritual Supertrip

Label : Heavy Psych Sounds

Sortie : 22 mai 2020

Coup de cœur Ti-Rickou

Voilà un nom de groupe qui me laisse toujours perplexe. Comment peut-on avoir un arc-en-ciel noir ? Je cherche mais je ne vois toujours pas ! Passons. Ils n’ont pas attendu que je trouve la réponse et nous sortent leur 8e album qui se nomme « Cosmic Ritual Supertrip ». Voilà peut-être ma réponse ? Il faut peut-être faire un voyage cosmique avec un gros trip intersidéral pour voir tout en noir, même les arcs-en-ciel… et les cochons roses.

Leur musique est bien perchée, heavy psych, stoner, space (et ce n’est que le prénom) ! Si tu es prêt au voyage, tu ne vas pas regretter l’aventure, tu vas aller loin avec de superbes mélodies, des riffs puissants, une voix qui vient du cosmos pour t’emmener bonheur dans tête à toi. Du hard 70 comme on l’aime, extrêmement inspiré. L’omelette aux magic mushrooms était très forte et le résultat est puissant.

Wouah, attention à la descente, elle est violente ! Tu te sens tout bizarre, tes bougies parfumées sont éteintes et l’indien zarbi à moitié à poil dans le désert a disparu. En tous cas, c’est un gros coup de cœur pour ce « Cosmic Ritual Supertrip » !!!

HERICANE ALICE

Gotta be Real

Label : Autoproduit

Sortie : 22 mai 2020

Coup de coeur Seb 747

C’est étrange, ce nom me dit quelque chose… Bon sang ! Mais c’est bien sûr ! Les Hericane Alice ! J’avais adoré leur premier album sorti en 1990 intitulé « Tear The House Down ». Dix ans plus tard, ils se sont reformés et remettent le couvert en nous sortant un mini LP de 6 titres.

Vous vous dites que ça sent le réchauffé, et que cela ne doit même pas valoir une écoute. Eh bien, vous auriez tort ! Dès le premier titre, les vétérans américains prouvent qu’ils ne sont pas nés de la dernière pluie et font montre d’un hard-rock mélodique typé US avec une petite touche de glam, sans le côté nasillard qui pourrait en agacer plus d’un. Le genre qui se faisait au début des 80’s mais avec un son moderne. Ce qu‘on a appelé le glam metal !

Est-ce réel ? Oui, je vous l’assure. Tout ici est excellent ! Sur les 6 titres que comporte ce retour dix ans plus tard, ce ne sont que des hits en puissance ou presque, puisque nos copains de Minneapolis nous ont concocté une reprise monstrueuse du Highway Star des Deep Purple.

Chaque titre frappe là où ça fait mal. Musicalement c’est un retour aux sources qui se fait sur ce « Gotta Be Real » et sent l’indice d’octane à haut niveau.

Ce mini LP est parfait pour les balades en Harley, cheveux au vent, le long de la route 66. Et même si le dernier titre « Ha Ha » est un peu à part, rien n’est à jeter sur cet album. En espérant qu’ils se rendent sur le vieux continent et qu’on puisse les voir en live. En attendant, moi j’appuie sur replay afin de me reprendre un coup de cette tornade. Oui, je sais, j’ai des tendances masochistes, mais que voulez-vous, quand on aime on ne compte pas !

GOMORRA

Divine Judgement

Label : Noble Demon Records

Sortie : 22 mai 2020

Chérie !!! J’ai un truc qui devrait te plaire ! Non, ce n’est pas un piège avec de la musique toute molle. Là, c’est du bon thrash qui tâche !!!

Ah tu vois comment c’est gentil mon truc ! Moi, je les trouve bien énervés quand même. Bien que ce soit mélodique et qu’il n’y ait pas une grosse voix, c’est bien musclé pour mes petites oreilles fragiles de petit hardos.

Heu… pourquoi je le chronique ? Bonne question, merci de l’avoir posée ! En fait, c’est écoutable et il y a des copains (n’est-ce pas Roger et Serge ?) qui aime ce style. Je mets déjà un veto sur les voix d’outre-tombe et de Mickey sous hélium donc du thrash de temps en temps why not ? J’ai dit de temps en temps car je ne ferais pas ça tous les jours, moi !!

THESE WICKED RIVERS

Eden

Label : Autoproduit

Sortie : 22 mai 2020

Coup de coeur Seb 747

Encore une fois, un groupe que je ne connais ni d’Eve, ni d’Adam, m’interpelle par le dessin de sa pochette. Comme j’aime bien écouter des trucs que je ne connais pas, je me laisse tenter par These Wicked Rivers. « Let’s play rock ‘n’ roll » comme dirait l’autre.

Introduit par « Tea Lives », une petite intro ultra cool de 2 petites minutes, je suis cueilli par « Shine On », premier morceau de ces méchantes rivières qui sortent leur premier album, après deux EP, et qui sent bon le paradis.

En effet, « Eden », sent le rock sudiste à plein nez, mais pas que. Un peu de stoner est présent aussi. Comme si Black Stone Cherry et Clutch avait fusionné ensemble. Le son noueux et rocailleux de ces musiciens venus de Derby, en Angleterre, à l’ambiance southern-rock, comme je le mentionnais, traverse également les genres et un mélange d’influences peut être ressenti de titres en titres. Les deux premières pistes résument à elles seules ce qu’est cet album : de l’énergie, de l’intensité avec un crochet mélodique avisé qui vous saisit par l’oreille et ne vous lâche plus. Certains morceaux sont à écouter assis dehors, thé en main (Anglais oblige), tout en vous relaxant. D’autres sont parfaits pour les festivals et les grandes arenas où on peut aisément imaginer des milliers de fans chanter les refrains à tue-tête.

En parcourant l’album, vous vous rendrez compte que ce principe s’applique partout. Afin de vous garder attentif tout au long de cet « Eden », des riffs de guitare et des voix granuleuses apportent un avantage, non indéniable, à l’écriture des chansons. Chaque morceau a un style et une ambiance différente qui nécessitent tous d’être écoutés à fond les ballons. La voix John Hartwell me fait souvent penser à celle de Neil Fallon, le chanteur de Clutch, en un peu plus groovy.

L’album se termine avec « World In Chains », titre qui, étant donné l’époque dans laquelle nous vivons, est tout à fait approprié. Actuellement, nous avons tous envie que tout revienne à la normalité, et ce bel album nous rappelle ô combien tout ce qui nous manque. Entre tournées annulées, lancements d’album reportés à la Saint-Glinglin, c’est un moment difficile pour n’importe quel groupe de se lancer dans un nouvel album, mais c’est également le moment idéal pour ceux qui sont encore coincés à la maison d’embrasser des nouveaux talents et de leur montrer un amour bien mérité.

Ces Anglais ont bien fait. Ils ont mis sur pied un album solide qui semble rassembler leurs convictions fondamentales. En ces temps complètement dingues, vous ne vous tromperez pas en dépensant votre argent durement gagné ici.

ALESTORM

Curse of the Crystal Coconut

Label : Napalm Records

Sortie : 29 mai 2020

Tous sur le pont pour le 6e album des pirates du metal, Alestorm ! Ils sont de retour pour nous régaler les esgourdes avec leur metal pirate fun et entraînant, découvrir des tavernes enfumées, des combats contre les soldat du roi, des soirées arrosées au jus de houblon avec des filles de joie avant la bagarre générale avec les soldats et le retour rapide au bateau pour lever l’ancre vers d’autres horizons et d’autres aventures qu’on pourra raconter… en chanson, of course !

Ce « Curse of the crystal coconut » est plein d’hymnes à chanter en live, de mélodies qui restent dans la tête et vous donnent un sourire banane pour la journée. Putain, j’ai soif !!

Évidemment, c’est un album coup de cœur et même que la Sécu devrait le rembourser car c’est un putain d’antidépresseur !!!!!!

RRRAGS

High Protein

Label : Lay Bare Recordings

Sortie : 29 mai 2020

Coup de cœur Ti-Rickou

Putain, c’est quoi ce nom ? C’est la famille Pierrafeu qui a monté un groupe ? Ah, à la basse, c’est Rob Zim (The Lords of Altamont)… Lui, je le connais et en plus, je suis très fan des Lords of Altamont et de leur garage rock barré. Donc, direct ma touche Play !

C’est plus heavy 70, avec des touches blues, psychédéliques. Cette musique est quand même trop complexe pour Raymond et sa famille mais en revanche, elle est parfaite pour Rob et ses copains ! Il nous montre qu’il peut aussi jouer des morceaux plus complexes, sans pour autant être chiant.

Les morceaux sont méga bon et sentent bon une époque merveilleuse de création et de liberté, les années 70. En cette période, où on n’a plus ça, ça fait un bien fou ! On a toujours besoin de « High Protein » ! C’est un album coup de cœur. En espérant que les concerts existeront encore et qu’on pourra les voir en vrai en live car pour moi, aucun doute, ces morceaux sont taillés pour la scène.

Long live au rock ‘n’ roll qui m’est aussi vital que peut l’être se rendre sur un lieu de culte pour les croyants. Le hard-rock est ma religion et ma religion est bonne. Putain de bordel de Dieu à queue, privez-nous de taff mais pas de rock ‘n’ roll !!!!

ROB TOGNONI

Catfish Cake

Label : Mig Music

Sortie : 29 mai 2020

Coup de coeur Seb 747

Tiens ? Le guitariste australien, Rob Tognoni sort un nouvel album ! J’avoue à ma grande honte que, même si je l’ai déjà vu en concert (si vous suivez le webzine vous le savez déjà), je n’ai jamais eu l’occasion d’écouter ce qu’il faisait en studio. C’est chose faite maintenant avec ce « Catfish Cake » sorti tout droit des studios.

Le style de Rob, c’est du blues – que l’Église considérait comme la musique du diable – mais pas le blues mou du genou. Non, notre ami, qui est né en Tasmanie, a la guitare qui le démange, comme dirait Yves Duteil.  Les premiers titres, nous donnent une idée de ce à quoi s’attendre avec cet album : groovy, bluesy, morveux, noueux et soul.

Après nous avoir malmené pendant trois titres d’affilée, arrive un « Fat Orange Man ». Ce morceau, qui est une critique acerbe envers un président célèbre, a un refrain qui fera son effet en concerts, c’est certain. Si vous voulez avoir une idée de qui il parle, regardez le clip à cette adresse : https://www.youtube.com/channel/UC-v-fHIKD8EWRbYCRAqYPGg

« No Sleep In Hell » excellent morceau ultra boogie ou Rob fait vibrer sa 6 cordes, tout en haranguant l’auditeur, fait son petit effet. Le diable de Tasmanie, comme il est surnommé, démontre tout son talent de guitariste. Sur ce morceau, j’ai eu l’impression d’entendre l’excellent Danko Jones.
« She Waited » est un morceau country hyper calme, qui semble le bienvenu. Mais ne vous inquiétez pas, il repart de suite dans le boogie nerveux avec « James Brown » morceau quasi instrumental qui fait la part belle à la batterie et la guitare, Rob n’intervenant qu’au bout d’une minute sur les deux que comportent ce morceau… et encore, pas plus de 30 secondes.

Les titres plaintifs typiques du Blues sont bien présents avec « Makin’ Me Alive » et « Conspiracy Deep State » ou les comploteurs de toutes sortent en prennent pour leur grade. Deux morceaux, que n’aurait pas renié les Texans de ZZ Top sur leurs premiers méfaits. Dans « Ouback », Rob nous emmène avec lui dans le désert Australien, avant de nous achever avec « Full Recovery ».

« Catfish Cake » est un album cool, en colère, puissant, tendre et résolument politique. Intemporel et vraiment bon. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cet album.

A noter, qu’en raison des préoccupations économiques de COVID-19, vous pouvez aller sur son site https://www.robtog.com, et télécharger ce que vous voulez et ne payer que ce que vous pouvez vous permettre. Comme il le dit, cela l’aide à continuer. Et, si vous ne pouvez pas vous le permettre (il le dit aussi : il n’y a pas de honte, ce sont des moments difficiles), partagez l’amour !

ANCIENT CURSE

The New Prophecy

Label : Pure Steel Records

Sortie : 29 mai 2020

Pour ce confinement, je la joue mega sévère dans mon jardin, le cul sur un transat, une boisson fraîche, très fraîche et avec Ancient Curse « The New Prophecy » dans les oreilles.

Eh oui, du prog’ metal à eux dans mes oreilles à moi. Non, en fait, c’est plutôt du metal prog’, un peu power sur les bords… Voilà c’est ça, du metal prog’ power à eux avec une ambiance assez lourde du genre « le ciel devient noir et le tonnerre gronde, les chiens aboient à la mort ». Ca y est, j’ai fini par planter le décor.

Sinon, j’adore les morceaux un peu doom aussi. La voix est parfaite et les musicos touchent grave mais ne sans faire dans la démo. C’est vraiment agréable à écouter et à chanter des « Oh, oh, oh ».

Heu, les chiens aboient plus fort et j’ai pris des gouttes sur la tête ! Allez, je rentre protéger mon « The new prophecy », il ne faudrait pas qu’il prenne l’eau non plus !

En tout cas, un album à conseiller à ceux qui aiment la technique pas chiante et les belles harmonies !!

WILD SOULS

Queen of My Heart

Label : Lion’s Pride Music

Sortie : 29 mai 2020

Coup de cœur Seb 747

Après une absence de près de quatre ans en studio, Wild Souls, groupe originaire de la ville portuaire de Kavala, dans le nord de la Grèce, est de retour. Le groupe a déjà deux albums à son actif et, dans le passé, a partagé la scène avec Axxis, Pretty Maids et le SteamRoller de Doug Aldrich. Aujourd’hui, le quintette revient avec son troisième LP, « Queen Of My Heart ».

Wild Souls joue du hard-rock mélodique avec un petit quelque chose de métallique, mais toujours roulé dans un wrap AOR. J’en vois déjà qui s’enfuient. Ne partez pas comme ça ! Lisez la suite ! Évidemment, les inconditionnels de thrash, black metal, death et ses amis peuvent s’arrêter de lire cette chronique, on ne leur en voudra pas. Les autres, restez ! Si vous jetez ne serait-ce qu’une oreille à cet album – je n’irais pas jusqu’à vous demander de mettre la seconde, histoire que si cela ne vous plait pas vous puissiez en avoir une qui fonctionne encore – vous serez surpris et vous n’aurez qu’une envie, appuyez sur replay.

Déjà les premières notes du titre d’ouverture, puissant et simple, « Nothing but Loving You » montre l’affinité qu’a le groupe avec des calibres comme Whistesnake, Badlands ou Thunder. Des morceaux similaires mais ne se copiant jamais eux-mêmes, comme l’hymne « Ready to Rock », le très accrocheur « Beyond The Stars  » avec son monstrueux riff à couper le souffle, sont présents dans ce « Queen of my Heart ». « Sexcellent » me rappelle de manière frappante, à la guitare et au chant techniquement (et bien sûr aussi textuellement) David Lee Roth et Van Halen. Le coverdalien « Set Me Free » avec un solo de clavier assez court qui rappelle feu Jon Lord est très impressionnant. D’ailleurs, la voix du chanteur George Nikolaou est souvent similaire à celle de David Coverdale. Tiens, j’en vois quelques-uns qui rejettent un œil sur ma chronique. mdr.

Dans l’ensemble, « Queen of my Heart » est un très bon disque. Chacune des 12 pistes a quelque chose à offrir et on ne s’ennuie pas en écoutant cet album. Wild Souls démontre sa joie de jouer, un riff poursuivant l’autre, des titres variés, avec de nombreux bons moments. Pour moi, Wild Souls est exactement ce à quoi devrait ressembler le hard-rock mélodique des années 80 en 2020 !

ANCILLOTTI

Hell On Earth

Label : Pure Steel records

Sortie : 29 mai 2020

Vous mangez, vous dormez heavy metal ? Vous voulez découvrir de nouveaux héros chevaliers heavy jusqu’à la moelle ? Alors Ancillotti et son « Hell On Earth » est pour vous !!

Pas de paillettes ni d’artifices, pas de symphonic spaghetti mais du putain de heavy metal qui débouche les esgourdes ! Pour fans de Judas Priest et consorts.

Ce « Hell on Earth » ne fait pas dans la dentelle mais dans les pêches et les marrons ; bref de baffes dans la tronche !!

On ressort sa veste à patch et ses bracelets à clous et on fait tourner ses cheveux, bande de petits graisseux ! Le heavy n’est pas mort et vient toujours botter des culs !!!! Forza Ancillotti !!!

GRAVE DIGGER

Fields Of Blood

Label : Napalm Records

Sortie : 29 mai 2020

Coup de cœur Ti-Rickou

Yes, la fin du confinement est proche et les Allemands de Grave Digger sont de retour avec un nouveau CD, « Fields of Blood ». Comme d’hab’, la pochette est superbe et donne le ton. Et c’est bien-sûr du black death brutal metal mes couilles, lol ! Non, c’est un joke ! Depuis presque 40 ans, Grave Digger nous fait du putain de heavy guerrier et ça pète sa race !

Et les années n’ont pas émoussées leur fougue guerrière ! je vous rassure, il y a toujours des putains de refrains qu’on peut reprendre à tue-tête, histoire que les chiens des voisins aboient pour une bonne raison. Les riffs te déboîtent la tête et c’est du Grave Digger de grande lignée qui me donne un coup de jeune. Et, comme dit mon pote Serge : « Heavy et Allemand, ça va ensemble ! ». Allez, foncez sur ce CD… coup de cœur bien-sûr !!!

PATRON

Patron

Label : Season of Mist

Sortie : 29 mai 2020

Coup de coeur Seb 747

Dès que mes yeux se sont posés sur la pochette de PATRÓN, je me suis sentis comme attiré. Il fallait absolument que j’écoute ce truc. Mais c’est qui ce Patron, vous demandez-vous ? Eh bien, chers lecteurs, Patron ce n’est pas un mécène venu d’Amérique du Sud pour faire fortune en Amérique du Nord, ni la dernière série TV à la mode ni d’ailleurs une excellente Tequila venue de Los Angeles. Non, non, Patron, c’est le nouveau projet orchestré par Lo (aussi connu sous le nom de Patron), leader du groupe Loading Data, groupe de stoner parisien évoluant dans la sphère depuis une dizaine d’années.

Le premier album éponyme a été produit par Alain Johannes (Queens of the Stone Age, Eleven, Them Crooked Vultures, Chris Cornell Band) et s’avère également être le dernier album jamais enregistré dans son légendaire studio 11AD, à Los Angeles. Lo a des copains bien connus venus enregistrer l’album avec lui : Joey Castillo (Danzig, Queens of the Stone Age, The Bronx), Barrett Martin (Mad Season, Screaming Trees, Tuatara), Nick Oliveri (Kyuss, Queens of the Stone Age, Mondo Generator), Aurélien Barbolosi (Aston Villa) et Monique St Walker (Blackbird Days). Du beau monde, me direz-vous, mais qu’est-ce que cela vaut ?

Eh bien, j’y arrive. « Room with a View » le premier titre, comme l’indique son géniteur pourrait être le titre d’ouverture d’un prochain long métrage de Roberto Rodriguez, situé dans un Las Vegas post-apocalyptique et dégénératif où la seule planche de salut est la résurrection de Barry White. Fermez les yeux un moment et laissez faire votre imagination, on s’y croirait ! De suite, ce morceau vous met dans l’ambiance. Le timbre de voix de Lo, n’est pas sans me rappeler un certain Jiirky 69 des Vampires d’Helsinki (The 69 Eyes). En version plus sombre, plus groovy et plus sexy encore (si cela est encore possible).

Tous les morceaux possèdent un groove entêtant, à la fois pesant et langoureux dont vous ne voudrez plus vous passer. Musicalement, nous sommes dans du doom pour la lourdeur, du rock’n’roll des années 50 pour le côté groovy, en passant par le Rat Pack, ainsi que la pop des années 80. Comme si votre platine où vous passez vos 33 Tours avait décidé de passer en 45 Tours. Lentement mais sûrement, vous vous laissez embarquer dans cette sorte de BOF de Western Spaghetti en version SF.

Pour faire bref Patron est un creuset d’influences, une nouvelle entité, une sorte de créature de Frankenstein, qui décide de se mettre au rock stoner parce-que ça fonctionne mieux que de faire peur aux gens. Patron, c’est des mélodies vives qui collent à votre peau comme une tique alcoolique assoiffée et que vous aurez beaucoup de mal à enlever.

Personnellement, j’ai adoré cet album et, si les voix de crooner ne vous font pas hérisser les cheveux sur votre tête, si vous êtes un passionné de stoner, je vous conseille vivement d’acheter cet album !

BACKSTREET GIRLS

Streaming for Vengeance

Album numérique

Sortie : 30 mai 2020

Coup de coeur Seb 747

Le 4 avril dernier, les Norvégiens de Backstreet Girls ont organisé un concert en studio et, confinement oblige, diffusé directement en ligne. Au total, jusqu’à 150 000 personnes étaient présentes dans le flux. Suite au succès de cette diffusion et les éloges reçues, ils ont eu l’opportunité de sortir l’enregistrement sous forme d’album numérique live intitulé « Streaming for Vengeance ».

Si vous ne connaissez pas encore ces Norvégiens, sachez qu’ils existent depuis plus de deux décennies et jouent régulièrement dans des stades en Scandinavie. Musicalement, nous sommes dans du (comme ils aiment si bien le revendiquer), « Boogie till You Die », c’est-à-dire, un mélange de punk, glam, rock‘n’roll et boogie. Comme si vous mixiez Rose Tatoo, Status Quo, Motorhead, The Ramones et les Rolling Stones ensemble.

Ayant eu la chance de les voir jouer deux fois en France, je peux vous dire que ça déménage ! Avec un medley « One For The Road/Medecine Man » suivi par l’un de leur incontournable hit « Boogie My Life Away », c’est un démarrage sur les chapeaux de roues auquel nous avons droit. Petter Baarli, le fabuleux guitariste s’en donne à cœur joie, tout comme son compère Bjørn Müller derrière son micro. La nouvelle mouture rythmique n’est pas en reste non plus. Plusieurs titres de leur dernier album « Normal Is Dangerous » sorti en septembre dernier, ont été interprétés ce jour-là. Trois plus exactement « Where Have All the Bad Boys Gone », l’excellent « Phenomenal » et le rugissant « Motorhellway ». Difficile pour un groupe de cette ampleur de choisir une liste de titres dans leur incroyable discographie. 16 Albums sont sortis depuis 1984, sans compter un nombre incalculable de singles et d’EP.

Vous savez quoi ? Plutôt que de vous raconter ce concert, et en attendant qu’il soit de nouveau possible de les retrouver un jour prochain en live, allez voir ce que cela donne,
avec une qualité sonore améliorée, sur Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=P2PHwrmWwdY

Comme l’a dit Bjørn Müller lors du concert :  » Après Lemmy, le rock’n’roll est la seule chose qui ne vous déçoit pas ». BSG Forever!

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