Chroniques CD – Septembre 2020

ROKETS

Fast Times

Label : Autoproduction

Sortie : 1er septembre 2020

Coup de cœur Seb 747

L’été se termine et les vacances aussi, même si certains les prolongent. Ce n’est pas le cas des Finlandais de ROKETS qui sortent, à peine une année après avoir enfanté un excellent EP, leur premier LP intitulé « Fast Times ».

S’il y a une chose dans laquelle les Finnois sont doués, c’est bien la musique. Ici, nous ne sommes pas dans du death ou du black, ni dans du post machin-chose ou du Stoner, comme pourrait nous le faire penser la pochette de l’album. Non, nous sommes dans du rock ‘n’ roll à la Scandinave. C’est-à-dire, un mélange de The Hellacopters avec un soupçon de Motörhead. En bref, du rock qui dépote grave.

Tout ici est à fond les ballons. Nos amis Finnois ne font pas dans la dentelle. Tous les morceaux ne dépassent pas les 4 minutes. Si, la pseudo-ballade « The Prey » qui arrive à 4’17, c’est vous dire.

Sur ce premier album, il n’y a, malheureusement, serais-je tenté de dire, que 8 morceaux mais ultra intenses. Ce qui fait qu’après 27 minutes, vous n’avez qu’une seule envie : de ré-appuyer sur play. Un premier coup de cœur après les vacances, ça fait du bien.

RISING STEEL

Fight Them All

Label : Frontiers Music

Sortie : 04 septembre 2020

Coup de cœur Ti-Rickou

Quel plaisir de voir les grenoblois de Rising Steel signer chez Frontiers Music ! Wouah, c’est mega cool pour eux. En plus, ce « Fight Them All » a une superbe pochette qui en jette
grave et annonce la couleur musicale : du putain de heavy metal qui te
démonte la tête grave. Au fait, quelqu’un a prévenu Frontiers que ce n’était pas du AOR ou du FM, lol ?!

Bon OK, c’est mélodique quand même. Puissant mais mélodique. Perso, dès leurs débuts sur scène, que ce soit avec leur EP ou leur album, j’ai toujours craqué sur ce groupe, la voix puissante du chanteur, la mélodie de leur musique.

Et pour ce « Fight them all », une fois encore, je ne vais pas être déçu. Leur heavy a plein de touches différentes, de Judas à Maiden en passant par du plus mélodique et surtout avec la touche made in Grenoble.

Fans du Rising Fest et du heavy metal 80, foncez sur cet album !

Ah oui bien-sûr, CD coup de cœur pour ce putain d’album et pour ce groupe que j’ai vu petit à petit devenir grand et rentrer chez Frontiers !

PS : Messieurs les policiers, allez essayer de lui mettre un PV pour non-port du masque à Conan le Barbare !!!

THE HAWKINS

Silence is a Bomb

Label : The Sign Records

Sortie : 04 septembre 2020

Coup de coeur Seb 747

C’est la rentrée ! Pour les écoliers et pour les artistes aussi. L’un des premiers à remettre les pieds à l’école, ce sont les Suédois de The Hawkins avec « Silence Is A Bomb ». Ce nouvel opus est leur second LP, après « Ain’t rock ‘n’roll », sorti en octobre 2017.Et, comment dire ? Si le silence est une bombe, que dire de cet album ? Préparez-vous à une déflagration sonore et une bonne dose de rock ‘n’ roll.

Si vous aimez les guitares bruyantes et rock ‘n’ roll au son vintage, mais moderne, alors vous serez, tout comme votre serviteur, conquis.

Après le titre éponyme qui sert d’introduction à l’album, nous passons directement aux choses sérieuses avec le vibrant « Roomer » qui démonte tout, à la mode scandinave. En moins de 2’, tout est dit.

Leur amour pour le duel de guitare à la Thin Lizzy, se ressent sur « Hilow », joué dans les couplets et le refrain, sur une pop très puissante. « Stones », est un titre qui aurait pu figurer sur un album d’Imperial State Electric. C’est rapide, serré et super accrocheur. Rares sont les titres qui dépassent les 5’. Rapidité, efficacité serais-je tenté de dire. Les titres comme « Libertine », ou « Stranger in the Next Room » ou dans une autre mesure « Black Gold » et ses bords rugueux, vont mettre le feu dans les clubs en prenant assurément une autre dimension.

Le dernier morceau, au titre un tantinet dramatique (Tous mes oiseaux sont morts), est dans une ambiance complètement déjantée, à la My Chemical Romance, avec une voix plaintive, psychédélique, nerveuse et râleuse tout en restant mélodique. Sans doute un des meilleurs titres pour finir un album.

Vous voulez vous faire plaisir pour la rentrée avec une bonne dose de rock ‘n’ roll ? Surtout n’hésitez pas à jeter vos deux oreilles sur cet LP de nos copains scandinaves.

HELL IN THE CLUB

Hell Of Fame

Label : Frontiers Music

Sortie : 04 septembre 2020

Coup de cœur Ti-Rickou

Ca commence à faire un bail que je les ai vus en live, les Italiens de Hell In The Club ! Ils me manquent grave. Heureusement qu’ils sortent un nouveau CD, « Hell Of Fame » ! On est évidement dans du sleaze hard-rock, c’est mélodique, beau et pêchu avec des refrains qui donnent envie de chanter avec eux à tue-tête

11 morceaux pour faire la fête avec les potes (masqués à 1m les uns des autres ou à 5000 au Puits du Fou, tout dépend du Préfet…). Comment ça, je m’égare ? Un album pareil, c’est fait pour être joué en live devant du public debout (c’est pas des musiciens morts comme Mozart, Beethoven ou Maître Gims) ! Alors avec masque, gants, prise de température et tout autre trouvaille des médecins qui ont tellement la trouille qu’ils préfèrent nous priver de notre plaisir à nous, allez communiquer in vivo que le hard-rock is my religion, et que my religion is good !! Et que Hell in the Club est l’un de ses nouveaux grands-prêtres !!!

Putain que c’est bon, les copains ! En fin de compte, grâce à eux septembre ne sera peut-être pas si pourri !!!

STRYPER

Even The Devil Believes

Label : Frontiers Music

Sortie : 04 septembre 2020

Coup de cœur Ti-Rickou et Seb 747

L’album vu par Ti-Rickou

Allez, chantez tous en chœur alléluia, gloire au Seigneur, les Abeilles de Dieu reviennent pour nous porter la bonne parole… à grands coups de riffs dans nos oreilles !

Les combattants du heavy metal chrétien sont encore là et bien là, presque plus puissants et inspirés que jamais. Alors que les groupes 80 branchés « Satan est mon copain  » vieillissent mal, Stryper se bonifie avec le temps. Les morceaux de ce « The Devil Believes » sont des pépites de bonheur. C’est mélodique, c’est puissant. Et comment ne pas craquer sur cette voix chaude et puissante ?

Allez, pour bien commencer cette rentrée, ton obole tu offriras à Stryper et bonheur tu auras !! Album coup de cœur… saint évidemment !!!

L’album vu par Seb 747

1984, voici qu’un groupe de heavy metal chrétien originaire du Comté d’Orange, en Californie sort son premier album nommé « The Yellow and Black Attack ». Grosse surprise pour tous les metalleux de l’époque qui ne juraient que par le côté obscur de la force. D’ailleurs, lors des concerts de l’époque, afin de contrer le malin, le groupe jetaient des Bibles dans le public, pendant que WASP jetait des litres de sang. Mais ceci est une autre histoire.

36 ans plus tard, après des millions d’albums vendus, ils sont toujours là et sortent leur treizième full length appelé « Even the Devil Believes ».

Si vous êtes déjà fan, vous devez savoir à quoi vous attendre et si ce sont vos premiers pas dans le monde de Stryper, alors attendez-vous à du bon heavy metal. Certes, Dieu n’est jamais loin de leurs morceaux, et la voix de Michaël Sweet est relativement aigüe et peut parfois être pénible si l’on n’aime pas cependant, sur cet album, nos copains américains qui ont depuis quelques années abandonné le côté glam metal qui leur collait à la peau, sont devenus beaucoup plus agressifs, à la limite du thrash. Notamment sur « Divided » un morceau bien rentre-dedans. Les belles ballades guimauve sont bien là, avec « This I Pray », mais le côté heavy est bien le dominant de ce nouvel LP. Comme avec le premier morceau « Blood From Above », ou bien le suivant « Make Love Great Again », qui pourrait bien être une alternative au slogan d’un certain président, sans oublier le surprenant titre « For God and Rock ‘n’roll » ou le très énervé « Middle Finger Messiah » qui conclut cet LP.

En bref, un excellent album des vétérans de Stryper, à écouter religieusement, évidemment.

LANDFALL

The Turning Point

Label : Frontiers Music

Sortie : 04 septembre 2020

Coup de cœur W.T.R

On attache sa ceinture, décollage immédiat pour le Brésil, ses plages, ses Caïpirinhas, ses filles superbes et accessoirement patrie d’Angra.

Angra, c’est plutôt de ce groupe que Landfall serait proche même si, dans leurs influences, ils iraient plutôt citer Journey avec des soupçons de Extreme, de Dokken, de White Lion. Bref, du pur black true death bordel mes couilles, lol !

Bien sûr que non, mes amis ! On est dans du superbe hard FM ou hard-rock classieux. C’est mega bien fait avec des morceaux inspirés et des musiciens qui le sont tout autant. Perso, j’adore la voix du chanteur.

C’est album, c’est juste du bonheur en barre et c’est loin d’être superflu par ces temps de daube !! Une mega découverte pour tout fan du genre.

Ah oui, c’est un coup de cœur du webzine de Ti-Moi ! Bonne rentrée les copains et que la force du hard FM soit en vous !!!

THE CASANOVAS

Reptilian Overlord

Label : Rubber Records (Bad reputation en France)

Sortie : 18 septembre 2020

Enorme coup de cœur Seb 747

Vous vous souvenez de l’histoire du pangolin et de la chauve-souris qui n’ont pas reçu les instructions qu’on leur avait données ? Oui, ceux qui nous ont empêchés tout ce printemps et tout cet été d’assister à des concerts où des festivals parce qu’ils ont ramenés un virus dans leurs bagages nous obligeant à nous cloitrer chez nous ? Eh bien, heureusement que certains groupes en ont profité pour nous sortir des bons albums.

C’est le cas avec les Australiens de The CASANOVAS ! Cela fait un bon bout de temps que je l’attendais, moi, cet album !! Annoncé pour le 08 Août, puis pour le 18 du même mois, l’album sort enfin un mois plus tard. Depuis 5 ans que j’espérais un nouvel effort, après « Terra Casanovas », je piaffais d’impatience ! Heureusement pour moi, je les avais déjà vu en concert (mais vous le savez bien, étant donné que vous suivez hardiment le webzine. Si ce n’est pas le cas, rattrapez-vous en lisant la rubrique Reports).

C’est donc volume à fond, avec une grande impatience que j’appuie sur play ! Et là, on se prend, dès le début, une révolte sur les bras avec « Hollywood Riot » leur premier single sorti l’an passé. Le titre est suivi par « Outlaw » qui déboite la nuque en un rien de temps. Une chose est sûre, les Casanovas, n’ont rien perdu de leur rage, même si les jours sont froids en enfer, comme ils le disent sur le titre suivant.

La ballade « Lost and Lonely Dreams » vous envoûte à la mode 80’s avec une petite pointe « Kissiène » pas dégueu, histoire de vous laisser respirer un peu. Oui, le rock des Antipodes, ça dépote ! Ce que les Australiens appellent le « Oz pub rock ». Le rock ‘n’ roll des 70’s et des 80’s en version Kangourous, celui qui se jouait au fin fond du pub, sous des voûtes de fumées et de vapeurs d’alcool, sous 35° minimum. Pour vous situer, au cas où, ce sont les débuts d’AC/DC, le rock sulfureux d’Angel City (renommés The Angels un peu plus tard), et bien avant les copains d’Airbourne.

Cet album est un savant mélange d’ancien et de nouveau. Tout cela est assez évident lorsque l’on écoute. Ça rock dur et ça sonne superbement bien. Du bon rock à l’état brut! « St Kilda is Fucked » avec ses grattes à la AC/DC, son refrain à la Hank Von Hell (ex chanteur de Turbonegro), va faire un malheur en concert, tout comme « Red Hot » qui n’est pas sans rappeler un peu The Angels.

10 titres et 38 minutes plus tard, après « Reptilian Overlord », emballé c’est pesé. Zou, moi, je ré-appuie sur play. Pure rock ‘n’ roll baby !!! Cet album est une ordonnance que tout docteur doit prescrire à quiconque aime le tremblement de la hanche, le riff dur et veut retrouver le sourire du son rock ‘n’ roll. ENORME coup de cœur, bien évidemment.

P.S. : à noter que cet album a été produit par Mark Opitz (Inxs, Rose Tattoo…) qui avait également travaillé sur le « Let There Be Rock » de qui vous savez.

MAGNOLIA BAYOU

Strange Place

Label : Autoproduit

Sortie : 24 septembre 2020

Coup de coeur Seb 747

Les blues-rockers, originaires de Gulfport dans le Mississippi, Magnolia Bayou font monter le volume sur leur deuxième album dénommé « Strange Place ». Agréablement surpris par leur tout premier album sorti deux ans plus tôt, j’avais hâte d’entendre de nouveau leur univers sentant bon le rock’ n’ roll du sud et je n’ai pas été déçu.

L’album démarre avec « Dig Deep », un morceau rock rugueux, bien blues qui permet de deviner dès le début que le groupe tient quelque chose de spécial. La musique dégage une ambiance du sud des années 70 avec le genre de voix soul et imposante, de guitare grave vers lesquelles vous ne pouvez pas vous empêcher de passer. Cette tendance s’étend tout au long de l’album alors que les fans sont traités avec des chansons de tueurs comme « Sugarspell », ou « From The Other Side ».

Le son du groupe puise dans le vaudou et le folklore de leur pays d’origine. Il contient des éléments de rock and roll sudiste, psychédélique, funk et blues que le groupe a réinventé et plié à leur volonté. Par moments, on croirait entendre les débuts d’Aerosmith mélangé avec du Hendrix et les Rolling Stones dans une ambiance chaude et humide venue du fin fond du bayou.

Tout dans cet album sent leur origine. Même la reprise country du « Hurricane » de Leon Everette, qui fait suite à l’excellente reprise de Son House (un bluesman des années 30), « Preachin’ Blues ».

Magnolia Bayou décide de calmer le jeu avec un « Tupelo » au refrain hyper accrocheur : « I lost my mind somewhere in Idaho, I left my boots in Tupelo !» et le superbe slow jam « Sweet Magnolia ». Leur musique est tellement contagieuse qu’elle vous rendra accro et que vous deviendrez fans pour la vie.

L’album se clôt sur le titre incendiaire « Thieves » qui donne une énorme envie de reviens-y.

Dans son ensemble, « Strange Place » est un chef-d’œuvre rock qui a le potentiel de propulser le groupe vers de nouveaux sommets. A voir absolument en concert (le Brin de Zinc de Barberaz, par hasard) lorsque la pandémie sera enfin terminée.

AYREON

Transitus

Label : Music Theories Recordings

Sortie : 25 septembre 2020

Coup de cœur Seb 747

En ce jour de la Saint-Hermann, le Hollandais Arjen Lucassen sort un ambitieux projet d’opéra métal. Chaque album d’Ayreon est un drame mis en musique, composé de parties vocales accompagnées de divers instruments. Tous les scénarios sont interconnectés et se déroulent dans l’univers d’Ayreon… sauf pour celui-ci, mais il y a quelques allusions dissimulées de ci de là. De nombreux chanteurs et instrumentistes établis ont mis leurs talents au service du projet.

Mais de quoi ça parle ? Eh bien, « Transitus » c’est l’histoire aux environs de 1880, en pleine période Victorienne, des amants Abby, interprétée par Cammie Gilbert d’Ocean
of Slumber, une esclave noire, et Daniel joué par Tommy Karevik de Kamelot qui signe là son troisième album avec Ayréon. Daniel est assassiné et se retrouve dans un royaume entre le paradis et l’enfer appelé Transitus. L’histoire suit Daniel alors qu’il tente de prouver l’innocence d’Abby dans son meurtre. Il demande à l’Ange de la Mort (Simone Simons, Epica) de l’aider dans sa quête. L’histoire est racontée par Tom Baker le 1er Doctor Who.

Les fans d’AYREON seront déstabilisés par cet album, un peu à part de sa discographie. Moins métal que d’habitude et plus progressif, celui-ci me rappelle « Star One », autre projet d’Arjen. Les interventions de Tom Baker, le narrateur, peuvent perturber ceux qui veulent n’entendre que de la musique mais personnellement, cela ne me gêne pas plus que ça.

Je trouve l’album ultra bien fait. Le mélange des éléments de divers genres soutient et intensifie le récit, avec des instruments médiévaux comme le glockenspiel, le dulcimer et la vielle à roue. Les chanteurs incarnent leurs personnages de manière convaincante. Leur chant est magnifiquement équilibré et parfait.

Musicalement c’est tout aussi maitrisé. Un véritable opéra rock qui pourrait facilement figurer à Broadway si ce n’est qu’il est européen. Bon, en France, on n’en parle même pas, évidemment.

C’est un album à écouter d’une traite, et au casque de préférence afin de déceler toute la musicalité.

BYFIST

In The End

Label : Pure Steel Records

Sortie : 25 septembre 2020

Coup de cœur Ti-Rickou

Marrant ce groupe américain ! Ils se sont formés au milieu des 80 et malgré quelques 45t et maxi, ils n’avaient jamais fait d’album ! Voilà qui est réparé ! Autre truc marrant : ils ont appelé cet album « In the End ».

Parlons musique ! C’est un mélange de Maiden, Judas Priest, Mercyfull Fate et le résultat est décoiffant ! OK, il faut aimer la voix à la King Diamond mais moi j’adore ! Les morceaux sont mega pêchus, tout en étant mélodiques.

Putain, c’est trop bon ! Heavy for ever ! Je les vois bien au Rising Fest de Dijon un de ces quatre, moi… enfin si un jour on peut refaire des concerts !

Pour calmer notre frustration, je vous conseille d’écouter cet album à donf’ et sans modération avec votre veste à patches et vos bracelets à clous.

Pour ma part, je me le remets et je monte le son ! Cool, je n’entends plus les chiens aboyer ! En tout cas, ça faisait un bout de temps que je n’avais pas pris une baffe comme celle-là dans ce style. Donc coup de cœur obligatoire !!

SKALMÖLD

10 Years Anniversary – Live In Reykjavík

Label : Napalm Records

Sortie : 25 septembre 2020

Skalmöld a dix ans et bien-sûr, c’est en live qu’ils les fêtent, chez eux en Islande, avec trois concerts à guichets fermés.

Et en Islande, le metal folk viking, ça déchaîne le public. Il chante et participe à cette fête viking en l’honneur des fils de Loki.

Fans de la série « Viking », vous allez être aux anges. Ce qui est bizarre, c’est que moi qui, en général, n’aime pas les grosses voix, avec ce groupe ça passe… même si en live ça dépote grave sa mère-grand dans les fjords !

Comme c’est un live, les fans vont se ruer dessus et les curieux aussi car c’est un album parfait pour découvrir ce groupe ! Septembre commence fort, par Odin !

KAT

The Last Convoy

Label : Nuclear Blast

Sortie : 25 septembre 2020

Encore un groupe qui a de la bouteille ! D’ailleurs, « The Last Convoy » est l’album des 40 ans du groupe. Eh oui !

Pour fêter ça, en plus de leurs nouveaux morceaux, ils ont ajouter quelques covers sur l’album. A leur sauce, of course ! On notera « Highway Star » et « Black Out » en version Apocalytica !

C’est un mélange de thrash traditionel et de heavy. Ca dépote bien. Les riffs sont bons. Bref, j’aime bien même s’ils ne révolutionnent pas le style. Mais ça, on s’en tamponne. Du moment que ça fait bouger les cheveux tout seuls, c’est le plus important, non ?

TORCH

Reignited

Label : Metalville Records

Sortie : 25 septembre 2020

Chro by Seb 747

En ces temps un peu spéciaux, il est de bon aloi de se faire plaisir. C’est la sûrement la raison pour laquelle, les vétérans suédois de Torch ont décidé de sortir leur nouvel album, même s’il est compliqué d’aller le défendre sur les routes, après 36 ans d’absence vinylique.

Le groupe en a influencé plus d’un, de Robb Flynn (Machine Head) qui a déclaré que le tout premier morceau qu’il avait joué était un titre de Torch, en passant par Snowy Shaw (Ex-King Diamond) qui avait nommé son premier groupe d’après un morceau des Suédois, ou de Bullet qui ont admis que le groupe les avait motivés à sortir de leurs boulots ennuyeux. Mais que vaut réellement cet album ?

« Reignited » est un album puissant de heavy metal 80’s à la suédoise. La voix de Dan Dark se rapproche un peu de celle d’Udo Dirkschneider en un peu plus mélodique. « Knuckle Duster » et le suivant « Colatteral Damage » démontre que nos copains d’Eskilstuna, n’ont rien perdu de leur jeunesse passée. Heavy jusqu’au bout des doigts, le métal de Torch est très écoutable, et permet de hocher facilement la tête. Des hits en puissance, qui feront un malheur en live, sont inséminés dans ce LP. Je pense notamment à « All Metal No Rust » et à « Cradle to Grave », voire à « Intruder ». Les guitares sont incisives, les rythmiques heavy à souhait, le chant grave est hyper intéressant, accrocheur et mélodique.

« To the Devil His Due » ferme le CD, 42 minutes plus tard, que l’on n’a pas vues passer. De l’excellent heavy metal, idéal pour se requinquer d’une année compliquée.

MOUNTAIN TAMER

Psychosis Ritual

Label : Heavy Psych Sounds

Sortie : 25 septembre 2020

Rien qu’à la pochette et au label, je devine le style. Oui je sais, je suis très fort ! Eh oui, c’est bien du stoner. C’est moi qui gagne ! Heu, je gagne sauf si j’écoute ce CD dans la voiture car ma femme et le stoner ne sont pas compatibles !!

Mais je m’égare. Revenons au sujet, l’album « Psychosis Ritual » des Moutain Tamer. Eh bien, c’est bien psyché, stoner metal, avec une ambiance bien lourde, limite angoissante et un son très stoner. Le trio américain y va à donf’ dans le délire et les fans du genre « Black Sabbath est mon père » devraient adorer. En plus, si tu l’écoutes pendant un gros orage, c’est encore plus flippant !

Après, si tu es allergique au style, à la voix qui vient du brouillard, aux riffs qui déboitent mère-grand dans les marais et bien passe ton chemin et puis voilà. Heu, comment chérie ? Si je mets ce truc flippant dans la voiture, tu descends tout de suite ? Là, ça se discute mais je te rappelle quand même que c’est moi qui conduit !

KILL CITY KILLS

Badlands I

Label : Autoproduction

Sortie : 25 septembre 2020

Coup de coeur Seb 747

Les glam rockers russes de Kill City Kills autoproduisent leur premier album après l’excellent EP de l’an passé sorti chez Sliptick records. Comme quoi, dans le pays de Tonton Vlad, il y a de bonnes choses qui en sortent.

Effectivement ce « Badlands I » est excellent. Le sleaze rock de nos copains russes dépote à tout va. C’est monstrueux d’efficacité. Vous prenez un soupçon de hair metal américain des 80’s, vous le mélangez avec du sleaze punk scandinave, un soupçon d’Hanoi Rocks (le nom du groupe étant un hommage à la chanson du même nom) et vous obtiendrez Kill City Kills.

L’accent russe ne s’entend absolument pas dans le chant de Ellis Sylvain. Au contraire, je trouve qu’il a une voix idéale pour ce style. Ni trop aigüe, ni trop grave. Ni trop nasillarde, ni trop graveleuse. En bref, j’ai l’impression que le groupe à un excellent chanteur. Musicalement, les standards du glam sont bien présents. La ballade sirupeuse aussi, mais elle est très bien faite.

La colère et l’impitoyable protestation ne faiblissent pas dans ce « Badlands ». Cela sent bon la rage et la révolte, qui sont, comme l’annonce le groupe « des odes à la liberté et à l’indépendance ». Le sleaze nerveux de nos copains de Saint-Pétersbourg frappe dans le crâne sans discontinuer. Tout le long de ces 24 minutes au compteur, nous en prenons plein la tête. L’impression de revenir 40 ans en arrière, à l’époque bénie des 80’s ou le seul truc qui importait dans la musique, c’était de faire la fête, ressort tout le long de ce mini LP.

Ce numéro 1 ne demande qu’une chose : un numéro 2 rapidement.

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