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CHAIN AND THE GANG + LA DEGUSTACION : Live Report @ la Tannerie de Bourg en Bresse (01) – 16 février 2018

CHAIN AND THE GANG @ la Tannerie – Bourg en Bresse

Allez les affaires – ou plutôt les concerts – reprennent. Je suis content parce que j’étais limite dépression, moi ! Bon, ce soir c’est direction la Tannerie à Bourg-en-Bresse pour une soirée garage. Heu oui, je ne déconne pas. Il y en a qui sont ouverts plutôt du côté extrême de la force, moi c’est plutôt du côté 70. En plus, CHAIN AND THE GANG est le groupe qui monte dans le petit monde du garage. Et si Rock ‘n’ Folk leur a fait deux pages, je peux bien me déplacer pour voir ce que ça donne !

Heu, vu le nombre de voitures sur le parking, je pense qu’on ne va pas être serrés. C’est vrai que ce n’est pas forcement un style qui déplace les foules et vu l’engouement des gens en ce moment à venir découvrir les groupes, je ne suis malheureusement pas étonné.

LA DEGUSTACION @ la Tannerie – Bourg en Bresse

Bon j’arrive un peu en retard. Eh non, je n’ai pas loupé le groupe de première partie vu qu’il n’a pas commencé ! Encore une fois, j’ai bien bossé mon dossier, je n’ai aucune idée du groupe qui ouvre. Si, je peux vous dire que c’est un trio car ils sont trois, qu’ils sont espagnols et qu’ils s’appellent la DEGUSTACION.

… Et que ces mecs sont carrément barges. C’est des fous mais de vrais fous furieux ! Ils sont expressifs, carrément barrés comme leur musique. C’est fun, festif et comme je ne m’y étais pas préparé, je prends une mega tarte ! Ils nous donnent envie de bouger, de s’éclater avec eux. Leur musique punk-rock, limite surf, est mega festive et pleine de délires, eh bien ça fait son effet ! On n’est peut être pas beaucoup mais ceux qui sont là en profitent un max.

Tiens, je viens de comprendre le nom du groupe. En effet, le chanteur fait descendre dans le public deux énormes plats de tapas pour la dégustation, plats de tapas qu’ils ont fait eux-mêmes, excusez du peu !

C’est dingue ça, je crois que c’est la première fois qu’on me fait le coup. Mais ils ont tout compris car ils connaissent l’adage qui dit  que ventre affamé n’a pas d’oreilles !

Eh oui, on se croirait à Barcelone, c’est la fête. Moi, je n’y crois toujours pas. Du coup, ça me fait penser aux ramblas et à la fiesta donc forcément, quand les lumières se rallument et que je me retrouve à nouveau à Bourg-en-Bresse, ça me fait un choc thermique !

Franchement, j ai vraiment apprécié ce groupe et passé un excellent moment.

CHAIN AND THE GANG @ la Tannerie – Bourg en Bresse

Le temps de vérifier dehors qu’on n’a pas le temps qu’il y a à Barcelone, on va changer d’ambiance avec CHAIN AND THE GANG. Alors au début, j’ai cru qu’ils s’étaient tous dépêchés et qu’ils étaient tous venus en pyjamas panthère ou léopard comme vous voulez, enfin une bête à taches. Mais en y regardant mieux, ce sont bien des costumes ! Les filles et le garçon (eh oui, c’est un malin, il n’a pris que des filles avec lui, le chanteur) sont dans la même tenue.

Bon d’entrée de jeu, l’ambiance n’est plus la même. Là, on est vraiment dans du rock garage ancré 70 avec un chanteur qui est un mélange hybride de MICK JAGGER, IGGY POP et JAMES BROWN. Il saute, se roule par terre, descend de la scène pour aller dans le public, remonte sur scène. Il est méga expressif, pour ma part limite caricature.

CHAIN AND THE GANG @ la Tannerie – Bourg en Bresse

En contraste flagrant – et je pense probablement voulu – avec ses musiciennes (la bassiste, la guitariste et la choriste) qui elles sont statiques et inexpressives. Il n’y a que la batteuse qui s’éclate et fait des sourires.

Musicalement, ben j’ai l’impression que le monsieur a pris un acide dans les 70 et qu’il n’en est jamais redescendu.

Sinon, c’est bien fait, bien joué mais forcément un petit peu trop garage 70 pour moi. Bien-sûr, je ne vais pas jouer les vierges effarouchées qui découvrent le loup. On ne m’a pas menti, on ne m’a pas forcé. Je voulais voir, j’ai vu. Mais c’est vrai que plus le concert avance et plus en regardant le chanteur je pense à SPINAL TAP, ce qui n’est pas forcément l’avis du public présent qui, en connaisseur du genre, semble apprécier le show.

Bon, après le rappel, je pense que je suis fatigué et que je vais rentrer me coucher. Je ne regrette absolument pas de les avoir découverts car effectivement ils ont un truc à eux et qu’il est toujours intéressant de découvrir un groupe comme ça. Je comprends pourquoi Rock ‘n’Folk a craqué sur eux et je comprends aussi que j’ai des critères différents des leurs ! Mais bon CHAIN AND THE GANG est vraiment le genre de groupe pour les Inrockuptibles ou le live de CANAL +, mais pour moi il manque un je ne sais quoi… Et en tout cas, ça n’y est pas.

Voilà, ma soirée dans le monde du rock garage se termine et bizarrement, je pense avec le temps plus me souvenir de la DEGUSTACION que du groupe principal.

C’est dingue quand même, j’ai envie d’une paëlla.

Merci la Tannerie !

CHAIN AND THE GANG @ la Tannerie – Bourg en Bresse

ULTRA VOMIT + LE REPARATEUR : Live Report @ la Tannerie de Bourg en Bresse – 18 novembre 2017

ULTRA VOMIT

Allez, ce soir c’est un retour à la case Tannerie de Bourg-en-Bresse. Le truc, c’est de se démerder pour ne pas être ni trop en avance ni trop à la bourre. Pourquoi ? Parce que ce soir la Tannerie joue à guichets fermés, le concert étant sold out depuis Mathusalem. Donc le problème c’est que, même s’il y a un immense parking, ça risque d’être coton pour trouver une gâche… Et comme il pleut, ce n’est pas forcément la peine d’attendre sous la pluie que les portes s’ouvrent et que le public s’engouffre dans la salle. Après, ne pas arriver trop tard pour pouvoir se faufiler dans une salle blindée.

Mission accomplie ! Les Dieux du hard-rock sont avec moi ! Et le public aussi. Ce sont en majorité des jeunes venus là pour s’éclater mais très respectueux et dans un super état d’esprit.

LE REPARATEUR

Donc je suis devant la scène quand LE REPARATEUR ouvre les hostilités de la soirée. Bon moi, LE REPARATEUR, pour ceux qui suivent les reports, j’aime. Leur duo batterie guitare est méga efficace, leurs paroles sont corrosives et fun, leurs morceaux donnent la pêche et l’envie de faire la fête. C’est en bref, le groupe idéal pour ouvrir pour ULTRA VOMIT.

En plus, ce soir le son est vraiment très bon. LE REPARATEUR y va à fond. Une grande partie du public apprécie et communique avec le groupe qui lui aussi communique avec le public. Bref, tout le monde communique et ça donne une ambiance fun et festive. Le public comme je l’avais pressenti s’éclate à fond sur les morceaux du REPARATEUR. Un spécial PS pour leur cover de « Société, tu m’auras pas de RENAUD SECHAN (pas HANTSON !). Le concert se termine et j’aime toujours autant LE REPARATEUR.

Bon, là c’est le moment de se questionner petit Jedi : je bouge pour aller m’hydrater ou pas – car pas sûr que ce soit très simple de revenir à ma gâche. Mais bon, l’appel de la soif est la plus forte, advienne que pourra ! Je vais tenter le coup. Ceci me permet de dire bonjour à des copains et copines qui étaient à quatre mètres de moi et auxquels je ne pouvais pas accéder, de prendre un petit coup d’air frais, voire très frais car le contraste entre la bouilloire de la salle et le froid polaire de l’extérieur est saisissant.

ULTRA VOMIT

Je ne vais pas attendre que tous les copains de la salle finissent eux-aussi de s’hydrater pour y retourner. Je ne veux pas louper une miette du début d’ULTRA VOMIT car même la mise en place des instruments et l’essai que tout va bien est un spectacle en soi et le public montre qu’il est chaud bouillant.

Les musiciens redescendent de scène, une petit musique passe quand sur l’écran, géant apparaît un message ; << Mesdames et Messieurs, veuillez patienter un instant, les musiciens testent leurs instruments >>. La température monte encore d’un cran dans la salle, ça va commencer ! La musique des dessins animés de Warner Bros retentit. Sur l’écran, il y a la présentation des musiciens à la mode Looney Tunes.

Là c’est parti ! La couleur est annoncée, avec ULTRA VOMIT, ce n’est pas seulement un groupe en live, mais un cartoon disjoncté qui se met en branle. Les musiciens sont à donf dans leur univers, ils attaquent avec des vannes pour que le public réagisse comme un seul homme. Ils vont nous expliquer les bonnes manières ce qui va susciter un mouvement de folie. Ils ont déjà bien commencé à chauffer le public en commençant par dire << Bonjour, Bour’ en Bre >> au lieu de Bourk-en-Bresse comme le lui dit une nana…. Nana à laquelle il répond : << Ha, c’est Bourk en Bresse, en fait ? Comme si il y a avait un K ? OK, mais on s’en bat les couilles ! >>. Bon il faut bien dire en même temps que c’est bien moins dangereux que d’arriver dans un Transbordeur blindé à Lyon en criant : << Bonjour Saint-Etienne >> ! Si, si, ils l’ont fait, j’étais là !!

ULTRA VOMIT

Ils attaquent par un morceau de leur dernier album en nous expliquant qu’on est tous à l’intérieur d’un chien géant. Ils alternent  anciens morceaux et morceaux de leur fabuleux dernier album.

C’est difficile de retranscrire ce qui se passe sur scène car je parlais de cartoon tout à l’heure mais c’est vraiment une suite interrompue de gags, de jeux avec le public et de jeux entre eux. Un combat virtuel organisé entre côté droit et côté gauche de la scène pour « Pipi versus Caca », un échange d’instruments entre musiciens, des échanges de chanteur… Bref, c’est un parfait bordel organisé !

Ils nous font évidement leur version de « Une souris verte ». Eh oui, le public métal est un grand enfant, il adore reprendre la souris verte avec ULTRA VOMIT ! Du coup, la scène se transforme en plongeoir d’où les gens sautent à plat ventre dans le public (petite mention spéciale à la trop mignonne licorne).

Bref, c’est une ambiance de folie totale mais toujours bon enfant.

On va avoir droit, bien-sûr, à tous les morceaux qu’on aime d’ULTRA VOMIT, sans oublier nos canards. On a chaud (trop chaud), on est naze mais on est heureux et on ne veut pas que ça se termine.

« Khamthaar » va nous rebooster un coup si tant est qu’il y en ait besoin avant qu’on finisse en beauté et à donf’ avec un petit air de MAIDEN sur « Evier metal ». Bien-sûr un concert d’ULTRA VOMIT ne serait pas un concert d’ULTRA VOMIT s’ils ne continuaient pas à faire participer le public jusqu’au bout. Ils font monter quelques personnes du public pour remplacer les musiciens sur scène pendant qu’eux descendaient dans la salle pour une photo de groupe.

En plus de faire le spectacle, ULTRA VOMIT est un putain de groupe de musicos qui maîtrisent parfaitement leurs instruments. Un peu comme dans un cirque où les clowns doivent maîtriser toutes les disciplines pour arriver à faire rire. A ceux qui veulent confiner ULTRA VOMIT dans un rôle de clowns et qui ne comprennent pas le succès du groupe, je les invite à assister à un de leur concert pour comprendre. Le plus d’ULTRA VOMIT, c’est qu’ils ont compris qu’un concert ce n’est pas simplement se contenter de jouer des notes mais que c’est aussi un spectacle. Et en plus, eux le font avec sincérité et toujours une énorme banane au visage.

ULTRA VOMIT

Banane au visage peut être le mot qui va coller au public qui sort de la salle et qui se précipite au stand merch’ pour avoir un souvenir de ce moment. Les musiciens d’ULTRA VOMIT les rejoignent très vite et ces fous furieux s’empressent d’aller signer, poser, papoter avec leurs fans. Ceci est la marque d’un groupe qui a tout compris.

Voilà, un concert de plus d’ULTRA VOMIT, une cure de jouvence et de bien-être. Ils devraient vraiment être remboursés par la Sécu ! Et même, je les vois bien nous représenter à l’Eurovision Au moins, même si on termine dans les vingtièmes, on se sera éclater ! En attendant, demain ils seront à l’Olympia… qu’est-ce qui va pouvoir les arrêter ?

Un grand merci à la Tannerie, non seulement pour ce concert mais aussi pour cette grosse semaine métal qui a fait le grand écart entre le hard boogy, le hardcore et le métal joyeux. C’est quand vous voulez les copains !

NASHVILLE PUSSY + SINNER SINNER : Live Report @ la Tannerie de Bourg en Bresse – 10 novembre 2017

NASHVILLE PUSSY

Si vous suivez le Webzine de Ti-Rickou depuis longtemps, vous savez que NASHVILLE PUSSY, j’aime vraiment. Je suis donc mega content de les revoir. En plus c’est pas loin de chez moi. Trop bien ! Pour une fois, j’ai le temps de manger tranquillement avant d’aller voir un concert et j’en profite !! Du coup, il faut quand même que je fasse gaffe pour ne pas arriver à la bourre car il y a trois groupes à l’affiche se soir et que si j’en loupe un, je vais me faire charrier grave !!

Bon, le parking est bien plein, donc à priori, le concert va être bien rempli et il y a la queue devant la porte, ce qui, normalement, signifie que je ne suis pas à la bourre. Gagné pour les deux ! Le premier groupe n’a pas commencé que la salle est déjà bien pleine donc je me glisse sans attendre dans la foule pour me placer pour les photos. Déjà, 11 LOUDER lance les hostilités.

11 LOUDER

Bon, les 11 LOUDER, c’est quatre musiciens de la région qui font du… allez on va dire, du fucking rock’n’roll. Un mélange de MOTORHEAD avec un soupçon de punk, tout ça à donf. Je suis un peu surpris, ils jouent avec un seul guitariste ! Le chanteur a posé la sienne en loges ce qui fait qu’il est plus libre pour bouger et se consacrer au chant.

Je trouve que la formule trio leur va bien. Ca déménage sévère sa mère-grand dans le poulailler ! Parfait pour mettre tout le monde dans l’ambiance. Le chanteur descend dans la foule et fait faire un circle pit au public. Ca bouge, il fait chaud !

SINNER SINNER

Je profite de la pause pour aller me rafraîchir avant l’arrivée du groupe support de cette tournée, SINNER SINNER. Si j’ai bien compris, c’est un groupe dont le chanteur vient des Pays-Bas et le reste de L.A.

Allez, c’est parti ! Et là, c’est plus compliqué pour définir le style dans lequel ils évoluent. C’est du punk, blues métal moderne. C’est bien fait, bien joué mais un peu propre pour moi, même s(ils maîtrisent très bien le live. Ils communiquent bien avec le public très chaud maintenant. Le chanteur va lui-aussi faire un tour dans la fosse au milieu du public. Perso, j’ai du mal à accrocher et à rentrer dans leur univers.

NASHVILLE PUSSY

Bon, re-pause hydratation avant de me frayer une place pour les NASHVILLE PUSSY !!! Appareil photo bien accroché ? Oui, je suis prêt. Et ça démarre comme un rouleau compresseur ! A fond la caisse, en mode « les freins, c’est pour les lâches » ! La machine à grosses baffes hard boogy est en marche. RUSTY SUYS, la lead guitar part comme un Jack in the box. Elle est aux taquets, ses cheveux bougent tout seuls. Elle mérite vraiment son surnom de ANGUS féminine ! BLAINE CARTWRIGHT fait aussi le show. Il chante, joue de la gratte, donne à boire à sa femme et s’hydrate bien (bah oui, il fait chaud dans la salle !).

La bassiste BONNIE est bien en place. Elle est bien intégrée maintenant et participe au spectacle. BEN THOMAS, le batteur est lui aussi mieux que la dernière fois où j’ai vu le groupe. Il tape comme si sa vie en dépendait.

La set list est composée de morceaux de leurs différents albums. C’est une arme très puissante qui agit sur le public chaud comme la braise qui bouge, chante et s’éclate…. Même un peu trop en ce qui concerne une poignée de jeunes qui se croient à une soirée punk ou black métal, mais à part ça, l’ambiance est mega bonne.

Il faut dire que NASHVILLE PUSSY ne laisse pas de temps mort ! Et il faut le dire, avec des brûlots comme « Piece of ass », « Go to Hell » ou « Pussy is not a dirty world », c’est normal !

BLAINE a soif. Il attrape son chapeau pour boire dedans et arrose le public de bière ! C’est sans compter sans RUSTY qui recrache à longs jets le JACK que BLAINE lui verse dans la gorge !

L’ambiance ne retombe pas après le rappel et les NASHVILLE PUSSY terminent en apothéose avec « Go Motherfuckers, go ! » qui clôture un set ultra-vitaminé et rock’n’roll. Les NASHVILLE PUSSY ont une fois de plus prouvé qu’ils étaient encore et toujours des putains de bêtes de scène, pas émoussés pour un sou. Le publique sort de la salle, un sourire banane aux lèvres. Direction le stand merch’ ou le bar ? Les deux !!! Eh oui, il faut bien un temps de décompression après une telle baffe !!

Un grand merci à la Tannerie pour nous avoir permis de vivre ce moment !!

Et long live rock’n’roll my friends !!!!

BLAZE BAYLEY + AMON SETHIS : Live Report à la Tannerie de Bourg en Bresse – 05 avril 2017

BLAZE BAYLEY

Pas le temps de me remettre du concert de DYNAMITE à Lyon hier que ça continue ! Ce soir, c’est à Bourg-en-Bresse que ça se passe. D’abord chez ADIPOCERE où Christian et Sylvie organisent une séance de dédicace d’une heure. BLAZE BAYLEY s’y prête à l’exercice avec plaisir. Il signe les albums de MAIDEN qu’il a fait avec le groupe (of course !) et les albums de BLAZE BAYLEY (of course aussi !) avec le même plaisir. Il discute, accepte les photos avec le sourire, plaisante. Bref une très bonne intro pour ceux qui seront là pour le concert… et une consolation pour ceux qui malheureusement n’y seront pas.

Allez, il est temps de se diriger vers la Tannerie car l’ouverture des portes est prévue à 19h. Heu… il n’y a pas la queue pour rentrer. Les gens arrivent doucement par petits groupes de deux ou trois, parfois tout seul. Et pourtant, « mercredi c’est Tannerie ! ». Bon d’accord, mercredi c’est aussi le milieu de la semaine !

AMON SETHIS

Enfin bon, nous on est là pour le premier groupe, les grenoblois de AMON SETHIS et leur univers « le pharaon est mon copain ». Pour ceux qui suivent le webzine, la dernière fois que je les ai vus, c’était en première partie de MYRATH. Et bien, ils ont gardé la même intro et ils ont bien fait car ça tape très fort !! JULIEN arrive masqué et met le feu à un pupitre. Directement dans le feu de l’action !

Moi, je suis toujours fan. J’adore leur univers et leur vision du métal. En plus ce soir, le son est méga bon. Bref, que du bonheur ; bonheur partagé avec le public qui pour une grande part découvre le groupe. Et vu le nombre de gens qui vont acheter leur dernier CD après le set, AMON SETHIS a remporté haut la main la partie !

La pause sera courte car les deux groupes jouent sur la même batterie. Donc changement de plateau rapide !

Allez, les musiciens – bassiste et guitaristes – de dos avec un sweet BLAZE BAYLEY commencent à jouer et c’est parti ! BLAZE arrive et tout de suite le ton est donné : il va y allez à donf’ ! Les nouveaux morceaux sont top en live et côtoient les plus anciens.

BLAZE BAYLEY

Bon il n’oublie pas non plus quelques titres de la VIERGE DE FER mais ce n’est vraiment pas beaucoup. Trois morceaux de l’ère MAIDEN seulement. Normal, BLAZE BAYLEY, lui, ne fait pas dans le tribute band à l’instar de certains ex-chanteurs de groupes très connus qui passent leur vie à reprendre leurs anciens morceaux.

Les morceaux de BLAZE BAYLEY ont la part belle et ça le fait.

Les musicos qui forment le groupe sont les musiciens du groupe ABSOLA. Ils forment un groupe très soudé et comme ils tournent depuis pas mal d’années maintenant en soutien de BLAZE BAYLEY quand il tourne en Europe, ça fonctionne grave. On a KARL SCHRAMM à la basse, MARTIN McNEE à la batterie (putain de solo qu’il nous a fait !) et CHRIS APPELTON le guitariste. Ce dernier m’épate chaque fois que je le vois jouer. Non seulement, c’est un killer à la six cordes mais en plus il joue facile, décontracté, sans en rajouter… et avec le sourire.

BLAZE BAYLEY est impérial, comme toujours. J’adore sa voix puissante mais mélodique. Il chante avec son coeur… et il est énorme ! Il donne tout en live. Il ne joue pas, il est vraiment lui-même. On voit qu’il y a une véritable complicité avec les autres musiciens qui ne sont pas uniquement des faire-valoir mais bien un ensemble. Un groupe, tout simplement.

CHRIS APPLETON – POUR BLAZE BAYLEY

Et bien-sûr, le public le ressent et le leur rend bien.

Encore une fois, l’adage « les absents ont toujours tort » est justifié car ce soir BLAZE BAYLEY met tout le monde d’accords : il n’est pas seulement le chanteur qui a fait deux disques avec IRON MAIDEN. Il chantait avant et il chante après. Et c’est toujours aussi jouissif !

La tornade BLAZE ne faiblit pas. Jusqu’au bout c’est à un set et à une set list parfaite auxquels on aura eu droit ce soir.

Les musiciens ne prennent même pas le temps de se changer, ils vont directement au stand merchandising pour signer des autographes, faire des photos ou tout simplement parler avec les gens, parler avec les fans.

Une grande voix pour un grand monsieur.

Bon, moi j’en profite pour me prendre le dernier ABSOLVA dont je n’avais pas la version physique, et voilà c’est fini. On papote entre copains et on est tous unanimes, on a bien fait d’être là car c’était vraiment une soirée parfaite pour les fans de hard heavy.

DEDICACE BLAZE BAYLEY CHEZ ADIPOCERE

Dommage qu’il n’y ai pas eu plus de monde pour partager ça mais d’un autre côté, il vaut mieux une centaine de personnes qui sortent de la salle avec un sourire banane aux lèvres  et qui retourneront le voir dès que possible que cinq cents personnes qui sortent en se disant que le concert n’était vraiment pas bon, que le chanteur chantait faux, qu’il avait passé son temps à insulter ses musicos (musicos recrutés pour l’occasion) et qu’ils regrettaient d’être venus. Mais je m’égare. Heureusement, BLAZE BAYLEY est totalement à l’opposé d’un PAUL DI ANNO qui, lui, ne vit que sur son glorieux passif avec MAIDEN.

Qu’on se le dise, avec BLAZE BAYLEY, on vient pour voir un ancien de chez MAIDEN et on revient pour voir BLAZE BAYLEY et son groupe ! Long live BLAZE BAYLEY !! Long live ABSOLVA !!

Un grand merci à  la Tannerie pour nous avoir permis de vivre ça !!