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EXXCITE, quand le sleaze se fait hard : Interview Vidéo

EXXCITE INTERVIEW

EXXCITE

J’ai trouvé anormal que les EXXCITE puissent se reposer tranquillement en loges sans que j’aille les embêter. En plus, ils étaient en train de délirer comme des fous avec JC JESS !

Allez les gars, Ti-Rickou va vous faire passer à table !

 

Interview réalisée le 04 mars 2016 – MARNAZ METAL FEST V

MARNAZ METAL FEST V : Live Report – 04 mars 2016

JC JESS 2

JC JESS

Bon, ce soir j’ai le choix entre aller sur Lyon voir SYMPHONY X ou aller à la montagne pour un fest sympa avec des groupes que je n’ai encore jamais vu. A priori, la neige n’est pas annoncée et la circulation devrait être glop dans mon sens, donc direction Marnaz.

Heu oui, pas de neige mais une putain de pluie ! M’en fous, ce n’est pas ça qui va m’empêcher d’être à l’heure ! Eh eh, et j’ai même pas mal de temps pour papoter avec les potes avant que le premier groupe n’entre en scène !

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ALP’IN

Allez, les hostilités démarrent. Ce sont les locaux de ALP’IN qui s’y collent avec leur rock français influencé NOIR DESIR, RADIOHEAD et NIRVANA. Pour vous situer. Bref, que des joyeux lurons.

C’est plutôt bien fait, la voix est très bien pour le style mais bon perso c’est trop festif pour moi !

J’en profite pour aller, non pas me restaurer mais papoter avec le gratteux de NOW OR NEVER – oui, l’ex-PRETTY MAIDS !- de leur dernier album sorti il y a quelques jours.

EXXCITE 1

EXXCITE

Du coup, le temps passe vite et c’est au tour d’EXXCITE, groupe de La Roche-sur-Foron (en Haute-Savoie pour les parisiens, là où habite la dame du même nom !). C’est un groupe que je suis impatient de voir live.

Et je ne vais pas le regretter. Leur hard heavy sleaze est méga efficace en live.

J’adore la voix du chanteur et leurs compos. Ils nous délivrent un très bon set, d’autant plus que le second guitariste, OLIVIER, n’a jamais jouer avec eux et que c’était une première ce soir. Le public qui commence à être bien présent ne s’en est même pas rendu compte.

Bref, un seul défaut à cette prestation, c’est qu’elle m’a semblé trop courte !

BACKROADS 1

BACKROADS

Mais bon, il reste trois groupes à passer et le prochain ne m’est pas inconnu : ce sont mes copains de BACKROADS !! Pour ceux qui nous suivent, vous savez tout le bien que je pense d’eux, de leur boogie-rock… et de leur chanteuse à la voix magique (ça aurait pu être JANIS JOPLIN sa marraine).

Et bien ça va être encore une fois confirmé en live ! En plus le son est excellent, la scène est grande et le public participe.

Bref, toutes les conditions pour un set réussi avec une setlist basée sur leur excellent album appuyée par quelques reprises passée à la sauce BACKROADS. J’aime vraiment leur version de « Rock’n’roll » du dirigeable de plomb ! Je trouve que la voix de SYLVAINE lui apporte une putain de pêche et de rage et une originalité qui en fait une reprise loin d’être scolaire.

Bon, sniff, c’est fini. Vivement le second album !

Allez, le temps de jeter un œil au ciel pour voir si la météo ne s’est pas plantée. Cool, pas de neige à l’horizon.

IRON BASTARDS 2

IRON BASTARDS

Je retourne dans la salle pour l’entrée sur scène de IRON BASTARDS, un groupe qui nous vient de Strasbourg (pour les parisiens, c’est en Alsace !).

Ils évoluent en trio basse, guitare, batterie et font dans le fukin’ rock’n’roll ou, plus parlant pour tout le monde, du « MOTORHEAD est mon papa » ! Et là, c’est facile de remonter la filiation. Et franchement en ces temps d’hommage à LEMMY, il y a plein de reprises de MOTORHEAD faites par des groupes qui sonnent moins MOTORHEAD que les compos d’IRON BASTARDS !

Et même scéniquement, ça le fait : le bassiste chanteur, le batteur, le guitariste – heu, pour le guitariste, ça serait plutôt la période BRIAN ROBERTSON, sans les sur-chaussettes roses, of course mais avec le même côté propret et gentil garçon en décalage avec les autres membres du groupe et le son joué. Je parlais du visuel bien sûr.

Sinon musicalement, ça déménage grave ! Les fans de MOTORHEAD sont aux anges. Moi, j’adore leur morceau en espagnol, il a une putain de patate !!Je regrette qu’il n’y en est pas plus… Mais mon petit doigt me dit qu’ils devaient recommencer l’expérience sur leur prochain album…

Allez, les allergiques à LEMMY et sa bande vont pouvoir rentrer. Moi, je profite de la dernière pause pour aller faire une petite interview à EXXCITE.

JC JESS 1

JC JESS

Et c’est l’heure du dernier groupe de la soirée : JC JESS. Là, je prends la machine à remonter dans le temps et je retourne en 2009, époque où tous mes copains me parlaient de lui parce que c’était LE groupe à voir. A l’époque, alors que j’étais au festival « Guitare en Scène », j’avais du coup tanné tout le monde pour rester même s’il était très tard, et ça rien que pour le voir. Et là, comment dire ? Le chapiteau s’était vidé et le son était pourri de chez pourri. A tel point que je m’étais demandé si c’était bien le même groupe dont on m’avait tant parlé. C’était violent et presque inaudible. Bref, j’avais tenu deux ou trois morceaux avant de fuir !

Mais retour dans le présent. Depuis quelques temps, on me redit que JC JESS c’est très bien, que je devrais les voir en live, que ça a changé. A vrai dire, depuis l’épisode de « Guitare en scène », je n’ai plus écouté ce qu’il a fait. Mais bon, j’ai croisé JC JESS qui m’a raconté les conditions du set de l’époque, qu’il avait changé musicalement et que, bien sûr, c’était beaucoup mieux maintenant !

Donc je me vide la tête et je suis prêt pour le début du concert.

Heu… une chose est sûre, ce n’est pas la même chose, rien à voir ! Là, c’est vraiment bon, les morceaux sont efficaces, la voix est belle et en plus il y a un méga son. On est à l’opposé du set de « Guitare en Scène ».

En plus, ça joue grave ! Les musicos s’éclatent et le public aussi. Les filles sont presque hystériques ! C’est clair que là, on n’a pas envie de se casser ! C’est vraiment bon. Même si si je suis moins fan des morceaux plus brutaux, ça le fait.

En plus, le bassiste fait son deuxième concert de la soirée car il est aussi guitariste dans EXXCITE. Et à le voir bouger sur scène, on ne l’aurait pas cru.

Je suis même triste quand les JC JESS annoncent que c’est fini et bien sûr content quand ils reviennent pour un rappel. Rappel avec bien sûr un… allez, c’est facile… Eh oui, c’est un militaire qui gagne une tringle à rideaux ! MOTORHEAD. Le chanteur d’IRON BASTARDS est convié à la fête pour un cover très LEMMY. Allez, après un petit JUDAS PRIEST, c’est fini.

Maintenant, taïaut ! La course contre la neige a déjà commencé. Et pour l’instant, je perds !!

JC JESS FIN

JC JESS

Un grand merci à l’orga pour ce fest. Bien sûr, le fest continue le lendemain mais avec du métal plutôt extrême, donc à l’année prochaine pour la soirée rock-hard !

PS : une pensée pour tous les copains du public ou des groupes qui, comme moi, ont dû se galérer avec la pluie et la neige pour rentrer. Même sur l’autoroute, c’était chaud ! Mais bon, on est tous rentrés à bon port. Moi, c’était en écoutant BACKROADS car je ne sais pas pourquoi mais moi la neige, ça me fait chanter le blues !!

Un spécial PS : JC JESS, tu avais raison, ça a bien changé et putain, c’est vraiment bon ! L’interview, on se la fait la prochaine fois !

JC JESS + EXXCITE + EVE’S BITE + FROZEN CROWS – Live Report au Jorkyb’Hall de Bonneville – 26 septembre 2015

Report de Steve*74

Allo, qu’est-ce tu fais samedi prochain ? Moi, je suis à Dijon pour le Rising Fest, est-ce que tu peux aller à Bonneville pour le concert de JC JESS ? Il passe avec trois autres groupes… Voilà, je vous fais entrer dans les coulisses du webzine et de son fonctionnement interne !

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JC JESS

Dans mon précédent report, je notais avec plaisir le respect des horaires de nos voisins suisses. Ici, le fameux quart d’heure savoyard de retard est largement dépassé, enfoncé même. Quand on arrive devant la salle où doit se dérouler le concert, il n’y a que quatre ou cinq personnes devant la porte. A travers une grande baie vitrée, on aperçoit les musiciens en train de finir leur repas. Donc soit nous sommes en avance sans le savoir et l’heure indiquée sur l’affiche est erronée, soit les horaires ne sont pas respectés.

L’avantage, car il y en a toujours un de caché quelque part, c’est qu’on a du coup le temps d’aller à la pizzeria située en face et de prendre des forces avant d’aller affronter tous ces chevelus dans le bruit de la nuit.

L’endroit où a lieu le concert est un bar avec une hauteur de plafond très haute. Si vous rajoutez à ça, les fameuses vitres de tout à l’heure, vous avez tout pour avoir un son pourri. Eh bien non, le sonorisateur a fait du bon boulot… Bravo !!!

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FROZEN CROWS

Vous l’aurez compris, c’est avec énormément de retard que débutent enfin les hostilités avec FROZEN CROWS. Originaires du Bas Valais en Suisse, le groupe a été fondé par SEB le chanteur, en 2012. La première chose qui saute aux yeux en les voyant, c’est la jeunesse des musiciens : ils ont du au minimum commencer dès la maternelle ! En trois ans d’activité, ils ont composé un répertoire allant du hard-rock traditionnel au heavy. Ils ont aussi réussi à jouer en première partie de RED FANG et doivent jouer prochainement avec NOW OR NEVER.

Ils essayent de partager avec un public très maigre leur plaisir d’être là. La musique est entraînante malgré quelques erreurs de jeunesse. YUAN, un des deux guitaristes a une approche mélodique dans ses solos que je trouve intéressante.

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FROZEN CROWS

Histoire de remplir un répertoire un peu court – ou pour se faire plaisir, je ne sais pas – ils interprètent des reprises assez disparates : l’incontournable « Born to be Wild » des STEPPENWOLF, « Cocaïne » popularisé par CLAPTON et même un RAGE AGAINST THE MACHINE.

SEB a une voix assez rauque qui colle bien à la musique et quand pour terminer le show, il annonce « Burn », je pense à un autre cover de DEEP PURPLE mais je me trompe. C’est une compo originale qui permet aux valaisans de quitter la scène sur une bonne note.

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EVE’S BITE

Le groupe suivant est EVE’S BITE. Originaire de Saint-Etienne, il a été créé sur les cendres encore fumantes – dans tous les sens du terme – de SWINE DIAMOND. OLIVIER, BER et ROB ont embauché TONY, un petit nouveau, à la guitare pour former une nouvelle formation et ne pas rester sur un échec.

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EVE’S BITE

La couleur musicale n’a pas vraiment changée et le répertoire évolue pratiquement dans les mêmes sphères qu’auparavant. Comme différences majeures, on peut noter un esprit moins glam et plus sleaze qu’avant. Malgré tout, la musique puise toujours son inspiration dans le hard-rock des années 80.

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EVE’S BITE

Au regard de ses prestations comme chanteur au sein d’EROTIXX DISTRICT, OLIVIER a musclé son chant. Il est plus ferme et possède maintenant plus de puissance. Il arrive aussi à monter dans les aigus sans trop de dégâts pour le morceau. Bravo, le travail paye toujours un jour ou l’autre !

La rythmique qui est inchangée, assure une base sans faille pour des guitares vitaminées et dopées par l’écoute de certains groupes suédois.

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EVE’S BITE

Histoire de calmer un public un peu plus nombreux maintenant, le groupe nous offre lui aussi un cover. Cette fois-ci, c’est « Born to Raise Hell », une musique de film composée par MOTORHEAD, WHITEFIELD CRANE et ICE T. C’est un morceau original pour une reprise et très rarement, pour ne pas dire jamais, entendu auparavant.

Vous pouvez soutenir EVE’S BITE ou les découvrir en achetant leur EP 6 titres « Dive into the Vice » qui vient juste de sortir. Moi, j’attends avec impatience la suite !

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EXXCITE

Les suivants sur l’affiche sont EXXCITE, et là oh surprise, la salle se remplit tout d’un coup de façon spectaculaire. Je suis pour le moins surpris de cet afflux. On a donc deux possibilités, soit toutes les familles sont venues encourager leurs rejetons, soit c’est un groupe qui a le vent en poupe.

Bien qu’ils soient originaires de Haute-Savoie, ils sont inconnus pour moi au bataillon. Mais dès leur apparition sur ce qui sert de scène, je reconnais des têtes. ABEL, le guitariste est aussi le bassiste de JC JESS, et SEB est l’ancien chanteur du groupe grenoblois RESTFUL. En lisant ces noms, vous vous doutez bien qu’ils ne vont pas faire dans la dentelle mais bien le heavy !

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EXXCITE

La formation est ensemble depuis six mois avec ce line-up et sort déjà un EP 4 titres. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne chôment pas dans le coin ! J’en connais au moins un à Paris qui va être content de constater qu’en France certains se bougent et entreprennent.

Le heavy, c’est maintenant !

Plaisanterie mise à part, c’est carré et direct. SEB au chant assure vraiment. Il a des capacités vocales énormes et il est de loin, le meilleur chanteur de la soirée.

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« Dance » le morceau d’ouverture du CD est aussi le premier joué ce soir. Entraînant, il donne envie de taper du pied et de headbanger en rythme. Le chant me rappelle certains groupes français des années 80 (que je ne citerais pas) avec ce chant très typé dans les refrains.
Les deux autres titres issus du CD qui sont joués ce soir, « Runaway » et « Destroyer » me donnent franchement envie d’acheter leur disque.

Pour finir dans la joie et faire plaisir à tout le monde, mais aussi pour ne pas renier leurs influences, EXXCITE nous exécute deux reprises de JUDAS PRIEST, dont un « Breaking the Law » endiablé et chanté en chœur par le public. Avec, entres autres, HEAVYLUTION, RISING STEEL et maintenant  EXXCITE, il est agréable de voir une scène locale relever de cette manière le mouvement heavy en France.

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JC JESS

La soirée va se clôturer avec JC JESS, un groupe incontournable dans la région. Ils écument toutes les salles du coin et d’autres salles ailleurs également depuis plusieurs années déjà.

Formé par JEAN-CHRISTOPHE (JC pour les amis) comme un projet personnel – notre gaillard fait tout sur le premier CD sorti en 2007 – le groupe se structure petit à petit avant de devenir au fil du temps une redoutable machine de guerre. Il faut dire que le passage de JC au sein de NIGHTMARE a fortement aidé et participé à cette évolution. Depuis cette expérience fructueuse, JC JESS est vraiment devenu un groupe, avec notamment plus de participation des autres musiciens sur les compos.

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JC JESS

« Fighting Spirit », un nouveau morceau dont on a ce soir la primeur, est la preuve par quatre de la démocratie interne qui règne maintenant dans la formation. C’est en effet un titre composé par ABEL, surnommé BEBEL, bien qu’il n’y ait aucune ressemblance avec BELMONDO ! Ah oui, j’ai oublié de préciser, que BEBEL, en véritable stakhanoviste, a délaissé la guitare d’EXXCITE pour la basse de JC JESS. Il se repose quand ce brave garçon ?!!

Parti sous les auspices d’un speed métal galopant, le tempo a tourné petit à petit vers du heavy mâtiné hard ou stoner. Les riffs percutants sont toujours hyper-présents et on ressent sous la carapace actuelle les vieilles influences du début.

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JC JESS

Toujours aidé et secondé depuis le début par le fidèle DICK aux guitares, JC peut s’exprimer aussi bien au chant qu’à la guitare. Je rêve d’un groupe où JC serait guitariste et SEB d’EXXCITE serait au chant. Ca enverrait du bois et casserait tout sur son passage. Pensez y les gars…

Pour terminer cette soirée, on aura cette fois-ci, non pas une, mais trois reprises : « Ace of Spades », « Paradise City » et un petit CHUCK BERRY, pour finir sur sur note plus rock. Il est réjouissant ou démoralisant, tout dépend de quel côté on se place, de constater que ce sont ces morceaux-là qui déclenchent le plus de ferveur dans le public…

Voilà, c’est terminé… et à l’heure prévue… Comme quoi, il ne fallait finalement pas trop se presser au début !

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JC JESS