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ALICE COOPER : Live Report @ l’Amphi 3000 de Lyon – 1er décembre 2017

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Report by SEB 747

En ce premier jour de décembre, quoi de mieux que se rendre à Lyon pour assister au spectacle du pionnier du hard-rock théâtral ou du maître du shock rock, j’ai nommé Monsieur VINCENT DAMON  FURNIER ? Comment ça, vous ne savez pas qui c’est ? Si je vous dis que ce Monsieur va avoir 70 ans le 4 février prochain, qu’il est américain ? Vous voyez qui c’est ? Bien sûr, c’est ALICE COOPER !!

Entouré de la session rythmique composée de CHUCK GARRICK à la basse et de GLEN SOBEL (SIXX A.M.) derrière les fûts, il est suivi du trio de guitaristes RYAN ROXIE, TOMMY HENRICKSEN et NITA STRAUSS. Accompagné de son dernier LP « Paranormal », ALICE est venu terrorisé la capitale des gones.

Comme je ne connais pas la salle de l’Amphi 3000 de Lyon, je pars de bonne heure… D’autant plus que la neige arrivée la veille au soir a décidé de se mettre de la partie aussi ! Remarque, qui dit neige en novembre, dit Noël en décembre et plein de petits cadeaux d’ALICE COOPER sous le sapin. Lol.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Heureusement pour moi, la neige s’est arrêtée dans l’après-midi et la route est bien dégagée. Le trajet se fait sans heurts et, grâce à la copine qui parle dans mon GPS, j’évite les trois quarts des bouchons pour arriver en avance. Euh, c’est bizarre quand même toutes ces voitures qui vont au même endroit que moi. Le concert va être blindé ! J’ai bien fait de partir tôt !

Après avoir descendu plusieurs étages du parking qui n’est pas loin d’être complet (je plains les copains coincés dans les bouchons), qu’il me faut remonter à pieds car les ascenseurs sont pris d’assaut et que du coup, il est impossible d’y entrer. Bah, un peu de sport avant d’entamer un concert ne fait de mal à personne.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Arrivé en haut, la file d’attente m’a l’air interminable. Cependant, il semble que l’organisation a prévu le coup, vu que l’attente en plein courants d’air ne dure pas trop longtemps. Il faudrait savoir qui à décider de couper le chauffage dehors ! Je vais lui dire deux mots, moi ! lol. Le temps de se restaurer avant de rentrer dans la salle et de jeter un coup d’œil au merch’ – un peu trop élevé à mon goût – que des sons surviennent du fond de la salle. Quoi ? Ils ont déjà commencé ? Ouf, ce n’est que la première partie ! Heureusement.

C’est au groupe lyonnais REVENGE d’assurer le début de soirée. Musicalement, c’est bien fait. On est dans une veine hard 80’s. Le seul point qui fâche, c’est la voix. Il est vrai qu’elle peut irriter certaines personnes, surtout lorsqu’on a le sentiment qu’il n’est pas forcément juste. Moi, les ayant déjà vus un bon nombre de fois, je me suis habitué. Mais c’est vrai qu’à force, cela peut être agaçant.

En tout cas, le public répond bien aux sollicitations du groupe ultra-motivé, et notamment lorsque le chanteur sépare la salle en deux pour faire chanter « Rock ! » à une partie du public et « Roll » à l’autre partie. Vu le peuple présent, je peux vous garantir que ça fait son petit effet. Bon, perso, j’aurais quand même préféré une autre première partie mais comme se contenter de peu est la première règle d’une vie raisonnable, on va faire avec.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Après cette mise en bouche, avant le groupe vedette, il est temps de se faire une place plus proche de la scène. Comme un grand copain, – il fait pas loin de deux mètres – que je n’avais pas vu depuis une éternité veut retrouver sa femme plus en avant dans la foule, je profite de la situation pour me frayer un chemin. Pas évident vu le monde, mais, en jouant un peu des coudes, ça passe.

Du coup, je me retrouve aux environs du quatrième ou cinquième rang. Pas trop mal pour les photos. Aller plus en avant, paraît très compliqué étant donné la masse compacte de spectateurs.

Serrés comme des sardines, les fans piaffent d’impatience, l’atmosphère est chaude bouillante. Ce qu’il y a de bien avec ce genre de situation, c’est que nous n’aurons pas droit aux pogos ni autres joyeusetés du genre. L’inconvénient, c’est qu’il fait beaucoup trop chaud. Heureusement pour moi, j’ai laissé le cuir dans la voiture.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Un gros rideau, où les yeux maquillés d’ALICE COOPER dans lesquels trône une veuve noire, nous cache le décor de la scène, même si de temps à autres, nous pouvons apercevoir un technicien habillé en squelette faire les derniers réglages.

Il est 21h tapante. « You have been chosen to spend the night with ALICE COOPER ! It’s too late now beware ! He’s comin ! » nous dit l’intro. Le rideau géant tombe, et les « Alice ! Alice ! Alice ! » du public filent le frisson. Devant un parterre nombreux – la salle est pleine à craquer – les musiciens entrent sur scène. Derrière la batterie, le backdrop porte le même dessin que le rideau. Ouah, ils ont fait vite pour le réinstaller, je n’ai rien vu !

Le son est absolument titanesque., les lumières sont splendides et permettent d’assurer le spectacle. Au cas où vous ne le sauriez pas, assister à un show d’ALICE COOPER, c’est comme aller au théâtre (de l’horreur, évidemment) avec de la musique en fond. Tout comme IRON MAIDEN, c’est un spectacle en soi et on ne s’ennuie pas une seule seconde.

ALICE, tout de noir vêtu, arrive sur scène, sous les étincelles qui tombent du plafond et les hourras du public.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

C’est au son de « Brutal Planet », premier morceau d’une set list longue comme le bras, que débute le show spectaculaire d’ALICE COOPER. Les spectateurs deviennent hystériques et réagissent au quart de tour. Les nombreux devils horns levés en direction de la scène, indiquent la tendance. Pas de temps mort, c’est « No More Mr Nice Guy » qui défile. ALICE qui s’aide de sa canne, mimant un vieux monsieur, est à fond. Les musicos aussi.

Il faut dire qu’ALICE leur laisse une place prépondérante. Que ce soit NITA STRAUSS, la seule fille de la bande des musiciens, RYAN ROXIE, son guitariste depuis plusieurs années avec CHUCK GARRICK derrière la basse, ou bien encore TOMMY HENRICKSEN planqué dans son coin, tous sont mis en avant. Même GLEN SOBEL, qui est bien visible sur son kit rehaussé. ALICE ne veut pas prendre toute la lumière. D’ailleurs, comme il le dit souvent en interview : « Je veux que lorsque mes musiciens montent sur scène, leurs égos soient démesurés ».

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Cela se remarque : NITA STRAUSS, en fait des tonnes mais elle joue tellement bien, TOMMY HENRICKSEN est toujours aussi plein de feeling – quel guitariste ! -, les ronds de basse de CHUCK GARRICK répondent aux frappes incessantes de GLEN SOBEL et RYAN ROXIE interprète les solos avec une justesse dont lui seul détient le secret.

La sensation que les musiciens sont en osmose est flagrante. D’ailleurs, ALICE expliquait récemment que tous ses musiciens s’entendaient très bien. Le sourire que l’on peut lire sur leurs visages en dit long.

Le chanteur dessoude le pit avec des hits en pagaille. La triplette « Under my Wheels », « Department of Youth » et « Pain ! » est jouée sans temps mort. VINCENT FURNIER ne communique pas avec son public puisqu’il estime qu’ALICE est sa créature et que c’est elle qui fait le show.

Le son irréprochable sert parfaitement la richesse de la musique.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Après un énième changement de costume, il s’approche d’un coffre à jouets situé en fond de scène et enfile sa veste longue en velours rouge, le backdrop change une deuxième fois et la pochette de l’album « Billion Dollar Babies » apparaît derrière le kit de batterie. La chanson éponyme est envoyée comme une lettre à la poste. ALICE ne tient pas en place. Il déambule de long en large de la scène, harangue la foule. J’aimerais bien avoir la même pêche à son âge. Épée en mains, Mr COOPER distribue des dollars à son effigie dans le public. Classique certes, mais toujours aussi bon.

« The World Needs Guts », titre issu de l’album « Constrictor », continue son œuvre de sape. On en prend plein les yeux. Visuellement parlant c’est parfait !!! « Woman of Mass Distraction » avec un solo de NITA STRAUSS époustouflant arrive, puis c’est au tour de « Poison » de nous remuer les tripes avec son putain de refrain incontournable.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Les lumières s’éteignent en laissant apparaître GLEN seul derrière sa batterie où pendant près de trois minutes, il martyrise ses fûts. « Halo of Flies », voit un ALICE battre la mesure pour ses musiciens.

Le chanteur disparaît à la fin du morceau, permettant à ses guitaristes de rester sous les feux de la rampe. « Feed my Frankenstein » voit revenir le chanteur habillé en scientifique fou, veste pleine de sang. « Igor ! » clame-t-il au bout d’un moment. Deux membres du staff déguisés, l’un en squelette, l’autre tout en noir, portant un masque à gaz, amènent une machine gigantesque. ALICE met un masque à gaz et s’installe pour se faire électrocuté. Frissons garantis sous les étincelles qui jaillissent de partout.

Re-extinction des lumières et il revient sous la forme d’une créature géante. Il déambule de long en large sur la scène, poursuivant tour à tour ses guitaristes. Le public est à fond et hurle son bonheur. S’ensuit un « Cold Ethyl » qui continue à nous faire headbanguer comme des fous. Qu’est-ce que c’est bon ! Les musiciens sont à fond derrière ALICE. Même GLEN SOBEL se lève régulièrement derrière ses fûts. Que du bonheur !

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Guitare à double manches en mains, RYAN ROXIE entame « Only Women Bleed ». Cette balade est la bienvenue pour se reposer de ce show intense. Une poupée, chaînes détachées aux poignets, vient danser un ballet autour du chanteur. Une danse endiablée s’ensuit et finit sur un ALICE COOPER qui poignarde sa partenaire.

« Paranoiac Personnality », seul morceau du dernier album joué ce soir, est bien inclus dans l’histoire. ALICE chante, couteau à la main, regard totalement halluciné, comme si son acte meurtrier était tout à fait normal. À la fin du morceau, il est logiquement rattrapé par les deux gars cités plus haut qui lui enfilent une camisole de force.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

« Ballad of Dwight Fry » qui suit, voit la Nurse Rozetta en chair et en os. Elle vient soigner ALICE avec une énorme seringue, seringue  qu’elle finit par lui planter dans le dos. C’est SHERYL, sa femme qui a repris le rôle de façon permanente depuis 2013. 

Quel spectacle ! Je n’en perds pas une miette ! Je suis complètement dedans… et je ne suis pas le seul ! Les premiers rangs resserrés chantent comme un seul homme le refrain. ALICE, lui, toujours emprisonné dans sa camisole, continue sa litanie, pendant que la Nurse lui présente son rejeton. Un bébé siamois sans jambes ! L’horreur absolue ! ALICE arrive à se détacher et en profite pour tenter d’étrangler son infirmière mais celle-ci réussit à se libérer en lui plantant des couteaux. Pas si gentille que ça, la Nurse ! Lol.

Et ensuite, qu’est-ce qu’il se passe ? Eh bien, on doit punir Alice, donc une guillotine est amenée sur scène. C’est l’heure de « Killer ». ALICE COOPER essaie tant bien que mal de s’échapper mais il ne peut résister longtemps et se fait guillotiner. Sa tête est présentée au public, pendant que les musiciens reprennent le refrain de « I Love The Dead ». Le théâtre de l’horreur prend ici toute sa dimension.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Extinction des feux (encore !) sous des explosions de fumée, puis « I ’m Eighteen » voit un ALICE revigoré et motivé comme jamais arpenté la scène. Chemise en sang et béquille à la main, il harangue la foule. Racontant ses lamentations comme s’il avait encore dix-huit ans.

NITA STRAUSS, remplaçante de ORIANTHI PANAGARIS partie jouer depuis 2014 avec son mari RICHIE SAMBORA, reprend les solos de RYAN ROXIE. Courant, sautant de partout comme un cabri, guitare derrière la tête, crinière blonde dans le vent, elle fait le show.

Les lumières s’éteignent encore une fois et c’est déjà la fin du concert. Seulement, le public hurle « Coop ! Coop ! Coop ! Coop ! » et revoilà ALICE qui entame « School’s Out » avec une petite incursion du « Another Brick in the Wall » des PINK FLOYD. De gros ballons remplis de confettis sont jetés sur le public. Des serpentins sortent de partout de derrière la scène. C’est l’anarchie sur les planches ! Chaque musicien exécute des solos ensorcelants sous les feux des projecteurs.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Il est temps pour ALICE COOPER de présenter ses compagnons de route. Et il commence de suite sur sa droite en souhaitant un joyeux anniversaire à RYAN ROXIE, sous les acclamations du public. Puis le chanteur présente CHUCK GARRIC en l’appelant « Mr Beasto Blanco !! », le nom du groupe dans lequel il officie avec CALICO COOPER (sa fille), avant de nous présenter GLEN SOBEL. Ensuite, il se dirige vers son second guitariste en nous disant que nous n’allions pas le croire. « From Lyon ! France ! TOMMY HENRICKSEN ! ». Évidemment, la salle n’en croit pas ses oreilles mais hurle quand même ! Mdr. « And now, from Hollywood ! Hurricane ! NITA STRAUSS ». Perso, je pense que la belle guitariste a reçu la plus forte dose d’applaudissement de la foule ce soir.

Puis le chanteur monte sur un strapontin et revoilà la Nurse Rozetta qui revient lui planter ses aiguilles par derrière. « MELISSA SHARON COOPER » annonce-t-il. Cette dernière fait la révérence. Enfin, ALICE nous présente lui-même avec un accent français « VINCENT DAMON FURNIER ».

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

1h30 pour ALICE et sa troupe et le show prend fin. Cela peut paraître un peu court mais quand on repense à l’âge du présentateur, tel qu’il se décrit, on se dit qu’on a encore de la chance de le voir en concert. Et puis, quand on aime et qu’on repart le cœur en fête, que demander de plus ?!

Ce soir, ALICE a fait de l’excellent COOPER. Le job a été fait. Le temps est passé très vite car on en a pris plein les oreilles et les yeux. Ce soir, ALICE a bien mérité son surnom de Maître du macabre, et ce depuis cinq décennies.

Le retour se fait au son de « Paranoiac Personnality » sous des légers flocons de neige. Une bien belle soirée et assurément un des meilleur concert de l’année pour moi.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

ULTRA VOMIT + LE REPARATEUR : Live Report @ la Tannerie de Bourg en Bresse – 18 novembre 2017

ULTRA VOMIT

Allez, ce soir c’est un retour à la case Tannerie de Bourg-en-Bresse. Le truc, c’est de se démerder pour ne pas être ni trop en avance ni trop à la bourre. Pourquoi ? Parce que ce soir la Tannerie joue à guichets fermés, le concert étant sold out depuis Mathusalem. Donc le problème c’est que, même s’il y a un immense parking, ça risque d’être coton pour trouver une gâche… Et comme il pleut, ce n’est pas forcément la peine d’attendre sous la pluie que les portes s’ouvrent et que le public s’engouffre dans la salle. Après, ne pas arriver trop tard pour pouvoir se faufiler dans une salle blindée.

Mission accomplie ! Les Dieux du hard-rock sont avec moi ! Et le public aussi. Ce sont en majorité des jeunes venus là pour s’éclater mais très respectueux et dans un super état d’esprit.

LE REPARATEUR

Donc je suis devant la scène quand LE REPARATEUR ouvre les hostilités de la soirée. Bon moi, LE REPARATEUR, pour ceux qui suivent les reports, j’aime. Leur duo batterie guitare est méga efficace, leurs paroles sont corrosives et fun, leurs morceaux donnent la pêche et l’envie de faire la fête. C’est en bref, le groupe idéal pour ouvrir pour ULTRA VOMIT.

En plus, ce soir le son est vraiment très bon. LE REPARATEUR y va à fond. Une grande partie du public apprécie et communique avec le groupe qui lui aussi communique avec le public. Bref, tout le monde communique et ça donne une ambiance fun et festive. Le public comme je l’avais pressenti s’éclate à fond sur les morceaux du REPARATEUR. Un spécial PS pour leur cover de « Société, tu m’auras pas de RENAUD SECHAN (pas HANTSON !). Le concert se termine et j’aime toujours autant LE REPARATEUR.

Bon, là c’est le moment de se questionner petit Jedi : je bouge pour aller m’hydrater ou pas – car pas sûr que ce soit très simple de revenir à ma gâche. Mais bon, l’appel de la soif est la plus forte, advienne que pourra ! Je vais tenter le coup. Ceci me permet de dire bonjour à des copains et copines qui étaient à quatre mètres de moi et auxquels je ne pouvais pas accéder, de prendre un petit coup d’air frais, voire très frais car le contraste entre la bouilloire de la salle et le froid polaire de l’extérieur est saisissant.

ULTRA VOMIT

Je ne vais pas attendre que tous les copains de la salle finissent eux-aussi de s’hydrater pour y retourner. Je ne veux pas louper une miette du début d’ULTRA VOMIT car même la mise en place des instruments et l’essai que tout va bien est un spectacle en soi et le public montre qu’il est chaud bouillant.

Les musiciens redescendent de scène, une petit musique passe quand sur l’écran, géant apparaît un message ; << Mesdames et Messieurs, veuillez patienter un instant, les musiciens testent leurs instruments >>. La température monte encore d’un cran dans la salle, ça va commencer ! La musique des dessins animés de Warner Bros retentit. Sur l’écran, il y a la présentation des musiciens à la mode Looney Tunes.

Là c’est parti ! La couleur est annoncée, avec ULTRA VOMIT, ce n’est pas seulement un groupe en live, mais un cartoon disjoncté qui se met en branle. Les musiciens sont à donf dans leur univers, ils attaquent avec des vannes pour que le public réagisse comme un seul homme. Ils vont nous expliquer les bonnes manières ce qui va susciter un mouvement de folie. Ils ont déjà bien commencé à chauffer le public en commençant par dire << Bonjour, Bour’ en Bre >> au lieu de Bourk-en-Bresse comme le lui dit une nana…. Nana à laquelle il répond : << Ha, c’est Bourk en Bresse, en fait ? Comme si il y a avait un K ? OK, mais on s’en bat les couilles ! >>. Bon il faut bien dire en même temps que c’est bien moins dangereux que d’arriver dans un Transbordeur blindé à Lyon en criant : << Bonjour Saint-Etienne >> ! Si, si, ils l’ont fait, j’étais là !!

ULTRA VOMIT

Ils attaquent par un morceau de leur dernier album en nous expliquant qu’on est tous à l’intérieur d’un chien géant. Ils alternent  anciens morceaux et morceaux de leur fabuleux dernier album.

C’est difficile de retranscrire ce qui se passe sur scène car je parlais de cartoon tout à l’heure mais c’est vraiment une suite interrompue de gags, de jeux avec le public et de jeux entre eux. Un combat virtuel organisé entre côté droit et côté gauche de la scène pour « Pipi versus Caca », un échange d’instruments entre musiciens, des échanges de chanteur… Bref, c’est un parfait bordel organisé !

Ils nous font évidement leur version de « Une souris verte ». Eh oui, le public métal est un grand enfant, il adore reprendre la souris verte avec ULTRA VOMIT ! Du coup, la scène se transforme en plongeoir d’où les gens sautent à plat ventre dans le public (petite mention spéciale à la trop mignonne licorne).

Bref, c’est une ambiance de folie totale mais toujours bon enfant.

On va avoir droit, bien-sûr, à tous les morceaux qu’on aime d’ULTRA VOMIT, sans oublier nos canards. On a chaud (trop chaud), on est naze mais on est heureux et on ne veut pas que ça se termine.

« Khamthaar » va nous rebooster un coup si tant est qu’il y en ait besoin avant qu’on finisse en beauté et à donf’ avec un petit air de MAIDEN sur « Evier metal ». Bien-sûr un concert d’ULTRA VOMIT ne serait pas un concert d’ULTRA VOMIT s’ils ne continuaient pas à faire participer le public jusqu’au bout. Ils font monter quelques personnes du public pour remplacer les musiciens sur scène pendant qu’eux descendaient dans la salle pour une photo de groupe.

En plus de faire le spectacle, ULTRA VOMIT est un putain de groupe de musicos qui maîtrisent parfaitement leurs instruments. Un peu comme dans un cirque où les clowns doivent maîtriser toutes les disciplines pour arriver à faire rire. A ceux qui veulent confiner ULTRA VOMIT dans un rôle de clowns et qui ne comprennent pas le succès du groupe, je les invite à assister à un de leur concert pour comprendre. Le plus d’ULTRA VOMIT, c’est qu’ils ont compris qu’un concert ce n’est pas simplement se contenter de jouer des notes mais que c’est aussi un spectacle. Et en plus, eux le font avec sincérité et toujours une énorme banane au visage.

ULTRA VOMIT

Banane au visage peut être le mot qui va coller au public qui sort de la salle et qui se précipite au stand merch’ pour avoir un souvenir de ce moment. Les musiciens d’ULTRA VOMIT les rejoignent très vite et ces fous furieux s’empressent d’aller signer, poser, papoter avec leurs fans. Ceci est la marque d’un groupe qui a tout compris.

Voilà, un concert de plus d’ULTRA VOMIT, une cure de jouvence et de bien-être. Ils devraient vraiment être remboursés par la Sécu ! Et même, je les vois bien nous représenter à l’Eurovision Au moins, même si on termine dans les vingtièmes, on se sera éclater ! En attendant, demain ils seront à l’Olympia… qu’est-ce qui va pouvoir les arrêter ?

Un grand merci à la Tannerie, non seulement pour ce concert mais aussi pour cette grosse semaine métal qui a fait le grand écart entre le hard boogy, le hardcore et le métal joyeux. C’est quand vous voulez les copains !

WASP : Live Report @ Le Transbordeur de Villeurbanne – 07 novembre 2017

BLACKIE LAWLESS – WASP

Quand j’ai vu la date de WASP à Lyon, j’ai tout de suite regardé dans quelle salle c’était. Ouf, c’est au Transbordeur ! Cette fois-ci, ça devrait le faire, ils devraient jouer. Pour ceux qui ne sont pas de Lyon, vous devez vous demander pourquoi c’est important… Eh bien, c’est parce que la dernière fois où WASP devait jouer à Lyon, ils ont annulé à quelques heures du début du concert – pourtant full – car la salle était trop petite pour eux. Là c’est bon, le Transbo, ça fait le triple !

Deux jours avant le concert, le groupe prévu en première partie, BEAST IN BLACK est annulé. Ca part fort ! Un jour avant, Mediatone réussit à trouver un groupe pour ouvrir. Je suis content, FLAYED, je les aime bien. A midi le jour du concert, WASP refuse qu’il y ait un groupe local en première partie et donc ils joueront tout seuls.

A 16h30, avant de partir, je vérifie quand même que le groupe soit bien arrivé et qu’il soit dans la salle avant de prendre la route. On n’est jamais trop prudent ! Mais bon, avec WASP on ne sait jamais.

Même devant la porte, j’ai toujours l’appréhension qu’ils pètent un câble et qu ils ne veuillent plus jouer.

A priori si, ils vont bien jouer. Il y a beaucoup de monde dans la salle mais c’est loin d’être blindé. Pas que les lyonnais n’aiment pas WASP mais, même si le lyonnais n’est pas rancunier, il n’oublie pas… Un peu comme ma femme !

Etant donné qu’il n’y a pas de première partie, on pensait que ça allait commencer plus tôt. Que nenni ! Du coup, on a le temps de papoter entre nous devant les belles barrières. En arrivant, j’ai eu droit à une bonne nouvelle, enfin surtout une bonne nouvelle pour les photographes : il y a un crash barrière. Sauf que la mauvaise nouvelle qui a suivi directement c’est que BLACKIE ne veut pas qu’on y soient !

BLACKIE LAWLESS – WASP

Bon 21h, ça commence enfin. La projection du début du film « The Crimson idol » sur trois écrans géants annonce l’arrivée du groupe qui ouvre sur « The Titanic Overture ». Le film va d’ailleurs être projeté en intégralité. Plus ça va, plus je suis content, moi. La lumière est presque absente et en plus BLACKIE LAWLESS se place juste dans l’axe d’un beau spot rouge dirigé sur sa tête. Et badge sur le perfecto, on a trois morceaux pour faire des photos comme on peut… au milieu de la foule ! Mais là, je m’égare.

Musicalement, ben on savait. C’est un special anniversaire de « The Crimson Idol » donc on va avoir droit à l’intégralité de l’album. Et donc évidement, comme toujours dans ces cas-là, il y a des morceaux qu’on aime et d’autres qu’on aime moins. Mais bon, je ne vais pas jouer les vierges effarouchées, j’étais prévenu.

Il faut bien dire que ce n’est pas l’album qui bouge le plus de WASP et du coup, il y a des moments un peu longs. Non chérie, pas mou du genou ! WASP nous fait une interprétation très détachée, BLACKIE est pas mal en retrait et il ne communique pas du tout avec le public. Mais bon ça peut être comme ça quand c’est un context album… Et puis, les autres musiciens en revanche bougent bien !

Sinon le son est bon, très bon. Comment ça trop bon ? Ce n’est pas moi qui le dis mais les mauvaises langues à côté de moi qui se déchaînent. En même temps, comment ne pas se rendre compte que la voix est superbe… et qu’il n’y a aucun défaut. Le public qui, comme moi, a non pas un certain age mais un âge certain (c’est vrai qu’on n’est pas embêtés par les jeunes qui sautent partout) apprécient de les revoir en live. Toute cette partie du show est bien rodée, trop bien rodée même car du coup, il manque, pour ma part, un peu de folie. 

BLACKIE LAWLESS – WASP

Bon, c’est le moment de vérité, les rappels. Alors là, on va voir si on a été gentils et s’ils sont de bonne humeur. Donc en clair, est-ce qu’ on va avoir trois morceaux ou quatre ? Allez, changement total de décor, lumières vives, ça booste.  Sur les écrans géants, ce sont maintenant des images d’archives du groupe qui sont projetées. On va bien avoir droit à quatre morceaux : « L.O.V.E. Machine », « Wild child « , « Golgotha » et bien-sûr « I wanna be somebody »Et là, c’est de la folie douce dans le public, ça chante, ça hurle (oui chérie, moi le premier !) et BLACKIE communique enfin avec le public. C’est le moment que j’apprécie le plus de ce concert. J’aurais bien aimé qu’ils fassent un spécial premier et deuxième album, moi ! Bref, on termine en apothéose.

C’est fini. Je vais faire un tour devant le merchandising mais vu le prix des choses vendues, je vais renoncer… comme je vais renoncer à essayer de rencontrer BLACKIE LAWLESS, d’ailleurs.

Je dis au revoir aux copains que ce concert laisse très partagés – cinquante pour cent sont très heureux et cinquante pour cent sont très déçus. On s’interroge mutuellement pour savoir sur quel concert on va se revoir prochainement et on est tous d’accord : au rythme où s’enchaînent les dates en ce moment, ça risque d’être très bientôt !

Un grand merci bien-sûr à MEDIATONE pour avoir quand même pris le risque de faire jouer WASP.

Comment chérie ? Tu voulais voir, tu as vu et on ne t’y reprendra plus ? Bah, la vérité… on fait parfois avec et parfois sans !

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  • 7 novembre 2017

HELL IN THE CLUB, quand les italiens sleazent ! : Interview Vidéo – 27 octobre 2017

HELL IN THE CLUB

 

Les HELL IN THE CLUB ont fait la route depuis l’Italie pour venir nous voir et comme vous le savez dès que j’ai la possibilité de faire une interview, je saute dessus !

Là, en plus, je pouvais encore moins résister vu que j’adore HELL IN THE CLUB et que j’avais un renfort pour la traduction !

J’ai réussi à soustraire DAVE, le chanteur du groupe, de ses fans et c’est donc une interview de lui seul que je vous propose, les autres membres du groupe ayant eux-aussi été pris d’assaut par les fans à la fin du concert.

Un grand merci à PACO HELLFIRE pour son aide !

Interview réalisée le 27/10/2017 au Réservoir de Belley