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NICK OLIVERI

 

  • Tu n’as pas chaud, chérie ?
  • Ah si, il fait vraiment trop chaud !
  • Heu… tu ne crois pas qu’il ferait meilleur à Chambéry ?
  • Ben si évidement ! Mais tu veux y faire quoi au juste…
  • Ben, t’aurais pas envie d’aller au Brin de Zinc, par hasard, toi ?Heu… C’est une idée comme ça… Parce qu’il fait meilleur là-bas et que ça fait un bail qu’on n’y est pas allés… Et qu’en plus, il y a NICK OLIVERI qui y passe !
  • NICK quoi ?
  • NICK OLIVERI… KYUSS… QUEENS OF THE STONE AGE… le fou furieux ! 

Et voilà comment on se retrouve devant le BDZ, yes !! Même moi, je suis étonné par le monde qui attend devant la salle un dimanche ! Etonné aussi par le manque de têtes connues pour cet événement. Quand un copain me demande si Steve*74 vient, je lui répond que l’acoustique et Steve ça fait deux. Oups, j’avais peut-être oublié un petit détail, c’est de préciser à ma femme aussi que c’était en acoustique !

Sauvé par le gong ou plutôt en l’occurrence par NICK OLIVERI qui est dehors et qui vient papoter avec moi. Ca c’est méga cool de faire connaissance avec lui !

Je ne vois le temps passé que quand on vient le chercher pour qu’il monte sur scène. Tout seul avec sa guitare. Heu ça aussi, je ne l’avais pas forcément précisé. Mais avec lui un simple show acoustique, c’est forcément du death acoustique car comment décrire autrement ce à quoi on a droit ? Il est tout bonnement hallucinant !!

Sa performance est époustouflante. Il est comme possédé et chaque morceau, il le vit intensément.

NICK OLIVERI

Après je ne reconnais pas tous les morceaux qu’il interprète mais il pioche dans tout son énorme répertoire. Une grande partie du public – dont certains sont venus de très très loin pour cette date – reprend les refrains avec lui. Il y a une mega ambiance dans un BDZ bien fourni. Et même quand certains dépassent les limites de la bienséance en montant sur scène et en le perturbant pendant son morceau, il reste zen et cool… Plus qu’une partie du public qui en ferait bien de la chair à pâté ! Mais il en faudrait plus que cet intermède pour perturber NICK OLIVERI. 

Moi, je suis impressionné par son énergie, ses expressions de visage, ses changements de voix. C’est vraiment une grosse baffe. Et en plus, je n’ose imaginer ce que ça pourrait donner en version électrique avec un band avec lui.

Bon, il a été assez calme aujourd’hui, il n’a pas terminé naked… au grand désarroi des copines présentes ! Eh oui, ça lui arrive, il a des tendances naturistes, le monsieur !  

Allez, comme je le dis souvent, tout a une fin sauf la banane qui en a deux. On sort prendre l’air, papoter avec les potes, échanger nos impressions entre ceux qui ont adoré et ceux qui ont adoré les deux premiers morceaux. Mais le sentiment général est que c’était un show vraiment intense, à ne pas louper. Ce mec est, dans le bon sens du terme, carrément barge.

Et bien-sûr après le concert, il se plie au jeu des photos et des autographes. C’est impressionnant de voir le contraste entre le personnage sur scène et en off. Il est adorable et dégage l’impression qu’il est quelqu’un de foncièrement bon. En espérant que je puisse enfin le voir avec une de ses formations en électrique. Sur Lyon, ce serait vraiment top ! 

Allez, le temps de prendre congé de THOMAS, le gérant du Brin de Zinc, qui me dit de revenir le 10 août pour le concert de NASHVILLE PUSSY. Malheureusement, ce ne sera pas jouable pour moi mais W.T.R.* sera bien-sûr présent. Tu peux y aller Steve, ce n’est pas en acoustique, lol !!

NICK OLIVERI

 

FRED CHAPELLIER + THE SPRING FOLK ORCHESTRA : Live Report @ le Brin de Zinc de Barberaz (73) – 28 avril 2018

FRED CHAPELLIER @ LE BRIN DE ZINC

Report Steve*74

La vie est parfois bizarre pour ne pas dire surprenante. Je m’explique : dans notre beau pays, il n’y a jamais ou très peu de concerts blues et ce soir avec une coïncidence exceptionnelle il y a deux concerts le même jour dans deux endroits différents. Si j’avais été mexicain j’aurais pu dire « Aie, Aie, Caramba !! » mais comme je suis français, je ferai plutôt référence à un illustre écrivain français en disant seulement « c’est un choix cornélien ». Après mûre réflexion, j’opte pour le Brin de Zinc où se produit FRED CHAPELLIER.

Je pars tôt car ce soir, une fois n’est pas coutume, la salle affiche complet et si je veux être bien placé pour les photos, je ne dois pas arriver en retard comme certains…

Après un trajet sans histoire me voici dans la place et relativement bien placé sur le côté de la scène. En attendant le début du show, j’ai du temps et je peux observer les autres spectateurs. La moyenne d’âge est nettement plus élevée que d’habitude. Contrairement aux concerts plus métal, les jeunes ne sont pas venus découvrir les racines et les origines de la musique rock, c’est dommage.

THE SPRING FOLK ORCHESTRA @ LE BRIN DE ZINC

Pour nous mettre dans l’ambiance voici venu les locaux de THE SPRING FOLK ORCHESTRA ou les TSFO pour faire plus simple. Le quatuor est composé de trois vaillants garçons et d’une jeune demoiselle derrière la batterie.

Ils revendiquent un folk bluegrass mâtiné de rock ‘n’roll comme influences. Après un EP, ils viennent de sortir un premier opus intitulé « Indian summer ». Ce soir ils vont défendre et promouvoir en live de la plus belle des façons leurs compositions.

Leur musique est un mélange d’acoustique (guitare et basse) et d’électrique avec l’apport primordial d’un deuxième guitariste électrique, lui. Il manie aussi bien une Telecaster Fender qu’une Lap Steel guitare, comme un JEFF HEALEY pouvait le faire. Je dirais heureusement qu’il est là ce brave homme car c’est vraiment lui qui illumine les morceaux.

C’est agréable à écouter, c’est calme, leur musique apaise les esprits nerveux avec ce folk rock semi-acoustique. Leur musique fait principalement référence à la côte ouest américaine. Cool est le maître mot qui vient tout de suite à l’esprit. Du coup, il règne une atmosphère détendue et les spectateurs apprécient le groupe.

THE SPRING FOLK ORCHESTRA @ LE BRIN DE ZINC

C’est l’entracte et là encore je suis indécis. Dois-je quitter le devant de la scène pour aller m’hydrater, sortir pour humer un air plus frais ou dois-je rester devant pour éviter de perdre ma place ? Ce qui va inévitablement se passer lors du début de FRED CHAPELLIER si je bouge.

Fidèle petit soldat, je décide de ne pas bouger. Pour bonne conduite et conscience professionnelle, il faudra que je demande une augmentation pour service rendu au webzine !! 

FRED CHAPELLIER @ LE BRIN DE ZINC

Blague mise à part, il fait très chaud ce soir et ce n’est pas la prestation de FRED CHAPELLIER qui va faire baisser la température ambiante.

Avant de commencer à jouer, FRED prend le micro et nous annonce le déroulement du concert. Ce soir, c’est un peu particulier car il ne va jouer que des morceaux de FLEETWOOD MAC. Oui, le groupe que tout le monde connait ou a connu avec l’album « Rumors » en 1975. Ici FRED veut rendre hommage à PETER GREEN, l’un des pères fondateurs du british blues en Angleterre avec JOHN MAYALL.

Bien avant le succès et l’explosion du groupe avec ses tubes, PETER GREEN régnait en maître sur la formation. Epaulé par deux autres guitaristes, JEREMY SPENCER et DANNY KIRWAN, il distillait un blues, blues-rock de haute qualité reconnu par tout le milieu musical. Aujourd’hui encore, il demeure un exemple respecté et une source d’inspiration. FRED, ce soir, va nous interpréter des morceaux de cette période, c’est-à-dire en gros entre 1966 à 1970.

Ensuite, il nous présente rapidement les musiciens qui vont l’accompagner ce soir sur scène avant de débuter le concert par « If you be my babe ». Et tout de suite ça le fait, dès le premier titre une atmosphère feutrée et parfois intimiste s’installe sur un Brin de Zinc conquis, pour ne plus la quitter jusqu’à la fin.

Il faut préciser ici que les musiciens qui l’accompagnent sont eux aussi des références dans le milieu du blues français. A la deuxième guitare, PATRICK BALDRAN qui a longtemps sévi dans le REVEREND BLUES GANG, à la batterie GUILLAUME DESTARAC, batteur actuel de NICO WAYNE TOUSSAINT et enfin à la basse CHRISTOPHE GARREAU qui a été le bassiste de PAUL PERSONNE pendant plus de dix ans.

C’est un réel plaisir de réentendre tous ces standards du blues revisités par FRED. Sa guitare émet des notes qui font frémir d’aise les spectateurs. Le feeling est là, présent à chaque instant, à chaque note. Personnellement, je préfère l’entendre dans ce registre plutôt qu’en accompagnateur de luxe des VIEILLES CANAILLES en juin dernier.

AHMED MOUICI – FRED CHAPELLIER @ LE BRIN DE ZINC

Pour donner encore plus de convivialité à la setlist, il invite sur scène AHMED MOUICI pour chanter avec lui trois titres endiablés dont une sublime version de « Like it this way ». Pour être franc avec vous, ce nom ne me dit rien du tout. Rentré chez moi, je me renseigne sur le bonhomme et apprends que ce n’est pas un inconnu. Il a fait partie du groupe POW WOW, a joué aussi dans la comédie musicale « Les 10 commandements » et il est parallèlement coach vocal. Pas très rock tout ça mais cet homme chante hyper bien et sa prestation est appréciée par tout le monde.

Après cet intermède, FRED nous dévoile les dessous d’un morceau devenu mythique, « Black magic woman ». Oui, le fameux titre popularisé par SANTANA depuis plus de quarante  ans, est en fait une composition de PETER GREEN. C’est homme, je vous le dis, est un vrai génie dans son genre, un précurseur !

Autour de moi tout le monde est en sueur, il fait toujours aussi chaud et l’ambiance est survoltée, surtout quand FRED descend de scène pour aller se promener guitare en main parmi les spectateurs.

Un autre morceau incontournable « Albatross » termine en finesse et en beauté un show puissant en émotion. FRED est définitivement l’un des meilleurs guitaristes blues de France. Vivement une prochaine tournée avec des morceaux à lui cette fois-ci !

Merci au Brin de Zinc pour ces soirées blues trop rares au pays de la variété et du rap !!

FRED CHAPELLIER @ LE BRIN DE ZINC

MAIDAVALE : Live Report @ le Brin de Zinc de Barberaz (73) – 16 février 2018

MAIDAVALE @ le Brinc de Zinc – 16 février 2018

Report by SEB 747

Les semaines s’écoulent et ont tendance à se ressembler. Déjà plus de la moitié du mois de février est passé et le temps file aussi vite qu’une lettre à la Poste. Qui a dit lentement ?

La neige est dans les montagnes, la pluie dans les plaines, le temps est maussade et prévu tout pourri jusqu’en fin de semaine. Enfin bref, pas de quoi avoir la banane. Ou peut-être que si, étant donné que des suédoises de MAIDAVALE passent au Brin de Zinc ce soir. Alors, go fast comme dirait VULCAIN, et direction Barberaz pour un nouveau concert !

La neige annoncée pour la fin de semaine ne s’est pas manifestée, et le temps apocalyptique attendu n’est pas venu. D’un côté, vu ce que je m’apprête à aller voir, l’apocalypse n’est pas vraiment faite pour ce style musical. Arrivé sur place, il y a moins de monde que la semaine précédente. Pour trouver où se garer, c’est assez simple. Ouf, vu qu’ils ont tendance à commencer à l’heure au BDZ et que je suis juste dans les temps, cela tombe bien !

Mais au fait, MAIDAVALE, c’est quoi MAIDAVALE ? A part bien-sûr le nom d’un quartier du centre de Londres. Venues de Fårösund, une petite localité de 800 habitants se situant au nord de l’île de Gotland dans la mer Baltique, MAIDAVALE c’est quatre suédoises qui jouent dans un style musical qui s’étend du début des années 60’s à la fin des années 70’s. Mais le tout avec un son moderne du blues d’origine. J’ai hâte de voir ça !

Le temps de rentrer dans la salle, le constat est le suivant : il y a beaucoup de monde. C’est tout de même respirable ce qui est une bonne chose, contrairement à samedi dernier. Pas de première partie ce soir, ce qui permet de prendre le temps de papoter entre copains et copines. Ah, mais c’est bien beau de passer du temps à discuter, seulement nous encombrons le devant de la scène et nos copines suédoises ne peuvent pas y accéder. Oups, désolés.

MAIDAVALE @ le Brinc de Zinc – 16 février 2018

Passé ce petit inconvénient, les filles, humbles et discrètes au possible, s’installent sur le parterre du Brin de Zinc. Une grande batteuse brune qui va se cacher derrière ses fûts, une petite guitariste blonde, une grande bassiste rousse, toutes les couleurs de cheveux sont présentes. Tiens, ils n’ont pas de chanteuse ? Ah si, une brune (encore) de petite taille, cheveux de jais descendant au-dessus des épaules et habillée tout en noir qui se positionne dos au public. Je n’avais pas fait attention. Il faut préciser, qu’il y a peu de lumières ce soir. Alors, tout de noir vêtue et sans éclairage, difficile de la voir. Lol.

Les MAIDAVALE font leurs derniers réglages et c’est parti. Dès les premières notes de « Walk In Silence », la magie opère et nous voilà projetés corps et âme dans leur univers.

Le vrombissement de la guitare, tel un bourdon qui cherche à sortir d’une maison par une fenêtre fermée, la rythmique hypnotique basse/batterie combinées, tout cet enchevêtrement musical fait des malheurs. Je dodeline de la tête, je sens un gros trip me prendre au cerveau, la fumée qui sort de la machine à fog me fait partir dans des contrées lointaines…

Wahou, j’ai l’impression d’être à Woodstock en plein mois d’août 1969. Et c’est Janis JOPLIN qui joue sur scène. Génial ! Bon, j’étais beaucoup trop jeune pour être sur place, du coup la réalité me fait redescendre sur terre, et je me réveille devant nos suédoises qui jouent devant moi. Remarque, c’est franchement excellent !

MATILDA ROTH, chanteuse aux pieds nus, habillée tel une sorcière toute droit sortie d’un conte de Grimm, nous prend totalement au dépourvu. Elle vit ses paroles et danse pendant qu’elle ne chante pas, des chorégraphies dignes des années 60. Lorsqu’elle ne hurle pas des cris stridents loin de son micro. C’est complètement démentiel ! Elle a une voix d’une justesse insolente.

Le seul problème, c’est que vue la bougeotte dont elle fait preuve, il est difficile de faire une bonne photo. Lol. En plus, la machine à fog qui m’a fait délirer tout à l’heure, refait son apparition. Cela renforce le côté immatériel des morceaux mais nous empêche d’admirer correctement la prestation des musiciennes. Note pour moi-même : OK, il faudra que j’examine ce qui sort de cette machine. Mdr.

Le groupe capture rapidement son public avec son ambiance lourde et psychédélique pendant que les rythmiques roboratives de la première partie du set – légèrement déstabilisante mais convenant parfaitement au style pratiqué par ces quatre musiciennes – déboîte un public qui reste béat d’admiration. Par certains moments, le groupe me fait penser à LED ZEPPELIN. Au féminin, bien-sûr ! La solide section rythmique composée de la belle rousse, LINN JOHANNESSON à la basse, et de la non moins élégante JOHANNA  HANSSON derrière sa batterie, laisse beaucoup de place à la remarquable SOFIA STRÖM et sa guitare teintée blues.

L’ajout du chant puissant et charismatique de MATILDA, ses danses, ce son hypnotique et psychédélique, font de MAIDAVALE un groupe détonnant. On en prend plein les yeux et les oreilles.

SOFIA nous hypnotise avec ses riffs tout droit sortis de nulle part, jouant régulièrement de ses pédales de distorsions comme un gamin avec son nouveau jouet. Elle impressionne autant que MATILDA qui nous embarque avec sa voix teintée de spleen, ses envolées agressives et ses danses dans la plus pure tradition de la scène rock beatnik. Quand je vous disais que j’étais parti à Woodstock ! La frappe puissante de JOHANNA remue plus d’un quidam. LINN, très discrète sur le côté droit de la scène, fait sortir des infrasons de sa basse sous les coups répétés de JOHANNA.

Le souffle et l’énergie des suédoises ne se perd à aucun moment. Le groupe maîtrise parfaitement le style malgré une timidité éthérée apparente. MATILDA alterne parfois entre le micro, les maracas et les périodes de transe lors des phases instrumentales. Tout le monde semble heureux et content de leur prestation.. Bref, le quatuor suédois envoûte toute la salle !

Les MAIDAVALE quittent la scène mais, comme tout le Brin de Zinc en veut encore, elles remontent sur les planches pour nous jouer un dernier titre non noté sur la set list : « The Greatest Story Ever Told ». Ce morceau vous prend aux tripes et ne vous lâche plus, comme quasiment tous les titres joués ce soir. Il n’y a pas de gros riffs qui tuent ou de shreddeur fou, mais du spleen qui vous remue les viscères et vous ramollit le cerveau. Trop fort ces filles !

La vague revival 70’s ne semble pas s’estomper avec nos nouvelles copines suédoises. Elles perpétuent le style comme il se doit et enchaîneront probablement dates, tournées et bonnes impressions pour les aficionados du style.

Merci au Brin de Zinc et sa programmation toujours variée qui nous fait découvrir des groupes dont nous aurions à peine soupçonner l’existence.

MAIDAVALE @ le Brinc de Zinc – 16 février 2018

GALDERIA + TORII : Live Report @ le Brin de Zinc de Barberaz (73) – 10 février 2018

GALDERIA @ le Brin de Zinc – 10 février 2018

Report by SEB 747

– Hey ! Tu fais quoi ce samedi soir ?
– A quatre jours de la Saint-Valentin, euh… je cherche un présent pour ma dulcinée ?
– Eh non, tu vas au concert de GALDERIA au Brin de Zinc !
– Ah bon ?
– Ben oui, il y a deux groupes de plus qui se sont greffés sur l‘affiche initiale. Faut pas rater ça !

Alors OK. La recherche du cadeau tu attendras, le concert tu iras (comme aurait dit Yoda).

Ce soir donc, direction Barberaz chez mes copains savoyards. La route, je la connais par cœur et la salle aussi. Donc c’est nickel ! J’embarque au passage mon compère Steve*74 et on the road again, again, selon un certain BERNARD L. Le trajet de nuit se fait sans soucis, la route nous est grande ouverte. Pas de bouchons ou quoi que ce soit pour perturber notre trajet. Que demande le peuple ? Un bon concert serait une bonne idée.

Euh, c’est moi ou il y a beaucoup de monde ? Ouah, c’est bien la première fois que j’ai du mal à trouver de la place pour me garer ! Ça s’annonce bien. C’est chouette pour l’orga. A peine rentré dans la salle, je vois à quel point, elle est blindée. Il y a déjà beaucoup de monde à l’intérieur. Alors ni une ni deux, je me fais tout petit et me place idéalement devant la scène.

HARRENHAL @ le Brin de Zinc – 10 février 2018

Quand les concerts débutent à l’heure, pas besoin d’attendre bien longtemps avant que les musiciens d’HARRENHAL, montent sur scène. Première constatation, ce n’est pas exactement un groupe de petits jeunes. FRED, le chanteur, à un super look : lunettes noires sur le nez (décidément c’est à la mode !), bandeau noir recouvrant la tête, veste zippée qui descend sur les hanches… ça s’annonce pas mal. Après une courte intro où le groupe est dos au public, c’est « Welcome to my life » qui résonne dans le Brin de Zinc.

Mais au fait, HARRENHAL, ça ne serait pas le nom d’un des châteaux de la série « Game Of Thrones » ? Bingo, j’ai gagné ! Dès le second morceau « Khalessi », je sais à quoi nous allons avoir droit. Le thème des chansons est basé sur la série TV. C’est assez original comme idée. Perso, je trouve ça bien. Enfin, surtout parce que j’aime bien le Trône de Fer. Mdr. FRED porte même un pendentif du dragon à trois têtes de la maison Targaryen. Plus fan, on ne fait pas.

Musicalement, les lyonnais se situent dans un registre hard 80 très influencé par IRON MAIDEN – le bassiste PAT ayant même une sangle au logo du groupe anglais. Les claviers de KRISTEEN sont bien présents dans la musique du groupe et amènent un côté attractif aux titres. C’est même surprenant sur la reprise de MAIDEN.

Sur scène, on sent que les lyonnais ont mangé du lion et qu’ils sont heureux de jouer pour nous ce soir. Les riffs du guitariste ERIC – lunettes noires lui aussi – sont bien rythmés et les titres qui s’enchaînent les uns derrière les autres sont bien exécutés. Le batteur (le deuxième FRED du groupe) n’est pas en reste non plus ; ses frappes sont rapides et puissantes. D’ailleurs sur « Night Walkers », on sent une petite influence motorheadienne qui détonne un peu par rapport au reste des titres.

L’autre FRED, chanteur de son état, n’hésite pas à descendre de scène pour chanter vers une petite fille ou faire bouger le public. Et le public lui rend bien ses attentions car il participe avec enthousiasme.

Le groupe a un humour bien à lui et n’hésite pas à répondre aux sollicitations des spectateurs, notamment lorsqu’un fan réclame une chanson de CHANTAL GOYA et que, sans appréhension, le groupe en joue un extrait. « Moi aussi, j’aime bien CHANTAL GOYA – nous dit FRED – mais je la chantais surtout pour mes enfants ! ». Humour toujours, lorsque pour la chanson « Fire in The Sky », il nous montre le backdrop du groupe qu’ils n’ont pas pu afficher et se drape dedans… 

J’ai bien aimé la prestation d’HARRENHAL même si, je dois l’avouer, j’ai eu un peu de mal avec le timbre du fantasque chanteur. Qu’à cela ne tienne, HARRENHAL, au bout d’une bonne heure (temps généreux pour une première partie), a fait le job. Ils ont chauffé le Brin de Zinc qui vue la température extérieure n’en demandait pas beaucoup plus.

TORII @ le Brin de Zinc – 10 février 2018

Place maintenant à TORII. Le groupe – ça se ressent dans la salle – a des fans. Il faut préciser aussi qu’ils sont du coin ! 

Évoluant dans un registre rock, le groupe chambérien chante dans la langue de Molière. Malheureusement pour moi, c’est un peu trop pop. Il y a quelque chose qui me dérange dans la façon dont sonnent les titres et je n’arrive pas à trouver d’où cela peut bien venir. Peut-être est-ce dû au refrain de « Toriide Express » et son « tchou tchou » qui me déstabilise. Quoiqu’il en soit, c’est bien joué, les deux gratteux sont bien en place, le chanteur sait mener son public, le bassiste et le batteur font une bonne rythmique mais, perso, il me manque ce petit côté niaque qui me ferait péter les cervicales. Du coup, je préfère laisser la place aux nombreux fans du groupe et aller écouter en fond de salle.

Le dernier titre « Barcelona », chanté en espagnol, la langue de CERVANTES, me fera revenir devant pour apprécier la fin du set. Vraisemblablement, pour moi, ils auraient dû chanter tout en espagnol, cela ne m’aurait pas fait fuir du devant de la scène. Mais ils ne sont pas venus jouer que pour moi. Sniff, je suis déçu. Mdr !

GALDERIA @ le Brin de Zinc – 10 février 2018

Après une autre heure de show, c’est à GALDERIA de défendre ses couleurs. Annoncé comme un groupe de heavy mélodique dans la veine des GAMMA RAY, HELLOWEEN, j’ai hâte de les découvrir… et ce d’autant plus que, avant ce soir, je ne connaissais le groupe que de nom.

Venus du sud de la France, ils sont ici pour promouvoir leur dernier opus, répondant au nom de « Return Of The Cosmic Men », sorti l’an passé. C’est SEB, le chanteur, qui est à l’origine du groupe en 2006 choisissant de nommer son projet GALDERIA, le royaume universel.

Dès l’entame de « Shining Unity », la solide expérience scénique que le groupe s’est forgé au fil des concerts est palpable. SEB possède un super timbre de voix et une présence scénique super cool. Il est là pour nous montrer que c’est lui le patron de la scène. Il l’arpente avec bonheur et bonne humeur. BOB le bassiste est aussi présent que son chanteur et son jeu à la fois heavy et groovy fait mouche à chaque intervention. TOM, à la guitare lead, est un riffeur de première. Il est relativement discret, mais décoche des riffs qui font mal et il a en plus, une sacrée voix. JC à la batterie frappe ses fûts comme un dément et JULIEN derrière les claviers – grand malheureux de la soirée parce que personne ne le prend en photos – complète le line-up.

Le heavy metal cosmique de GALDERIA allie puissance, mélodie et efficacité. C’est géant. Moi qui m’attendais à un truc un peu plus énervé, je suis vite conquis. Les morceaux sont super accrocheurs, mélodiques à souhait sans tomber dans la mièvrerie. Je sens que je vais vite devenir un galderien et prêcher l’appel du royaume universel de GALDERIA. Lol !

Les musiciens s’amusent sur scène. Le plaisir qu’ils ressentent à nous interpréter leurs morceaux déborde dans le public comme une déferlante qui arrache tout sur son passage. TOM et BOB sont aussi de bons vocalistes et prennent souvent part aux vocaux. Tous les titres sont joués en duo, voire en trio et donnent une chaleur toute personnelle aux morceaux.

Chaque musicien est capable de prendre la place de l‘autre. BOB en premier d’ailleurs puisqu’il chantera en lead, SEB le remplaçant à la basse, durant « Blue Aura ». Sa voix chaude est bien ancrée dans le monde de GALDERIA et surtout, il n’hésite pas à faire le frontman. Un peu surprenant pour un bassiste qui, très souvent, est relégué en fond de scène.

TOM sait aussi nous séduire par ses cordes vocales. JULIEN n’est pas non plus relégué au rang de figurant et en plus, il possède un humour tout particulier. Il hurle dans son micro «Booonnsssooooooiiiirrrrrr Chambééééééérrrrrrrrrrryyyyyy !!!» avec un accent que l’on croirait sortit de la bouche d’un américain parlant en français. Ça fait bien marrer la salle. Surtout lorsque son accent marseillais reprend le dessus. D’ailleurs, lui aussi aura droit à son morceau chanté en partie en lead : « Call Of The World 2.0 ».

GALDERIA @ le Brin de Zinc – 10 février 2018

JC a lui aussi son heure de gloire lorsque qu’il donne à une copine les clés de sa voiture qui gêne une sortie d’entreprise dehors !! Cette anecdote complètement hors sujet musicalement se déroule, comme toute cette soirée, dans la bonne humeur. Lol

On passe un excellent moment, mais tout début ayant une fin, il est temps pour GALDERIA de finir son show. Et c’est sur « Far Space » qu’ils terminent ce set… Ou pas. Les spectateurs du BDZ ne l’entendent pas de cette oreille et en redemande. « Vous en voulez encore une ? » demande SEB. « Mais on n’en a plus !! » rajoute-t-il.
Comme le public ne veut pas les laisser partir, ils nous rejouent « High Up In the Air », un titre de leur set list déjà interprété.

Enfin la fin, vous dites-vous. Eh bien non, comme les fans en redemandent encore, GALDERIA recommence un autre morceau. Pour ce dernier titre, JC déserte sa batterie et c’est BOB qui s’installe derrière. C’est de la folie pure ! JC remonte sur scène pour prendre la basse laissée en suspens. Il est un peu moins doué que ses camarades mais le fun est bien présent. Ce set n’est pas près de finir ! A ce rythme, nous ne sommes pas prêts de rentrer, et eux non plus. Mdr.

Malgré les réclamations de certains spectateurs encore un peu chauds, GALDERIA quitte enfin la scène. SEB se rend directement au stand de merchandising pour saluer ses nouveaux fans et promouvoir l’Esprit Universel qui éclaire les chemins obscurs de ce monde. En bref, un groupe simple, comme on l’aime.

Un grand merci à Paco pour cette atypique soirée et pour m’avoir fait découvrir GALDERIA !