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KILLING JOKE

Report by SEB 747

Ce soir, c’est en direction de l’Usine de Genève que je décide de me rendre. Cela fait un petit bout de temps que j’entends parler de cette date et que je me fais misère pour m’y rendre. Et ce, d’autant plus que le style musical de KILLING JOKE, qu’on ne présente plus qu’aux moins de vingt ans (voir de trente) n’est pas forcément du goût de notre rédac’ chef, ni de mon pote Steve 74*.

Qu’à cela ne tienne, ayant survécu au concert des FU MANCHU dans cette même salle, ça ne me fait pas peur ! Et puis, ce groupe britannique formé en 1979, étant reconnu comme l’une des formations les plus importantes de la période post-punk/new wave/goth de la fin 70’s et du début 80’s, je me dis que c’est un concert à faire.

Quand on sait qu’en plus que KILLING JOKE a fortement influencé des groupes comme NIRVANA, METALLICA, MINISTRY… et que ces même groupes ont tous mentionné, un jour, être redevables à ce groupe mythique, je ne peux qu’adhérer à une alliance aussi influente et importante pour le métal et le rock !

Dans leurs bagages, ils ont emmené deux groupes qui me sont totalement inconnus : SOBAKI TABAKA et DEATH VALLEY HIGH.

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SOBAKI TABAKA

SOBAKI TABAKA, un groupe russe, commence le premier et je me pose tout de suite une question : dans quel monde suis-je tombé ? Déjà une atmosphère très sombre au niveau des lights, basée essentiellement sur du rouge. Pour les photos, ça va être coton ! Ensuite, les musiciens ne sont quasiment pas éclairés. Et enfin, il y a la fumée qui est de retour. C’est pourtant pas Halloween ?

Le show commence. Le chanteur possède deux micros, « c’est au cas où l’un ne fonctionnerait pas ?» me demande hilare un copain. Euh, non, à priori c’est pour chanter dans les deux.

On est dans un registre très métal industriel et l’atmosphère est plus que lourde, renforcée par ces jeux de lumières parfois stroboscopiques. Les musiciens sont habités par leur musique sur fond psychédélique et je dois dire que cela me fascine… même si je n’adhère pas.

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SOBAKI TABAKA

Quel chanteur complètement ivre de la musique qu’il interprète ! Et quand il pousse des hurlements, on s’inquiète de son état mental, mais ça fait corps avec la musique du groupe. Il est à fond dedans et cela se ressent. Il utilise même un mégaphone pour interpréter certains titres et il me donne l’impression d’être tout droit sorti d’un hôpital psychiatrique tellement il est hanté par ses chansons. Je reste sans voix devant un tel show d’une telle lourdeur oppressante.

Le guitariste est agressif sur son engin, et le bassiste donne le ton aux morceaux. A mon avis, il est accordé très bas et cela rajoute de la pesanteur à l’atmosphère des titres.

Cependant, plus le set avance, plus leur musique devient angoissante et je commence à trouver cela un peu trop difficile à apprécier pour moi. Je préfère m’éclipser, laissant la place aux spectateurs tous autant fascinés par cette interprétation complètement barrée et maîtrisée. Même si ce n’est pas spécialement mon genre, la prestation toute en force a séduit une partie du public.

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DEATH VALLEY HIGH

Après une heure de show intense, non pas au niveau physique mais plutôt psychologique, c’est au groupe suivant DEATH VALLEY HIGH de faire son apparition.

Encore un groupe inconnu pour moi. Les DVH joue dans un registre plus ou moins gothique industriel, et ils appellent ça de la doom pop.
Pionniers de ce genre musical, ils sont là pour botter des arrière-trains et faire remuer un public encore tout abasourdi par la prestation des russes. Ils ont déjà 3 albums et viennent promouvoir leur dernier album “CVLT [AS FVK]” qui vient tout juste de sortir.

Tiens, il me semble que le public féminin est plus nombreux devant la scène. C’est bizarre ça. Ah OK, je comprends dès que le groupe monte sur scène ! Déjà, ils viennent de San Francisco et en plus d’être mignons, ils sont jeunes. Ça explique beaucoup de choses…

Le groupe sur scène ça déménage ! Ils sont bourrés d’énergie mais c’est beaucoup plus mélodique et moins psyché que les russes d’avant. On a un petit blondinet de guitariste qui nous sort des solos d’on ne sait où, un chanteur parfois guitariste qui, coiffé à l’iroquoise, hurle son désespoir dans son micro comme si ça vie en dépendait, un bassiste qui a un son brut de décoffrage et un batteur fou qui donne l’impression de posséder une multitude de bras, tellement il joue vite avec ses toms et ses cymbales ! Voilà en quoi pourrait se résumer DEATH VALLEY HIGH.

Mais c’est raccourcir un show qui a su en scotcher plus d’un. En effet, les titres qui s’enchaînent les uns derrière les autres sont empreints d’une litanie qui dépote. Très goth dans l’ensemble, il y a des airs de NINE INCH NAIL et de MARYLIN MANSON dedans. Le groupe nous propulse directement dans une atmosphère pressante, torride même, où une voix déchirée nous balance toute sa douleur et sa peine.

Ika OSBURN, le chanteur guitariste à un chant ultra-pop aux refrains légèrement hurlés. C’est impressionnant de volonté et de puissance ! On se surprend à fredonner les chansons quand le côté mélodique reprend le dessus.

La musique du groupe passe à la vitesse grand V – et pourtant nous sommes en Suisse ! Et c’est sur le titre “Death Valley High” scandé par un public aux taquets poussé par les encouragements de Ika que ce termine ce set. Quelle prestation ! Les murs de l’Usine en frémissent encore.

Les lumières se rallument après un show fort intéressant de maîtrise et d’énergie. Les DVH ont su mettre le feu sans oublier de nous caresser dans le sens du poil avec leurs rythmiques entraînantes et leur sens de la mélodie. Une très bonne surprise pour moi qui m’attendait plutôt à un truc beaucoup plus bourrin. Un groupe à suivre si le côté « core » ne vous fait pas peur.

Il est déjà 23h30 passé lorsque le groupe quitte la scène, et les KILLING JOKE ne sont pas encore là. On n’est pas près de retrouver nos pénates, nous !!

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KILLING JOKE

Minuit, l’heure de la farce qui tue (KILLING JOKE) ! Enfin, le groupe tant attendu arpente la scène. La foule s’est massivement planté devant et moi, ben je me suis mis derrière. Je me souviens de l’ambiance lors du concert des FU MANCHU au même endroit et je n’ai pas trop envie d’aller me frotter aux futurs pogoteurs et autres slameurs. Mdr.

C’est le clavier et le plus jeune du groupe, qui d’ailleurs ne ressemble pas vraiment à Reza UHDIN – qui officie dans le groupe depuis 2005 – qui arpente la scène le premier. J’ai eu beau chercher, je n’ai pas su trouver qui il était. En tout cas, il est suivi de près par Martin « Youth » GLOVER et son pancho improbable, le bassiste d’origine revenu dans les rangs depuis 2008 après la mort tragique de Paul RAVEN (l’ancien bassiste, vous l’aurez compris !). Kevin « Geordie » WALKER, le guitariste présent depuis le début, récupère sa guitare des mains de son roadie et entame les premières notes de “The Hum”, une musique post-punk indus qui nous fait entrer dans un univers complètement barré, voire tribal.

Jaz COLEMAN, chanteur et leader historique du groupe, monte sur scène et l’on découvre le géant néo-zélandais (il s’est retiré en quasi-autarcie au fin fond du pays et y a obtenu sa nationalisation) en petite forme. « Je suis très, très, malade », nous annonce-t-il en français après avoir interprété le premier morceau. Vêtu d’un manteau noir très sombre qu’il ne quittera pas de tout le concert, il entame “Love Like Blood”. Et nous démontre qu’à 56 ans, même malade, il a encore la pêche ! Je me demande même ce que ce que ça aurait donné s’il n’avait pas été fatigué ! Il est, lui aussi habité par ses morceaux. Son interprétation fait peur. Il est inclassable, fascinant de sang-froid, il ensorcelle le public avec un savoir-faire hors-normes.

Les visions de cauchemar de KILLING JOKE passent à une vitesse impressionnante. Je ne reconnais pas tous les titres étant donné que je ne suis pas un die hard du groupe, mais ceux-ci sont interprétés avec un flegme typiquement britannique.

La guitare de Geordie tranche les morceaux comme un couteau dans du rosbif (anglais de préférence), la basse de Youth est énorme avec ses ronflements qu’on dirait tout droit sortis des déjections de la terre et la batterie tribale martelée avec conviction de Paul conjure une atmosphère très doom aux morceaux.

Pour des anciens (ils ont tous passé la cinquantaine), ils tiennent encore une forme impressionnante. Les tournées incessantes ces 35 dernières années ont marqué leurs visages mais pas leur musique. Ils ont toujours autant de puissance ! Non pas dans le son (ce ne sont pas des thrasheurs ou des death/black métalleux) mais plutôt dans l’interprétation, toujours aussi sombre et ténébreuse.

« Je considère KILLING JOKE comme un microcosme de l’humanité » a dit un jour Jaz. Je comprends donc mieux pourquoi il lève souvent les yeux au ciel. Peut-être cherche-t-il la solution au monde d’aujourd’hui ? Geordie, lui, a sans cesse les yeux rivés sur son chanteur, comme s’il s’inquiétait de son état de santé. En tout cas, Jaz a beau être malade, on ne le ressent aucunement… à part peut-être dans le timbre de voix, mais c’est à peine perceptible. Youth quant à lui, reste fidèle à lui-même, imperturbable, faisant résonner les infrabasses de son instrument sous les frappes de mule de son ami Paul.

« Peu importe d’où vous venez, peu importe qui vous êtes, vous êtes dans le meilleur endroit du monde » hurle dans son micro notre néo-zélandais.

C’est “European Super State”, titre de “Absolute Dissent” qui nous est révélé. Ah, enfin un titre que je reconnais ! Cool (lol). Faut dire aussi qu’on attaque dans le côté un peu plus métallique du groupe.

Le public est aux taquets, mais, à ma grande surprise, ne pogote pas beaucoup. L’heure tardive (qui n’arrange rien) et la pesanteur des morceaux assomment probablement une bonne partie des nombreux fans présents dans la salle.

Déjà une dizaine de titres d’interprétés et on n’est pas au bout de nos surprises. « Ce titre est dédié à tous les Hackers du monde » annonce Jaz dans son micro. Et c’est “I am the Virus”, tiré du dernier album “Pylon” qui sort des enceintes de l’Usine. Le public est surexcité par ce titre et voilà que ça headbangue de partout ! Mais toujours pas de pogos, la foule est trop compacte ! Mais c’est que ça me manquerait un peu… Nan, je rigole !

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KILLING JOKE

Connu pour sa forte opposition à la politique internationale des États-Unis, Jaz nous prononce ce discours : « Do you know USA ? », « Donald TRUMP ? », les sifflements et les huées sont de mise dans la salle. « Oh ok ! So FUCK AMERICA !!! », hurle-t-il plus du tout fatigué semble-t-il, en nous montrant le majeur de sa main bien tendu.

“Complications” suivi par “Unspeakable” sont joués l’un après l’autre. La foule est en transe, elle remue et secoue la tête dans tous les sens. Il y a le feu à l’Usine, c’est de la folie !

Deux autres titres sont interprétés, toujours avec autant d’intensité sous une mixture sonore écrasante, avant que les britanniques ne quittent la scène. Mais, sous la demande incessante de l’assistance, ils reviennent aussitôt pour un final apocalyptique ! Un véritable mur du son s’abat sur l’Usine. Les genevois sont remués dans tous les sens par ses interprétations uniques en leur genre qui amènent une étrange sensation de damnation primaire, bourrée de monotonie.

En 1982, Jaz était persuadé que la fin du monde allait arriver (il a même disparu pendant un temps). Pour moi, c’est ce soir qu’elle arrive, tellement les frappes de Paul résonnent dans la salle. Youth avec son typique flegme anglais fait résonner sa basse sous les grands coups de riffs assassins de Geordie et les litanies de Jaz. C’est mortel tellement c’est lourd ! On se croirait enfermés dans un endroit d’où l’on ne pourrait pas sortir. Je me surprends même à tenir les murs pour éviter qu’ils tombent tellement les résonances des instruments s’infiltrent dedans. C’est que l’Usine pourrait s’écrouler ! Lol.

Jaz est un frontman habité, sa façon de chanter avec une voix grave qui s’imprègne au fin fond de notre corps lui donne une grandeur supplémentaire.

“The Death and Resurrection Show”, suivi de “Pandemonium” finissent d’achever un public conquis. Quelle prestation des Britanniques après plus d’une heure vingt de show !! Quel concert, mes aïeux ! On en redemande !

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KILLING JOKE

Je suis vraiment content d’avoir vu Jaz COLEMAN et ses sbires au moins une fois dans ma vie ! Maintenant, je peux mourir tranquille. Houla ! voilà que je me mets à déprimer, moi. La musique des anglais m’a bien remué. Vite direction le merch’ où même des peintures de Jaz sont en vente. Bon, évidement, vu le coût élevé et mon budget rétréci, je fais vite le compte. Bah, je vais continuer à m’enfoncer dans ma morosité, c’est pas grave…

Bilan de ce soir

SOBAKI TABAKA, c’est pas trop ma came, mais c’est bien fait, et quel chanteur !

DEATH VALLEY HIGH, très bonne surprise pour un côté « core » qui pour une fois ne m’a pas fait fuir à l’autre bout de la salle.

KILLING JOKE ont toujours été et continuent d’être plus qu’un simple groupe, c’est une institution pour le métal en général.

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OOMPH

Avertissement : aucun chroniqueur de W.T.R.*LE WEBZINE DE TI-RICKOU n’a été menacé, forcé par un moyen ou un autre à se rendre à ce concert. Voilà, c’est fait ! Pourquoi cet avertissement ? Juste parce que nos fidèles et très nombreux lecteurs savent que le métal indus allemand, qui plus est chanté en allemand (d’accord pas tout le temps, mais même quelques fois ça compte !), ce n’est pas vraiment ma chope de houblon. Mais bon, même pas peur !

Donc direction le Kao à Gerland (Lyon – sous-titrage pour les non- lyonnais) ! Et, d’entrée de jeu, la foule devant l’entrée me rassure doublement : primo, je ne vais pas être tout seul dans la salle et secundo, ça n’a pas encore commencé. Je suis trop content, je n’ai pas loupé le groupe de première partie qui lui-aussi chante en allemand. Trop de la chance !!

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UNZUCHT

Bon, comme bien-sûr j’ai bossé à donf sur ce coup-là, j’ignore carrément dans quel style UNZUCHT – heu non pas “à mes souhaits”, c’est le nom du groupe, bananes ! – évolue. Ca va être la surprise.

Bon allez, c’est parti ! Et c’est on va dire du dark métal et c’est plutôt sympa… même si parfois il y a un des musicos qui prend une grosse voix ! Lorsque c’est le chanteur qui chante, c’est vraiment bien. J’aime vraiment le côté BILLY IDOL, DANZIG de la voix.

Musicalement aussi c est bien. Pas trop mou, ni trop énervé. En plus scéniquement, c’est très bien fait. Les musicos ont une vraie présence sur scène, le chanteur a un putain de charisme, le public bien présent ce soir (balcon ouvert) est ravi et le montre.

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UNZUCHT

J’avoue que même moi je ne suis pas pressé que ça se termine. Heu, comment c’est parce qu’il y a OOMPH après ?! Non, c’est parce que c’est bien ! La preuve, je ne me suis pas téléporté dans la zone fumeur !!

Bon allez c’est fini. On sort prendre l’air tout en pensant qu’il faut que je m’écoute les albums de UNZUCHT car ils en ont quand même fait trois ! Qui a dit que je n’avais pas bossé mon sujet ? Je suis comme tout le monde, j’ai Google et Wikipédia sur mon tel !

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Tiens, ça va recommencer. Ca serait bêta de louper le début de OOMPH !

Là, ça va être le moment de vérité : “petit Jedi, que la force soit avec toi !”. Bon, de toute façon, je n’ai plus le choix, je suis au deuxième rang et je ne peux plus me sauver. Tiens, je suis en train de me dire que pour une fois j’aurais dû prendre des bouchons d’oreille. Oups, c’est trop tard, c’est parti pour OOMPH !

Ouais en fait, je m’attendais à ce que ce soit plus fort. Est-ce que ça vient du son ou de la setlist mais en tout cas, c’est beaucoup moins agressif que dans mes souvenirs – ou alors c’est ma femme qui m’avait sélectionné une playlist spéciale terreur Ti-Rickou ! Du coup, c’est une très bonne surprise.

Les morceaux sont sympas et en plus les musicos font le show. Heu, eux-aussi ils ont des pouvoirs magiques car ici aussi le public s’est transformé en kangourou. Bon, vous allez me dire qu’à côté du stade de Gerland, ils ont l’habitude car “qui ne saute pas n’est pas lyonnais” !!!

Mais ça aussi c’est une surprise, le public lyonnais réputé froid, bouge et c’est très bon enfant. Bon, il y en a bien-sûr qui prennent la fosse pour une piscine mais ça reste fun. Bon d’accord, c’est peut-être moi qui m’attendait vraiment à un gros bordel !

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Allez, revenons à nos moutons, heu à nos allemands, bref au groupe. Ils communiquent vraiment avec le public. En plus, ils on intègré des parties fun comme une petite version de “Ca plane pour moi” de PLASTIC BERTRAND, ce qui fait bien sûr mouche sur le public !

Sinon, ils piochent dans leur grande discographie pour nous faire une setlist que personnellement j’apprécie. Du coup, le temps passe vraiment trop vite. Un petit salut sur du EDITH PIAF et c’est fini.

Contre toute attente, non seulement je suis encore là, mais encore une fois j’ai trouvé ça bien. Et si moi j’ai changé et que vous avez changé, tout le monde peut changé… Ok, j’arrête de faire mon ROCKY BALBOA ! Comme quoi, les à priori…

J’ai enfin le temps de faire des photos avec ATCHUM, mince UNZUCHT et de dire au revoir aux copains et aux copines. Voilà une soirée que je ne regrette absolument pas moi. Maintenant, il faut que j’écoute sérieusement les derniers OOMPH. Non, je ne blague pas !!

PS : un méga merci à BASE PRODUCTIONS et à ROGER pour cette date.

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A peine le temps de changer mon T-shirt des PRETTY BOY FLOYD pour un T-shirt un peu plus métal – MOTORHEAD, c’est bien, ça passe partout ! – qu’il me faut déjà repartir. Et là, direction le Sovengard de Mâcon.

Ce soir, à part le fait que le groupe principal soit suédois comme les BAI BANG, changement de décor total. Je sais qu’il y en a qui vont rigoler (j’ai des noms), mais j’ai loupé la première partie : F.O.D.T.

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Le côté positif, c’est que je suis à l’heure pour le début de KILLUS !

Et comment dire ? Le choc est rude après une soirée glam car là, on est dans du métal horreur tendance indus qui dépote sévère !

Les espagnols sont impressionnants avec leurs maquillages et leurs lentilles qui leur font vraiment des têtes qui font peur. On est carrément dans un univers  qui flirte bon les films d’horreur. Et ils y vont à fond : grimaces, postures…

Les bougres sont vraiment là pour s’éclater. Ils ont l’habitude de la scène et ça se voit !

Musicalement, les morceaux sont puissants. Rien à redire sur les musiciens, ça joue vraiment. Alors OK, c’est du métal puissant qui pulse mais la voix est largement audible. Pas le style de métal que j’écoute en CD – sauf quand il y a ma belle-mère dans le coin – mais qui passe super bien sur scène.

Assez bien d’ailleurs pour que le public présent monte en puissance. Du coup, vu qu’on est quand même une centaine dans un espace un peu restreint, on a vite très chaud.

On va pouvoir prendre le frais dehors pendant la pause.

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KILLUS

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Ca y est, on vient nous dire qu’il faut rentrer car AVATAR va commencer. Donc évidement, je m’exécute ! Heu difficilement parce que c’est bien compact pour accéder à la scène. Je ne l’ai pas précisé, on est cent d’accord mais c’est full !

Et je vais regretter très vite les glameuses d’hier soir, car là c’est plus viril : on est dans un public métal. Donc ça bouge !! Et d’entrée, je vais le savoir car après l’intro,  AVATAR déboule !

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Guitaristes et bassiste font tourner les cheveux, le public aussi !

Le chanteur arrive sur scène avec une sorte de blouson camisole, une cagoule noire de bourreau et des morceaux méga rentre-dedans ! Et là, j’ai l’impression d’être dans les montagnes russes : un mètre à gauche, un mètre à droite et tout ça sans toucher terre !

Ca ne va pas forcément se calmer quand le chanteur enlève sa cagoule pour apparaître dans une version encore plus horrorifique d’ALICE COOPER… En beaucoup plus méchant !! Le côté ALICE COOPER est renforcé par un chapeau et une canne.

Mais ce n’est pas pour ça que la vitesse des morceaux diminue.

On est vraiment avec un groupe qui maîtrise la scène et qui sait magner le public. Tous les musiciens sont aux taquets, musicalement et visuellement. Ils ne vont pas manquer de remercier les deux groupes de première partie.

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Bon le rythme va ralentir un petit peu ; ça tombe bien, ce sont les morceaux que je préfère d’AVATAR.

Avant de terminer par, bien sûr, un nouveau changement de costume du chanteur. On a commencé avec le bourreau, on termine avec un évêque ou un cardinal – je ne sais pas, j’ai toujours eu du mal avec les grades, moi ! Enfin bref, il se passe toujours quelque chose sur scène. J’ai oublié de vous dire que vers le début du concert, le chanteur a quand même bu dans une jerricane d’essence ! Je vous en passe et des meilleures. On a du show !!

On a aussi de la puissance. Putain, ça joue fort ! Et encore j’ai cru comprendre qu’ils voulaient jouer encore plus fort !!

Allez, c’est fini. Ils saluent. This is the end of the show. 1H30 de tartes dans la tronche.

On va au stand merchandising. Il y a déjà du monde. Tiens, ils sont sympas ces gens… Heu… ce sont les mêmes qui avaient du maquillage et qui faisaient peur en début de soirée ? Oui, ce sont bien les KILLUS ! Le contraste est énorme entre leur image sur scène et comment ils sont après le concert. Ce sont des gens adorables qui prennet du temps pour papoter avec les fans. Ils sont bientôt rejoint par des membres d’AVATAR. Et comme dirait une copine : “Qu’est-ce qu’ils sont beaux gosses !!!

Voilà, il est 23h30. Il est temps de regagner ma voiture. Pour apprendre que Lyon n’a pas gagné. J’ai bien fait de ne pas rester devant ma télé, moi !

En tout cas, un méga merci au Sovengard et à ses adorables patrons pour cette soirée au pays des monstres joyeux !!