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MYRATH + MANIGANCE : Live Report @ l’Undertown de Meyrin (ch) – 23 mars 2018

MYRATH @ l’Undertown – 23 mars 2018

Report by Seb 747

Tiens, ça fait un petit bout de temps que je ne suis pas allé en Suisse pour un concert, moi ! Aussi, en cette fin de semaine, je prends la direction de Meyrin, pour aller voir MANIGANCE et les tunisiens de MYRATH. Il y a déjà deux ans déjà et quasiment jour pour jour, je les avais vus en première partie de SYMPHONY X et j’avais été plus que conquis. Sauf tempête ou temps apocalyptique, je ne pouvais pas manquer cette date, d’autant plus que les revoir en tête d’affiche me manquait depuis 2013. Et, cerise sur le gâteau, ils ont emmené leurs copains béarnais de MANIGANCE sur toutes leurs dates européennes. Si ce n’est pas cool ça !

Après avoir écumé toute l’Allemagne, être passés par l’Est de l’Europe et une date à Milan la veille, le groupe a décidé de venir jouer à Meyrin afin de continuer de savourer sa tournée appelée le « Shehili Tour ». Celle-ci voit MYRATH passer par le sud de la France, après avoir commencé au début du mois de mars par Paris et après avoir sillonné l’Espagne, finir à Nantes. Un mois bien rempli ! À la mi-avril, ils s’envoleront pour trois dates au Japon, en compagnie d’ORPHANED LAND et de DARKANE. Une belle tournée en perspective.

Récupérant mes acolytes de concert, histoire de ne pas faire le voyage tout seul et de remplir un peu plus l’Undertown, nous prenons la direction de Meyrin, tout près de l’aéroport de Genève.
Connaissant la route par cœur, et la salle aussi, je sais pertinemment que je vais trouver où me garer. C’est cool. Le parking est grand et c’est une aubaine de pouvoir ranger son char sans avoir à tourner deux heures autour du lieu – et de faire comme Ti Rickou, rater la première partie !

Le soleil, relativement absent toute cette semaine, a décidé de nous accompagner sur la route. Trop sympa ! Faudra penser à le remercier. Mdr.

C’est quoi ce souk ? Le parking est quasiment plein ! C’est du jamais vu. On va finir par rater MANIGANCE ! Bon, la voiture est garée, et nous partons vite en direction de la salle. A notre arrivée, mes inquiétudes quant-à la quantité de spectateurs présents ce soir s’avère fausse : la foule est nombreuse, c’est de bon augure. Je n’en reviens toujours pas, c’est bien la première fois où je dois faire la queue pour rentrer dans l’Undertown. Mais, ouf, la première partie n’a pas encore commencé.

MANIGANCE @ l’Undertown – 23 mars 2018

Le temps de retrouver les copains qui sont venus en masse voir nos amis tunisiens et béarnais, que MANIGANCE entre sur scène. Au cas où vous ne le sauriez pas, le groupe a changé de chanteur. DIDIER DELSAUX, le chanteur historique, après des soucis vocaux, a préféré ne pas s’engager sur la tournée. Il a été remplacé par CARINE PINTO. Cela me rappelle un certain groupe grenoblois qui a lui aussi changé pour une copine au chant.

Bon, ne dissertons pas plus, et revenons sur la musique. Ce soir, ils nous présentent leur dernier opus sorti au début de l’hiver intitulé : « Machine Nation ». Dès les premiers riffs de « Face contre terre », tiré de leur nouvel album, nous découvrons que le son des musiciens est très fort. La batterie est bien en place dans le mix de la salle et les guitares mordantes ainsi que la basse sont mises en avant.

MANIGANCE @ l’Undertown – 23 mars 2018

CARINE arrive sur scène et la différence de voix se fait entendre mais sans vraiment être un problème. Le seul souci, c’est qu’elle n’est quasiment pas audible à cause du mix. Mais le public reste sous le charme. Les chevelures se secouent et les nuques se déplacent de bas en haut, ce qui veut bien dire que les spectateurs apprécient la nouvelle mouture.

Les musiciens sont très motivés et bougent bien sur scène. Les lights sont plus que corrects pour une première partie. La charme et la prestance de CARINE séduisent un Undertown plein à craquer. Les riffs de FRANCOIS MERLE et BRUNO RAMOS, les deux guitaristes historiques (ou presque) se font piquants. PATRICK SORIA derrière ses fûts frappe comme un dément et on n’entend quasiment que lui. STEPHANE LACOUDE, le bassiste, bouge de partout, nous fait des poses et les infrasons qui sortent de sa basse nous assomment.

Moi, qui n’avait jamais eu l’occasion de les voir sur scène, je suis captivé. Les musiciens sont motivés comme jamais. BRUNO fait preuve d’une grande dextérité et se frotte souvent au public pour nous montrer ses penchants de shreddeur. CARINE n’est pas en reste non plus et tient bien son public. FRANCOIS, quant-à lui, reste un peu plus discret. Il est moins démonstratif, plus en retenue. STEPHANE, lui, n’hésite pas non plus à prendre le devant de la scène. Scéniquement, MANIGANCE, ça le fait !

Ce qu’il y a de bien avec MANIGANCE, pour ceux qui ne connaissent pas encore le groupe (il y en a ?), c’est que tous les morceaux sont interprétés dans la langue de Molière. Forcément, chanter en français dans la partie romande de la Suisse, ça fait son effet !

MANIGANCE @ l’Undertown – 23 mars 2018

« Mourir en héros », « Machination », « Volte-Face », voici quelques-uns des titres joués ce soir, et cerise sur le cake, tous les musiciens chantent les chœurs… Ce qui renforce la bonne impression que m’a fait le groupe.

MANIGANCE a jeté feu et flammes, sué sang et eaux, pour séduire un public qui n’en demandait pas tant. C’est avec le titre « Larmes de l’Univers », tiré de l’album « Récidive » sorti en 2011, que les musiciens quittent la scène sous les acclamations d’un public ravi d’avoir assisté à un show de bonne qualité. Très bon entame de concert, donc, même si l’on pourrait reprocher une voix trop en retrait dans le mix. Mais c’est juste pour râler un peu. Sinon, la prestation de MANIGANCE a fait ce qui devait être fait, à savoir : le job !

MYRATH @ l’Undertown – 23 mars 2018

Une demie-heure plus tard, les lumières s’éteignent. Le clavier ELYES BOUCHOUCHA s’est fait attendre. Il a eu un retard d’avion. Il aurait presque pu sauter en vol, puisque nous sommes très proches de l‘aéroport, mais il a préféré rester sage et venir en entier au concert ! Mdr.

La fosse s’est encore remplie et se faire une place devant la scène est compliqué. Dès que les lights se rallument, on voit une danseuse du ventre de dos. Elle se retourne sur les premières notes de « Born to Survive » tiré de l’album « Legacy » datant de 2016. Le charme opère de suite. Les musiciens sont tout sourire. Enfin, surtout ZAHER ZORGATI, le chanteur. Toujours autant en voix !

Les décors extra-musicaux sont somptueux. On se croirait dans une médina avec plein de métalleux autour. Trop classe !

Nos copains venu d’Ezzahra ne veulent pas se brûler les ailes et jouent sans complexe tous leurs classiques afin de conquérir d’entrée de jeu les spectateurs. « Storm Of Lies », un autre morceau de « Legacy » qui sera bien représenté ce soir avec huit titres sur les quinze joués, en fait partie.

MYRATH @ l’Undertown – 23 mars 2018

La danseuse du ventre revient nous charmer sur « Dance », un morceau totalement inédit. ANIS JOUINI, à la basse aussi ronflante qu’entêtante, se laisse charmer pendant que ZAHER nous démontre ses capacités vocales sous les coups de massue de MORGAN BERTHET. MALEK BEN ARBIA, derrière sa guitare et ses lunettes noires qui ne quitteront pas son visage, fait riffer sa gratte sous un déluge de nappes de claviers jouées par ELYES.

Comme le dit si bien l’expression : « Être joyeux empêche de devenir vieux » et c’est bien pour ça que le groupe nous envoie sa bonne humeur. C’est sympa comme attention ! Mdr.

On se régale et les nombreux spectateurs aussi. Aucun reproche à faire, que ce soit au niveau du son, ou des lumières. Quasi parfait.

Après deux titres de « Tales of the Sands » datant de 2011, c’est un autre morceau de leur dernier album en date que nous interprète nos amis tunisiens, « Get Your Freedom Back ». Il sera suivi par deux autres morceaux de « Legacy ».

MYRATH @ l’Undertown – 23 mars 2018

Méchant comme une teigne le groupe ne lâche pas prise une fois sa proie, en l’occurrence, le public, entre ses mains. C’est marrant, celui-ci n’a pas l’air de s’en plaindre. Il faut avouer que la prestation musicale est tout bonnement excellente. C’est l’olympe, nous prenons notre pied comme jamais !

ZAHER n’hésite pas, à plusieurs reprises, à tendre son micro au public. ANIS vient jouer à côté de MALEK et bouge de droite à gauche de la scène. « Sour Sigh », titre de « Tales of the Sands », succède à « Madness », seul titre de 2010. Les musiciens sont hyper professionnels et le sourire ne quitte pas leurs visages Tout le monde s’éclate sur scène. « The Unburnt » sort des enceintes de l’Undertown. Avec toujours cette perfection qui tient le public en haleine.

On sentait bien que les musiciens en avaient gardé sous le coude. Ils nous dégotent leur botte secrète en interprétant le titre « Tales Of The Sands » devant un parterre complètement acquis à sa cause et qui reprend le refrain en chœur. C’est la fin du set pour MYRATH, qui quitte la scène.

Les musiciens laissent la foule mijoter dans son jus pendant au moins cinq bonnes minutes avant de revenir pour nous interpréter « Jasmin » et « Believer », deux superbes titres issus de leur dernier album en date. Mais ne vous inquiétez pas, avec l’autre inédit, intitulé « No Holding Back », qu’ils jouent juste après, et celui du début de ce concert, leur futur opus ne devrait pas tarder à sortir ! Nos amis tunisiens finissent par nous achever sur « Beyond The stars » (Tales of the Sands 2011).

MYRATH @ l’Undertown – 23 mars 2018

Peu de temps après, la danseuse est déjà là à prendre des photos avec les spectateurs. Elle sera suivie de très près par les autres membres du groupe et de MANIGANCE aussi, ne cessant de serrer des mains et de prendre des photos avec les fans.

Ce soir, MYRATH a vaincu les derniers sceptiques du groupe et conquis de nouveaux fans sans aucun doute !

PRETTY MAIDS + PINK CREAM 69 : Live Report @l’Ilyade de Seyssinet-Pariset (38) – 20 mars 2018

PRETTY MAIDS @ l’Ilyade

Bon, à chaque fois qu’il y a une affiche qui me branche à Grenoble, je suis toujours partagé d’une part par mon envie d’y aller et de l’autre par l’angoisse de me mettre dans le bordel de Grenoble. Mais là, les copains de Metallian ont gagné, ils ont fait trop fort avec leur affiche ! En plus, ce n’est ni à la Belle Electrique ni à l’Ampérage où il est méga galère de se garer mais à l’Ilyade de Seyssinet. Le truc cool c’est que la salle est très bien et qu’en plus il y a plein de parkings tout autour… Et du coup pour se garer, c’est fingers in the nose.

Allez, go Ti-RIckou ! Là, il est hors de question d’arriver à la bourre car pour vous avouer la vérité, c’est surtout PINK CREAM 69 que je ne veux absolument pas louper. Et c’est eux qui ouvrent ! Ce n’est pas que je n’aime pas PRETTY MAIDS, mais là si je loupe les PINK CREAM 69, je me l’attrape et je me la mords. De toute façon, je ne peux pas louper un groupe lyonnais…

« Euh chéri, ils ne sont pas lyonnais ! Ils ne sont même pas français les PINK CREAM 69 ! »

« Quoi, le 69 ça ne veut pas dire Lyon ? On m’aurait menti, lol !!! »

Bon, trêve de plaisanterie. Je pars en avance et j’arrive non pas en retard mais en avance, bande de mauvaises langues ! Et là j’ai la bonne surprise de découvrir que la salle est plus que bien remplie. Ils sont venus, ils sont tous là : les stéphanois, les clermontois, ça vient même de Dijon, de Bourg en Bresse. Et même les lyonnais sont bien représentés. Putain, ça fait vachement plaisir ; déjà pour Metallian et en plus de revoir des copains que je n’avais pas revus depuis Mathusalem (non, Mathusalem n’est pas un groupe !… Quoique ça aurait pu !).

PINK CREAM 69 @ l’Ilyade

La soirée commence sous de très bons hospices et je suis déjà placé pour ne pas en louper une miette. Et c’est parti ! Les allemands de PINK CREAM 69 débarquent sur scène et d’entrée, il y a un truc qui claque. Tous les musiciens sont tout de noir vêtus sauf DAVID READMAN, le chanteur qui porte une grande chemise blanche. C’est peut être un détail, mais scéniquement, c’est pas con !

Bon, je vais butter le suspect tout de suite, je voulais les voir et…. et j’ai bigrement bien fait ! Car d’entrée de jeu, c’est une série de tartes in the face.

Le son est parfait, leurs morceaux en live sont de purs brûlots qui forcent tes cheveux à bouger tout seuls. Le chanteur a une voix magnifique même en live. Le bassiste barbu est très impressionnant scéniquement.

Bon bref, c’est parfait, ça joue. C’est vrai qu’ils sont aidés par leur set list qui enflamme l’Ilyade.

Le public, comme moi, est aux anges d’avoir fait le déplacement. Même ceux qui sont surtout venus pour PRETTY MAIDS, se laissent emportés par le tourbillon, la mélodie et la fougue des allemands.

J’ai du mal à dire autre chose que wouah ! C’est vrai que j’étais aux taquets mais franchement je ne pensais pas me prendre une telle tarte. C’est carrément impressionnant !

PINK CREAM 69 @ l’Ilyade

Mais bon, il y a un méchant qui coupe le son. Quoi, c’est déjà fini ? Non mais ils rigolent ! PINK CREAM, PINK CREAM !!!! Bon, même pas ça marche. Les lumières se rallument, c’est fini.

Allez, le temps de refaire le match avec les copains qui, comme moi, ont pris une grosse baffe, de papoter un peu avec tous les autres du mega événement inter temporel qui se passera le 21 avril au CCO de Villeurbanne, le Metal Thunder Jackets (non, ce n’est pas une pub subliminale mais une vérité vraie !). Bon d’accord, là je suis lourd. Bon ben, puisque c’est comme ça je me casse : j’ai vu PINK CREAM 69, j’ai fait la pub pour mon fest…

PRETTY MAIDS @ l’Ilyade

Mais non, c’est une blague, je ne veux pas louper les danois de PRETTY MAIDS ! De toute façon, je ne pourrais pas même si je le voulais car RICKY MARX m’aurait assassiné !  Pour ceux qui ne le savent pas RICKY – actuel membre de NOW OR NEVER – a fait partie de PRETTY MAIDS. Voilà pour votre culture, bande de bananes pas cuites !

Bon, allez pas le temps de récupérer notre souffle que c’est reparti ! Honnêtement, il va falloir qu’ils fassent fort après nos copains germains. Et ça commence.

La plupart des musiciens ont un chapeau sur la tête et putain, ça ne les empêchent pas d’envoyer le bois ! Eux aussi n’ont pas fait le déplacement pour venir goûter la cuisine locale.

PRETTY MAIDS @ l’Ilyade

Contrairement à ce que j’avais pensé, je rentre facilement dans leur univers. Eux-aussi, ils ont une set list béton, une présence scénique terrible et ils envoient ma grand mère jouer sur la voie lactée avec leurs putains de riffs.

Ils ont aussi le chanteur qui va bien. On n’est pas dans le même registre un peu plus heavy mais c’est clair que ça le fait.

L’ambiance est magique à l’Ilyade, ça chante, ça crie, bref ça s’éclate mais sans les bourrins de base qui viennent te pourrir un concert en décidant de slammer. Pas de ça ici mon bon monsieur. Magique ! On peut profiter du concert, apprécier les morceaux et encore une fois prendre de bonnes baffes dans la tronche (c’est vrai que le petit hardos a un côté maso !).

Encore une fois, ça va passer vraiment trop trop vite. Alors c’est clair qu’avec un groupe comme PRETTY MAIDS et le bas de catalogue qu’ils ont, beaucoup de gens dans la salle ont trouvé qu’ils n’avaient pas jouer les morceaux qu’ils préfèrent eux. Mais bon, ils ne pouvaient pas non plus nous faire un concert de six heures !

Bien sûr, dès le concert fini, tout le monde se retrouve au merchandising et comme d’habitude avec Metallian Prod, les musicos viennent faire des photos, signer des autographes et rencontrer leur public. Moi, j’ai fait ça avec PINK CREAM 69.

Après, la fatigue et la route à venir m’ont fait à regrets dire au revoir aux copains et partir retrouver ma voiture… Ou pas ! Le premier qui rit, je lui tire la barbichette ! Je vous avais dit que la salle était entourée de parkings… sombres… dans la nuit noire. Et évidement, je me suis gouré de sens pour repartir… Et bien entendu, ma voiture n’était pas là ! Il y a un moment où je ne retrouvais même plus la salle. Heureusement qu’ADRIEN LIBORIO (ex-HOLY CROSS), un copain, m’a aidé avec son GPS pour que je retrouve la piscine. Et oui, Ti-Rickou à une heure du matin, il cherche la piscine….

PRETTY MAIDS @ l’Ilyade

Bon, j’ai fini par retrouver la salle, refait un coucou aux copains à qui j’ai redonné le sourire en racontant ma mésaventure.

Allez, je peux enfin mettre un CD de PINK CREAM 69 dans mon autoradio et continuer tout seul cette mega soirée. C’est clair je n’aime pas aller à Grenoble mais musicalement, je ne suis jamais déçu.

Bien-sûr, un mega merci à Metallian Prod pour cette soirée.

PS : la soirée aurait été encore plus parfaite si PRETTY MAIDS avait fait monter RICKY MARX pour faire un morceau… mais bon…

PINK CREAM 69 @ l’Ilyade

WINTEROCK FEST ’18 : Live Report @ l’Agora de Bonneville (74) – 17 février 2018

OPIUM DU PEUPLE

Normalement, les gens qui vont à la montagne regardent s’il y a de la neige pour savoir s’ils vont pouvoir s’éclater, faire du ski et tout et tout. Moi non. Je regarde s’il y a de la neige pour savoir si j’y vais ou pas. Mais bien-sûr, c’est s’il y a de la neige que je n’y vais pas ! Là, c’est nickel, il n’y en a pas et ils n’en annoncent pas ! Les Dieux du Metal sont avec moi !

Euh, ils m’ont quand même mis une pluie diluvienne, des chassés-croisés de vacanciers, des camions qui décident d’aller visiter le paysage en passant par les rambardes, mais bon, je suis dans mon timing. Et, même si je n’ai jamais mis les pieds à l’Agora, je me gare illico. Je monte les escaliers quatre à quatre et je tombe sur CHARLIE de SLEEKSTAIN à l’entrée qui m’annonce que j’ai largement le temps car EXXCITE ne commence que dans… deux minutes !

EXXCITE

Allez, première impression, la salle est très grande. Il y a un peu de monde pour le début mais je n’ai pas le temps de me poser de questions, ABEL CABRITA, CYRIL STUCKER et leurs copains arrivent sur scène. ABEL a une guitare donc c’est bien de EXXCITE dont il s’agit, lol !

Personnellement, moi j’aime bien ce groupe. En plus, là, ils sont comme des poissons dans l’eau, normal ils jouent quasiment à domicile ! Donc bien sûr, ils sont aux taquets.

Leur prestation est de plus en plus carrée et efficace. On voit qu’ils ont fait de la scène ces derniers temps. En plus, c’est normal il fallait du temps pour que CATHY BLAMPEY, la claviériste soit intégrée. Là c’est fait. Elle apporte un côté plus hard-rock et cette orientation est parfaite pour moi. 

CYRIL est comme un jack in the box, ABEL l’est cette fois-ci légèrement moins. Il faut dire que les retours ne fonctionnent pas forcément comme il faut et que ça les désempare un peu. ABEL est toutefois toujours méga heureux de se voir avec une guitare entre les mains. Deux cordes en plus, ça vous change une vie !

Les morceaux donnent la pêche. En plus ce soir, on aura droit à trois nouveaux morceaux, on est gâtés.  Ca y est, je suis déjà rentré dans l’ambiance de ce fest ! Le set de EXCCITE? vu le nombre de groupes qui doivent jouer ce soir, va malheureusement être un peu court. Vivement qu’on les retrouve avec un nouvel album !

Petite pause. Cette fois-ci, j’ai le temps de dire bonjour aux copains que je n’avais pas vus.

SLEEKSTAIN

Le changement de plateau est rapide et je retourne en terrain connu car c’est CHARLIE et SLEEKSTAIN qui montent sur scène. Bon là, encore une fois, je ne suis pas forcément objectif car SLEEKSTAIN et leur sleaze bien à eux, moi je suis fan. Leur line up actuel fonctionne très bien. La salle commence à se remplir. Du coup, je trouve que le son est meilleur que pour EXXCITE.

CHARLIE est comme d’habitude un maître de cérémonie parfait. Il a fait comme ses copains en gardant la barbe sur scène. Si un jour ils veulent changer de nom, c’est tout trouver, ils pourront s’appeler ZZ TOP 2 (non, pas la tête !). Mais bon, leur look ce n’est pas le plus important.

Leurs morceaux sont vraiment des putains de tueries de sleaze hard. En live, SLEEKSTAIN ça dépote sa mère-grand en surf des neiges, ils ont une prestance et une efficacité qui sonne vraie et qui devrait être enseignée à tous les jeunes groupes. En clair, SLEEKSTAIN vit vraiment sa musique ne se concentrant pas seulement sur leurs instruments. Et ce n’est pas les dizaines de copines campées devant la scène qui diront le contraire… surtout quand CHARLIE laissera tomber le haut ! J’ai les noms de ceux qui ont crié « A poil » !

Je suis méga content de les revoir en live et je prends toujours la même baffe. Eux aussi, vivement le nouvel album !

Y. BLUES

Bon, nouvelle pause. Papotage. Tartiflette. Rickou prêt pour – encore une fois – un groupe que j’aime bien : Y. BLUES ! Allez, changement d’ambiance, là on est dans du blues metal allumé avec un bassiste, un batteur et YALBA à la guitare sèche et à la voix rauque.

Et comme d’hab’, ça déménage. On a les cheveux qui bougent sans faire bouger les orteils. J’ai toujours du mal à décrire ce qui se passe sur scène et dans nos oreilles avec Y. BLUES. C’est roots, allumé, carré, barré et bien-sûr magique. Que ce soit dans leurs compos ou dans leurs covers. Le fait d’être repassé en trio leur apporte à nouveau une cohésion et une efficacité digne d’une balle doom doom entre les deux yeux. C’est clair, ça leur apporte une nouvelle assise. En plus, ça fonctionne méga bien visuellement.

Mention spéciale à leur cover sauce Y.BLUES de MOTORHEAD. Ca peut servir aux nombreux groupes qui veulent rendre hommage à LEMMY car ils ne se contentent pas de faire du note à note et une pale imitation mais ils reprennent le titre à leur sauce en en gardant l’esprit. Et ça, ça n’a pas de prix pour moi.

Bon allez, re-petite pause. Pas craquer again sur la tartiflette ! La bière au Génépi a l’air très bonne mais je la laisse à ma femme.

NEVERCOLD

Il est déjà temps de repartir dans la salle pour le groupe suivant, NEVERCOLD. Ca y est, je sors de mes repères ! Là, je rentre en terrain inconnu. J’étais un peu sur mes gardes car j’avais cru comprendre qu’on allait être dans du brutal. Des copains m’ont dit en début de soirée que c’était festif… mais on va voir.

Musicalement j’aime bien. C’est puissant mais bien fait, ça joue bien, ça me plait bien. Bon, je crois que vous voyez où ça va se corser. C’est quand le chanteur va chanter. CQFD. Bon; il y en a qui appelle ça du growl, moi j’appelle ça une grosse voix des cavernes. Et là c’est instantané, vous savez le sentiment que la terre bouge sous vos pieds, que la sueur coule sur votre front, que les poils se hérissent jusque dans le cou, le sentiment d’étouffer ? Il vous faut de l’air ! J’ai une envie subite d’aller regarder s’il y a de la neige qui tombe, moi. Je précise bien que c’est mon ressenti à moi.

Une partie de la salle s’éclate comme des petits fous et trouvent que c’est le meilleur groupe de la soirée. Pour ma part, je suis en train d’essayer de m’en remettre. En plus eux, ils vont avoir droit à un temps de jeu supérieur aux autres groupes… Je suis super content…

REVES D’IVRESSE

Bon, ils terminent. D’un seul coup, j’entends de la musique qui monte du sous-sol ! Les organisateurs de ce fest ont pensé à tout :  vu que le changement de plateau pour la tête d’affiche va être un peu plus long,, il y a un showcase dans la salle du bas ; salle du bas où se tient également une expo artistique dont une série de photos de mon copain DENIS CHARMOT. C’est bon ça !

Allez, je vais aller jeter une oreille sur le groupe REVES D’IVRESSE. Après NEVERCOLD, c’est cool. Chant en français, bien fait, bonne surprise, je ne m’y attendais pas et surtout bizarrement ça me détend. C’est dommage que je n’en ai pas vu et surtout écouté plus. A revoir en live dans d’autres conditions. Mais en tout cas ça m’a donné l’envie de les les découvrir en électrique.

OPIUM DU PEUPLE @ Winterock Fest 2018 – Agora de Bonneville

Allez, le changement de plateau est terminé. Là encore, j’ai méga bossé mon dossier. Je sais que OPIUM DU PEUPLE fait dans du punk rock festif mais à part ça, ça va être une découverte.

Ouah, ben alors là, ça démarre à donf’ de à donf’ ! Ils commencent par allumer du JOHNNY version punk mais carrément délire. Sur scène, ce n’est pas un concert, c’est un véritable spectacle. C’est clair qu’ils sont carrément barrés, allumés et on ne peut s’empêcher de guetter ce qui va se passer. Non chérie, ce n’est pas parce que les deux chanteuses sont légèrement vêtues. Elles le sont mais ce n’est jamais gratuit, il y a toujours une mise en scène. Le chanteur est lui aussi carrément barré.

Leurs covers sont hilarants et bien pensés. On va voyager de « Fais-moi mal, Johnny »  avec un chanteur attaché les mains dans le dos et une cagoule sur la tête tenu par des filles armées de fouets à « L’Internationale ». Grand écart mais bien pensé et bien amené.

OPIUM DU PEUPLE @ Winterock Fest 2018 – Agora de Bonneville

OPIUM DU PEUPLE @ Winterock Fest 2018 – Agora de Bonneville

Bon après ça, le chant est vraiment… on va dire punk. On passe un bon moment festif. La salle qui là est vraiment bien remplie s’éclate à fond. Une belle fin de soirée.

Bien sûr, même si j’ai passé un bon moment, je ne vais pas forcement acheter un de leurs CD mais là, en fest, ça le fait et je comprend pourquoi ils fonctionnent autant.

Mais bon, ce n’est pas tout. Je dis au revoir aux copains et à l’orga et, avant que les Dieux du Metal fassent un pied de nez à Monsieur Météo, je reprends la voiture pour retrouver mon home sweet home. Encore un excellent moment passé au Winterock Fest. Une petite suggestion de ma part : « On ne pourrait pas faire ça aux beaux jours ? » Lol !!!

Allez, à l’année prochaine le Winterock Fest et long live rock ‘n’ roll !

OPIUM DU PEUPLE @ Winterock Fest 2018 – Agora de Bonneville

VULCAIN + COSMOSONIC : Live Report @ le Bouffon de la Taverne de Genève (ch) – 27 janvier 2018

VULCAIN

Report by Seb 747

Premier concert de l’année pour moi ce soir et me voilà reparti au Bouffon de la Taverne à Genève. En cette fin d’après-midi, je m’en vais retrouver mes années de jeunesse. En effet, VULCAIN, le groupe fondé par les frères PUZIO dans les 80’s est de retour à Genève, ville où ils avaient enregistré leurs premiers vinyles. Mais passons-là la nostalgie et revenons au déroulement de ce concert.

Connaissant les lieux par cœur, je sais que qu’il ne faut pas que je tarde si je ne veux pas avoir à me garer à des kilomètres…  et ce d’autant plus que ce soir ça pourrait bien être full ! Des orages ont été annoncés pour toute la journée mais, les forces métalliques étant avec nous, ils ne se sont pas manifestés. De toute façon, qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, cela ne m’aurait pas empêché, contre vents et marées, d’aller voir VULCAIN. Surtout sur une date aussi proche de chez moi !

Arrivés sur place, on nous dit qu’il va falloir attendre un peu avant que le concert ne commence. Une petite demie-heure plus tard, nous sommes de retour et vu le nombre de personnes qui patientent devant l’entrée, je me dis qu’il va falloir jouer des coudes pour bien se placer. Je m’attendais à voir du monde mais pas autant que ça ! Je me faufile vite dans la salle où le premier groupe attaque ses premiers accords. Chouette, je suis pile poil devant !

DISINTEGRATOR

C’est par « Atomic Death » que DISINTEGRATOR, groupe de heavy thrash originaire de Genève nous accueille.  Lunettes noires, fausse moustache – histoire d’être raccord avec ses camarades, tous barbus et moustachus – le chanteur attaque pied au plancher et… paroles dans la main. Mdr.

Manque de bol pour les photos, la machine à fog est de retour ! On y voit à peine à deux mètres avec la fumée et le jeu de lumières est  quasi inexistant… En plus, ça devient limite respirable dans cette config’ de salle. Je ne suis pas sûr du bon usage du fog dans ces circonstances mais bon, les goûts et les couleurs…

Cela n’empêche pas les DISINTEGRATOR de frapper un grand coup et de nous montrer ce qu’ils valent ! Le style pratiqué par ces cinq genevois est un thrash qui tâche, entre SLAYER et ANTHRAX avec des légères incursions chez PANTERA. On sent tout de suite la motivation de ces musiciens remontés comme des coucous (suisses, bien entendu).

Le chanteur jette sa moustache dans le public dès l’entame du second morceau en nous rassurant « Ne vous inquiétez pas, c’est une fausse ». Une bonne ambiance règne sur scène et les musiciens, même si leur musique est bien exécutée, ne se prennent pas au sérieux. Le batteur, porte même un T-shirt du PMU et un chapeau de paille orne sa tête. Et voilà que notre nouvel ami chanteur jette ses lunettes noires dans le public en annonçant que c’est un cadeau. Elles reviennent sur scène et il les rejette en insistant sur le côté gratuit. Tout le monde se marre.

Comme la place pour les cinq membres du groupe est relativement petite, ils ne bougent que très peu mais cela ne les empêchent pas de headbanguer comme des malades.

Les titres s’enchaînent et la bonne humeur du groupe est contagieuse ; d’ailleurs, quatre péruviens venus de derrière le public, viennent secouer leurs crinières devant la scène durant trois de leur morceaux, impressionnant le groupe !

C’est sur un cover de TED NUGENT « Cat Scratch Fever » que se termine ce set fort intéressant, même si le son très moyen nous a empêché d’apprécier ce groupe à sa juste valeur. Dommage.

COSMOSONIC

Maintenant, c’est au tour de COSMOSONIC de s’installer sur scène, et pour moi, le temps de dire bonjour aux copains et copines. Vu le monde dans la salle, la pause hydratation, ce sera pour plus tard. Comme j’ai déjà vu le groupe à l’Usine en première partie de MONSTER MAGNET en juin dernier, je sais déjà à quoi m’en tenir. Ou pas.

Dès les premiers accords, c’est à un nouveau titre auquel nous avons droit – d’ailleurs, c’est marqué « nouveau » sur leur set list. Mdr ! La puissance qui se dégage du groupe est phénoménale. Je me rappelais vaguement de ce qu’était leur musique mais là, des souvenirs remontent à la surface de mon cerveau et me frappent à grand coups de riffs d’une impressionnante lourdeur… D’autant plus, qu’étant collé au bord de la scène, je me les prends en pleine face !

Le son s’est amélioré même si, par instants, quelques bugs viennent perturber l’écoute. DADA, le chanteur – et également membre de BAK XIII – est totalement possédé par ses chansons et on ne peut s’empêcher de le regarder. Les expressions de son visage sont démentielles. Il est totalement hanté par ses morceaux. En plus, il a une voix qui décoiffe et fait courber l’échine. Le public très nombreux réagit bien aux nombreuses chansons.

BISON, le massif bassiste fait des ronds de basse sans précédents. Il ne joue qu’avec ses doigts, ce qui ajoute de la puissance aux morceaux. Je pense même que « ZUCKIGNOLE » le guitariste est accordé aussi bas que lui.

La lourdeur des titres impressionne encore plus dans cette salle. Le public est exsangue, livide, complètement vidé de toute son énergie par la musique énorme de ces musicos. Je jette un coup d’œil et je vois tout ce beau monde headbanguer à s’en briser la nuque, fermant les yeux pour mieux apprécier cette musique. C’est phénoménal !

Tiens, je viens juste de remarquer qu’ils avaient changé de deuxième guitariste et que, comme en juin, ils ont invité CESAR l’harmoniciste de THE TRAP pour jouer sur « Save Me ». Super morceau. Et quel musicien ! On se régale.

La suite n’est pas sans éloges et le groupe donne tout ce qu’il a. On a même droit à un autre inédit appelé « dernier » sur la setlist. Re mdr.

Eux aussi, ne se prennent pas trop au sérieux et, perso, je trouve ça cool. Les musiciens se montrent très dynamiques sur scène et les frappes du batteur, tellement planqué que j’ai du mal à savoir si c’est le même que la dernière fois, alourdissent encore plus le propos. C’est sur le titre « A Night With The Devil » (surnommé Zuzu sur la set list) que le Cosmos Sonique fini de nous achever.

VULCAIN

C’est maintenant à VULCAIN, le groupe vedette de ce soir, d’arpenter la scène et de faire vibrer le public.

La foule trépigne d’impatience, l’ambiance est brûlante et il fait de plus en plus chaud. Tiens, les quatre péruviens de tout à l’heure sont devant la scène. Ils ont l’air chaud-bouillants, eux aussi. Bon, il faut dire, que l’alcool à l’air de couler à flots ! Le public se chauffe dès l’arrivée des musiciens.

Nous voici pris dans la forge de VULCAIN qui entame bille en tête par « Rock ‘n’ Roll Secours », le fameux titre éponyme du premier full-length. Il n’en faut pas plus pour que le public montre son enthousiasme en se télescopant joyeusement dans les premiers rangs. J’ai tout comme l’impression que ça va se compliquer pour les photos. Lol.

Alors que « Blueberry Blues » finit de résonner, nous sommes pris d’assaut par « Avec Vous ». « Un hommage au public, sans qui nous ne serions pas là », nous dit DANIEL PUZIO, guitariste de son état. Tiré de leur dernier album en date « V8 » qui date déjà d’il y a 4 ans, ce morceau finit de faire bouger la foule.

Il faut dire que les hits qui s’enchaînent les uns derrière les autres, ne sont pas piqués des hannetons ! « Call Of Duty », un autre titre de 2013, « Les Damnés » où le public hurle à tue-tête et scande les refrains… Tout ça mis bout à bout régale un public bien présent dans une salle remplie à ras bord. Et voilà que nos amis péruviens se lancent dans du crowdsurfing, vite suivis par le reste des fous furieux qui constituent une bonne partie des premiers rangs. On a même du mal à se tenir debout, c’est pour dire !

VULCAIN

On continue avec « Derrière les Cartes », titre tiré de l’album « Transition ». Là, la foule se calme un peu. Ça laisse le temps à DANIEL de nous proposer un inédit. Celui-ci s’appelle « Vinyle » et est bien ancré dans le style du forgeron. Quasiment tous les albums sont passés en revue ce soir, à part peut-être « Stoppe la Machine », dernier album du groupe avant la reformation.

Les deux frangins s’en donnent à cœur joie et multiplient les riffs ravageurs. VINCENT PUZIO a, comme son frère, en permanence le sourire. On sent qu’il est heureux d’être sur scène.

MARC VAREZ, se lève de derrière sa batterie, les baguettes sur le front. Ça y est, les index et les auriculaires levés du premier rang, les riffs de DANIEL suivis des ronds de basse de VINCENT annoncent l’arrivée du « Fils de Lucifer ». Le public hurle son bonheur ! L’ambiance devant la scène est incroyable. Le public enchaîne les pogos, c’est de la folie.

« Limite », titre de « V8 », vient calmer un peu l’ambiance. Il est vrai que ce sont surtout les vieux morceaux des 80’s qui ont la faveur de la salle.

« Genève ! » interpelle MARC. « Ça fait longtemps qu’on n’est pas revenus vous voir ! On a gardé de bons souvenir avec vous… et les filles aussi d’ailleurs ! On vous remercie d’être là ce soir. À cette époque, votre télévision nous avait permis d’enregistrer un clip ! Ce titre s’appelle : « Soviet Suprême » ! ». Et voilà que les pogos reprennent de plus belle ! L’ambiance est complètement chaotique. C’est à se demander comment font les frères PUZIO pour garder leur calme.  Les deux roadies qui se tiennent en arrière de scène font bien leur boulot. Virant de scène les canettes de bières écrasées, les vestes qui se retrouvent sur scène et les fans un peu trop fans justement.

VULCAIN

C’est à force de forger qu’on devient forgeron et ça se voit. Ce soir, les premières pages du hard-rock français nous sont présentées. La légende est toujours en marche !

« Overdose » et un autre inédit, « Héros », en hommage à nos chers disparus font monter la pression. Une fois n’est pas coutume, le groupe anime la foule comme personne d’autre. La température n’a même pas besoin de monter, elle est déjà brûlante ! Les crowdsurfing et les pogos continuent de s’enchaîner. Il devient de plus en plus compliqué de prendre correctement des photos.

« En Vrac », viendra calmer l’ardeur des afficionados avant qu’ils ne se reprennent sur « Vulcain ». La puissance que le groupe déchaîne dans le public est surprenante, mais peu étonnante quand on connait la pouvoir de feu du forgeron des enfers. Et puis, le public est bien entraîné par nos amis péruviens qui connaissent les paroles par cœur. Du coup, lorsque je relirai les interviews de musiciens internationaux parlant de l’ambiance de dingue qui règne dans les concerts en Amérique du Sud, je serais d’avis de les croire, parce que, vu le foutoir qu’ils mettent à quatre, j’imagine ce que ce doit être quand ils sont des milliers !

« L’Enfer » conclut le set sous les hurlements de la foule bien compacte.

Efficace, énergique, bon esprit, même si encore une fois le son laisse à désirer, les VULCAIN ont mis l’ambiance. Ils quittent d’ailleurs la scène tout sourire. Mais, évidemment, le public en redemande et manifeste sa joie avec fracas. « Cabrooon ! » « Alcooooolllll !! » « Vooooouuuuulllllkkkkkiiiiinnnnn !!! » hurle un des péruviens. Le reste du public le suit et continue d’acclamer le nom du groupe dans une ambiance survoltée.

Les musiciens regagnent la scène, toujours avec cette banane qui ne quitte pas leur visages. « Vous en voulez encore ? » demande DANIEL. « Ouais !! » répond la foule qui hurle de joie. Déboule donc dans les enceintes du Bouffon de la Taverne deux hits incontournables du groupe, j’ai nommé « Bosser » et « Ebony ».

VULCAIN finit sur les rotules mais pas sans rendre un dernier hommage à LEMMY avec « We are the Roadcrew ». Les deux roadies viennent au-devant de la scène, ainsi que BISON, le bassiste des COSMOSONIC pour chanter en chœur. Je suis aux anges, d’autant plus que DANIEL chante les paroles en français.

Ça y est, c’est fini. « Vous avez le temps pour une dernière chanson ? » demande DANIEL. MARC est descendu de sa batterie et vient avec ses camarades chanter le dernier morceau. Et quel titre, vous demandez-vous ? Eh bien, c’est élémentaire mon cher Watson, la fameuse « Digue du Cul » ! C’est sur cette immortelle chanson que VULCAIN conclut son set tout simplement grandiose et dans une ambiance de folie. Ils ont tout simplement cassé la baraque !

La sortie de la salle se faisant avec une petite bousculade, il est temps pour nous de rentrer. Et qu’est-ce qu’on écoute sur le chemin du retour ? Le dernier VULCAIN, bien sûr.

Un grand merci à Legu Legu pour cette mémorable soirée !

 

PS post parution de Ti-Rickou : on nous signale en régie que les péruviens sont en fait des équatoriens. Seb, je te mets à l’espagnol rapide !!! 

VULCAIN