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CASANOVAS + CHICKEN WINGS : Live Report @ le Thunderbird Lounge de Saint-Etienne – 21 septembre 2017

THE CASANOVAS

Report by Seb 747
Photos Steve*74 et Seb 747

Les fins de semaine se suivent mais ne se ressemblent pas. Troisième concert depuis la rentrée et, cette fois-ci, ce n’est pas en Suisse que je me rends, mais à St Etienne. Je vais au Thunderbird pour la première fois… Et en plus, je vais voir les australiens de THE CASANOVAS !!

Originaire de Melbourne, le groupe a vu le jour en 1999. C’est en 2004, peu de temps après la sortie de leur premier album que je les ai découverts. Trois ans plus tard, je me suis précipité sur leur second album puis plus rien jusqu’en 2015 où sort « Terra Nova », leur dernier LP. Comme de plus en plus de groupes du même acabit poussent régulièrement les portes de notre musique préférée, je n’avais plus fait attention à la qualité de leurs travaux. Mais il y avait toujours des airs en moi qui trottaient souvent dans ma tête, sans vraiment me souvenir de quel groupe il s’agissait. Puis, en surfant sur les réseaux, je m’aperçois qu’ils s’apprêtent à faire une tournée européenne, qui passe par la France avec une date pas si éloignée que cela de chez moi. Vite, je remets « All night long », leur tout premier full length et tout me revient en pleine figure. Il ne faut pas que je rate cette date !

THE CASANOVAS

D’habitude, quand un groupe international fait des dates en France, c’est souvent loin ou essentiellement à Paris. Donc, un peu compliqué pour se faire un concert. Alors imaginez ! Deux jours seulement en France et les voilà, après avoir joué à Paris, du côté de la Loire le lendemain Avouez que ce n’est pas courant. Devenu un grand fan du groupe, je ne pouvais pas faire autrement que de me rendre sur place. En plus, notre Ti-Rickou national, ne targue pas d’éloge sur le lieu. Alors direction « chez les Verts », et ce, malgré les deux heures de route qui nous séparent… et les bouchons réguliers qui grèvent régulièrement le trajet. Pas grave, j’ai pris les miens de bouchons ! Lol.

Parti de relativement bonne heure, je ne me fais pas de soucis pour arriver à  temps. Comme ceux qui suivent mes reports (merci pour eux) le savent, lorsque je vais à un concert, mon ami Steve*74 m’accompagne souvent. D’autant plus que ce dernier est un GPS ambulant, alors pourquoi se priver ?

Comme prévu, les bouchons n’hésitent pas à nous rallonger notre trajet. Mais je reste serein étant donné l’heure prévue pour le début du concert. Il paraîtrait qu’au Thunder, tu sais quand tu arrives, tu ne sais pas quand tu repars. Mdr.

Arrivé sur place, je me rends compte qu’il n’y a pas grand monde, mais que ce ne sont que des afficionados. Tiens, mais ne serait-ce pas les membres des CASANOVAS qui sont dehors en train de fumer et siroter une bière ? La réponse est oui. Bon, on ne va pas trop les déranger, ils ont l’air concentrés sur leurs portables respectifs. James nous indique que ce sont les australiens qui vont commencer puisque le chanteur du groupe qui devait ouvrir n’est pas encore arrivé. Bah, tant mieux pour nous, on pourra plus en profiter.

Il est temps de passer aux choses sérieuses. La chaîne tombe et Elise nous fait rentrer dans l’antre du Thunder. Première constatation, en descendant prudemment les marches de l’escalier, je m’aperçois qu’il fait chaud dans cet abîme et que la place allouée au groupe, eh bien, comment dire, est relativement petite. Encore heureux qu’ils ne soient pas plus nombreux parce-que sinon, je ne sais pas où les autres se seraient mis ! Même si au Bouffon de la Taverne à Genève, par exemple, la scène est encore plus petite. L’avantage de cette salle est qu’on est proche des musiciens.

THE CASANOVAS

En tous cas, les CASANOVAS, eux, ils s’en foutent. Ils sont là pour jouer, et peu importent les conditions. C’est ce que j’aime le plus dans ce genre de groupe, ils ne se prennent pas la tête. Ils branchent leurs instruments et se mettent à jouer. Peu leur importe s’il y a deux pelés et trois tondus, ou si la salle est pleine à craquer. Ils jouent comme si leur dernière heure était venue et point barre. Rock‘n’Roll, quoi !

Mais revenons au concert. TOMMY BOYCE, le leader guitariste et accessoirement chanteur, enchaîne directement par « Nasty », suivi de « Born to Run ». Tiens, c’est bizarre… Sur la setlist sous mes yeux, cette chanson ne vient qu’en quatrième position. On continue avec « Shake It », qui est joué bille en tête. Puis c’est au tour de « I thank You ». Ça y est, les morceaux sont enchaînés dans l’ordre ce coup-ci. Ouf, c’est moins perturbant ! Lol.

TOMMY, qui a une légère extinction de voix – due, d’après ses dires, à son concert de la veille – nous accueille par un chaleureux « Thank You to be Here ». Il laisse-le plus souvent le soin à DAMIAN « DAMO » CAMPBELL, son compère bassiste, le soin de chanter à sa place. Mais ne vous méprenez pas, ce sont tous les deux d’excellents vocalistes. D’ailleurs, TOMMY reprend régulièrement les chœurs et au bout de deux, trois morceaux, se remet au chant lead. Chassez le naturel, il revient au galop !!

THE CASANOVAS

Les coups de butoir de JORDAN « JAWS » STANLEY, le batteur, se ressentent bien dans l’enceinte du Thunder. On l’entend parfaitement et nos oreilles ne tardent pas à nous le faire remarquer ! 

En ce qui me concerne, la palme du dressage de poils, c’est « Livin’ in the City ». J’adore ce morceau et son refrain entêtant. Juste après un « Heartbreaker » qui a tout dépoté sur son passage ! C’est tout simplement excellent !

La musique des aussies pourrait être décrite comme la rencontre d’AC/DC et de KISS biberonnée dans les 70’, avec des sonorités punk new-yorkais. Bref, un sacré mélange ! 

DAMO sue à grosses gouttes. D’ailleurs, elles tombent de ses bras tellement il a chaud. Il utilise sa basse comme si c’était une guitare. Il la secoue dans tous les sens. Ce n’est pas un bassiste comme les autres, et il nous le montre bien. TOMMY est moins visuel que son copain, mais il est tout aussi virulent avec son instrument. Il s’éclate comme un fou.

THE CASANOVAS

La prestation très rock‘n’roll, chaleureuse et sympathique des melbourniens est tout simplement efficace. Les morceaux, qui sont des tubes en puissance, tels que « Chicken Leg Blues » ou encore « Most hated Man » dépotent grave. Même si les australiens ont peu de place pour bouger, ils n’hésitent pas une seule seconde à sauter de partout comme des kangourous. A fond dans leurs trips, ils ne tiennent pas en place. Et lorsque DAMO et TOMMY chantent en même temps, l’atmosphère bouillonne de plaisir. Cela donne une tout autre dimension aux morceaux.

« Gardez le chaud », nous disent les CASANOVAS, et c’est « Keep it Hot » qui sort de la fournaise du Thunder.

Ça passe trop vite, « He’s alive » et la reprise survitaminée de TED NUGENT « Just what the Doctor ordered », envoyée comme une lettre à la poste, viennent conclure une prestation beaucoup trop courte.
D’ailleurs, si mes souvenirs sont bons, trois morceaux de la setlist n’ont pas été joués. C’est con, j’en aurais bien pris un peu plus, moi !

CHICKEN WINGS

A peine le temps de remonter des entrailles du Thunder, que nous tapons la discute avec TOMMY et DAMO. Des gens super cool et heureux d’être là. Du coup, « Terra Casanova » (le Cd) et un T-Shirt (encore un !) pour 20 €, et on est prêt pour les CHICKEN WINGS. Bon, manque de bol, mon appareil photo me fait un caprice. Mais ce n’est pas grave, je vais pouvoir me concentrer sur la musique et laisser à mon copain Steve*74 le soin de faire les photos.

Une petite demi-heure plus tard, nous redescendons dans l’abîme. Deux trois accords joués et le chanteur nous annonce le nom de son groupe. « On s’appelle les CHICKEN WINGS ! Et, pour vous nous avons des ailes de poulet »… Un saladier avec des Chicken Wings dorées au four, de quoi amadouer son public !!

CHICKEN WINGS

Le style pratiqué est un mélange de stoner avec un peu de hardcore mélodique, mélangés dans un esprit punk. Le groupe est énergique, et le show se déroule dans un bon esprit, mais malheureusement, on sent vite que c’est un peu frais. Nous apprendrons dans la soirée que cela ne fait que quelques mois qu’ils se sont formés.

Une copine à la basse, et trois barbus, voilà le line-up des Stéphanois. Pour moi, même si le show était un peu en dents de scie, j’ai bien aimé. Je pense sincèrement qu’avec le temps, ce groupe va devenir un incontournable de la région.

Le titre des ANIMALS, cher à notre Johnny national, « The House of the rising Sun » en version speedée avec le timbre de PHIL ANSELMO, ça le fait. Persévérer les gars, et vous obtiendrez la consécration !

Il est temps pour nous de remonter dans nos montagnes, non sans avoir salué nos nouveaux copains australiens.

Un grand merci au Thuderbird pour cette excellente soirée !!

CHICKEN WINGS

HELLECTROKUTTERS : Live Report @ BDM Live à Esbarres (21) – 04 juin 2017

HELLECTROKUTTERS

L’an dernier, j’ai découvert ce fest un peu par hasard.. Heu par hasard, je veux dire que les STICKY BOYS y jouaient ! J’ai tellement apprécié ce fest en plein milieu d’un village, juste derrière l’église, que cette année j’ai suivi leur programmation. C’est un fest sur deux jours et ce dimanche, il y a HELLECTROKUTTERS ! Donc, pas de discussions, en route pour le Doubs.

C’est encore plus facile quand tu connais. Tu sais où c’est et où te garer. Bon, j’avoue, même avec tous ces atouts, j’arrive à la bourre pour le premier groupe… Ou pas car eux aussi sont un peu en retard. Je suis donc raccord ! Trop bon sur ce coup-là !! Les gars, déposez un brevet, vous allez faire fortune avec des mecs comme moi ! En plus, je tombe sur les HELLECTROKUTTERS qui montent leur stand de merch’. Ils me rassurent en me disant que d’après le running order, ils passent avant-derniers sur scène. Ouf, je ne vais pas partir comme l’an dernier à 2h du mat’.

PDF

Je les laisse tranquille et pendant que le premier groupe se prépare, je me dirige vers la buvette. Ben quoi, il faut bien prendre des forces avec la potion magique des fest !!! Heu non, pas la bière bien que (la Bellenium quel régal)… la merguez frites, le régal des diététiciens !!

Allez, c’est parti pour les PDF. Du punk de chez eux une avec des textes rigolos (quand tu n’as pas de 4×4, of course – mais allez écouter ce qu’ils font et vous comprendrez). C’est jeune, c’est punk mais bon, ça fait passer la merguez !!

Première pause hydratation et le second groupe de la soirée arrive déjà. Découverte totale pour moi les VENDANGERS. C’est du fucking rock’n’roll et c’est bien ! Les morceaux sont cool et dépotent bien, la voix est parfaite pour ce genre de compos. Le groupe a la pêche et une bonne présence scénique. Leur set n’est composé que de compos en plus ! C’est ça que j’aime dans les fest : découvrir des jeunes groupes qui n’ont pas encore de LP. Et là, c’est bonne pioche ! Un groupe à suivre.

VENDANGERS

Bon le set fini, arrive le moment où je me réfugie au bar. Comme l’an dernier, c’est le moment du tribute band de la soirée. Et les heureux gagnants sont un tribute aux ROLLING STONES. Heureux ou pas d’ailleurs car même si on ne fait pas de report sur les cover bands, là je vais trouver le temps long, voire très, très long !!! C’est plutôt du niveau baptême du petit dernier que grande scène d’un fest !! Comme l’an dernier, l’attente va être longue. Je souffre. J’hésite à aller jouer sur l’autoroute mais elle est trop loin !!!

Bon, mon calvaire prend fin. Et maintenant la question qui tue : qui passe maintenant ? Yes, les HELLECTROKUTTERS se préparent ! Ouf ! Il est plus de minuit et j’aurais eu du mal à tirer une plombe de plus.

HELLECTROKUTTERS

La musique se fait plus forte, les HELLECTROKUTTERS montent sur scène, yes !! Et ça part plein pot. Ils ne sont pas là pour faire bonne figure mais pour nous délivrer leur putain de fucking rock’n’roll !!! 

Ils sont déchaînés et démarrent comme un Jack in the box.

Le guitariste ne tient pas en place, c’est un vrai dingue. Une fois sur scène, il se livre à 200% ! BUTCHO est, comme toujours, royal. Que ce soit scéniquement ou vocalement. Le batteur et le bassiste sont eux aussi à donf’.

Leurs morceaux font oublier au public, encore présent en bon nombre, l’heure tardive. Comment penser à l’heure qu’il est quand tu as les cheveux qui bougent tous seuls et que tu fais le kangourou ?!! Les morceaux te pénètrent des pieds aux cheveux et te font chanter les refrains. Ca valait le coup d’attendre ! Leur show est vraiment top. Le public est aux anges et moi je prends encore une fois une grosse, grosse baffe.

HELLECTROKUTTERS

Ouah, je n’ai pas vu le temps passé. Le trou noir du concert tueur a frappé.

Allez, c’est déjà fini. Il est au moins 1h30 du mat’. Je suis désolé pour le dernier groupe mais là, je ne suis plus en état… d’autant plus que j’ai encore pas mal de route à faire. Donc le temps de dire au revoir aux copains et de remercier HELLECTROKUTTERS pour ce concert et hop, même plus là !!

Conclusion 

Ce fest est méga sympa mais mettre un tribute band en plein milieu de l’affiche, ce n’est vraiment pas une bonne idée. En début ou en fin, ce serait plus pertinent. C’est bêta de faire venir des groupes de loin pour que la majorité du public n’en profite pas car ils commencent trop tard… Encore que cette fois, les gens sont bien restés pour HELLECTROKUTTERS.

Voilà, maintenant c’est « long way to the top if you want rock’n’roll » !!!

HELLECTROKUTTERS

NO ONE IS INNOCENT + TAGADA JONES + ULTRA VOMIT : Live Report @ le Transbordeur de Lyon – 29 avril 2017

NO ONE IS INNOCENT

Alors que certains sont en Italie pour le Frontiers Festival, que d’autres sont en route pour voir ECLIPSE en Allemagne (report à venir), moi je vais moins loin. Ma destination est Villeurbanne et le Transbordeur pour une soirée qui unit punk, rock et métal. Si, si, c’est vrai !!

Et en plus, j’ai hâte. Hâte de revoir les NO ONE IS INNOCENT et hâte de voir ULTRA VOMIT avec les morceaux de leur nouveau bébé « Panzer surprise » qui est sortie hier !!!

Bon, j’ai du bol, je suis dans l’une des dernières voitures à pouvoir se garer sur le parking. A 18h !! Le parking est full, ce qui veut dire qu’il va y avoir du people. Ouverture des portes rapide et effectivement, il y la foule des grands jours pour cette affiche.

LE REPARATEUR

Je suis prêt pour l’arrivée du REPARATEUR sur scène. J’avais bien aimé ce groupe composé d’un batteur et d’un guitariste chanteur lorsque je les avais vus en live. Et là, je ne vais pas être déçu. C’est énergique et ça fonctionne. Leur set est plein d’humour, leur musique est très efficace.

Ils vont nous donner un set très apprécié par le public de service de plus en plus présent.

Allez, c’est la pause… et la queue pour manger un méga hamburger au Food Truck posé dans la zone fumeur. Heu, j’ai cru que je n’allais pas y arriver !

Bon, engloutissage rapide du sandwich et retour pour le début de ULTRA VOMIT. L’écran géant nous met dans l’ambiance de leur nouveau CD en présentant le groupe comme des personnages de cartoon… mais un cartoon où Warner Bross aurait copulé avec Tex Avery un soir de beuverie extrême !

ULTRA VOMIT

Allez, c’est parti pour du métal disjoncté et carrément barré humour de potaches. Et ils le font à merveille ! Musicalement, ils jouent grave. Les morceaux sont variés (et non avariés !), les styles métal, hard, thrash, heavy, moderne et indus sont représentés, les paroles sont méga délires. En plus, le groupe est à donf’ dans le show. Ils maîtrisent grave l’humour et l’auto-dérision.

Leurs morceaux te mettent une putain de patate et te collent une banane sur les lèvres. Ils font participer un max le public à cette fête (public très, très nombreux. Le Transbo est blindé). Un bon nombre de spectateurs est venu pour eux. Ils connaissent les paroles par coeur, même ceux de l’album sorti hier !! Ils se prêtent avec avidité aux jeux du chanteur. « Allez, tous le signe du métal, les doigts en l’air !! ». Ils font même monter un spectateur avec un masque de panda sur scène avec eux.

Bref, la salle bouge, saute, chante les nouveaux morceaux comme les anciens avec le même entrain. Ils font même un circle pit sur ‘La Ch’nille » ! Moi, je suis en plein délire comme devant un dessin animé qui aurait une bande son métal. Je me régale de leurs paroles et je manque de me faire pipi dessus de rire. Ouah, par les temps qui courent, un concert d’ULTRA VOMIT, c’est un anti-dépresseur puissant qui devrait être remboursé par la Sécu. Putain de prestation !!

Bon allez, j’ai besoin d’air frais, moi ! La zone fumeur est blindée de chez blindée. Il y a du monde partout. Le stand merch’ d’ULTRA VOMIT est pris d’assaut. Ils sont dévalisés de leur dernier album et quand j’arrive, ils ont déjà tout vendu ! Tu m’étonnes !!

Retour dans la salle. Je suis méga content qu’il y ai un crash barrier, moi, car j’ai dans l’idée que ça va bouger très très fort ! Tiens, plein de gens montent sur scène… C’est l’équipe de Mediatone ! ERIC prend le micro pour nous dire que Mediatone fête cette année ses vingt ans et que c’est la fête (et ça se voit !!) et qu’ils sont heureux de voir TAGADA JONES ce soir – qu’ils ont fait jouer il y a bien longtemps – pour cet événement.

TAGADA JONES

Allez, le temps que les gens descendent de scène ou se posent sur les côtés car si la salle est blindée, les loges sont aussi bien remplies par les copains des groupes et de Mediatone !

Ce soir, un vent de folie festive plane sur le Transbo.

Et c’est parti ! TAGADA JONES attaque et la piscine est ouverte !!!Pour ceux qui ne comprendraient pas, la piscine c’est la foule sur laquelle certains se laissent porter par la vague. Ca bouge grave ! Le public est chaud bouillant et rentre dans leur musique comme un seul homme… ou femme !!

TAGADA, ça envoie le bois et en plus le son est méga fort. Les paroles sont engagées. Les musicos sont déchaînés et ça bouge aussi méga grave sur scène !

TAGADA, ça envoie le bois et en plus le son est méga fort. Les paroles sont engagées. Les musicos sont déchaînés et ça bouge aussi méga grave sur scène !

Heu moi, même si j’apprécie les parole et l’énergie, j’ai toujours du mal avec eux. Trop punk pour moi probablement. Et putain, le son est vraiment méga fort ! Donc soit ils jouent fort, soit je suis trop vieux !… Non ? Bon, ils jouent fort, alors !!!

Conclusion, je n’accroche toujours pas à TAGADA JONES mais c’est juste une question de goût. En tout cas, repli stratégique en zone fumeur pour suivre la fin du set. On entend bien de dehors !!!

Petit tour au stand merch’. Il y a toujours autant de monde sur celui d’ULTRA VOMIT et ça achète à tout va de beaux T-shirts bien funny !!

NO ONE IS INNOCENT

Retour dans la salle pour le dernier groupe de la soirée. La salle n’a pas désempli et est chauffée à blanc, prête à exploser pour les riffs et paroles de NO ONE IS INNOCENT. L’écran géant affiche la pochette de « Propaganda ».

Et c’est parti ! Ils débarquent comme des boulets de canon sur scène. Ils attaquent fort avec « Djihad propaganda ».

Bien-sûr, KEMAR, le chanteur annonce la couleur : « On est les NO ONE IS INNOCENT et on fait du rock ! ». Il bouge partout, saute, il a une énergie de barge ! Les autres ne sont pas en reste non plus. Ouah, quel début de set, ça dépote ! En plus, leurs textes engagés prennent une toute autre dimension entre les deux tours de cette présidentielle. Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, ils sont bien bien à gauche, anti-raciste et anti-faff, dans le même esprit que TRUST… en plus métal.

Les gens dans le public sont comme des dingues, mais ça reste bon enfant. Les titres s’enchaînent et le tout dégage une putain d’énergie. Le chanteur s’offre une baignade dans le public qui le ramène jusqu’aux barrières pour qu’il remonte sur scène. J’ai même failli prendre ses pieds dans la tronche, moi ! Dangereux de prendre des photos, lol !!

L’ambiance monte d’un cran quand le public reprend en choeur un couplet qui dit que la jeunesse emmerde le Front National. La ferveur est telle que lorsque le morceau est fini, le public reprend a capella le couplet – ou le slogan, selon les points de vue – majeur tendu bien haut. Vu de la scène, c’est impressionnant. 

Allez, c’est reparti. Les morceaux s’enchaînent jusqu’à ce que KAMAR explique qu’ils ont une tradition de ne pas finir les concerts tout seuls. Ca veut dire « Les copains, montez sur scène !! ». Il a d’ailleurs à peine le temps de le dire que le public se précipite pour le faire… jusqu’à ce que la sécurité dise stop. Les musiciens des autres qui ont été aussi appelés se joignent à la fête et comme d’hab’, c’est un gros bordel sur scène et les NO ONE kiffent grave. Le public aussi. Trop top !

Bon allez, tout le monde redescent, sauf le groupe bien-sûr. On est presque vers la fin. « Charlie » retentit. J’adore ce morceau en live, il me file des frissons, des larmes, bref de l’émotion. Le groupe y met tout ça dedans : leurs tripes, leur colère. Comme le faisait TRUST en d’autres temps – du temps où BERNIE ne venait pas sur scène un bob sur la tête pour chanter en dilettante mais qu’il le faisait avec ses couilles !). Bref, du rock revendicatif. En plus, ils font le morceau avec les TAGADA JONES qui sont venus les rejoindre sur scène avec eux.

NO ONE IS INNOCENT

Allez c’est fini. Waouh, quelle baffe ! Et quel groupe ! En live, c’est terrible. Putain de concert, j’ai bien fait d’être là, moi !!

Un énorme merci à Mediatone et un bon anniversaire des 20 ans les copains, en espérant que l’on puisse refaire ce type de soirée au plus vite !

NEW MODEL ARMY : Live Report au Kao de Lyon – 05 mars 2017

NEW MODEL ARMY

  • Tu vas à un concert ce soir ?
  • Oui !!
  • Tu vas voir quoi ?
  • NEW MODEL ARMY !!
  • Heu… New Model quoi ???
  • NEW MODEL ARMY !!!
  • Heu… C’est pas un groupe punk new wave ?
  • Non, c’est un groupe rock anglais avec des petits côtés punk mais très rock. Et leur dernier CD est très bon.

Voilà comment ça a commencer. Bon, c’est vrai que je n’ai jamais trop approfondi ce groupe, mais vus leur longévité et leurs fans absolus, je pense que c’est à voir. Donc je ressors mon GPS et direction le Kao à Lyon ! Vous allez vous dire : « Mais pourquoi un GPS vu le temps que tu passes là-bas ? »… Ben voilà, Ti-Rickou aime les concerts à Lyon, mais Lyon ne lui rend pas la tâche facile !

J’apprends qu’il y a une première partie. Youpi ! 

Allez, ALEX MOONS lance les hostilités… Heu… commence à  heu à jouer. Et ça part tout doucement… Un guitariste et une chanteuse. Re-heu, c’est calme ! Bon, le deuxième titre est un peu plus énergique (un peu, il ne faut pas exagérer non plus !). Bon voilà, j’ai vu et perso, ça ne me plaît pas du tout. Je dirais même que ça me laisse sans voix (j’en vois qui rigole !). Le risque si je reste, c’est que je vais m’endormir. Mais heureusement, il y a le bar.

NEW MODEL ARMY

Allez, ça va être court. Et leur set et le changement de plateau (il n’y a presque rien à enlever à part un drap sur le matos de NEW MODEL ARMY).

Et c’est parti pour NEW MODEL ARMY. D’entrée de set, je suis surpris, mais surpris dans le bon sens. Je m’attendais à une musique plus punk new wave. Le son est quand même très rock. Cà joue méga bien et je rentre très vite dans le concert.

Bien-sûr, je suis un des rares à ne pas connaître les morceaux par coeur car le public est constitué de fans et même de fans de la première heure.  

NEW MODEL ARMY

Pour ma part, je trouve les morceaux du dernier album plus dans mon goût, plus rock tendance – voire même limite – hard (si, si !!) J’apprécie aussi certains anciens morceaux, dont un dont il faudra que je trouve le titre (il me fait penser à l’hymne nordiste).

Les musicos ont bien-sûr une grande habitude du live et beaucoup de charisme. L’ambiance, dans un Kao bien rempli est très bonne. Bref, du bonheur !

Du coup, je suis très content d’avoir un rappel. Eh oui, c’est possible et je suis même bien content d’être venu car en live, NEW MODEL ARMY c’est vraiment très bon.

La lumière se rallume, c’est fini. Il n’est même pas trop tard. J’ai donc le temps de passer au merch’ pour me prendre le petit dernier. Quand je vous dis que j’ai aimé !!

Bien-sûr, un grand merci à Base Productions et à Roger pour cette soirée !