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MISS AMERICA : Interview Vidéo

MISS AMERICA

La première fois où j’ai vu les MISS AMERICA en live, j’avais pris une énorme baffe mais je n’avais pas pu leur faire une interview. Je m’étais donc promis que ce n’était que partie remise !

Alors, évidement, quand Guitare en Scène m’a offert l’occasion de les rencontrer, j’ai sauté sur dessus !

 

Interview réalisée le 19 juillet 2018 – Guitare en Scène

 

THE DEAD DAISIES + JOE SATRIANI + MISS AMERICA : Live Report @ Guitare en Scène 2018 à Saint-Julien-en-Genevois (74) – 19 JUILLET 2018

THE DEAD DAISIES @ Guitare en Scène 2018

Alors que les copains se remettent du Hellfest, du Rockfest et autres Bang Your Head, moi je continue ma saison de fest. Eh oui, ce soir c’est le premier jour de Guitare en Scène à Saint-Julien-en-Genevois. Yep, je suis aux taquets !! Bon, j’ai intérêt car là, il ne faut absolument pas que je sois à la bourre, j’ai des interviews de calées. Pression.

Bon théoriquement, je sais y aller, ça le fait et je sais où me garer. Normalement, c’est finger in the nose, l’histoire ! On ne va pas parler des gens qui font faire des travaux sur les autoroutes alors que tout le monde les emprunte mais bon j’ai tout de même réussi à être à peu près à l’heure !

J’ai dit à peu prês car le temps que je finisse mon interview avec MISS AMERICA et celle de JOHN CORABI pour les DEAD DAISIES (heu comment, j’ai de la chance ? Nan nan, je mérite, c’est tout !) ROSENDALE sur la petite scène extérieure a déjà terminé son set. Oups ! Loupé un groupe quand je suis déjà dans l’enceinte je ne suis pas sûr que ça me soit déjà arrivé. Je suis very sorry ! Et pourtant j’ai essayé – et je n’avais pas forcément le choix – d’être rapide mais premièrement, c’est difficile d’empêcher JOHN de parler et deuxièmement, je n’avais pas forcément envie qu’il s’arrête !

A Guitare en Scène, tout est bien rodé pour que rien ne vienne perturber le running order, même les meet and greet. Oui, vous savez, les meet and greet, les trucs où les gens doivent payer pour approcher les artistes qu’ils aiment ? Là, il y en a deux : un pour DEAD DAISIES et un pour SATRIANI. Mais Guitare en Scène prouve encore une fois que ce n’est pas un festival comme les autres car ces meet and greet sont complètement gratuits ! Ils ont été organisés en tirage au sort parmi ceux qui le souhaitaient et qui avaient un billet. Foi de Ti-Rickou, c’est la première fois que je vois ça ! Je trouve ça totalement génial ! Ca me réconcilie même avec les meet and greet, tiens.

THE DEAD DAISIES @ Guitare en Scène 2018

Allez, le moment pour lequel je suis surtout venu arrive : les DEAD DAISIES pour une date unique en France montent sur la grande scène. Et putain c’est parti ! Comment dire ? Comment décrire DOUG ALDRICH, JOHN CORABI, MARCO MENDOZA, Dean CASTRONOVO et DAVID LOWY ensemble ? C’est une pure tuerie ! Non seulement ça joue – et ça joue grave – mais en plus, c’est visuel ! Ils se roulent sur scène, ils bougent, ils posent, ils s’amusent. Il y a une vraie envie de jouer.

Et d’entrée le public présent sous le chapiteau s’en prend non seulement plein les oreilles (non ce n’est pas trop fort, c’est juste du rock ‘n’ roll) mais aussi plein les yeux. Moi forcément je suis fan, j’adore les morceaux de DEAD DAISIES et même quand ils nous font des covers, eh ben ce sont de putains de tueries ! Dieu sait que je ne suis pas trop covers mais lorsque DEAD DAISIES remet les vieilles recettes au goût du jour, qu’est ce que c’est bon !

Bien sûr j’adore la voix, la prestance de JOHN CORABI (ça, c’est clair !) et c’est vrai qu’avec ses acolytes ça le met vraiment en valeur. Et là, sur cette scène, c’est purement magique. Bon, je ne parle même pas de MARCO MENDOZA qui, bien-sûr, comme à son habitude fait le show. Il doit avoir du sang de kangourou dans les veines car il saute beaucoup sur lui-même, lol !

Et je termine par le sieur DOUG ALDRICH. Ce mec est tout simplement magique. Quel guitariste et quelle présence ! Quand on le voit jouer, on a l’impression que c’est simple… Et quelle putain d’interprétation sur un cover de DEEP PURPLE. Mais pourquoi il ne l’ont pas pris lui les DEEP PURPLE ? Tant qu’à remplacer BLACKMORE par quelqu’un, au moins lui il est dans l’esprit, il ne fait pas du jazz ! Comment je n’aime pas STEVE MORSE… Bon d’accord, mais surtout pas dans DEEP PURPLE ! Enfin bref, vous l’avez compris et vous l’avez déjà lu si vous suivez le webzine, DOUG c’est vraiment un de mes petits chouchous !

Dans THE DEAD DAISIES, les cinq compères forment vraiment un tout. Le show de ce soir est en plus tout simplement énorme ! Ouais, je ne déconne pas les copains, là c’est vraiment mons-tru-eux ! Et ce ne sont pas ceux qui sont là ce soir qui diront le contraire ! Ouah !!! Guitare en Scène, ça commence très très fort !

Moi il faut que je redescende un peu quand même. Pourquoi ils ne veulent pas que je leur refasse une interview ou que j’aille re-papoter avec eux ?!!! Même pas drôle !

JOE SATRIANI @ Guitare en Scène 2018

Bon allez, là ça va vite, ça va bientôt être au tour de JOE SATRIANI. Heu comment je suis moins motivé ? C’est pas vrai, j’aime bien JOE. C’est même celui que je préfère dans le style « les chanteurs sont des connards, j’en mets pas » ! Mais il faut préciser que je l’ai vu un certain nombre de fois. Tellement que je suis incapable d’en tenir le compte !

Mais ce soir, c’est un show spécial pour Guitare en Scène et puis à Guitare en Scène, il se passe toujours des choses.

Tiens, d’entrée de jeu son line up fonctionne très bien. Bon choix de set list. Et bien-sûr, en plus, il est ravi de rejouer ici et forcément ça se ressent dans son jeu. Le public est forcément ravi. A Guitare en Scène, le public, la guitare il connait et il aime. Et JOE SATRIANI, c’est un peu un des Dieux du Temple.

Moi, bizarrement, je rentre beaucoup plus dans le show de ce soir que dans les derniers que j’avais vus de lui. D’habitude au bout de trois ou quatre morceaux, je commence à me lasser un peu mais là,, comme un papillon sur une lampe, je reste scotché et ce, jusqu’à la fin.

 

JAM SESSION (JOE SATRIANI-DOUG ALDRICH-ULI JON ROTH) @ Guitare en Scène 2018

Eh non, ce n’est pas la fin, c’est juste un entracte ! Et il ré-attaque sur « Surfin with the Alien » ! Là, je fond carrément. C’est sans aucun doute pour moi, le meilleur album de rock-hard instrumental qui n’ait jamais été fait et en live ces morceaux, c’est une vraie tuerie. Et comme JOE est en forme, je ne vous explique même pas ! C’est juste à vous dégoûter de même essayer d’apprendre à jouer de la six cordes ! C’est tellement simple quand c’est lui qui joue. Ti-Rickou est aux anges !

JAM SESSION (JOE SATRIANI-DOUG ALDRICH-ULI JON ROTH) @ Guitare en Scène 2018

Et c’est parti pour l’annonce des invités spéciaux. Heu tiens, c’est bizarre, c’est DOUG ALDRICH qui vient ! Yes, une double dose de DOUG ! Qui c’est qui est méga content ? !! DOUG et JOE, putain ça va saigner ! Le troisième… oh putain je suis mort ! Ma femme va me tuer ! C’est, je n’y crois pas, ULRICH JON ROTH. Pour ceux qui n’ont pas suivi l’actualité du hard-rock depuis 40 ans, ce n’est ni plus ni moins que le premier guitariste mythique de SCORPIONS. Et pourquoi je suis mort ? Parce que c’est juste LE guitariste préféré de ma femme.

JAM SESSION (JOE SATRIANI-DOUG ALDRICH-ULI JON ROTH) @ Guitare en Scène 2018

Allez, là j’ai hâte, comme tout le public d’ailleurs, de savoir ce qu’ils vont nous faire. Et avec ULI ROTH, devinez par quoi on va commencer ? JIMI HENDRIX of course ! Et c’est un petit hardos qui gagne un… bracelet à clous !!! Je ne suis pas un afficionado de HENDRIX mais ULI JON ROTH a toujours réussi à me le faire oublier. Et là, avec ses deux compères, ça me fait redécouvrir le morceau sous un angle différent.

Putain ça joue ! En plus, c’est ULI qui est au chant. JOE SATRIANI et DOUG ALDRICH s’amusent comme des petits fous. Ils alternent tous les trois des solos et ça devient – si c’était possible – encore plus une putain de tuerie. Ouah !

JOE n’arrête pas de sourire, il s’amuse comme un gamin. Il a le sourire banane sur le visage. C’est vraiment méga cool de le voir comme ça, tellement décontracté et heureux de jouer avec ses copains. 

Mais qu’est-ce qu’ils me font là ? Smoke on the water ?!!! Avec une rythmique à trois ?!!! Putain, putain, putain !!! Ca, c’est du DEEP PURPLE ! Ca, c’est du « Smoke on the Water ». C’est DOUG qui se colle au chant. Grâce aux dernière prestations de DEEP PURPLE, j’avais presque oublié comment ce morceau devait sonner et là ouais, on comprend pourquoi ce titre est devenu l’un des hymnes du hard-rock ! En plus, les trois musiciens alternent les solos et ils le font tout en respectant l’esprit de RITCHIE BLACKMORE. Ca me met les larmes aux yeux ! Ca repart un peu dans le milieu du morceau avec des solos dans le style des trois compères et ça se termine par une apothéose de rythmique et « Smoke on the Water » hurlé par tout le public de Guitare en Scène.

Ouah, quel moment énorme ! Voilà pourquoi j’aime ce fest. Je pense que c’est encore un des seuls festivals où ce genre de chose se produit et où des musiciens montent sur scène pour jouer et s’amuser juste pour le fun, pour jouer ensemble. Et quand ce sont des musiciens de ce calibre, c’est juste hallucinant.

MISS AMERICA @ Guitare en Scène 2018

Bon, ce n’est pas tout mais il est déjà plus de minuit ! Il ne faut surtout pas que j’oublie d’aller voir MISS AMERICA qui vient de commencer, presque dans la lancée, à jouer sur la scène Village. Ce serait bêta que je les loupe quand même ! Je n’ai déjà pas pu aller les voir hier soir au Rock’n’Eat Live… En plus, je leur ai fait une interview dans l’après-midi. Allez, une bouteille d’eau, je regroupe mes dernières forces et je les rejoints.

Bien-sûr, je ne vais pas être déçu. MISS AMERICA, ben c’est mon coup de coeur de ces derniers mois. Le groupe que j’ai découvert grâce à leur EP et que j’ai eu la chance de voir quelques jours après en live. Et depuis, je ne les lâche plus !

Et là sur la scène de Guitare en Scène, eh bien encore une fois, ils vont me mettre une bonne tarte.

J’aime leurs compos, très rock qui se retiennent facile et qui te restent dans la tête. Leur prestation live est très efficace, pour un jeune groupe comme ça, c’est vraiment rare.

La bassiste bouge vraiment beaucoup ainsi que le guitariste et le guitariste chanteur. Eh bon, le fait qu’il y ait aussi une fille à la batterie, c’est bien sympa.

Ils ont déjà une grande habitude des live et encore une fois, il n’y a pas photo, ça paye.

Il n’y a pas que moi qui craque. Les courageux qui sont restés tard, voire très tôt, pour les voir ne vont pas être déçus. Les MISS AMERICA, c’est clair, vont se faire de nouveaux fans ce soir.

MISS AMERICA @ Guitare en Scène 2018

Malgré l’heure tardive, il fait encore très chaud sur le site. On est bien, on est avec les copains et je n’ai pas forcément envie que la magie s’arrête. Mais bon, si ça continue je vais devoir arriver avec les croissants pour ne pas me faire engueuler !

Un grand merci aux orgas pour leur gentillesse et leur mega programmation dans un lieu superbe et avec une capacité qui reste à taille humaine, une scène où on voit de partout et où le son est superbe.

Cette journée sous le signe du hard-rock a encore été un grand succès. Guitare en Scène n’est pas prêt de ne plus me voir !

JAM SESSION (JOE SATRIANI-DOUG ALDRICH-ULI JON ROTH) @ Guitare en Scène 2018

THE FOXY LADIES + T.T. TWISTERZ : Live Report @ le Ninkasi Gerland de Lyon – 05 décembre 2017

THE FOXIES LADIES @ Ninkasi Gerland – Lyon

Vu que j’avais un petit peu loupé leur release party pour la sortie de leur nouvel album, j’avais vraiment envie de me rattraper et donc quand j’ai vu cette date au Ninkasi de THE FOXY LADIES, j’étais bien sûr aux taquets. En plus, j’adore les soirées au Ninkasi, ça commence pas trop tôt et je sais y aller. Trop bien !

… Sauf qu’à 18h30, je reçois un coup de téléphone d’un copain qui me dit qu’ils sont déjà sur place ! Moi : <<Mais ça ne commence pas avant 20h !>>. Lui : <<Ca commence à 19h, magne-toi !>>. Bon, Ti-Rickou plus rapide que l’éclair, téléportation dans la voiture et on the road to Gerland.

19h30 et des brouettes, je suis garé, je rentre dans le Ninkasi, je retrouve les copains et bien sûr… ça n’a pas commencé !!! Ha ha ha ! Bon, même pas véner, ça me donne l’occasion de papoter. Parfois ça fait du bien !

T.T. TWISTERZ @ Ninkasi Gerland – Lyon

Et tant mieux parce qu’on va avoir un peu de temps devant nous vu que le premier groupe ne doit démarrer que vers les 20h. C’est une nouveauté pour moi car depuis qu’ils ont refait le Ninkasi Kafé, je n’avais pas vu de concert dans cet espace. Et c’est aussi une nouveauté car je ne connais absolument pas le groupe qui va monter sur scène : les T.T. TWISTERZ.

Allez, ils vont commencer. Je regarde autour de moi, vérifie où est l’issue de secours, prêt à voir arriver SALMA HAYEK avec un serpent géant autour du cou et à ce que tout le monde se transforme en monstres. Non, je n’ai pas fumé de l’herbe qui fait rigoler, je fais juste allusion au bar, le TT TWISTER du film « Une nuit en enfer » de TARANTINO. Bon, la comparaison avec le film s’arrête là. On n’est pas dans du rock horreur ni métissé mexicano. Ils font du rock.

C’est bien fait, la voix est agréable, les morceaux aussi. Il manque peut-être un poil de folie sur scène, mais bon c’est ce que j’aurais attendu par rapport à leur nom : je m’étais déjà fait mon film, moi ! Sinon, ce n’est pas du tout désagréable, même si on peut regretter un manque de refrains qui te restent dans la tête.

Quoiqu’il en soit, en découverte pour un groupe de première partie, c’est plutôt pas mal. En tout cas, leur show se termine, tout le monde est vivant et c’est déjà le principal ! Mais je trouve qu’ils ont quand même franchement déconné : ils auraient pu faire venir SALMA !!!

Allez, c’est la pause. J’en profite pour dire bonjour aux copains, copines qui sont bien présents ce soir, tout comme le public lyonnais. Il y a pas mal de monde ce soir à Gerland.

THE FOXIES LADIES @ Ninkasi Gerland – Lyon

Mais bon, je suis venu pour voir les quatre folles furieuses de FOXY LADIES. Et c’est parti ! J’avais un souvenir bien précis des filles et, de suite, je vois que ce soir encore, ça va être raccord ! Ouah, c’est clair que d’entrée de jeu, les filles déboîtent leurs grand-mères en hoverboard dans la cage d’escalier.

GABI, la chanteuse attaque comme un jack in the box. Elle a une putain de présence ! Elle est soutenue par LUCIANNE, la guitariste, qui elle aussi a une pure présence, un vrai charisme et EMILIE, la batteuse, qui est impressionnante.  Il y a juste CHLOE, la bassiste, qui est un petit poil en retrait par rapport à ses copines, plus concentrée sur sa basse. Mais bon, ça ne choque pas.

Les morceaux du petit dernier que je découvre en live sont très percutants et te font bouger les cheveux sans décoller tes doigts de pieds ! Le son est très bon, le public qui, pour une partie découvre les LADIES ce soir, est tout de suite dans le bain. Il y a une méga bonne ambiance dans la salle.

Les filles alternent des morceaux de leur premier album qui eux- aussi sont des petites perles.

Ce soir, on va avoir droit à une grosse prestation des FOXY LADIES qui confirment ma première impression :  c’est vraiment le groupe de filles à suivre. Elles ont un putain de potentiel ! Elles ont vraiment tout compris, leurs morceaux te restent dans la tête et te donnent envie de chanter avec elles. Elles ne se contentent pas d’interpréter en live leurs titres, elles les font vivre et elles arrivent à transmettre cette énergie au public. Scéniquement, c’est béton. C’est pareil, elles vivent vraiment leurs morceaux et ça, forcément, le public le ressent.

…Et forcément aussi bien sûr quand ça s’arrête, tu trouves que ça a été trop court !

Allez, petit tour au stand merch’ pour papoter avec les filles. Je ne regrette vraiment pas d’avoir fait le déplacement. Une chose est sûre, c’est que si l’occasion m’en est donnée, ce sera toujours avec grand plaisir que je les reverrai. Je crois que mon année 2017 n’aurait pas forcément été aussi réussie si je n’avais pas pu les revoir !

Et maintenant on the road again avant que la neige ne me tombe sur la tête !

ALICE COOPER : Live Report @ l’Amphi 3000 de Lyon – 1er décembre 2017

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Report by SEB 747

En ce premier jour de décembre, quoi de mieux que se rendre à Lyon pour assister au spectacle du pionnier du hard-rock théâtral ou du maître du shock rock, j’ai nommé Monsieur VINCENT DAMON  FURNIER ? Comment ça, vous ne savez pas qui c’est ? Si je vous dis que ce Monsieur va avoir 70 ans le 4 février prochain, qu’il est américain ? Vous voyez qui c’est ? Bien sûr, c’est ALICE COOPER !!

Entouré de la session rythmique composée de CHUCK GARRICK à la basse et de GLEN SOBEL (SIXX A.M.) derrière les fûts, il est suivi du trio de guitaristes RYAN ROXIE, TOMMY HENRICKSEN et NITA STRAUSS. Accompagné de son dernier LP « Paranormal », ALICE est venu terrorisé la capitale des gones.

Comme je ne connais pas la salle de l’Amphi 3000 de Lyon, je pars de bonne heure… D’autant plus que la neige arrivée la veille au soir a décidé de se mettre de la partie aussi ! Remarque, qui dit neige en novembre, dit Noël en décembre et plein de petits cadeaux d’ALICE COOPER sous le sapin. Lol.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Heureusement pour moi, la neige s’est arrêtée dans l’après-midi et la route est bien dégagée. Le trajet se fait sans heurts et, grâce à la copine qui parle dans mon GPS, j’évite les trois quarts des bouchons pour arriver en avance. Euh, c’est bizarre quand même toutes ces voitures qui vont au même endroit que moi. Le concert va être blindé ! J’ai bien fait de partir tôt !

Après avoir descendu plusieurs étages du parking qui n’est pas loin d’être complet (je plains les copains coincés dans les bouchons), qu’il me faut remonter à pieds car les ascenseurs sont pris d’assaut et que du coup, il est impossible d’y entrer. Bah, un peu de sport avant d’entamer un concert ne fait de mal à personne.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Arrivé en haut, la file d’attente m’a l’air interminable. Cependant, il semble que l’organisation a prévu le coup, vu que l’attente en plein courants d’air ne dure pas trop longtemps. Il faudrait savoir qui à décider de couper le chauffage dehors ! Je vais lui dire deux mots, moi ! lol. Le temps de se restaurer avant de rentrer dans la salle et de jeter un coup d’œil au merch’ – un peu trop élevé à mon goût – que des sons surviennent du fond de la salle. Quoi ? Ils ont déjà commencé ? Ouf, ce n’est que la première partie ! Heureusement.

C’est au groupe lyonnais REVENGE d’assurer le début de soirée. Musicalement, c’est bien fait. On est dans une veine hard 80’s. Le seul point qui fâche, c’est la voix. Il est vrai qu’elle peut irriter certaines personnes, surtout lorsqu’on a le sentiment qu’il n’est pas forcément juste. Moi, les ayant déjà vus un bon nombre de fois, je me suis habitué. Mais c’est vrai qu’à force, cela peut être agaçant.

En tout cas, le public répond bien aux sollicitations du groupe ultra-motivé, et notamment lorsque le chanteur sépare la salle en deux pour faire chanter « Rock ! » à une partie du public et « Roll » à l’autre partie. Vu le peuple présent, je peux vous garantir que ça fait son petit effet. Bon, perso, j’aurais quand même préféré une autre première partie mais comme se contenter de peu est la première règle d’une vie raisonnable, on va faire avec.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Après cette mise en bouche, avant le groupe vedette, il est temps de se faire une place plus proche de la scène. Comme un grand copain, – il fait pas loin de deux mètres – que je n’avais pas vu depuis une éternité veut retrouver sa femme plus en avant dans la foule, je profite de la situation pour me frayer un chemin. Pas évident vu le monde, mais, en jouant un peu des coudes, ça passe.

Du coup, je me retrouve aux environs du quatrième ou cinquième rang. Pas trop mal pour les photos. Aller plus en avant, paraît très compliqué étant donné la masse compacte de spectateurs.

Serrés comme des sardines, les fans piaffent d’impatience, l’atmosphère est chaude bouillante. Ce qu’il y a de bien avec ce genre de situation, c’est que nous n’aurons pas droit aux pogos ni autres joyeusetés du genre. L’inconvénient, c’est qu’il fait beaucoup trop chaud. Heureusement pour moi, j’ai laissé le cuir dans la voiture.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Un gros rideau, où les yeux maquillés d’ALICE COOPER dans lesquels trône une veuve noire, nous cache le décor de la scène, même si de temps à autres, nous pouvons apercevoir un technicien habillé en squelette faire les derniers réglages.

Il est 21h tapante. « You have been chosen to spend the night with ALICE COOPER ! It’s too late now beware ! He’s comin ! » nous dit l’intro. Le rideau géant tombe, et les « Alice ! Alice ! Alice ! » du public filent le frisson. Devant un parterre nombreux – la salle est pleine à craquer – les musiciens entrent sur scène. Derrière la batterie, le backdrop porte le même dessin que le rideau. Ouah, ils ont fait vite pour le réinstaller, je n’ai rien vu !

Le son est absolument titanesque., les lumières sont splendides et permettent d’assurer le spectacle. Au cas où vous ne le sauriez pas, assister à un show d’ALICE COOPER, c’est comme aller au théâtre (de l’horreur, évidemment) avec de la musique en fond. Tout comme IRON MAIDEN, c’est un spectacle en soi et on ne s’ennuie pas une seule seconde.

ALICE, tout de noir vêtu, arrive sur scène, sous les étincelles qui tombent du plafond et les hourras du public.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

C’est au son de « Brutal Planet », premier morceau d’une set list longue comme le bras, que débute le show spectaculaire d’ALICE COOPER. Les spectateurs deviennent hystériques et réagissent au quart de tour. Les nombreux devils horns levés en direction de la scène, indiquent la tendance. Pas de temps mort, c’est « No More Mr Nice Guy » qui défile. ALICE qui s’aide de sa canne, mimant un vieux monsieur, est à fond. Les musicos aussi.

Il faut dire qu’ALICE leur laisse une place prépondérante. Que ce soit NITA STRAUSS, la seule fille de la bande des musiciens, RYAN ROXIE, son guitariste depuis plusieurs années avec CHUCK GARRICK derrière la basse, ou bien encore TOMMY HENRICKSEN planqué dans son coin, tous sont mis en avant. Même GLEN SOBEL, qui est bien visible sur son kit rehaussé. ALICE ne veut pas prendre toute la lumière. D’ailleurs, comme il le dit souvent en interview : « Je veux que lorsque mes musiciens montent sur scène, leurs égos soient démesurés ».

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Cela se remarque : NITA STRAUSS, en fait des tonnes mais elle joue tellement bien, TOMMY HENRICKSEN est toujours aussi plein de feeling – quel guitariste ! -, les ronds de basse de CHUCK GARRICK répondent aux frappes incessantes de GLEN SOBEL et RYAN ROXIE interprète les solos avec une justesse dont lui seul détient le secret.

La sensation que les musiciens sont en osmose est flagrante. D’ailleurs, ALICE expliquait récemment que tous ses musiciens s’entendaient très bien. Le sourire que l’on peut lire sur leurs visages en dit long.

Le chanteur dessoude le pit avec des hits en pagaille. La triplette « Under my Wheels », « Department of Youth » et « Pain ! » est jouée sans temps mort. VINCENT FURNIER ne communique pas avec son public puisqu’il estime qu’ALICE est sa créature et que c’est elle qui fait le show.

Le son irréprochable sert parfaitement la richesse de la musique.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Après un énième changement de costume, il s’approche d’un coffre à jouets situé en fond de scène et enfile sa veste longue en velours rouge, le backdrop change une deuxième fois et la pochette de l’album « Billion Dollar Babies » apparaît derrière le kit de batterie. La chanson éponyme est envoyée comme une lettre à la poste. ALICE ne tient pas en place. Il déambule de long en large de la scène, harangue la foule. J’aimerais bien avoir la même pêche à son âge. Épée en mains, Mr COOPER distribue des dollars à son effigie dans le public. Classique certes, mais toujours aussi bon.

« The World Needs Guts », titre issu de l’album « Constrictor », continue son œuvre de sape. On en prend plein les yeux. Visuellement parlant c’est parfait !!! « Woman of Mass Distraction » avec un solo de NITA STRAUSS époustouflant arrive, puis c’est au tour de « Poison » de nous remuer les tripes avec son putain de refrain incontournable.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Les lumières s’éteignent en laissant apparaître GLEN seul derrière sa batterie où pendant près de trois minutes, il martyrise ses fûts. « Halo of Flies », voit un ALICE battre la mesure pour ses musiciens.

Le chanteur disparaît à la fin du morceau, permettant à ses guitaristes de rester sous les feux de la rampe. « Feed my Frankenstein » voit revenir le chanteur habillé en scientifique fou, veste pleine de sang. « Igor ! » clame-t-il au bout d’un moment. Deux membres du staff déguisés, l’un en squelette, l’autre tout en noir, portant un masque à gaz, amènent une machine gigantesque. ALICE met un masque à gaz et s’installe pour se faire électrocuté. Frissons garantis sous les étincelles qui jaillissent de partout.

Re-extinction des lumières et il revient sous la forme d’une créature géante. Il déambule de long en large sur la scène, poursuivant tour à tour ses guitaristes. Le public est à fond et hurle son bonheur. S’ensuit un « Cold Ethyl » qui continue à nous faire headbanguer comme des fous. Qu’est-ce que c’est bon ! Les musiciens sont à fond derrière ALICE. Même GLEN SOBEL se lève régulièrement derrière ses fûts. Que du bonheur !

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Guitare à double manches en mains, RYAN ROXIE entame « Only Women Bleed ». Cette balade est la bienvenue pour se reposer de ce show intense. Une poupée, chaînes détachées aux poignets, vient danser un ballet autour du chanteur. Une danse endiablée s’ensuit et finit sur un ALICE COOPER qui poignarde sa partenaire.

« Paranoiac Personnality », seul morceau du dernier album joué ce soir, est bien inclus dans l’histoire. ALICE chante, couteau à la main, regard totalement halluciné, comme si son acte meurtrier était tout à fait normal. À la fin du morceau, il est logiquement rattrapé par les deux gars cités plus haut qui lui enfilent une camisole de force.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

« Ballad of Dwight Fry » qui suit, voit la Nurse Rozetta en chair et en os. Elle vient soigner ALICE avec une énorme seringue, seringue  qu’elle finit par lui planter dans le dos. C’est SHERYL, sa femme qui a repris le rôle de façon permanente depuis 2013. 

Quel spectacle ! Je n’en perds pas une miette ! Je suis complètement dedans… et je ne suis pas le seul ! Les premiers rangs resserrés chantent comme un seul homme le refrain. ALICE, lui, toujours emprisonné dans sa camisole, continue sa litanie, pendant que la Nurse lui présente son rejeton. Un bébé siamois sans jambes ! L’horreur absolue ! ALICE arrive à se détacher et en profite pour tenter d’étrangler son infirmière mais celle-ci réussit à se libérer en lui plantant des couteaux. Pas si gentille que ça, la Nurse ! Lol.

Et ensuite, qu’est-ce qu’il se passe ? Eh bien, on doit punir Alice, donc une guillotine est amenée sur scène. C’est l’heure de « Killer ». ALICE COOPER essaie tant bien que mal de s’échapper mais il ne peut résister longtemps et se fait guillotiner. Sa tête est présentée au public, pendant que les musiciens reprennent le refrain de « I Love The Dead ». Le théâtre de l’horreur prend ici toute sa dimension.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Extinction des feux (encore !) sous des explosions de fumée, puis « I ’m Eighteen » voit un ALICE revigoré et motivé comme jamais arpenté la scène. Chemise en sang et béquille à la main, il harangue la foule. Racontant ses lamentations comme s’il avait encore dix-huit ans.

NITA STRAUSS, remplaçante de ORIANTHI PANAGARIS partie jouer depuis 2014 avec son mari RICHIE SAMBORA, reprend les solos de RYAN ROXIE. Courant, sautant de partout comme un cabri, guitare derrière la tête, crinière blonde dans le vent, elle fait le show.

Les lumières s’éteignent encore une fois et c’est déjà la fin du concert. Seulement, le public hurle « Coop ! Coop ! Coop ! Coop ! » et revoilà ALICE qui entame « School’s Out » avec une petite incursion du « Another Brick in the Wall » des PINK FLOYD. De gros ballons remplis de confettis sont jetés sur le public. Des serpentins sortent de partout de derrière la scène. C’est l’anarchie sur les planches ! Chaque musicien exécute des solos ensorcelants sous les feux des projecteurs.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

Il est temps pour ALICE COOPER de présenter ses compagnons de route. Et il commence de suite sur sa droite en souhaitant un joyeux anniversaire à RYAN ROXIE, sous les acclamations du public. Puis le chanteur présente CHUCK GARRIC en l’appelant « Mr Beasto Blanco !! », le nom du groupe dans lequel il officie avec CALICO COOPER (sa fille), avant de nous présenter GLEN SOBEL. Ensuite, il se dirige vers son second guitariste en nous disant que nous n’allions pas le croire. « From Lyon ! France ! TOMMY HENRICKSEN ! ». Évidemment, la salle n’en croit pas ses oreilles mais hurle quand même ! Mdr. « And now, from Hollywood ! Hurricane ! NITA STRAUSS ». Perso, je pense que la belle guitariste a reçu la plus forte dose d’applaudissement de la foule ce soir.

Puis le chanteur monte sur un strapontin et revoilà la Nurse Rozetta qui revient lui planter ses aiguilles par derrière. « MELISSA SHARON COOPER » annonce-t-il. Cette dernière fait la révérence. Enfin, ALICE nous présente lui-même avec un accent français « VINCENT DAMON FURNIER ».

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon

1h30 pour ALICE et sa troupe et le show prend fin. Cela peut paraître un peu court mais quand on repense à l’âge du présentateur, tel qu’il se décrit, on se dit qu’on a encore de la chance de le voir en concert. Et puis, quand on aime et qu’on repart le cœur en fête, que demander de plus ?!

Ce soir, ALICE a fait de l’excellent COOPER. Le job a été fait. Le temps est passé très vite car on en a pris plein les oreilles et les yeux. Ce soir, ALICE a bien mérité son surnom de Maître du macabre, et ce depuis cinq décennies.

Le retour se fait au son de « Paranoiac Personnality » sous des légers flocons de neige. Une bien belle soirée et assurément un des meilleur concert de l’année pour moi.

ALICE COOPER @Amphi 3000 – Lyon