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SLEEKSTAIN + STIFF NECK : Live Report @ La Fabrique d’Amancy (74) – 18 novembre 2017

SLEEKSTAIN

Report by SEB 747

Mauvaise nouvelle : sur les réseaux sociaux, on annonce la mort de MALCOLM YOUNG. Peu de temps après son frère, voilà qu’il nous quitte lui aussi. Alors, quoi de mieux que faire un concert pour oublier sa peine ?

Ce soir à la Microbrasserie d’Amancy, il y a SLEEKSTAIN qui passe avec STIFF NECK ! Alors je fais le plein mon char et je prends la direction la vallée de l’Arve, en écoutant du AC/DC à fond les manettes. Comme je connais bien la salle pour y avoir mis les pieds plusieurs fois, je connais le chemin et en plus, il y a un grand parking pour se garer. C’est trop bien !

Heu, c’est bizarre, il y a plein de places. Ben ça alors ! Je rentre dans la salle et il n’y a pratiquement personne. Je suis super en avance, les musiciens n’ont pas encore fini de manger. Après DUEL, lundi dernier, ça devient une habitude maintenant. Lol. Du coup, je m’installe tranquillement sur l’un des nombreux canapés pour boire un coup. Au fur et à mesure, je me rassure en voyant la micro brasserie se remplir petit à petit.

STIFF NECK

Il ne faudrait pas que je commence à m’endormir parce-que le premier groupe est annoncé pour 20h. Sauf qu’il est déjà 21h30 quand STIFF NECK s’installe sur scène. C’est pire que le quart d’heure savoyard ça ! Mdr. Bon, en tant que savoyard, je suis habitué et puis ça permet de prendre du temps pour discuter avec les copains et les copines.

Enfin, STIFF NECK attaque. STIFF NECK, c‘est un groupe de party punk rock haut-savoyard de La Roche sur Foron. Les premières notes sont sympas, mais malheureusement, je me rends vite compte que ce n’est pas ma came. Leurs influences se retrouvent chez GREEN DAY, BLINK 182 et consorts. Leurs compos sont cool et les reprises aussi, mais je ne suis pas fan de leur style de musique. Je dois bien être le seul, vu le nombre de spectateurs qui se pressent devant la scène !

Au bout d’une bonne heure et demie et une dernière reprise de « Pipi vs caca » d’ULTRA VOMIT, le groupe quitte la scène. 

SLEEKSTAIN

C’est maintenant au tour des SLEEKSTAIN d’investir la scène. Je me rue sur le devant afin de ne rien rater, comme d’habitude. Je les avais quittés en février dernier au même endroit où leur prestation m’avait, comme d’habitude aussi, laissé sur le cul.

Comme par hasard, voilà que le front est envahi par les copines. Est-ce dû au charme des musiciens ou à leur musique ? Tel Sherlock Holmes, il va falloir que j’éclaircisse ce mystère. Lol. En tout cas, se faire une place devant le groupe devient de plus en plus compliqué au fur et à mesure des années. Leur popularité, n’ayant pas fini de grandir à mon humble avis.

SLEEKSTAIN

Les premières notes de « My Friend Jack » démarrent sur un CHARLY survolté. Il n’en faut pas plus pour que la microfabrique s’enflamme. Le public est survolté. Les pogos sont de sorties et donc il vaut mieux se déplacer sur le côté afin de ne pas se faire embarquer sur un truc qu’on ne maîtrise plus. On n’a pas tous les jours vingt ans comme le dit si bien la chanson.

VANS à toujours cette frappe si particulière et DEG fait vrombir sa basse sous les riffs que BENJI décoche. Tout est excellent. On s’éclate sur les morceaux devenus classiques. « Dead Til U Live », « Call me God » ou bien évidemment « Hard Rain ».

Le groupe se donne à fond et nous sort des inédits. C’est le morceau « Dickhead » qui résonne dans la microbrasserie. Ce titre risque fort, lui aussi, de devenir un incontournable en concert. La guitare se fait cinglante et les riffs de plus en plus mordants. BENJI a pris sa place et cela se remarque. Il se frotte au public, prend le devant de la scène sans compter. CHARLY se donne toujours entièrement et va pogoter, comme souvent, avec ses fans.

SLEEKSTAIN

Les divers covers, au nombre de trois ou quatre ce soir, sont joués à la sauce SLEEKSTAIN, bien sûr. Perso, j’aurais préféré qu’ils nous fassent plus de morceaux de leur répertoire, mais on ne peut pas tout avoir. Le groupe joue en harmonie et cela s’entend. Il fait même preuve d’une mélodie que je pensais perdue à jamais.

Ah, voilà que CHARLY se fait enlever par des fans pour aller faire du crowdsurfing. Il est mort de rire. Mais cela ne l’empêche pas de chanter comme un damné dans son micro. Il n’a rien perdu de son charisme.

Impressionnant de voir à quel point les musicos ont grandi ! Jusqu’à devenir aujourd’hui une véritable machine de guerre scénique. CHARLY jouant avec son pied de micro, parcoure la scène de long en large tandis que DEG fait les chœurs et a un jeu de basse toujours impressionnant. VANS m’impressionne par ses frappes rapides et intenses. BENJI lui, c’est avec ses solos qui font mal.

Nous passons d’agréables moments. Les refrains sont repris en chœurs par les spectateurs qui ne se tiennent plus. Filles comme garçons se lancent dans des pogos qui font s’écarter les derniers die hard de devant de la scène.

Comme on ne rassasie pas un chameau en le nourrissant à la petite cuillère, SLEEKSTAIN finit son show en rendant hommage au regretté guitariste en interprétant un « Whole Lotta Rosie » du feu de Dieu. CHARLY en profite encore pour aller surfer sur le public qui le promène de long en large de la salle. Tout simplement excellent.

« Nous sommes SLEEKSTAIN, et nous faisons du ROCK ‘N’ ROLL ! du ROCK ‘N’ ROLL ! Merci, bonsoir ! ».

Une bien belle soirée que ce concert où SLEEKSTAIN a encore mis le feu !

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IRON BASTARDS + EXXCITE + SLEEKSTAIN : Live Report @ la Fabrique d’Amancy – 25 février 2017

IRON BASTARDS

Bon Amancy, c’est loin et en plus sur la route de la montagne et du ski mais je n’ai pas le choix, ABEL, le guitariste d’EXXCITE m’a menacé (si, si, du genre « si tu ne viens pas à notre release party, on ne joue pas !!!) !

Donc, vu que je ne veux pas gâcher la soirée, qu’en plus il y a mes copains de SLEEKSTAIN et les strasbourgeois d’IRON BASTARDS sur l’affiche et que je suis faible, on the road again !!

Pas de galères pour arriver à bon port, un peu plus pour trouver comment on accède à la Fabrique mais le lieu à l’air cool et au regard du nombre de voitures sur le parking, il y a déjà foule.

NOISE GATES

Je ne me presse pas trop car le premier groupe, NOISE GATES, est à ce que l’on m’a dit un groupe de reprises… Sauf que lorsque je dis ça à l’entrée, on m’explique que ce n’est pas le même groupe et que celui qui joue ce soir est un jeune groupe de hard-rock, qu’ils jouent leurs propres compos et que c’est plutôt bien ! Ce qui est confirmé par ce que j’entends de loin ! Du coup, je me magne pour rentrer.

Eh oui, c’est bien du hard-rock, plutôt sudiste, et c’est effectivement vraiment bien. La voix est top, les compos sont sympas et pour une de leurs premières apparitions live, ça le fait. Evidemment, je me fais chambrer par mes acolytes qui, eux, n’ont pas loupé le début et qui sont de mon avis. Un bon groupe pour ouvrir la soirée, un groupe à suivre.

SLEEKSTAIN

Allez, petite pause. La brasserie est assez grande et vraiment sympa. Et surtout, il y a du monde ! Tellement que je dois patienter pas mal pour avoir mon Coca Zéro (si, si ! Dans une brasserie, faut oser !!).

Bon, c’est maintenant à Charlie et ses potes de SLEEKSTAIN de jouer. C’est vrai que je les ai beaucoup vus en live mais je ne m’en lasse pas. Ils donnent toujours tout. Et encore une fois, c’est bigrement bien fait et fun. Même si le son n’est pas à la hauteur (et c’est un euphémisme !) le public est à bloc et s’éclate et le groupe aussi. C’est bouillant comme ambiance !  Ouah, trop court !

Heu, je viens d’apprendre qu’EXXCITE passe juste après et que c’est IRON BASTARDS qui clôture, donc il est largement temps pour moi d’aller faire une interview aux IRON BASTARDS, interview que vous aurez bientôt si vous êtes gentils.

EXXCITE

Lorsque je reviens, j’ai juste manqué le début du premier morceau d’EXXCITE. Je suis trop bon ! Ouah, le nouveau chanteur le fait en live ! J’adorais la voix de l’ancien mais celui-là aussi a une vraie voix, même si c’est dans un autre registre. En plus, il est très à l’aise sur scène et il est très bien intégré au groupe.

Le résultat est vraiment bon sur les nouveaux morceaux comme sur les anciens. Les musicos sont heureux et à donf, le public est venu en nombre pour eux et ça donne une putain d’ambiance. Trop bon, je ne regrette absolument pas d’être de la fête… Mis à part encore le son – trop de fenêtres, ça réverbère grave !!

Heu tiens, ABEL a un problème de son : il n’en a plus. Le chanteur ne se laisse pas démonter et il assure grave – tout comme d’ailleurs le batteur et le bassiste. Il fait monter le public sur scène, il descend dans la fosse et fait chanter les gens. C’est méga fun. Tout le monde est heureux… Sauf ABEL… Enfin jusqu’à ce que ça remarche pour lui !

Allez, ils peuvent finir le set. Ouah, ils ont assuré ! Le petit nouveau m’a épaté par son sens de l’impro et par sa présence. Ca c’est de la release !!

Bon petite pause. J’en profite pour faire une petite pause toilette et… « Pourquoi je vous en parle » ? Parce que ça vaut le déplacement des toilettes comme ça ! J’adore le mur délire plein d’affiches de concerts. Je délire aussi sur les dizaines de gens assis dans des fauteuils côte à côte et qui restent collés à pianoter sur leurs smartphones, en parfait décalage avec la soirée.

IRON BASTARDS

Retour vers la scène où IRON BASTARDS attaque sa prestation. Toujours dans le style « les freins, c’est pour les lâches » et « LEMMY est notre papa », of course ! Même si certains des nouveaux morceaux sont un peu plus doom et « BLACK SABBATH est mon beau-père », on est dans une prestation de fukin’ rock’n’roll burné avec une voix passée à la râpe du Jack et du houblon.

Ca dépote grave, l’ambiance dans le public est super bonne. Les IRON BASTARDS maîtrisent la scène. Ils sont très pros mais restent fun en même temps. Quel final !

Bon, c’est fini… ou pas car les musiciens des différents groupes qui ont joué ce soir entament des jams sur des classiques d’AC/DC et de BLACK SABBATH. Ils ne veulent pas que ça se termine. Moi non plus mais il est plus d’une heure du mat’ et j’ai de la route à faire ! Ils veulent en refaire un petit dernier ? Et en plus, c’est un petit MOTORHEAD ! Alors évidemment, le chanteur d’IRON BASTARDS fonce sur scène pour rejoindre les autres musiciens pour une nouvelle putain de tuerie, un MOTORHEAD aux petits oignons !

Le top de cette jam qui clôture cette superbe soirée où, à part le son, il n’y avait rien à jeter !!!

Allez, c’est pas tout, le temps de prendre congé de tous les copains et copines et de se donner RDV la semaine prochaine au Marnaz Metal Fest et il me faut partir si je veux arriver pour le petit-déjeuner. Mais rien de tel qu’un petit IRON BASTARDS pour garder les yeux ouverts sur la route… surtout à donf !!!

Un méga remerciement à HS Crossroad of Rock pour cette soirée et pour leur gentillesse et bien-sûr, on se retrouve pour votre Roche N’Roll Fest en juillet !!

Long live rock’n’roll… en live of course !!!

SLEEKSTAIN + SWEET NEEDLES + CHERRYCANE : Live Report @ le Brin de Zinc de Chambéry – 09 décembre 2016

SLEEKSTAIN

Bon allez, la destination du jour est Chambéry. Ca faisait vraiment longtemps, lol ! En revanche, le BDZ à Barberaz, là c’est vrai que ça fait un bout de temps que je n’y suis pas allé. Je prends juste le temps de consulter internet pour être sûr que je ne dois pas prendre mon traîneau et mes huskies et pour vérifier qu’il n’y a pas une restriction de circulation suite à une alerte à la pollution – truc super marrant car si tu tombes un soir en plaques impairs, tu ne peux pas aller au concert alors que si tu as une plaque paire, tu peux… mais que si le concert finit après minuit, tu ne peux pas prendre ta caisse pour revenir… – et je prends la route. Ce n’est pas simple à l’heure actuelle d’aller faire des concerts loin de sa base. Comme quoi, l’histoire de mon traîneau  avec des huskies, ce n’est pas si con… 

Mais bon, le BDZ, je connais bien, je sais où c’est et donc, devinez quoi… Non, bandes de médisants, je ne suis pas en retard, je suis même très en avance ! Il y a les potes de SLEKKSTAIN qui sont devant avec les SWEET NEEDLES, ce qui me permet de faire la connaissance avec ces derniers et de leur caler une interview pour plus tard.

CHERRYCANE

Pourquoi il y en a un qui me demande si je veux bien faire une interview de CHERRYCANE ? Je ne les connais pas, moi ! Ah… tu joues aussi ! Bon et ben l’affiche vient de s’étoffer, c’est à trois groupes qu’on aura affaire ce soir ! Youpi !! Surtout que vu le look des mecs, je suis presque sûr qu’ils n’oeuvrent pas dans du death brutal mélodique.

Allez, je retrouve les copains à l’intérieur. La grande famille du sleaze est au rendez-vous. Tiens, il y a même Steve*74 et Seb 747 ! Yes, W.T.R. est en force ! Si je foire des trucs, au moins j’ai des filets de sécurité. Mais comme je suis gentil, je vais les laisser profiter de leur concert et c’est moi qui vais bosser.

Bon, les parisiens de CHERRYCANE – eh oui, je sais qu »ils sont de Paris, j’ai mes sources, lol ! – montent sur scène et c’est parti pour la séance découverte. J’avais vu juste, leur musique colle à leur look, on est dans du glam sleaze plutôt à la HANOI ROCKS et bien sûr, moi je suis aux anges vu que c’est un style que j’affectionne particulièrement.

J’aime bien leurs morceaux, ils ont une bonne présence scénique et j’adore particulièrement le look du batteur. Leur musique est fun et festive. On a droit à une reprise sur-vitaminée de « Liquid Jesus » de CRASHDIET et ça aussi, j’aime !

Bon pour certains, ce n’est pas assez métal mais pour moi, c’est parfait. En tout cas bonne pioche dans la famille découverte. Leurs morceaux sont très bons. Ils ont vraiment un gros potentiel. Un groupe à suivre de très près car ils sont jeunes, ils ont un style, un look à eux et qu’en plus, ils ont vraiment envie de réussir. Du coup, je vais avoir du boulot en plus car effectivement, leur interview, je vais la faire !

SWEET NEEDLES

Après une courte pause hydratation, et un petit coup d’oeil sur le ciel pour savoir si Météo France ne s’est pas gouré et retour dans la salle pour  le prochain groupe, les parisiens (again) de SWEET NEEDLES.

Là aussi, c’est une découverte scénique pour moi mais pas musicale vu que si vous nous suivez un petit peu, vous avez déjà lu la chronique leurs EP, dont le dernier est sorti récemment. Et donc si vous avez bien suivi, vous savez que j’ai vraiment bien aimé. Je suis donc là ce soir pour voir ce que ça donne en live.

D’entrée de jeu, je ne suis pas déçu. Ca joue grave, c’est en place mais fun. Leurs morceaux tapent vraiment en live. C’est un petit peu plus métal en live que sur CD d’ailleurs. Les nouveaux morceaux sont un peu plus sombres. Rassurez-vous, on n’en est pas encore au niveau de SISTER mais on lorgne quand même bien dans cette direction.

Le Brin de Zinc bien rempli les adoptent de suite. Il y a une vraie bonne ambiance, ce qui bien-sûr pousse les musiciens à se dépasser sur scène.

Le chanteur semble trouver le tapis sur scène très confortable vu le nombre de fois où il se roule dessus. Bref, un super frontman qui nous fait un son numéro. Il se met même à genou devant la scène alors qu’il vient de faire monter le public sur scène. En fin de compte, il nous la joue « on est tout petits, on mérite pas » à l’envers (pour ceux qui ne captent pas, regardez WAYNE’S WORLD 1 et WAYNE’S WORLD 2) !

SLEEKSTAIN

Bon, c’est pas tout mais le temps file et il y a encore SLEEKSTAIN à venir. Donc pendant qu’ils se préparent pour monter sur scène, je file faire l’interview des CHERRYCANE. J’en profite pour embrayer sur celle des SWEET NEEDLES. Après, il me reste à redescendre dare sdare pour le début des hauts-savoyards. Tiens Steve et Seb me demandent où j’étais passé et se plaignent qu’on n’ai pas pu papoter.. Non, c’est pas grave, je faisais un tennis.

Bon allez, c’est parti et comme d’hab’, grosse tarte in the face direct. Pas de préliminaires, les SLEEKSTAIN, ça sleaze mais ça bastonne sévère. Alors qu’est-ce que je peux dire que je n’ai pas encore dit sur ce groupe ? C’est de plus en plus en place, le nouveau est désormais totalement intégré, la setlist est en béton armé, les covers sont made in SLEEKSTAIN et RIFF RAFF, le chanteur, est toujours RIFF RAFF.

La scène est vraiment son élément. C’est comme un poisson rouge qui retrouve son bocal. Il est bien, il est chez lui au BDZ et ça se voit. C’est vrai que c’est un putain de frontman qui ne calcule pas tout et qui va à l’envie du moment.  

SLEEKSTAIN

SLEEKSTAIN

Bien sûr le BDZ, c’est leur maison et leur maison les aime. La forte présence féminine se montre et surtout se fait entendre. Eh oui, les copains, c’est comme ça dans un soirée sleaze, il y a beaucoup de copines ! Comme toujours, c’est une ambiance fun sleaze et bon enfant. Comme quoi on peut s’éclater, s’amuser sans pogoter et sauter sur la tronche des autres… à part une ou deux exceptions qui se sont un peu trompés d’endroit. Mais à part ces deux ou trois excités, c’est une ambiance des grands soirs qui salue la performance encore une fois monstrueuse de SLEEKSTAIN.

A force que je dise qu’ils franchissent des paliers, ils vont traverser le plafond, mais bon, ça résume assez bien tout le bien que je pense de cette formation. Non, je n’ai pas de pourcentage sur leurs ventes !… Malheureusement… RIF RAFF, faut qu’on discute !

Allez, le temps de dire au revoir à tout le monde – et ça prend du temps – et je trace direct avant l’arrivée de la neige. Ca tombe bien, j’ai de la musique à écouter pour rentrer, merci les copains !

Encore une soirée fucking rock’n’roll comme je les aime au BDZ, un de ces endroits rares où on se sent chez nous.

Long live le BDZ et à l’année prochaine !!!

SLEEKSTAIN

PANIC FEST 2016 : Live Report @ Saint-Félix – 23 juillet 2016

IRON BASTARDS 1

IRON BASTARDS

Report by Seb 747

Cette fois-ci, afin de ne pas faire comme l’an passé et rater complètement le festival, j’ai bien coché la date sur mon agenda. Sur la programmation affichée, il n’y a que quatre groupes sur neuf qui m’intéressent réellement. Les autres, même si je ne les connais pas,  ne devraient pas trop me tenter d’après les explications données sur le site. Mais qu’à cela ne tienne, et même si comme dit mon ami Steve*74, trois des quatre groupes « on les a déjà vus », j’ai le sentiment que ça vaut le détour.

La veille, le temps était à l’orage, et le matin même nous avons droit à de grosses averses. Que faire ? D’autant plus que c’est en plein air ! Bah, même pas peur ! C’e n’est pas la météo orageuse qui va m’empêcher d’aller au festival. Non mais ! Et pour une fois je suis super en avance et le beau temps est revenu. Trop cool !

Première constatation, il n’y a pas foule qui attend devant l’entrée. Est-ce la perspective d’attentats ou le mauvais temps annoncé qui refroidit les métalleux ? Que nenni, c’est que tout simplement nous ne sommes qu’en début d’après-midi et que les métalleux ne sont guère habitués à arriver si tôt !

Après, la scène. Certes, elle est beaucoup moins bien que celle du Roche‘n’Roll Fest, mais elle tout de même bien conséquente. Et le son ! Que de belles résonnances avec les montagnes toutes proches ! En plus, le paysage est très beau.

SLEEKSTAIN 1

SLEEKSTAIN

Mais revenons à la musique. C’est SLEEKSTAIN qui a l’honneur d’ouvrir les hostilités. Malheureusement pour eux, le vent a décidé d’être de la partie et il emmène le son avec lui. Résultat, c’est un peu une bouillie sonore auquel nous avons droit.

Mais de cela, les spectateurs s’en tamponnent le coquillard. Ils sont là pour faire la fête et la font bien… même s’il est un peu tôt ! D’ailleurs, une masse de gens imposante s’est arrêtée devant la scène et les hard-rockeurs présents s’éclatent comme des bêtes. C’est ça aussi SLEEKSTAIN, une énergie communicative qui emmène tout le monde. Evidemment, RAFF qui en fait des tonnes (comme à son habitude) est impressionné par ce monde. Il remercie chaleureusement le public venu si nombreux en ce début d’après-midi. Il ne s’y attendait pas.

Et c’est reparti « comme en 40 », comme dirait ma grand-mère.
Le show remue dans tous les sens les métalleux qui commencent à pogoter comme des fous. Forcément devant la ferveur des SLEEKSTAIN qui se donnent à fond (mis à part le nouveau guitariste plus en retrait), on ne peut pas rester indifférent.

Durant ce show, nous avons droit à deux inédits et à une fin dantesque sur « Call me God ».

Pause musicale et début de la pluie. Durant DREAD UNION BLOOD, le premier groupe local, le vent a redoublé d’efforts et amené les grosses averses avec lui. C’est sur une scène détrempée que le groupe entame son show. Mais ça tombe bien parce que vu ce qu’ils jouent, je préfère m’éloigner de la scène. Beaucoup trop bourrin pour moi.

HAPPENING

HAPPENING

S’ensuit le groupe HAPPENING. Dans un registre metalcore légèrement mélodique (oui, j’ai bien dit légèrement), leur musique est un peu redondante. C’est bien exécuté, les spectateurs sont conquis mais pour moi, c’est trop linéaire. Donc je regarde de loin, car même si la pluie a décidé d’être moins forte, elle mouille quand même ! Lol !

En plus, ça me donne l’occasion de taper la discut’ avec les copains présents à cette journée, même si on ne s’entend pas trop à cause de la musique. « Peuvent pas faire un peu moins de bruit ?! Y’a des gens qui essaient de discuter, ici ! ». Qu’est-ce que c’est bruyant, on ne s’entend pas beaucoup. Lol !

TRY AGAIN

TRY AGAIN

Mais voilà que le second groupe qui m’intéresse s’installe sur scène. Ce sont les TRY AGAIN, le second groupe local – ils sont de Rumilly, à quelques km de Saint-Félix. C’est leur denier show sous cette forme. Renseignements pris auprès de RICO, le chanteur, ce sont les éloignements des différents membres qui expliquent ça et non les sempiternelles divergences musicales. Cependant le groupe continuera avec une toute nouvelle formation.

Bon musicalement, c’est plus ou moins toujours la même chose, avec leurs morceaux keupons rentre-dedans mais pour une fois, avec un son de qualité. Et en plus, la pluie s’arrête, que demander de plus ?

Eh bien, ils font monter sur scène GABIN, un de leur copains afin d’assurer quelques chœurs et de chanter avec eux. Les morceaux prennent alors une autre dimension. Moins mélodiques, ils sont surpuissants. « Ça dépote grave ! », comme dirait un spectateur à côté de moi. Et puis, comment ne pas se marrer en écoutant les paroles des titres tel que « Bébé Congèle », « Guerrier de l’Espace » ou bien encore « Top Budget » !

Bon set et surtout beaucoup de délires avec une fin toute en émotion. Bonne surprise à la fin de leur passage, je m’aperçois que sur leur stand merch’, leur CD est en vente au prix qu’on veut. Jamais vu ça, moi !

IRON BASTARDS 2

IRON BASTARDS

Pendant que beaucoup de spectateurs partent se restaurer et s’hydrater, les strasbourgeois de IRON BASTARDS s’installent sur scène. Malin comme le renard (que je croiserai plus tard sur la route), je m’installe devant la scène.

Lorsqu’ils démarrent leur set, pas grand monde ne bouge. Mais dès les premières notes de « Jungle Speed », leur premier morceau, la foule se masse en abondance. Et là, comment dire… Le ciel a décidé d’être clément avec nous et nous laisse apprécier le spectacle. Car avec un son pareil, c’est un sacré spectacle !

Comme d’habitude, on est dans une grosse influence MOTORHEAD, mais qu’est-ce que ça pulse avec ce son ! Le public qui découvre le groupe n’en revient pas. Ils sont impressionnés par la technique de ces trois strasbourgeois… et surtout par la prestation du batteur ANTHONY qui frappe ses fûts comme s’il était possédé. « Philty ! Arrêtes de posséder ce corps, ça commence à se voir !! ».

Le bassiste DAVID courre dans tous les sens, monte sur la batterie pour sauter en l’air dès qu’il en a l’occasion. Les IRON BASTARDS ont lâché les freins pour ne plus s’arrêter et les pogos reprennent de plus belle. La foule est en délire. A côté de moi, ça headbangue de tous les côtés. Les métalleux s’accrochent même à la barrière pour secouer leur têtes. C’est totalement démentiel cette ambiance !

Et c’est sur « Pancho Villa » que se clôt ce set intense, non sans que le groupe ait rendu un petit hommage à LEMMY KILLMISTER avec « Iron Fist ».

VINTAGE CARAVAN 2

VINTAGE CARAVAN

Atteint par le syndrome Ti-Rickou qui consiste à se désaltérer pendant qu’un groupe s’installe sur scène, je m’éloigne de la scène, persuadé que c’est au tour d’ALEA JACTA EST de jouer. Mais en regardant mieux la scène, je m’aperçois qu’un backdrop de toute beauté est installé derrière la scène. Et que ce n’est pas du tout ressemblant au groupe prévu à sur le running order de ce soir ! En fait, ils ont échangé leur place avec les islandais de VINTAGE CARAVAN !

En voilà une bonne nouvelle, le bourrin c’est pour plus tard ! Ce qui pour moi, étant donné les groupes restants, me parait logique.

Le groupe, qui en cette fin d’après-midi fait sa deuxième et dernière date estivale en France nous fait son show. Nos trois péninsulaires d’Álftanes sont de vrais fanfarons. Ils s’éclatent sur scène. ÓSKAR LOGI le guitariste chanteur, ALEXANDER ÖRN le bassiste fou qui assure les backing vocals et STEFAN ARI le métronome batteur, nous touchent avec leur bon vieux rock’n’roll des familles.

Ce sont vraiment des islandais ? Ils sont roux comme des irlandais, mdr ! En tout cas, ils jouent super bien. Les métalleux présents en prennent plein les mirettes ! Il faut dire qu’ALEXANDER est vraiment celui qui tient le public en haleine. Il ne tient pas en place, virevoltant de partout, nous assénant des coups de basse dans tous les sens ! Et les pogos reprennent de plus en plus vite, de plus en plus forts. On a même droit à un slammeur, mais toujours dans une bonne ambiance.

VINTAGE CARAVAN 3

VINTAGE CARAVAN

Les trois compères, qui ne nous en veulent pas trop de les avoir battus au foot, comme nous le rappellera ÓSKAR un peu plus tard, sont en osmose totale avec le public. Celui-ci le lui rend bien en reprenant les chansons en chœur lorsque le guitariste chanteur leur fait reprendre les « ohohoho » habituels. Il n’hésite pas, quand il lâche son pied de micro à aller au-devant des spectateurs en se hissant sur les enceintes. Tout comme son compère ALEXANDER qui headbangue comme s’il était hanté par un obscure Dieu Nordique ! STEFAN le batteur n’en rate pas une miette, se mettant régulièrement debout derrière ses fûts pour haranguer la foule.

Ça y est, leur set prend fin et les VINTAGE CARAVAN nous invitent à les rejoindre tous au stand de merchandising pour signer des autographes et boire une bière ensemble. Heuh… Tout le monde ? Euh… ça va pas faire un peu de monde au stand ? En tout cas, vive l’Islande ! Un sacré groupe à voir absolument sur scène au moins une fois dans sa vie. Quelle claque ils nous ont mis !

S’ensuit le groupe qui était censé jouer à leur place, les toulousains d’ALEA JACTA EST. Comme c’est tout de même loin d’être ma tasse de thé, je préfère divaguer le long des stands. Non sans bien sûr aller serrer la main des trois hommes venus du froid et de leur faire signer leur set list !

Ayant eu ma dose de bourrin pour cette journée, je décide de partir durant le set des marseillais de DAGOBA, d’autant plus qu’ils ont pris leur temps pour s’installer. Du coup, je n’assiste pas non plus au set des thrasheurs espagnols d’ANGELUS APATRIDA. Tout comme dirait le proverbe « Trop de bourrin tue le bourrin. Hi Han ! » et puis no entiendo español !

VINTAGE CARAVAN 1

VINTAGE CARAVAN

BILAN DE LA SOIREE

Une ambiance bon enfant, des bénévoles très sympathiques, un système de jetons pour les boissons et la bouffe (pas si bête que ça puisqu’on peut les garder pour l’année suivante) et un site super-chouette (juste le terrain un peu cabossé, mais c’est juste pour chipoter). Une chose est sûre : j’ai bien fait de venir moi !