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Commentaires fermés sur CAPTAIN BLACK BEARD, Chasing Danger
Chronique By TI RICKOU
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CAPTAIN BLACK BEARD – Chasing Danger
Label : Mighty Music
Sortie : 04 avril 2025
Très content de retrouver CAPTAIN BLACK BEARD avec un nouvel album de Hard Mélodique, tendance FM/A.O.R pas mou du genou. Un album qui va sans aucun doute ravir les fans de THE NIGHT FLY ORCHESTRA et de H.E.A.T. Les morceaux sont mega beaux, mega bien faits, mega bien produits…
Heu, comment chérie ? « Mega chiant oui ! » ? Alors là, pas d’accord du tout ! Comme quoi les goûts et les couleurs… Après, vu ses goûts, c’est normal, trop mélodique pour elle. Comment ça, « c’est surtout trop dansant. » ?!!!! « En tout cas, reconnais qu’ils ont la pêche et que c’est propre. « Ah oui, ça c’est propre. Plus propre que ça, c’est transparent ! ».
Next. Bon alors c’est clair, amis de la poésie brutale, de grosses voix, de son venant d’une cave, allez jouer dans un champ de mines. Les fans d’AOR quant à eux vont se l’arracher de toute façon ce disque. Et hop, 4 pics !
« Dis Papa, pourquoi Maman recherche un champ de mines sur Google ? ».
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Commentaires fermés sur HEART LINE à l’Océanis
Samedi 22 Février 2025 à Ploemeur (56)
Ce concert fût vraiment une expédition pour moi ! En effet, ce jour-là, je devais traverser la France et je n’avais pas intégré le chassé/croisé des touristes aux sports d’hiver. Et déjà à 09h00, le long du lac d’Annecy, ça roulait au pas. De cette vision, il n’y avait qu’un pas et il fallait réagir. Direction le massif des Bauges pour contourner Annecy et redescendre sur Chambéry. Et là, blocage à l’entrée de l’autoroute, direction Lyon. Encore au pas, une heure de perdue. Puis entrée de Lyon : au pas et contournement. Une deuxième heure de ralentissement (et du perdu sur mon timing). Ca y est, ça repart mais à Bourges, ça recommence avec un accident et une nouvelle heure de perdue ! J’ai beau mettre le turbo pour rattraper le coup, mes trois heures de battement de sécurité sont balayées !!!
Report et Photos : HI’ TWIST
Yvan (le tôlier, guitariste, compositeur, producteur…) de l’Océanis m’avait dit que HEART LINE commençait le show à 20h15 pétantes et qu’il n’y avait pas de 1ère partie ! Sauf qu’à 20h30, je suis encore à plus de 100 bornes ! J’appuie un peu plus sur le champignon et me voilà à l’entrée de Lorient.
HEART LINE à l’Océanis
Le temps de poser mon sac, j’arrive enfin sur place et je finis par trouver une place sur le parking qui est bondé, tout comme les environs de la salle. Je rentre enfin à l’intérieur de l’Océanis et déjà j’entends « Don’t stop believin ‘ » d’un groupe que j’adule, JOURNEY – tout comme Neal SCHON, son frontman et guitariste ! Je sais que j’ai raté une partie du show mais savourons l’instant présent ! Je me faufile dans le pit en essayant de ne pas gêner un cameraman qui filme ce soir le show.
Je suis tout de suite dans le bain ! S’en suit le titre le plus Heavy du dernier album de HEART LINE « Falling heaven », j’ai nommé : « God has a plan ». Yvan GUILLEVIC nous délivre quelques riffs puissants (George LYNCH, sors de ce corps!).
HEART LINE à l’Océanis
Emmanuel CREIS, le chanteur, nous annonce une surprise. On voit alors débouler sur scène toute une chorale de Gospel, sous la direction d’Anne SORGUES (fidèle partenaire d’Yvan). Et là, je reconnais le « I want it all » de QUEEN, mélodique et puissant. Que du bonheur ! L’intro au synthé de Jorris GUILBAUD annonce le hit en puissance de FOREIGNER « I want to know what love is ». L’apport de cette chorale Gospel amène de la profondeur au titre ; un grand bravo à Anne.
Ne connaissant pas la set-list, c’est pour moi un vrai quizz musical et jubilatoire. Aux premières notes, je reconnais le « Beat it » de Michael JACKSON. Ah, ce titre et le solo de guitare d’Yvan VAN HALEN !!! Le public est aux anges. Moi je suis tout devant au premier rang et je le lis sur les visages.
HEART LINE à l’Océanis
Déjà le groupe quitte la scène et nous revient quelques minutes plus tard pour nous balancer l’intro synthé qui tue et que l’on reconnaît dès les premières notes : « The final countdown » d’EUROPE. Emmanuel est surprenant, tant son timbre de voix et sa façon de l’interpréter, sont raccords.
Retour sur les compos de HEART LINE groupe avec le titre « One night in paradise » tiré de leur 1er album « Back in the game » avant de quitter une nouvelle fois la scène. C’est un sans-faute que ce choix avec le rythmé « Maniac » de Michael SEMBELLO (titre phare du film « Flashdance ») Exit…Stage left…
La salle est debout, ce qui présage un engouement certain du public pour les dates à venir. En tout cas, j’ai été conquis et je serai à nouveau présent pour leur prochaine date, le samedi 17 mai à Paris (au Backstage et avec PRISMA en 1ère partie).
HEART LINE à l’Océanis
Nota : mon retard m’a frustré des titres suivants : le « Separate ways » de JOURNEY, le « Runaway » de BON JOVI, le « Owner of a lonely heart » de YES, le « Burning heart » de SURVIVOR, le « No easy, no way out » de Robert TEPPER, enchainé avec le « Eye of the tiger » de SURVIVOR, le « Run to you » de Bryan ADAMS, le « Rock the night » d’EUROPE, le « Here I go again » de WHISTESNAKE enchaîné avec le « Urgent » de FOREIGNER, le « Hold the Line » de TOTO, le « Call of the wild » de HEART LINE, le « Jump » de VAN HALEN et le « Livin’ on a prayer » de BON JOVI.
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Commentaires fermés sur BRUTTI DI FOSCO au Brin de Zinc
Dimanche 16 mars à Barberaz (73)
C’est en voyant BRUTTI DU FOSCO programmé au Brin de Zinc que je me suis dit que ça valait peut-être le coup d’aller jeter un coup d’œil sur ce qu’ils font. Je me suis donc installé devant YouTube et là, en mois d’une minute, j’ai été conquis ! Ces mecs, ce sont les MAGO DE OZ italiens ! Il était donc hors de question que je rate cette date, même si on est dimanche et que demain, c’est chagrin.
Report et Photos : CEDRIC LeMAGIC
Quand j’arrive dans la salle, je constate que la fréquentation n’est pas excessivement importante. A la louche, il doit y avoir 80 personnes, on est donc au grand max à la moitié de la jauge. Mais bon, je le redis, on est dimanche soir et en plus, il y a eu énormément de (bons) concerts ces derniers temps.
Je m’attendais quand même à un peu plus de monde car ce soir, c’est un sinistre anniversaire. En effet, le 16 mars 2020, c’est-à-dire il y 5 ans jour pour jour, on nous annonçait le premier confinement Covid-19. Ce soir-là, on avait le moral dans les baskets mais là, on peut sortir et faire la fête. Ce que personnellement j’ai fait !
BRUTTI DI FOSCO au Brin de Zinc
Ding dong, c’est l’heure ! Les Italiens débarquent à cinq sur scène. Il y a deux gratteux (DON VITTO DELLA SIERRA et FREDERICK O GIUSTU), un bassiste (JOHN McQUI BARBABLU), un batteur (CRISTO McJAMES) et un chanteur (LORENZO CARDUCCI alias FOSCO). Ce dernier joue aussi du piccolo et de la cornemuse et je me suis laissé dire que sur ce dernier instrument, il est recensé comme étant un des meilleurs joueurs d’Italie. D’ailleurs, il ne s’agit pas ici d’une simple cornemuse mais d’une cornemuse italienne du nom de Zampogna, comme nous le dit Lorenzo.
Né à Cingoli dans la région des Marches (versant côte adriatique de l’Italie) en 2016, les BRUTTI DI FOSCO ont sorti à ce jour deux singles, un EP nommé « Estote Deformis » en 2018 et un single en 2022 au titre qui deviendra leur cri de guerre : « Liberi ! ». Ils font dans le Folk Rock Celtique et pour ceux que ça intéresse, ils ont été jusqu’à la demi-finale de Italia’s Got Talent en 2022.
En tout cas, dès leur entrée sur scène, je constate que l’ensemble des musiciens a une sacrée prestance scénique. Ils nous balancent direct in the face leur Heavy Rock celtique et en un quart de seconde, le Brin de Zinc s’embrase.
Le titre « Frutti di Bosco » (Fruits des bois) est un anagramme du nom du groupe BRUTTI DI FOSCO. C’est un instrumental très dansant où la cornemuse et le chant font concurrence aux envolées de guitare. Ca commence bien !
LORENZO nous demande si on veut qu’il nous parle en anglais ou en italien. Quelqu’un dans la salle hurle : « En italien ! ». Du coup, je n’ai rien pigé de la soirée. C’est malin !
Musicalement, c’est bien. C’est même terrible ! Les BRUTTI DI FOSCO mélangent le côté magique de la musique celtique au potentiel de sons bien Rock. Et le public ne s’y trompe pas. Les gens dansent bras dessus, bras dessous et j’en vois même exécuter une gigue endiablée ! Ce que j’aime bien, c’est qu’on ne tombe pas dans le Punk, contrairement aux CLOVERHEARTS qui ont fait complet deux soirs de suite ici même, il y a à peine quelques jours.
Le temps d’un morceau, le batteur échange de rôle avec l’un des guitaristes mais c’est pour mieux retrouver sa batterie ensuite. En tout cas, l’ensemble du groupe bouge beaucoup sur scène. Ils se roulent même par terre tous ensemble (hormis le batteur, of course) en secouant leurs jambes comme s’ils pédalaient dans le vide. C’est rigolo.
A ma connaissance, ils nous font deux reprises, dont une de « Drunken Sailor », une chanson traditionnelle, semble-t-il issue du folklore irlandais. Le chanteur nous fait une petite incursion dans la fosse et remonte sur scène après un sympathique petit aller-retour qui met le public en joie.
Comme je le dis chaque fois, le temps passe vite quand on s’amuse et c’est déjà l’heure des présentations.
Le groupe ré-attaque sur « Let’s go Pecoraio », puis « Secco Speciale » qui est un hommage au Varnelli, la liqueur typique de la région des Marches. S’ensuit « Luce », une ballade, qui ne calme même pas le public toujours aussi agité. Il y a une sacrée ambiance !
Le groupe finit son set sur « Scottland the Brave » qui fait parfois office d’hymne écossais et pour calmer le tout (lol), ils descendent tous dans la salle (sauf le batteur une fois de plus) pour se mêler au public et finir d’achever le public.
Ils ont joué quasi 2h et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas fait le minimum syndical ! Quant à moi, je suis lessivé, ça va être coton demain matin ! Un grand merci à Thomas, le patron du Brin de Zinc, qui a vraiment un nez d’enfer pour nous proposer ce type de concert hors norme !
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Commentaires fermés sur MORGLBL au Brin de Zinc
Vendredi 14 mars 2025 à Barberaz (73)
Je suis de retour au Brin de Zinc qui continue de fêter ses 20 ans. Ce soir, c’est MORGLBL qui est à l’honneur.
Pour la petite histoire, le groupe s’était déjà reformé de manière exceptionnelle pourles 18 ans (report ici) de ce lieu emblématique de la scène chambérienne (juste avant la création de THE PRIZE avec Maggy LUYTEN en fait). Et du coup, rebelote !
MORGLBL au Brin de Zinc – Crédits photos : Bérénice FLECHARD
Comme on pouvait s’y attendre, la salle est pleine. En effet, pour ceux qui n’auraient jamais assisté à un concert de l’un des groupes de Christophe GODIN, deux choses sont sûres : on va se fendre la poire et on aura de la super bonne musique.
MORGLBL, c’est trois musiciens talentueux – Christophe GODIN à la guitare, Ivan ROUGNY à la basse et Aurélien OUZOULIAS à la batterie – qui ont unis leurs efforts, enfin plutôt leurs talents pour nous proposer du Metal Prog’ Jazz ou du progressif Jazz Metal Fusion, qu’importe le sens où vous tournicotez le truc.
MORGLBL au Brin de Zinc – Crédits photos : Bérénice FLECHARD
Sur scène, le groupe fonctionne toujours dans la déconn’ avec Christophe et Yvan qui se vannent et qui se renvoient la balle en partie de ping-pong rapide. Je vous jure que c’est hilarant ! Les MORGLBL sont des bons vivants et ils le font savoir.
Musicalement, on passe du Metal puissant avec des riffs acérés aux morceaux plus jazzy et ce, sans transition. C’est technique mais ça groove, ça bouge et surtout, c’est bon !
Mais MORGLBL, c’est aussi le tricotage des mots avec des titres comme « Gnocchis on the Block » par lequel ils entament le set ou « Février Afghan » ou « Anarchytektür » et ses rythmiques plombées ou encore « Dark Vadim » quand on ne parle pas de « Cantal Goyave ». Si les jeux de mots sont sur scène, ils fusent également dans la salle à chaque annonce. C’est ainsi que dès le 3e titre, Christophe annonce la chanson « Döner d’Orgazm » et des voix (masculines, me semble-t-il) s’élèvent dans la salle pour dire : « Nous aussi ! ». Bien-sûr, tout le monde est hilare.
L’ambiance est vraiment sympa et détendue. On a un public bien hétéroclite dans les tranches d’âges. Il y a des rockers, des pas rockers mais tous sont là pour Christophe GODIN et sa bande. Une chose est sûre : personne n’est venu parce qu’il y avait de la lumière !
En tout cas, il y a de quoi car les gars sur scène sont des virtuoses. Aurélien, s’il est plus calme et en retrait que ses camarades de jeu, martèle ses fûts avec un doigté et une précision à rendre fou n’importe quel batteur. Ivan quant à lui exécute ses lignes de basse avec une finesse inégalée pendant que Christophe, en véritable guitar hero qu’il est, nous offre un numéro de virtuosité. « C’est presque de la haute voltige », me dit la personne à côté de moi. Et je suis bien d’accord, leur son est unique. MORGLBL casse les codes et semble se balancer de tout… pour notre plus grand plaisir. En plus ce soir, le son est bon et les lumières pas trop mal donc on profite à fond du festin musical auquel nous sommes conviés.
MORGLBL au Brin de Zinc – Crédits photos : Bérénice FLECHARD
A un moment, Christophe nous annonce que ce soir, c’est l’anniversaire d’Ivan ROUGNY mais, à vrai dire (pardon Monsieur GODIN, je suis petit, je suis tout petit), je ne sais pas si c’est du lard ou du cochon connaissant l’esprit particulièrement taquin du Monsieur. J’avoue avoir fouiné un peu sur internet mais ne pas en avoir trouvé la confirmation. Donc…
La salle est bien chaude et il fait grand soif. Le concert sera d’ailleurs arrêté de manière courte par deux fois pour le ravitaillement des musiciens. C’est que parler, ça dessèche !
Arrive le morceau « TreeBall ». C’est un genre d’easy listening (on n’est quand même pas dans de la musique d’ascenseur, m’enfin !) qui est un faux cover d’ »Hyghway to Hell » joué très jazzy. Les trois compères font reprendre le public en chœur, public qui ne demande d’ailleurs pas mieux !
MORGLBL au Brin de Zinc – Crédits photos : Bérénice FLECHARD
On dit que le temps passe vite quand on s’amuse et là c’est le cas. Encore deux ou trois titres, et le groupe met fin à son concert sous les ovations du public. Je n’ai pas vraiment regardé ma montre mais on doit être dans le 1h3/4 de show, c’est bon ça !
Je suis content de retrouver Christophe GODIN au stand merch’ puis ensuite au bar où il assure un relationship sans faille avec les fans. Moi, j’ai passé une super soirée. Vivement la re-re-formation de MORGLBL pour les 22 ans du BDZ !!!
Depuis 2009, le groupe originaire de Pittsburgh (Pennsylvanie) LADY BEAST poursuit son petit bonhomme de chemin en nous sortant régulièrement EP ou albums. L’air de rien, ce “The Inner Alchemist” est déjà le cinquième full length d’une discographie qui commence à devenir plus que respectable, à laquelle on peut rajouter deux EP, une compilation et un live. Malgré tout, c’est la première fois que le quintet met quatre trop longues années à nous offrir de la nouveauté. Qu’à cela ne tienne, ça valait le coup d’attendre.
Bon, on ne va pas se mentir, LADY BEAST n’a pas modifié sa recette : toujours ce bon vieux Heavy Metal, un rien Power, parfois Speed qui lorgne toujours autant du côté d’IRON MAIDEN que de l’ACID belge, qui continuera de ravir les nostalgiques de la bonne vieille NWOBHM. On a également toujours ce chant de la charmante Deborah LEVINE qui perpétue un bien belge héritage entre celui d’Ann BOLEYN et Kate DE LOMBAERT. Neuf titres au total, 35 minutes d’une musique intemporelle sur laquelle les deux guitaristes s’en donnent à coeur joie avec quelques duels que ne renieraient pas la paire Murray / Smith (sur “Inner Alchemist” et “Feed your fire” notamment).
On se prend évidemment du titre qui flirte avec le Speed Metal (“Oracle’s Omen”, “Crone’s Crossroads”, “Feed your Fire”) voire le Thrash (“Through the Eyes of War”, “Witch Light”, “Off with their Heads”), du bon vieil Heavy Metal au mid tempo assassin (“Inner Alchemist”, “The wild Hunt”), voire même de la Power ballade bien épique qui monte en puissance à la façon d’une Vierge de Fer des nineties (“Starborn” qui lorgne vers un certain “Afraid to shoot strangers”), le tout avec une précision et une technique sans faille.
Bref, un bien bel album pour tous ceux qui ont un peu de folie nostalgique entre les oreilles.