BASTET : Live Report @ l’Epicurial de Chambéry (73) – 27 octobre 2022

Report et Photos : STEVE*74

Ce soir, comme souvent, direction Chambéry mais cette fois pour un nouveau lieu, l’Epicurial, un bar situé dans le centre-ville pour voir et écouter un groupe italien, les BASTET.

Si un groupe a réussi son entrée dans le milieu du heavy-metal underground, nul doute que BASTET, originaire du nord de l’Italie, en est un très bon exemple. Vous ne les connaissez pas encore… alors voici un  bref aperçu du groupe. Signé par Steel Shark Records fin 2021 pour son premier album « Bastet », ce groupe a d’entrée montré tout son potentiel et sa faculté à nous sortir des titres qui, dès la première écoute, se retiennent et qui, pour beaucoup, peuvent être qualifié de « Hits » (Lights Out, Heavy Changes, Don’t Look Back, Beyond The Fight …).

BASTET, c’est plus de 40.000 vues sur la chaine Youtube NWOTHM avec que des commentaires positifs, 500 CDs sold out en 8 mois et une version vinyle qui en deux mois a vu se vendre 200 des 300 exemplaires tirés. Bref, avoir l’opportunité de voir ce groupe à Chambéry, même dans un bar, un soir de semaine était l’occasion de se faire un avis plus précis sur les qualités du groupe.

Un groupe qui apporte sa bonne humeur, son humilité et son professionnalisme (une balance faite en 10 minutes pour un son très bon au final), voici ce que j’apprends en arrivant sur place.

Avec le fameux quart d’heure savoyard de retard, les festivités du soir débutent. D’entrée on remarque NICOLETTA (NICO) la chanteuse, qui reste naturelle, spontanée et efficace ! Certes ne n’est pas ce que l’on appelle une chanteuse au sens  commercial du terme, mais elle possède cette rare qualité de rester dans son style de hard rocking girl » à la voix éraillée, toujours en rupture mais toujours juste et à la hauteur des compositions du début à la fin. BASTET est une déesse égyptienne qui  prend l’aspect d’une lionne guerrière, elle est à la fois douce et sauvage, c’est tout à fait l’image renvoyée par NICO ce soir.

L’autre membre qui dès le premier solo m’a marqué, c’est MIKE PETRONE, un niveau qui est digne des plus grands sans aucun doute ! Une dextérité et une aisance à en déconcerter plus d’un ! Mais attention, toujours de façon humble, naturelle et pleine de passion ! MIKE ne triche pas et ne joue pas un rôle, il vit le heavy-metal !  Je vous invite à vite regarder des vidéos du Festival de Vouziers où ils ont joué le samedi suivant ! Impressionnant ! Le patron de l’Epicurial a avoué après le concert que c’était le meilleur des guitaristes qu’il ait vu jouer en live ! Et il en a vu plus d’un ! Pour moi, c’est vraiment lui l’élément moteur de la formation, son leader !!

BASTET a joué 12 titres, 9 titres de son répertoire et trois reprises ; et pas n’importe lesquelles :  “Stand Up And Shout” (DIO), “Kickstart My Heart” (MOTLEY CRUE) et “Painkiller” (JUDAS PRIEST) !  Avec une mention particulière pour “Painkiller” qui a mis des frissons à toute la salle !!!!  Les soli étaient plus vrais que les originaux ! Ce MIKE est un vrai maestro de la guitare !!

Il faut saluer les autres membres sans qui le groupe ne serait rien. Le bassiste LEO BAYO,  le plus âgé du groupe, fort de son expérience a géré parfaitement la section rythmique avec ALESSANDRO,  le batteur de 24 ans, métronome déjà aguerri. Et je n’oublie pas le jeune guitariste rythmique LORENZO qui assure vraiment sans fausse note du début à la fin !  

Musicalement, on navigue sur ce soir dans les eaux d’un registre très heavy métal inspiré par les années 80 avec, c’est ce qui fait son charme, des petites incrustations de hard rock mélodique. C’est avec l’épique morceau « Beyond The Fight » que le show se termine.

Une soirée vraiment réussie pour un groupe en devenir et à découvrir. Pour cela (je fais un peu de pub ), vous pouvez commander un exemplaire du vinyle 8 titres auprès du label en écrivant sur steelsharkrecords@gmail.com

D’après mes sources, un second album est déjà dans les tuyaux et pourrait sortir fin 2023… si le planning est respecté. On l’attend avec impatience !

En conclusion, BASTET est un groupe à revoir pour savourer et confirmer un peu plus le potentiel affiché ce soir par mes nouveaux amis transalpins. Je peux retourner chez moi avec la satisfaction d’avoir assisté à l’éclosion d’une future grande formation de notre musique favorite.

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JIVE MOTHER MARY : Live Report @ le Brin de Zinc de Barberaz (73) – 18 octobre 2022

Report et Photos by SEB 747

En ce mardi 18 Octobre une question me taraude : “Être ou ne pas être… “ à ce concert, évidement ! Comme le disait Moïse Maïmonide un théologien du 12ème siècle, « Le risque de prendre une mauvaise décision n’est rien comparé à la terreur de l’indécision », alors, ne voulant ni l’un ni l’autre, je me décide à retourner une fois de plus au Brin de Zinc de Barberaz. Ce soir, un groupe de south rock, portant le doux nom de JIVE MOTHER MARY, venus de Burlington en Caroline du Nord, viennent remuer les chambériens.

JIVE MOTHER MARY, c’est deux copains d’enfance, MASON KECK et SETH ALDRIDGE qui, en 2005, ont décidé de se lancer dans la musique. Ils avaient treize ans à l’époque. Cinq ans plus tard, un autre pote de récré, TYLER SCHULZ les rejoint. Ils écument les clubs enfumés de plus de trente états pendant quelques années et tournent dans huit pays en compagnie des plus grands du genre. En 2018, ils sortent leur second album et dans la foulée, le power trio devient un quatuor car ils récupèrent un autre de leurs copains, KEITH INGALLS, au passage. Leur dernier LP créé pendant la pandémie, est sorti l’an passé.

Mon binôme de concert ne pouvant venir, je pars en couple, histoire de ne pas faire la route en solo. Il faut dire que depuis qu’elle a appris que je faisais la route les yeux fermés, elle ne veut plus me laisser rouler tout seul, mdr !

Arrivés à bon port, je suis surpris de voir si peu de monde. Il est vrai que nous sommes un mardi et que ce n’est pas évident de faire un concert quand on doit se lever de bonne heure le lendemain matin pour aller travailler. Et puis, je suis largement en avance. L’explication vient peut-être de là.

Sur place, j’en profite pour discuter avec des copains venus de Voiron, que j’avais déjà croisés lors du show d’ADAM BOMB, des concerts passés et futurs.

Une fois dans l’enceinte du Brin de Zinc, nous faisons un tour au merch’ où les CDs du groupe ainsi que quelques T-Shirts sont posés sur le comptoir. Nous sympathisons avec le vendeur, plus ou moins manager du groupe, qui m’interpelle en Français sur SAXON, en me demandant où je les ai vus la dernière fois. Il connaît bien l’ingénieur du son et me demande si ce n’était pas trop fort, étant donné le personnage. Il nous raconte, quand même aussi, un peu l’histoire des JIVE MOTHER MARY et de leur tournée actuelle.

Au fur et à mesure, le temps passe et le Brin de Zinc se remplit peu à peu. C’est une bonne nouvelle. Même s’il n’est pas plein, loin s’en faut, il est tout de même bien chargé.

Une bonne demi-heure plus tard que l’horaire prévu, les JIVE MOTHER MARY montent sur scène. MASON, le leader guitariste et vocaliste, TYLER l’autre guitariste, KEITH le bassiste et SETH le batteur, s’installent sur scène. MASON règle ses pédales de distorsion avec sa guitare, puis 3, 2, 1 go !

C’est parti avec « Let me in », un titre issu de « All fall down » suivi sans tarder par « Keep Between » et enchaîné avec un « Save My Soul ». Dès la fin de ce triptyque, je suis agréablement surpris par le niveau technique des musiciens. C’est incroyable, ils ont à peine la trentaine et sont déjà hyper pro !

Le south rock venu de Caroline du Nord sent le sud à plein nez. MASON, SETH, TYLER et KEITH sont décidés à livrer tout ce qu’ils ressentent au plus profond d’eux-mêmes et cela se ressent sur scène. Leur style musical est une bouffée d’air pur qui côtoie sans problème plein de groupes de classic rock déjà bien connus.

« Hi, Chambéry ! nous dit MASON avec son accent américain très prononcé, vous passez un bon moment ? ». Euh… comment dire… un super moment, tu veux dire !! Surtout techniquement parlant. Parce que musicalement, c’est plutôt mid tempo, très soul, country, parfois bluesy et groovy à la fois. Certes, la musique de JIVE MOTHER MARY ne fera pas péter le dentier de votre grand-mère, ne vous attendez pas à une déflagration sonore qui vous fera coller au mur, mais elle est de toute beauté et empreinte d’une musicalité sublime toute en subtilité. En bref, elle est géniale.

TYLER est celui qui s’éclate le plus. Même sur les morceaux les plus calmes. On dirait qu’il est hanté par sa guitare et que c’est elle qui lui fait faire tous ses gestes. Avec SETH qui martyrise ses fûts et ses cymbales. En fond de scène, ni vu, ni connu, il donne le tempo, grimaçant à chaque solo, s’éclatant sur les sonorités de son charismatique leader et de ses comparses. KEITH, lui, joue plutôt au père tranquille, tout en faisant ronfler sa basse pendant que TYLER joue et chante souvent les yeux fermés. Personnellement j’ai vraiment l’impression que sa musique coule dans ses veines.

Sans crier gare, le voici qui décide de descendre de scène pour montrer aux spectateurs tout son talent. L’attroupement qui se fait autour de lui, prouve qu’il est très doué !

Les titres passent avec une douceur qui vous enveloppe dans un cocon musical, plongeant le Brin de Zinc dans un cocktail magique de sang, de sueur et d’âme qui vous colle aux tripes comme un dîner dominical. Groovy, bluesy, sentant les odeurs du sud des USA, que du bon.

Me voilà complètement accro ! J’en reste comme deux ronds de flancs, complètement ébahi par la prestation de ces musiciens.

J’ai l’impression que cela fait plus d’une heure que JIVE MOTHER MARY a commencé son set, alors que nous n’en sommes même pas à la moitié. La setlist est longue comme le bras, au figuré comme au réel, et pas une seule fois nous ne sentons la lassitude nous envahir. C’est tellement fort musicalement que même les morceaux les plus calmes, comme « Big City Blues », une chanson qui parle d’Hollywood, Californie, comme nous la présente MASON – et qui verra une fois de plus les deux guitaristes jouer côte à côte – font que vous en restez complètement baba d’admiration.

« Est-ce que vous passez un bon mardi soir ? nous demande Mason. Merci d’être venus pour nous voir ! ». Le leader n’hésite pas à faire participer son public en le faisant taper des mains et chanter les refrains à chaque moment judicieux. Il va se frotter au public sur le devant de la scène et redescend encore une fois dans la fosse. Excellent !
Evidemment, le public du Brin de Zinc est ravi.

« Ce titre, je l’ai écrit alors que deux ouragans étaient censés nous frapper l’un après l’autre et que tout le monde s’inquiétait de la quantité de pluie que nous étions censés recevoir. ». « Hope It Ain’t That Bad » (j’espère que ce n’est pas trop grave en Français) retentit dans l’antre de Barberaz. Les guitaristes se rendent coup pour coup sur chaque riff. MASON décide de monter sur un retour et Tyler s’empresse de faire de même à l’opposé. Le public n’en perd pas une miette. Pour terminer son morceau, MASON s’assoit sur le retour penché sur sa guitare, faisant pleurer son instrument. Quelle claque nous venons de prendre ! Aïe, ça fait mal !

Le groupe quitte la scène sur « Home Is Where The Heart Is » et ses plus de huit minutes. MASON a vraiment une voix dans la pure tradition du rock sudiste, chaude, ardente, moelleuse à souhait.

Est-ce la fin du set ? Non, les JMM reviennent vite pour nous jouer leurs deux derniers titres, en terminant sur un de leur titre favoris « Move on Home ».

Une heure et quarante-cinq minutes plus tard, après avoir joué dix-huit titres, dans une prestation inoubliable, le groupe quitte définitivement la scène en remerciant le public d’être venu un mardi soir.

Malheureusement, l’heure tardive nous empêche de rester trop longtemps après leur prestation, il faut aller bosser demain. Mais nous repartons avec des étoiles plein les yeux. Le temps de dire au revoir aux copains, nous croisons MASON et le félicitons pour son concert. Tout content de nous voir, il nous interpelle avec un grand sourire : « What’s your name ? », me demande-t-il. Je lui réponds : « Seb ». « Hi, Seb, I am Mason, nice to meet you and thank you to comin to see us on tuesday night ! ». Un musicien qui vient à notre rencontre, et non le contraire, c’est du jamais vu !

En rentrant, les yeux grands ouverts (obligé, mdr), nous passons en boucle « 8 Tracks »  le dernier album des JIVE MOTHER MARY. Encore une fois, un grand merci à Thomas et au Brin de Zinc pour cette soirée et pour la découverte !

BLACKRAIN – Demon (feat : Laly Meignan, Philippe Vasseur et Tom Schacht)

“Chez BlackRain, on n’est plus étonné que le groupe nous amène dans des situations complètement improbables… et les rencontres qui ont précédé la réalisation de cette dinguerie font partie de ces moments que jamais nous n’aurions cru vivre. Et pourtant !
Nous voici réunis pour la vidéo du 4e single de notre nouvel album #untamed avec les acteurs du sitcom qui berçait notre enfance. Aux frontières de l’absurde, hors du temps, mélange, rencontre, dépassement, union de ces deux familles que la convention des genres voudrait incompatible. Nous avons tellement adoré ce délire que l’aventure ne s’arrêtera probablement pas là !!”
BLACKRAIN