Category: Live reports

LOFOFORA au Fil  

LOFOFORA au Fil  https://lewebzinedeti-rickou.com/

Ce soir, je me rends à  Sainté pour un concert de LOFOFORA. A vrai dire, initialement, je n’avais pas prévu de venir mais un ami de mon pote a dû se désister et il m’a donné sa place. Je ne pouvais vraiment pas refuser ! Merci !!  C’est donc à deux que nous nous rendons au Fil. J’aime bien cette salle car, contrairement aux salles de Lyon, on peut facilement s’y garer. Elle est en effet juste à côté du Zénith qui a des grands parkings. Ce qui est sympa en plus, c’est que le bar du Fil est chouette car il y a de bonnes bières (j’ai même pu prendre une Guinness pression !). Et pour les prix, ça n’allume pas.

Je profite de mon passage au bar pour dire tranquillement bonjour à quelques potes. Tout à coup, j’aperçois REUNO, le chanteur de LOFOFORA qui vient rencontrer son public au bar. Il est cool, il discute avec les gens, fait des selfies avec eux, bref, il n’a pas la grosse tête. Moi, je ne m’attendais pas du tout à le voir, tranquille que j’étais en train de boire ma Guinness. Du coup, on discute pas mal et il m’apprend que ce soir la setlist sera basée essentiellement sur les nouveaux titres. Dommage pour moi car je suis plutôt bien connaisseur des anciens titres. Il faut dire que j’ai déjà vu ce groupe trois fois ces dernières années dont leur passage au dernier Hellfest où ils ont fait un gros show. C’était très politique et ils avaient même fait rentrer des Femen. Ce soir-là, REUNO était en verve et il avait eu un discours très engagé pour pousser le public à se rendre dans des petits festivals avec des places à 10, 15 euros et qu’ainsi ils participeraient au soutien des jeunes groupes et au renouveau des scènes. Ils ont dû être contents au Hellfest !

Je suis tellement absorber par ma conversation avec REUNO que lorsque je rentre enfin dans la salle,  je m’aperçois que VERTEX, le groupe de première partie, est en train de finir son set. Du coup, je n’ai pas grand-chose à en dire. Mais de l’avis d’un spectateur à côté de moi, c’était pas mal. Bon, ce sera pour une prochaine fois.

La pause est courte mais me laisse le temps de constater qu’on est environ 600 dans la salle. Je n’ai pas la confirmation de ce chiffre vu que je n’ai pas demandé, n’ayant initialement pas prévu de faire un report (Merci Ti Rickou !). D’ailleurs, pour une des rares fois de l’histoire du webzine, les photos sont prises de la salle, au cœur de la foule.

LOFOFORA au Fil  https://lewebzinedeti-rickou.com/
LOFOFORA au Fil  

LOFOFORA arrive sur scène. En intro, on entend une bande-son avec la voix d’une très jeune fille qui parle au micro. J’apprendrai un peu plus tard que c’est la voix de la fille de REUNO. Le texte en substance dit qu’on va assister au concert de LOFOFORA, que le groupe va nous faire tout son set et qu’il n’y aura pas de rappel. Ce qui a été le cas.

Derrière la scène, il y a un backdrop avec juste marqué LOFOFORA. Ce n’est pas le backdrop avec la pochette du dernier album comme au Hellfest mais vu la taille dudit backdrop, je me dis qu’il est peut-être trop grand pour Le Fil.

REUNO arrive aux taquets avec son bermuda et ses grandes chaussettes qui lui arrivent aux genoux. Direct, il envoie la sauce ! Le groupe commence son set par « Apocalypse ». Ce titre est  issu de leur dernier album, « Coeur de cible » sorti en 2024. Malgré ses 35 ans de carrière, son timbre de voix est toujours aussi rageur, reconnaissable entre tous, unique. C’est toujours très rentre-dedans et REUNO n’hésite pas à balancer son venin.

Les chansons se succèdent, les textes sont toujours engagés et moi qui suis de l’ancienne génération,  je m’y retrouve bien. Ca pogote beaucoup dans la salle. Il y a même un gars qui se fend le crâne en tombant par terre mais plus tard, il montera sur scène avec un gros pansement. REUNO va se faire un plaisir de le chambrer, mais gentiment. C’est ça aussi l’esprit LOFO.

Pour les anciens titres, on a droit à « Le fond et la forme », de l’album éponyme (2022), « L’œuf » et « Justice pour tous » de « Lofofora » (1994), « Macho Blues (« Peuh ! » 1996) mais aussi à deux titres de l’avant-dernier album, « Vanités » (2019). L’essentiel du concert est, ainsi que REUNO me l’avait annoncé, effectivement basé sur le dernier album. Ils vont nous jouer pas moins de 9 chansons ce qui est énorme. Au moins, ils défendent leur album, ce qui devient de plus en plus rare pour la majorité des groupes. Cette fois-ci, on n’a pas droit à la chanson sur la fumette, auraient-ils (enfin) atteint l’âge de raison ?

Quoiqu’il en soit, LOFO reste du LOFO, c’est engagé avec plein d’humanisme. Il y a d’ailleurs un petit gars qui slamme avec son père dans la salle, REUNO le fait monter sur scène et le laisse danser un  moment avant de le guider vers la foule pour un crowdsurfing. Vu la tête du petit, gros à parier qu’il y a pris goût !

Le concert se termine après une bonne heure trente de set. Ils nous ont joué pas moins de 20 titres – mais bon, LOFOFORA ne fait pas non plus dans le titre à rallonge façon Heavy Metal ! Si REUNO a beaucoup communiqué avec le public, je l’ai trouvé un peu moins disert que d’habitude. Je l’ai connu plus bavard. En même temps, quel besoin de dire ce que tout le monde sait déjà vu que, ce soir, c’était vraiment un public de connaisseurs qu’il avait en face de lui ? Pour ma part, j’ai trouvé le concert très sympa et même si j’étais crevé, je suis content d’être venu et j’ai passé une très bonne soirée !   

PS de la rédaction : nous nous excusons auprès de la salle car nous n’avons pas eu le temps de faire une demande d’accréditation.

BANDEAU WTR LE WEBZINE DE TI RICKOU https://lewebzinedeti-rickou.com/

SOHO DE PROFUNDIS au Craft and Draft

SOHO DE PROFUNDIS au Craft and Draft
https://lewebzinedeti-rickou.com/

Chouette, c’est la nouvelle année ! Et qui dit nouvelle année dit concert, évidemment. Le souci, c’est que pour ce qui est des concerts, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Heureusement qu’on peut compter sur les anciens pour nous sortir de cette torpeur hivernale. Ce soir, je vais retrouver mes copains de SOHO DE PROFUNDIS, récemment reformés car ils jouent à deux pas de chez moi. Trop cool, je n’aurais pas trop de route à faire pour l’aller et le retour !

Alors que nous sommes en plein mois de janvier, le temps est au beau fixe et les températures sont printanières. Serait-ce la prévision d’un bon concert ? Ça, je ne le saurai qu’une fois arrivé.

C’est en couple, ma moitié étant aussi une grande fan du groupe vedette, que je me rends au Craft & Draft d’Epagny. J’y rencontre tous les copains que je n’ai pas revus depuis l’an passé (sic). Je retrouve aussi mon compère Steve*74, manager du groupe.

Avant de commencer, nous avons droit au désormais traditionnel cover band. Celui-ci s’appelle BACK TRAXX et fait dans le Hard-Rock en reprenant des groupes tels que, pour n’en citer que quelques-uns, VOLBEAT, BACKYARD BABIES, DANKO JONES. Vous connaissez la politique du webzine qui privilégie les groupes de compos, nous ne parlerons donc pas de ce groupe, même si ce sont des musiciens et des musiciennes aguerris.

SOHO DE PROFUNDIS au Craft and Draft
https://lewebzinedeti-rickou.com/
SOHO DE PROFUNDIS au Craft and Draft

Une fois leur passage terminé, c’est à la vedette du soir, SOHO DE PROFUNDIS, de faire son entrée. Il n’y a quasiment que des fans de la première heure qui se sont déplacés ce soir, et aussi beaucoup de copains des musiciens. C’est leur troisième date depuis la reformation et, une chose est sûre, c’est que la magie opère encore.

En ce qui concerne les morceaux, ce sont exactement les mêmes qu’au Brin de Zinc en octobre dernier (lien du report ici), mais avec un petit je ne sais quoi de plus. Dès l’entrée de « 1984 », je sens que Steph est beaucoup plus à l’aise que la dernière fois. Il faut dire que le son est largement mieux, ce qui pourrait être surprenant dans ce lieu. Cependant, depuis le BDZ, le groupe s’est doté d’une ingé-son, ce qui change considérablement la donne.

Denis est en feu ce soir, il est impressionnant de technique et de précision. Charlie frappe ses fûts comme il en a l’habitude et Nico s’éclate en prenant les chœurs. Comme d’habitude, celui qui prend toute la scène est bien évidemment Steph, le frontman, qui attaque toujours les morceaux avec son grain de voix écorchée. Perso, je pense que ce petit grain n’aurait pas déplu à Hervé, l’emblématique ancien chanteur qui, lors de la commémoration des 20 ans du groupe et pour sa toute dernière apparition scénique, avait impressionné le public du Brise-Glace d’Annecy blindé comme un œuf après seulement 4 morceaux.

« Charité » et son côté intriguant continue son travail, à savoir : déchaîner le public composé de copains, mais aussi d’inconnus qui se prennent une grosse claque en pleine figure. Avec un morceau tel que « Charogne » qui a un refrain bien agressif, il y a de quoi être secoué quand on ne connaît pas. Certes l’interprétation de Steph est différente de celle d’Hervé, mais elle va comme un gant à SOHO DE PROFUNDIS qui continue sur sa lancée avec « Noir Total » avant de devoir prendre « Gare au Chourineur ». Personnellement, je préférerais un peu plus de mélodie dans le chant cependant, comme l’interprétation est sans faille et que Steph impressionne par sa gouaille, ça passe nickel. Je pense que si les titres avaient été écrits de nos jours, ils auraient sûrement été, à quelque chose près, interprétés de la sorte.

Au fur et à mesure que les morceaux s’enchaînent – de « Quoi que tu fasses » en passant par « Au Quart de Tour » via l’ancien inédit « Top Secret » – Steph commence à mettre, de temps en temps, du chant clair. Certes, pas toujours juste, comme il me le dira en fin de set, par rapport à son chant écorché. Moi, je ne m’en suis pas aperçu et je sais que ça fait du bien à nos esgourdes. Je trouve qu’il a un timbre très intéressant. Dommage qu’il n’en fasse pas usage plus souvent.

On termine le set par l’incontournable cover des sœurs tordues « We’re Not Gonna Take It » repris en chœur par tout le public et les musiciens de BACK TRAXX venus épauler le groupe pour le final. Malgré une manifestation du public, il n’y aura pas de rappel, le groupe n’ayant plus de titres à proposer. Tant pis, ce sera pour une autre fois.

SOHO DE PROFUNDIS au Craft and Draft
https://lewebzinedeti-rickou.com/
SOHO DE PROFUNDIS au Craft and Draft

Pour résumer, nous avons eu droit à un set carré, puissant et accrocheur qui a séduit une grosse partie du public même si, personnellement, j’ai un peu décroché sur la fin. Pour une troisième fois, l’alchimie entre le nouveau chanteur et les musiciens commence à se faire sentir.

Vivement le prochain concert avec – allez soyons fous ! – peut-être quelques inédits de l’époque (comme par exemple « Pour vaincre les puissants » qui, avec son refrain et interprété par Steph ferait fureur en live), ou carrément avec une nouvelle composition et un peu plus de mélodie dans le chant. Steph en est capable, j’en suis sûr. En tous les cas, nous avons passé une bonne soirée.

BANDEAU WTR LE WEBZINE DE TI RICKOU https://lewebzinedeti-rickou.com/

BRULE, ALL WE LEAVE BEHIND et JAGANNATAH à l’Overdrive Café

BRULE, ALL WE LEAVE BEHIND et JAGANNATAH à l'Overdrive Café
https://lewebzinedeti-rickou.com/
https://www.soilchronicles.fr/

Un samedi soir sur la terre où plutôt à l’Overdrive Café de Saint-Symphorien d’Ozon à quelques encablures au sud de Lyon ! C’est dans cet antre à l’ambiance bikers, tattoos, bière et gros son que le Stoner et le Doom vont, le temps d’une soirée, être mis à l’honneur.

En effet, ce ne sont pas moins de trois groupes qui vont se succéder à l’affiche : deux groupes rhônalpins, JAGANNATHA et ALL WE LEAVE BEHIND, ainsi qu’un groupe, BRÜLE, originaire de Perpignan. Rien que ça !

C’est JAGANNATHA, quatuor grenoblois, qui ouvre les hostilités en distillant durant une quarantaine de minutes un set de Stoner Doom bien fat qui fera plus que planter le décor. Ils nous distillent des compos inspirées aux tempos lents, lourds et planants, envoyées avec feeling et détermination durant lesquelles l’osmose entre les musiciens est palpable !

Le public se laisse envouter par le psychédélisme musical et le stoner classique de JAGANNATAH. La soirée est lancée !

Le changement de plateau est rapide et c’est déjà au tour de ALL WE LEAVE BEHIND, combo grenoblois également, de fouler la scène de l’Overdrive Café ! Autant le dire tout de suite, la lourdeur ambiante ne va pas se dissiper. C’est un Doom qui plombe tout sur son passage que les quatre comparses vont nous proposer à travers huit morceaux, principalement tiré de « Through the Styx and Beyond », leur premier album sorti il y a bientôt deux ans.

En avant-première, nous avons même droit à un titre inédit qui figurera sur leur nouvel album dont la sortie est prévue en cours d’année ! Dans cette ambiance lourde et pesante aux accents parfois gothiques, il convient de noter le jeu inspirant de Jérôme, limite fusionnel avec sa quatre cordes qu’il maîtrise à merveille ! Belle complémentarité musicale au final même si j’avoue, à titre personnel, être resté un peu dubitatif avec la voix rocailleuse et un peu forcée…

BRULE, ALL WE LEAVE BEHIND et JAGANNATAH à l'Overdrive Café
https://lewebzinedeti-rickou.com/
https://www.soilchronicles.fr/
BRULE à l’Overdrive Café

C’est au tour de BRÜLE de s’emparer de la scène ! Le trio perpignanais va scotcher tout le monde, tout au long des dix morceaux qu’ils vont envoyer avec une énergie intacte. C’est avec « Crushed » que le set démarre. BRÜLE montre d’emblée son efficacité et sa solidité, à travers une présence scénique naturelle et un jeu rôdé pour chacun des musiciens ! Pendant que J.J. malmène sa basse, Carla martèle ses fûts avec force et détermination. Quant à Arno, il assure de front chant et guitare, s’immisçant même au sein du public sur le dernier morceau !

Les titres se succèdent en français et en anglais et sont tous accueillis comme il se doit par un public conquis. « La Bruixa del sol » et « We are the Damned » ponctuent le live. Les applaudissements nourris sont la preuve que chacun ce soir a passé un excellent moment ! Well done guys !

Merci à toute l’équipe de l’Overdrive Café pour l’accueil, à Sylvain pour le partage de sa passion (sans oublier Patrick à la régie). Merci aux trois groupes pour leurs prestations ainsi qu’au public pour l’ambiance !

PS : Vous pouvez retrouver les live sur la chaine YouTube de l’Over Eighteen Motors.

BANDEAU WTR LE WEBZINE DE TI RICKOU https://lewebzinedeti-rickou.com/

LES SHERIFF, POESIE ZERO et SUPERMUNK à La Rayonne

LES SHERIFF, POESIE ZERO et SUPERMUNK à La Rayonne
https://lewebzinedeti-rickou.com/

Ce soir, c’est Punk Rock à la Rayonne ! Pas moins de 3 groupes, tous signés par le label français indépendant Kicking Records, vont se succédés sur scène : SUPERMUNK, POESIE ZERO et the last but not least, LES SHERIFF ! Comme je finis le boulot un peu tard, je pars un peu à la bourre et bien évidemment, et comme toujours dans ces cas-là, c’est le bordel sur la route. Un accident bloque la circulation et c’est donc à 19:30 tapantes, heure du premier groupe, que j’arrive devant la salle.

LES SHERIFF, POESIE ZERO et SUPERMUNK à La Rayonne
https://lewebzinedeti-rickou.com/
SUPERMUNK à La Rayonne

Pour un concert complet, l’orga a bien géré les entrées et il n’y a plus personne qui attend devant la porte. Je rentre donc assez vite dans la salle. SUPERMUNK a déjà commencé à jouer et d’entrée de jeu, c’est très bien. C’est même carrément chouette pour une première partie ! C’est un trio qui fait du Punk Rock style 90 avec un chant en anglais. Ca fait un peu style californien – un peu à la BURNING HEADS s’il fallait donner une étiquette. Leur dernier album en date, « All You Need is Air », est paru en 2022.

Le chanteur nous annonce la couleur : « On est le seul groupe de ce soir qui chante en anglais mais, comme on est cool, on va vous parler en français. ». Le public est mort de rire à la blague, sachant qu’ils sont ardéchois !

Le bassiste est italien et sur une intro, il nous fait une chanson en italien mais n’étant pas connaisseur (moi, sorti de « Bella Ciao »…), je n’ai bien évidement pas reconnu la chanson. Une chose est sûre, c’est que les SUPERMUNK mettent bien l’ambiance ! On a droit à un set plein de joie et de bonne humeur. Après une bonne cinquantaine de minutes, le groupe finit avec le titre « Hoo, Hoo, Hoo ! ». Sympa.  

Pause bière. J’en profite pour faire un tour sur le balcon qui ce soir est accessible vu que la salle est pleine. La pause est courte et je redescends fissa pour le groupe suivant !  

LES SHERIFF, POESIE ZERO et SUPERMUNK à La Rayonne
https://lewebzinedeti-rickou.com/
POESIE ZERO à La Rayonne

POESIE ZERO, ça porte bien son nom ! On attaque par « Nous, on est punk ». Ils ne s’embarrassent pas de fioritures et annoncent la couleur direct : ils sont punks et ils sont très engagés. J’adore leur « On s’en fout, on est punk ! ». Ca commence bien. A l’arrivée, ils se sont mis en héros de dessins animés. Avec la crête verte, c’est rigolo. Ils ont tous mis des masques mais après ils l’ont enlevé. Le chanteur va lui, en changer tout le long du set et on aura même une chanson sur les rats pendant laquelle il arborera un masque de Ratatouille. Bref, c’est du punk et ils ne se prennent pas la tête.

On a une chanson sur « l’anarchie » au cri de « On fait ce qu’on veut ! ». Ils vont aussi nous faire une chanson contre les flics (d’ailleurs, il y a deux policiers  gonflables de 2m50 de haut sur les côtés de la scène) et une sur les drogues.

POESIE ZERO, c’est un trio composé de deux chanteurs, d’un guitariste et… d’une boite à rythme. Il y a des passages électro, des mélanges, c’est hyper space. A un moment, je me suis carrément cru en boîte de nuit. Ce soir, c’est boom party ! Tu mets ça en fin de soirée au Hellfest, plus personne ne va se coucher ! Bref, ça déménage. On comprend bien les paroles même s’ils hurlent tout ce qu’ils ont. Aucun doute que ce groupe-là n’a aucune chance d’être capable de refaire un show le lendemain tellement ils balancent tout. C’est brut, c’est bourré d’énergie, c’est du punk engagé qui part dans tous les sens. En gros, tu te débranches le cerveau et c’est parti, tu t’éclates pendant une heure sur des chansons dégantées !

Alors, c’est clair que ce n’est pas mon truc mais j’ai été impressionné. Devant la scène, il y a plein de jeunes qui se mélangent bien avec les plus anciens. Ce mélange de générations fait qu’on comprend pourquoi c’est plein.

A la fin, ils nous font une reprise de « L’hymne de nos campagnes » de TRYO en version « La Oï de nos campagnes » sur-vitaminée et à bloc. Dans la salle, ça chante, ça pogote, ça s’éclate.

LES SHERIFF, POESIE ZERO et SUPERMUNK à La Rayonne
https://lewebzinedeti-rickou.com/
LES SHERIFF à La Rayonne

Après une petite pause un peu plus longue que la précédente, c’est l’heure pour LES SHERIFF de monter sur scène. Aïe, aïe, aïe, aïe !!!! Eux aussi annoncent la couleur d’entrée : « On est LES SHERIFF, on vient de Montpellier, on fait du Rock ‘n’ Roll !! ». Olivier, le chanteur attaque avec la première chanson « Sortez les Bulldozer ». On l’a vu plus en forme mais c’était juste la première vitesse, le temps de se chauffer la voix, parce qu’après c’est nickel. Avec LES SHERIFF, c’est tout à fond, ils sont aux taquets !

Pour la petite histoire, LES SHERIFF est un groupe des années 80/90 qui a investi en force la scène indépendante française. Même s’ils marchaient très bien, ils ont arrêté pendant quelques années. Ils se sont reformé en 2020 pour ce qui devait être une tournée one shot pour faire plaisir à leurs fans mais ils ont pris tellement de plaisir qu’ils ont repris goût au truc. Finalement, ils ont même ressorti un album. Là, on est sur la tournée du 40e anniversaire du groupe. Anniversaire qui avait lieu l’an dernier. Ca a tellement bien marché qu’ils prolongent d’une année. Et bien leur en prend puisque partout où ils passent, ils remplissent. Pour ma part, j’ai bien dû les voir une dizaine de fois.

Et là, ce soir, d’entrée de jeu, ils retournent la salle. Les jeunes, les anciens, tout le monde pogote. Comme quoi malgré tout ce que le public a dépensé comme énergie avec le set précédent, il en restait encore pas mal ! Et faire bouger un public qui a déjà autant donné, ce n’est pas donné à tout le monde, foi de Lolo !

Pendant la première partie du set, ils nous balancent des anciens titres comme « Panique à Daytona Beach », « A coup de batte de base-ball », « Bon à rien ». C’est le bordel dans la foule. Beaucoup de slam. C’est du Punk Rock à l’ancienne, pas de temps d’arrêt. Même sur le titre « A Montpellier » qui est quand même plus calme, ça bouge. Le public connaît les paroles par cœur et le fait savoir ! En plus, le chant est clair et on comprend bien les paroles.

Pour la seconde partie du set, ils nous jouent des chansons des nouveaux albums. Ca passe crème avec les anciens (« Loin du chaos », « Montpellier »). Les SHERIFF ont un public large et encore une foi bien mélangé, avec les âges d’abord et avec les styles ensuite. J’aperçois pas mal de copains metalleux qui sont venus.

LES SHERIFF, POESIE ZERO et SUPERMUNK à La Rayonne
https://lewebzinedeti-rickou.com/
LES SHERIFF à La Rayonne

Mais je ne vous ai pas présenté le groupe ! Sur scène, il y a Olivier au chant. Ce mec sur scène c’est une boule de feu alors que pour l’avoir rencontré par ailleurs, c’est plutôt quelqu’un de réservé. Avec lui, il y a deux guitaristes, Pat le plus ancien dans le groupe et Ricci le nouveau, Manu le bassiste qui est peu plus âgé que les autres et Lulu dit « le Cévenol » à la batterie. Ce dernier est le 3e batteur du groupe qu’il a intégré en 98. Quoiqu’il en soit, ils sont tous à fond et comblent bien l’espace avec un bon jeu de scène.

Pour la partie textes, beaucoup de chansons d’Olivier parlent de moments de sa vie. Ce n’est pas engagé mais cela parle de la vie en général, et sur sa vie et ses sentiments en particulier. Dans « Pile ou Face », ils parlent de ses origines espagnoles. On sent le feu.

Le public est vraiment sympa, il y a une grosse communion avec le groupe et c’est bien festif. Un gars a même perdu sa chaussure dans la fosse et tout le monde s’y est mis pour la retrouver. Bref, les gens sont heureux !

Le temps file à toute vitesse. LES SHERIFF nous font deux rappels. Ils balancent des anciens titres, des standards comme « Mayonnaise à gogo » ou « Jouer avec le feu ». Comme l’heure tourne, ils devraient arrêter, surtout que l’ingé son leur fait des signes mais ils continuent quand même. Ils jouent « Arrête d’aboyer » et sur l’intro, Olivier nous explique qu’au départ c’était une chanson qu’il voulait écrire sur son chat et que finalement il a fait une chanson… sur les chiens. Ils finissent avec « La saga des SHERIFF ».

J’ai passé pour ma part un super concert et vu le feu que LES SHERIFF ont mis ce soir, une chose est certaine, c’est que le public lyonnais les attend de pied ferme pour une prochaine date !

Pour bien clôturer la fin de soirée, je me rends sur le stand merch’ et je suis content parce que les prix sont corrects. Allez tiens, je me fais même un petit plaisir en m’offrant un bouquin qui retrace toute l’histoire des SHERIFF. C’est qui le boss ?!

BANDEAU WTR LE WEBZINE DE TI RICKOU https://lewebzinedeti-rickou.com/