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PYRENEAN WARRIORS OPEN AIR 2023

Report et photos by TI-RICKOU

« Bon chérie, on fait quoi ? On y va au PWOA ou pas ? » « Ca dépend de ta fille, si elle a cours le samedi matin, c’est mort… » « Heu, elle l’aura quand son planning ? » « Le lundi de la rentrée, patate ! ».

Putain, ça me ferait vraiment chié de louper ça ! L’affiche est béton avec pas moins de 6 groupes que je n’ai jamais vus en live. 6 groupes auxquels se rajoute 3 autres que j’adore.

En plus, il y aura plein de copains et de copines ! Et puis le site est mega cool. Sans compter qu’ils ont annoncé un retour de la canicule et qu’aller me baigner avant le fest et manger un plateau de fruits de mer ne serait pas pour me déplaire.  OK, pas la peine que j’argumente car ma chérie est tout autant que moi aux taquets.

Yes, le feu est vert, on peut y aller ! Je suis à fond le vendredi soir pour prendre la route. Fille récupérée au lycée, chérie récupérée au boulot, plein de la voiture cher mais fait ! C’est parti, go pour Torreilles, la cité du heavy metal pour ce week-end !

Je roule sur l’autoroute quand soudain un truc attire mon œil… Tiens ce van suisse devant nous, je suis sûr qu’il va aussi au fest. Yes, j’ai bien vu ! Il est écrit SIN SCARLETT à l’arrière du van et c’est bien l’un des groupes à l’affiche du PWOA. Putain, ça c’est drôle ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive. On se suit, on se dépasse, on se re-dépasse jusqu’à ce que le groupe s’arrête pour faire une pause. Bon ce n’est pas grave, on se verra demain.

Arrivée à notre base du week-end, un plouf dans la piscine suivi d’une énorme marmite de la mer à Port-Leucate. J’espérais pouvoir passer sur le site du PWOA mais les filles sont trop nazes. Je me console en me disant qu’on retrouvera les copains demain et que, de toute façon, ils ne sont pas tous arrivés. Donc dodo, petit-déjeuner des champions et plouf des filles dans la piscine (heu, moi je suis courageux mais pas Breton. L’eau est à 24 !).

Bon, je veux rien dire, mais il faudrait quand même y aller, on va finir par être en retard !! Tu es sûre que ça commence à 13h30, chérie ? OK, du coup on part tranquille. Sauf que bien-sûr, quand on arrive sur le parking, on entend que le premier groupe a attaqué. C’était 13h, pas 13h30 !

SACRAL NIGHT @ PYRENEAN WARRIORS OPEN AIR VII

Je fonce aussi vite que je le peux mais pour les photos dans le pit, c’est mort. Les photographes ont droit à 3 titres seulement. Je suis tellement dégoûté que je ne pense même pas à sortir mon appareil pour prendre des photos au coeur de la foule et je saisis… mon portable pour avoir quelques clichés… Désolé les copains, j’ai merdé sur ce coup-là.

Mais bon,  je rentre de suite dans le show de SACRAL NIGHT. Les Grenoblois sont les seuls Français de l’affiche. Le chant est en Français. Je connais bien le chanteur ANTOINE que j’ai vu le week-end dernier à Lyon avec ELECTRIC SHOCK, un groupe plus calibré hard-rock que SACRAL NIGHT. Là, on est dans du heavy burné.

Le site est encore bien clairsemé, mais le public présent ne va pas être déçu. Musicalement, ça dépote et scéniquement aussi ! Les musicos assurent et ANTOINE, bah voir mon report sur ELECTRIC SHOCK à Lyon : il a pris une vraie aisance sur scène. Là encore, c’est flagrant. En plus aujourd’hui, il porte une belle cape et ça lui va bien. Sa voix est maîtrisée  et juste sublime. Dommage que je n’en ai pas vu plus… Mais bon, au moins j’en ai vu une partie. Et ce que je peux dire, c’est que c’est encore mieux que la dernière fois où j’ai vu SACRAL NIGHT… il y a quelques années déjà.

Allez, je peux faire un tour du site, voir les foodtrucks, les stands merch’, le bar et dire bonjour aux copains. Pour la plupart, je ne les ai pas revus  depuis des années. Nathalie, la présidente du Rising Fest (qui aura lieu dans un mois) a dit avec raison : « Le Pyrenean, c’est une énorme cousinade. ». Et elle a raison ! Putain que c’est bon de revoir tous ces potes ! Et en plus ce soir, j’en aurais de nouveaux car pas de doute, chaque année la famille s’agrandit. Et au Pyrenean, on est en famille : vestes à patches, T-Shirt heavy metal, bracelets à clous et cartouchières. Des vrais metal fans. Pas des bobos metal comme on en voit de plus en plus, pas de mecs déguisés en licorne, etc. Ici, on est venus pour l’affiche.

En parlant d’affiche, il faut d’ailleurs que je me rapproche de la scène, moi ! Allez, je chope une bouteille d’eau car il fait vraiment très chaud et c’est parti !

THE NIGHT ETERNAL @ PYRENEAN WARRIORS OPEN AIR VII

C’est au tour des Allemands de NIGHT ETERNAL d’envahir la scène. C’est un groupe assez récent – fondé en 2018. J’ai hâte de les voir en live car j’adore leur heavy tendance doom.

Et bah, je flingue le suspect de suite : en live, c’est très bien aussi et, pour un groupe assez récent, ils assurent scéniquement. Quant à leurs morceaux, en live ça le fait.

Dommage que le son ait quelques soucis. Il me semble important de vous expliquer que les organisateurs ont en effet connu de gros problèmes techniques avant l’ouverture du site, en raison notamment des variations importantes entre les températures du jour et celles de la nuit (20 degrés environ) et même s’ils ont fait tout leur possible tout n’est pas rentré dans l’ordre semble t’il.

Malgré cela, THE NIGHT ETERNAL nous offre un très bon set devant un public qui, petit à petit, continue d’arriver.

Je constate que cette année encore, les Espagnols sont très présents, voire même beaucoup plus présents que les années précédentes. D’abord, on n’est pas loin de l’Espagne mais en plus, cette année, il y a MURO, un groupe Espagnol très populaire en Espagne à l’affiche.

Retour à l’ombre car le soleil tape très fort pour un nouveau papotage avec les copains et surtout, hydratation !

SIN STARLETT @ PYRENEAN WARRIORS OPEN AIR VII

Ca va être le tour des Suisses de SIN STARLETT – le groupe qu’on a croisé sur l’autoroute – de monter sur scène. Alors eux, je ne connais pas du tout ce qu’ils font (j’en vois qui rigole en lisant ces lignes, pfff !). Ca va du coup être une vraie découverte pour moi. Mais bon, au PWOA, on n’a jamais de mauvaise surprise, pas de mecs qui dégueulent dans leur micro mais bien du heavy metal et basta. J’aime bien la variété, moi… Quand c’est dans la continuité, lol !

Avec SIN STARLETT, on est dans du heavy metal classique, avec un chanteur qui a un beau pantalon moule-burnes à rayures. Il a surtout une voix à la ROB HALFORD ! Les morceaux sont top avec de gros riffs et des musiciens qui envoient du lourd. Ils n’ont pas fait la route pour rien ! En plus, ils s’éclatent à donf’ et sont visiblement mega heureux d’être là Bref, ils sont aux taquets… et le public aussi !!! L’ambiance dans la fosse est très bonne.

Voilà, on est entre nous, on s’éclate… pas de circle machin bidule, pas de wall of truc, pas de mecs se croient à la piscine et qui te sautent sur la tête mais un public respectueux qui communie avec les groupes et qui est là pour leur musique. Ca n’a l’ira de rien mais ça change tout.

Et du coup, ça donne un super set des copains suisses. Bonne découverte pour ma part, dommage qu’il n’y ait pas de Cds au stand merch’. Le groupe quant à lui est déjà bien parti pour une troisième mi-temps d’anthologie et, ma foi, je peux vous garantir qu’ils ne vont pas faire semblant. Bref, un groupe vraiment rock’n’roll… et puis, comme ils n’arrêtent pas de le dire à la télé : il faut s’hy-dra-ter !!!

Pour ma part, et de manière plus raisonnable, j’entame ma troisième bouteille d’eau. Plus on monte dans l’affiche et plus je suis aux taquets.

TOWER @ PYRENEAN WARRIORS OPEN AIR VII

C’est maintenant au tour des Américains de TOWER et de leur charmante chanteuse de monter sur scène. Dès les premières notes, c’est parti à 200 à l’heure. J’aime bien ce groupe en Cd mais en live, c’est directement des grosses baffes dans la tronche. Putain,  qu’est-ce que ça fait du bien ! Que dire de la voix de la chanteuse ? Elle est puissante, précise et elle matche carrément avec la musique. Elle me fait d’ailleurs un peu penser à la voix de KATE, la chanteuse d’ACID.

Les musicos, tout comme leur frontgirl, font bien plus que jouer, ils se donnent à fond et le public qui s’y reconnait en prend pour son grade et embraye comme un seul homme. La température monte d’un gros cran. On est nombreux à se prendre une baffe avec ce groupe.

J’en rajoute une couche parce que leurs morceaux sont littéralement conçus pour faire participer le public, pour communier avec lui. Ah, vous ne le saviez pas ? Les heavy metalleux sont de grands communiants…  surtout à coups de houblon bien frais !

Avec TOWER, j’ai pris ma première grosse claque de la journée. Dégoûté là-aussi qu’il n’y ait pas leur Cd au stand merch’. Sniff !! Un groupe de plus sur ma liste de recherches, c’est ma chérie qui va être contente !!

Je fais un petit tour au parking quelques minutes plus tard et je tombe sur le groupe. Ils sont cools. On papote un peu, on fait des photos, des gens adorables.

GLACIER @ PYRENEAN WARRIORS OPEN AIR VII

Le temps de se réhydrater, de papoter encore un peu avec des copains que je n’avais encore pas croisés et c’est le moment que j’attends depuis très longtemps : voir les Américains de GLACIER en live.

Leur EP date de 1985 et je l’ai usé à mort. Allez, c’est parti. Yes ? yes, en live ça dépote ! En revanche, le son devient encore plus problématique pendant leur set. J’en fais abstraction et je me concentre.

On m’aurait dit en 1985 que je ne les verrais qu’en 2023, je ne l’aurais pas cru. Alors oui, ils sont comme moi, ils sont vintage. Ce qui n’empêche pas qu’ils nous offrent une très bonne prestation. Leur heavy metal est toujours un régal pour mes cages à miel. Je suis toutefois un peu déçu parce que, même si c’est très bien, je ne me prends pas la claque que j’attendais. Dommage.

MURO @ PYRENEAN WARRIORS OPEN AIR VII

Si la température et le soleil commence à être plus supportables, le public, lui, est bouillant. Les Espagnols ont gagné les premiers rangs et sont désormais massés derrière les crash barrières, chauds comme de la braise. Vous l’aurez compris, c’est annonciateur du show de MURO.

MURO, c’est encore un groupe des années 80 que je n’ai jamais vu en live. Si en France ils ne sont pas trop connus, c’est autre chose en Espagne ! Je suis aux taquets moi aussi quand le groupe monte sur scène.

Heu… ce n’est pas le chanteur d’origine, là maintenant c’est une chanteuse !!! Et quelle chanteuse ! Putain, elle envoie le bois!! Le groupe est sur le même rythme en mode « les freins, c’est pour les lâches ». Le problème c’est que, en ce qui concerne le son, c’est de pire en pire. Malgré les efforts et l’énergie déployés par les orga, le matos a vraiment souffert de l’humidité de la nuit et de la chaleur du jour. Le public crie au groupe qu’il ne l’entend pas. Le groupe s’énerve. On a une première interruption du set.

Ça repart sur les chapeaux de roue mais les problèmes recommencent aussitôt. Le guitariste se rend à la console centrale mais pas mieux. Nouvelle interruption. Heureusement, les organisateurs avaient prévus une console et une table de secours. Le temps (plutôt court) pour changer les deux et la décision est prise de recommencer le set depuis le début afin que le groupe se produise dans de bonnes conditions devant leurs fans.

Et c’est reparti ! Là, ils vont pouvoir aller jusqu’au bout. J’ai adoré ce groupe musicalement et j’ai adoré leur fougue ; Ils n’ont rien lâché pour donner un bon concert à leurs fans. J’ai adoré la putain de présence de la chanteuse. Une vraie tigresse, quelle frontwoman !!

HIGH SPIRITS @ PYRENEAN WARRIORS OPEN AIR VII

Mention spéciale aux orga qui eux-aussi n’ont rien lâché. Ils ont fait face aux problèmes et trouver des solutions, même lorsque la situation est devenue délicate. C’est pour ça que j’aime ce fest pas comme les autres.

Il reste encore trois groupes à venir, dont encore un que j’ai jamais vu en live. C’est d‘ailleurs à eux de monter sur scène, je parle des Américains de HIGH SPIRITS. Je croise les doigts pour eux et pour le son.

Allez, c’est parti ! Le son, ça va. Et le groupe ? Ben, c’est un peu moins heavy que le reste de l’affiche, plus mélodique, mais c’est mega bien fait. Les morceaux sont top, ça joue grave et j’adore la voix du chanteur. Je suis un peu moins fan de son look qui détonne un peu avec le style mais, plus le concert se déroule et plus j’aime. C’est trop, trop bon ! Oups, je crois que je vais avoir droit à une nouvelle série de séances de kiné, moi !  

Leur set va passer tout seul. Je ne lui trouve qu’un seul défaut, c’est que c’est trop court. Bref, nouvelle tarte dans la tronche.

RAVEN @ PYRENEAN WARRIORS OPEN AIR VII

La nuit est là désormais, le soleil fait enfin dodo et c’est au tour des vétérans de RAVEN de monter sur scène et de jouer… enfin… si la balance leur convient. Le check son va être beaucoup plus long que pour les autres groupes.

Et c’est enfin parti ! Et ce n’est pas avec eux qu’on risque de s’endormir. Ils attaquent bille en tête et amplis à fond, ils poussent au maximum la puissance du trio. Putain, ils ont la pêche les deux frères !! Ils sont eux-aussi à fond et croisent la basse et la guitare comme pour un duel ! Et quel duel !

RAVEN, je les ai déjà vus un certain nombre de fois ces dernières années. Je leur ai même fait une interview alors qu’ils jouaient en première partie de SAXON au Transbordeur de Lyon. Le problème, c’est que même si je les trouve vraiment bien ce soir, j’accroche un peu moins avec la set list que je trouve moins percutante. C’est peut-être que la fatigue se fait sentir mais pour ma part, je n’ai pas pris de baffe.

Ma chérie à se rend compte de ma fatigue et insiste pour que je mange un truc. Même si je n’ai pas mangé à midi, je n’ai pas eu faim de l’après-midi. Trop d’excitation, les photos à prendre, les dizaines de copains que je revoie, les Cds à chiner. Mais là maintenant, j’ai faim ! Bon, je n’ai que peu de temps, pas le choix. J’oublie le hamburger et fonce sur la pizza. C’est très rapide à avoir et c’est parfait. En plus, elle est mega bonne !

Je vais être raccord avec les gars qui ont terminé de monter le matos du dernier groupe de cette superbe édition du PWOA, RIOT V. De chaque côté du kit de batterie, ils ont installés  des porte-flammes : un avec la pochette de « Thundersteel » et l’autre avec celle de leur dernier album.

Perso, j’adore le RIOT du début des 80. « Fire down under » est un de mes albums de chevet et je ne m’en suis jamais lassé. Après, les albums de RIOT V, contrairement à mon copain Markus FORTUNATO, je suis moins fan. Pas que c’est mauvais mais il n’y a plus le côté hard que j’adorais. En live, j’ai déjà fait le même constat. Leurs nouveaux titres ne sont pas du niveau des anciens et je trouve qu’ils ne jouent pas assez d’anciens morceaux. Lors du show de Grenoble, ils n’en avaient joué que trois. Je pense que, quitte à garder le nom de RIOT, autant jouer les anciens morceaux qui sont vraiment au top.

Voilà mon état d’esprit quand RIOT V commence son set. Les lights sont superbes, le son est bon. Heu bo, mais ils jouent fort, les mecs ! Et c’est quoi cette putain de cette list ? Ils ont communiqué avec mon esprit ou quoi ?!!! Là, ils nous sortent une putain de set list ! 6 titres de « Thundersteel », 3 de « Fire Down Under », 2 de « The Privilege Of Power », 2 de « Unleash The Fire », 2 du dernier album, 1 de « Restless Breed », 1 de « Narita » et 1 de « Rock City ».

Je suis content ! Non, pas content, heureux. Je n’étais pas sur mes gardes, je me la suis joué vieux briscard et vlan ils me cueillent à froid, les traitres ! Non seulement ils jouent très bien mais en plus, ils jouent des titres que j’adore et là, ça change tout.

Et il n’y a pas que moi qui craque. Malgré l’heure tardive et l’humidité qui s’est installée, le public est toujours aux taquets. Les bénévoles aussi. Ils s’éclatent sur le côté de la scène pour un final de folie !!!

Là, c’est fini. On dit au revoir aux copains, épuisés mais heureux eux-aussi, qu’on croise, on étire ce moment au maximum pour en profiter jusqu’au bout. Quelle journée ! Quel fest ! Quels plateaux ! Voilà une mega cousinade qui s’est mega bien passée.

PS : un immense merci aux organisateurs qui, eux, n’ont pas eu une journée facile mais qui ont géré grave. Les copains, c’était dur mais vous nous avez offert une putain d’édition ! A l’année prochaine, même lieu, pour l’édition VIII du PWOA !

Long live le Pyrenean Warriors !!!!!

ET POUR CEUX QUI EN VEULENT ENCORE,

QUELQUES GALERIES DE PHOTOS SUPPLEMENTAIRES !

BANDEAU WTR LE WEBZINE DE TI RICKOU https://lewebzinedeti-rickou.com/

FESTIVERBANT 2023, jour 2

Samedi 19 août 2023 à Compesières (Suisse)

MARCO MENDOZA @ FESTIVERBANT 2023

Aujourd’hui, c’est le deuxième jour du Festiverbant. Je suis rentré tard et à cause de la chaleur je n’ai pas très bien dormi mais ce ne sont pas ces détails qui vont m’arrêter. Comme c’est samedi et qu’il peut y avoir des retours de vacances, je pars relativement tôt. J’arrive donc  tranquillement sur le site un peu avant l’ouverture des portes mais comme je suis garé à un endroit ombragé et qu’il y a des bancs accueillants, j’attends un peu avant de pénétrer dans l’enceinte.

Les jours se suivent et se ressemblent, c’est toujours avec 30 minutes de retard sur l’horaire annoncé que retentit dans les enceintes les notes de « Smoke on the water ». Je ne vous dirais pas de qui est ce morceau mais depuis la veille, il sert d’introduction au présentateur et son acolyte qui viennent nous annoncer les groupes. D’un autre côté, nous sommes en Suisse et ce morceau met en valeur une ville du pays !!

SEVEN7 @ FESTIVERBANT 2023

Le premier groupe aujourd’hui est SEVEN7, un groupe catalogué metal prog’ avec comme leader un  guitariste suisse NICOLAS MEIER qui a un CV impressionnant. Le natif de Fribourg a quitté les terres helvètes pour tenter l’aventure Outre-Manche. Bien lui en a pris !  Reconnu pour ses talents guitaristiques, il a joué avec JEFF BECK et a participé à deux tournées mondiales avec l’un des meilleurs guitaristes au monde. On peut légitimement penser que le niveau technique de notre nouvel ami est bon. Parallèlement, il monte son propre groupe SEVEN7 avec qui il sort un premier album en 2009.

Comme hier, il ne fait pas très bon de jouer en premier. Peu de monde devant la scène. Il fait encore très chaud et beaucoup sont encore attablés devant une boisson fraîche pendant que d’autres finissent de manger. Les derniers récalcitrants recherchent – peut-être – un peu d’ombre. Mais cela ne perturbe pas le  groupe qui attaque bille en tête. On lâche les freins et on fonce, au diable la chaleur et le soleil qui illumine encore les musiciens !

Sur le premier moreau, ARRAN McSPORRAN, le bassiste d’origine avec sa basse à 6 cordes, connait des petits soucis avec son matériel ce qui n’empêche pas ses copains de continuer comme si rien ne se passait.

Outre ARRAN, le guitariste chanteur et le batteur semblent être nouveaux. Ce dernier ayant l’air de souffrir du temps qu’il fait derrière ses fûts !! Il faut dire qu’avec ce style de métal le batteur ne vit pas un long fleuve tranquille mais plutôt une descente de rivière chargée d’écueils et de rapides.

Alors musicalement c’est parfait, les rythmes sont compliqués et techniques mais comme trop souvent pour moi il manque de la mélodie, surtout pour le chant. Ici, le moins que je puisse dire, c’est qu’il n’est pas facile de le retenir pour un néophyte ou si l’on n’est pas soi-même un musicien. Toutefois, il n’est pas agressif et se laisse écouter.

Pour agrémenter l’ensemble, des bandes-son rehaussent l’ampleur du son avec notamment des passages de musiques classiques, avec par exemple du RAVEL.

SEVEN7 @ FESTIVERBANT 2023

Le seul à bouger sur scène est ARRAN. NICOLAS reste concentré sur son instrument, surtout lorsqu’il se lance dans de furieux solos plein de notes comme savent si bien le faire les guitaristes dans ce style de métal. Toutefois, nous sommes très loin du style qu’il devait pratiquer avec JEFF BECK. Notre homme, c’est le cas de le dire, à plusieurs cordes à son arc (sa guitare).

Le niveau du son sur les solos est un peu faiblard en façade à mon avis et aurait gagné à être plus fort… Pour résumer leur prestation, un groupe en devenir avec de bons musiciens mais qui n’a pas trop obtenu de soutien du public présent aujourd’hui.

SPIT RECKLESS @ FESTIVERBANT 2023

Les suivants sur l’affiche du Festiverbant sont les genevois de SPIT RECKLESS, des habitués du webzine, de nombreux reports ont déjà été faits sur eux, le dernier datant d’à peine un mois. Comme ils ont le vent en poupe et que leur rock-hard plait, de nombreux festivals ou organisateurs les programment dans la région.

Ce soir, c’est leur deuxième participation au Festiverbant. En 2019, ils étaient venus fêter la sortie du premier album. 4 ans plus tard, ils reviennent pour célébrer la sortie du deuxième album. Je ne sais pas si à ce rythme-là nous les reverrons en 2027 pour le troisième album (lol) mais je l’espère pour eux.

Cela, comme souvent avec eux, démarre fort avec « How many times» extrait du dernier effort vinylique de nos déjà « vieilles connaissances ». Formés en 2015, ils se connaissent bien malgré depuis du changement de personnel entre temps… Le petit nouveau est KEVIN aux claviers. Déjà là à Poisy il y a 1 mois, il s’intègre bien dans le groupe. Au départ avec 2 guitares, un clavier peut paraitre un peu superflu, surtout que suivant son utilisation, ses sonorités ont souvent tendance à masquer celles des guitares. Ici ce n’est pas le cas, OUF !!!  Il donne malgré tout une touche et une connotation plus AOR, hard FM à certains titres.

Autant j’avais trouvé un peu mou du genou le début du show de Poisy, autant ce soir les pendules sont remises à l’heure pour mon plus grand plaisir. C’est d’entrée plus dynamique et CHRIS, le guitariste chanteur, fait le spectacle. Il chante bien-sûr mais sa guitare en bandoulière ne l’empêche pas de sauter, courir ou encore de poser un peu partout. Le contraste avec GIBS (le bassiste) est saisissant ; ce dernier étant imperturbable derrière ses lunettes noires.

Les spectateurs ne s’y trompent pas et délaissent leurs chaises et leurs boissons pour venir communier avec le groupe. Le rock-hard joyeux et énergique donne la patate à tout le monde et déclenche un début de folie avec un extrait de « Thundertruck ».

Chaque musicien a son petit moment de solo pour la présentation de ses membres, outre CHRIS, GIBS et KEVIN, il ne faut surtout pas oublier SERGIO à la guitare et VG RICHARDSON à la batterie.

SPIT RECKLESS @ FESTIVERBANT 2023

C’est avec « Rock ‘n’ roll coater » que se termine le set. Terminé ?? Non, ils reviennent après un moment… Et puis il fallait bien que la guitare sèche qui trônait au milieu de la scène depuis le début serve à un moment ou à un autre …(Lol). Un rappel folklorique avec la venue inopinée d’une fan, légèrement alcoolisée, parmi les musiciens. Pour cela, elle a enjambé les barrières de sécurité et ensuite pour monter sur scène, elle a remontée sa jupe faisant voir à tout le monde sa culotte noire. Pour le plus grand plaisir des hommes présents !!! Mais que fait la sécurité ?!!!

J’ai toujours autant de plaisir à les voir et à les écouter, car nettement plus rentre-dedans en live que sur disques. Vivement le prochain concert !!

MARCO MENDOZA @ FESTIVERBANT 2023

Le suivant sur la liste du jour est MARCO MENDOZA. Un habitué lui aussi des concerts de la région. Il y a à peine un mois, il était à Guitare en Scène et hier il se produisait au Brin de Zinc pour au moins la troisième fois. D’après les échos des réseaux sociaux, MARCO serait malade… Mais il a tout de même joué. Du coup, je me demande si ce soir il pourra se produire et si oui, selon la maladie, dans quel état.

Je me suis inquiété pour rien car notre homme est bien présent ce soir et prêt à en découdre. Outre 4 albums solos à son actif, il est à lui tout seul, un résumé de la scène métal en ayant joué avec tout le monde ou presque, bon j’exagère juste un peu…. Mais citons quand même les DEAD DAISIES, JOURNEY, TED NUGENT ou encore WHITESNAKE, c’est dire la côte qu’il a musicalement.

Sur une intro à la batterie, le show débute. La guitare vient ensuite se greffer et pour finir MARCO MENDOZA arrive en dernier. C’est sous la forme d’un trio qu’il officie aujourd’hui. Une formation réduite au minimum mais qui, comme le dit une célèbre pub, fait le maximum !!

Un nombreux public est devant la scène et écoute religieusement les titres qui défilent. Le répertoire est principalement basé sur ses albums. C’est du bon hard-rock traditionnel avec un MARCO au chant. Un chant qui avec le temps s’effiloche. La voix devient plus rauque et éraillée. Le bougre le sait et nous la joue à l’expérience en parlant beaucoup entre les morceaux. Ainsi, il nous apprend assez rapidement qu’il est en effet souffrant avec une laryngite, ce qui n’est effectivement pas le top pour chanter. Saluons tout de suite sa performance et sa volonté de jouer malgré les difficultés qu’il rencontre et soyons indulgents.

MARCO MENDOZA @ FESTIVERBANT 2023

Alors il fait chanter le public avant leur demande de claquer des doigts en rythme. Plus tard, il descend de scène pour aller chanter parmi les spectateurs. Un passage qui plait toujours beaucoup aux personnes rassemblées autour de lui.

J’apprends avec surprise que son guitariste, DREW LOVE, a joué il y a quelques années en arrière avec BOY GEORGE et CULTURE CLUB. Je ne sais pas si vous les connaissez mais c’est un  univers musical très très éloigné du hard-rock !!! Passer de la pop synthétique avec très peu de guitare à MARCO MENDOZA doit nettement plus l’éclater aujourd’hui, d’autant plus avec de nombreux solos exécutés de main de maître.

C’est vraiment le jour des révélations car MARCO continue de parler et nous dit avoir arrêté l’alcool et les drogues depuis le milieu des années 90 et que maintenant il se sent un autre homme. Notre Californien ne fait pas son âge. Comme quoi le rock conserve !!

Musicalement, c’est hyper carré. La basse à 5 cordes est ronflante, la batterie assure une rythmique sans faille ce qui met DREW dans d’excellentes conditions pour ses solos.

Un peu de promo ne fait jamais de mal, MARCO nous présente un de ses Cds avant d’en jeter 4 ou 5 dans la foule. Les gens se précipitent pour en avoir un. Joli cadeau car au stand merchandising ils sont vendus à 20 Francs suisses (environ 20 euros).

MARCO MENDOZA @ FESTIVERBANT 2023

Et puis, comment ne pas écouter attentivement les deux reprises de THIN LIZZY, avec qui il a aussi joué lors de la reformation du groupe. « China town » et « Are you ready » sont les 2 titres choisis. Les plus fans apprécient ce retour dans le passé et j’espère que cela donnera envie aux plus jeunes de découvrir PHIL LYNOTT et sa brillante discographie.

Pour résumé, MARCO MENDOZA, en tenant compte de ses soucis de santé du jour, a délivré une prestation satisfaisante. De plus, c’est une personne charmante et très accessible avec les fans. Sa notoriété ne lui est pas montée à la tête comme certains.

ANOTHEROX @ FESTIVERBANT 2023

Place ensuite à ANOTHEROX, une formation que je ne connais pas du tout. C’est donc l’occasion pour moi de les découvrir.

C’est en 2012 que s’est formé le groupe qui vient lui aussi de la Suisse francophone. Après avoir débuté sous la forme d’un trio, la formation s’est étoffée pour devenir un quintette. Ils veulent mélanger dans leur musique du rock avec du métal et quelques relents pop. Ils revendiquent aussi un côté groove avec une section rythmique qui donne envie de bouger son popotin ! Auteur d’un album « 69th Floor » (avec l’Empire State Building en photo de pochette) – sorti malheureusement pour eux en plein Covid – nos amis helvètes rattrapent le temps perdu pour faire avec un peu de retard la promotion de leur dernier-né.

Alors oui, cela démarre fort. Les musiciens sont gonflés à bloc et prêt à en découdre. Jouer en dernier le deuxième jour n’est pas évident. Moins de spectateurs, un public qui commence à être un peu fatigué, notamment par la chaleur toujours présente malgré l’heure tardive du set. T-BO MARTIN, le chanteur, est lui survolté, pas de trace de fatigue. Il se démène, saute, gesticule, harangue la foule. Plus sagement, ses collègues restent en retrait, surtout le bassiste le plus paisible de la bande. VINCE GREEN, le guitariste à la casquette assure bien.

Musicalement, cela envoie du bois. Une espèce de mélange brut entre du rock basique à la AC/DC et du FOO FIGHTERS avec pour certains une touche stoner. Ce n’est pas de la musique pour midinette !!! Ce n’est pas pour rien qu’ils ont choisi comme emblème une tête de taureau chargeant sa cible.

ANOTHEROX @ FESTIVERBANT 2023

Comme MENDOZA, T-BO MARTIN lance lui aussi quelques Cds dans le public. J’ai un peu les boules car je n’ai pas réussi à en attraper un seul ! Que ce soit d’eux ou de MENDOZA. La prochaine fois, visez mieux les gars !!

ANOTHEROX , c’est bien fait, bien joué mais assez bizarrement je n’adhère pas trop à cette prestation. C’est peut-être une certaine lassitude après deux jours de festival, la chaleur ou le manque de sommeil, je ne sais pas. Il faudrait que je les revoie pour infirmer ou pas ma première opinion, mais pour les aficionados du genre, c’est un must.

MARCO MENDOZA @ FESTIVERBANT 2023

Pour résumer, le Festiverbant est un festival où je reviendrai certainement car la programmation est bien faite, le lieu est accueillant, les moyens techniques, son et lights, sont très bons et l’équipe de bénévoles très sympa. Vivement l’année prochaine même si j’aurais un an de plus (Snif) !!!

THUNDER IN THE EAST 2023

Samedi 10 juin 2023 Chez Paulette à Pagney Derrière Barrine (54)

Report by LionHell TwentyOne

En ce beau samedi de juin, go to Chez Paulette, célèbre Pub Rock, à Pagney derrière Barine (54) pour la première édition du Festival Thunder in the East. Ce festival est co-organisé par Mathieu, animateur de Heavy ma Vie, sur Radio Campus Besançon et ses deux compères Terry DeFire et le célèbre Youtubeur Max Yme, qui sont respectivement chanteur et guitariste de CRYSTAL THRONE – groupe que l’on retrouve à l’affiche de ce Thunder in the East. Ce festival met en avant cinq nouveaux groupes Français issus de la Nouvelle Vague du Heavy Metal. Belle initiative que voilà !!!   Pari risqué que de miser sur un Fest sans une « grosse locomotive » en tête d’affiche. Je casse le suspens direct : l’essai a été transformé !! Le public, environ 200 personnes, a répondu présent, ce qui est bien pour une telle initiative et en plus à une semaine du Helffest !  

Un regroupement stratégique à l’entrée de l’autoroute pour faire une seule voiture, et nous v’la quatre Dijonnais en partance pour Chez Paulette. Deux heures plus tard, nous voici arrivés dans ce charmant petit village Lorrain qui abrite le plus fameux Pub Rock de tout l’est de la France. C’est notre jour de chance, c’est la fête du village ! Un p’tit détour par le stand crêpes gaufres s’impose, histoire de faire le plein d’énergie avant le début des hostilités, lol.  En plus, en arrivant devant la salle, nous avons le plaisir d’être accueilli par Paulette. Il n’y a pas à dire, elle en impose, la Paulette et ses bientôt 100 ans au compteur (en septembre de cette année) !       

De suite, nous sommes dans le bain. Nous retrouvons nombre de nos amis dans le public, mais aussi parmi les musiciens qui vont se produire ce soir.  Juste le temps de boire un verre que c’est l’heure du premier groupe.

SULFATOR @ Chez Paulette

19h, SULFATOR, groupe Toulousain de Thrash, a la lourde tâche de débuter cette soirée. Perso, avant de voir leur nom sur l’affiche, je n’avais jamais entendu parler de ce groupe. 

Dès l’entrée en scène des musiciens, mes yeux sont attirés par le T-Shirt du chanteur guitariste. Il porte un beau T-Shirt de VEKTOR. Et paf dans le mille !

Leur set va passer trop vite pour moi. J’en aurais bien pris un peu plus. Je vais suivre avec beaucoup d’intérêt l’avenir de ce groupe.

Le Thrash joué par le quartet est à ranger dans la case Techno-Thrash à tendance Prog’ et, forcément, VEKTOR est pile dans cette mouvance. Mais on sent aussi les influences de groupes comme CORONER ou WATCHTOWER. Il y a pire comme influences !  

Petit bémol, le son n’a pas été parfait et, par moments, la voix était trop en retrait, ce qui fait qu’on n’entendait pas toujours bien une des deux guitares. Mais bon, le Fest est bien lancé !

STAR RIDER @ Chez Paulette

Après une pause à l’extérieur de la salle, because que calor, que calor dans la salle, c’est au tour des Grenoblois de STAR RIDER de fouler les planches. J’attendais avec beaucoup d’impatience de pouvoir enfin les découvrir en live !! N’ayant pas pu me rendre au Rock’ n’ Eat de Lyon pour les voir, je n’ai pas été déçu. Ce groupe transpire – et pas à cause de la chaleur dans la salle – le HARD !!! J’ai vraiment pris mon pied à découvrir sur scène les titres de leur EP sorti en 2022.

Ce show est un retour vers les 80’s mais sans la DeLorean, lol. Tout n’a pas été parfait, mais c’était vivant, plein d’énergie et d’envie !!

Je vais faire mon pinailleur : KIM SAXX (chant), il faut que tu interagisses un peu plus avec le public pour vous rapprocher du niveau des ANIMALIZE.  Cerise sur le gâteau, le groupe va nous interpréter une reprise du « Rock Brigade » des DEF LEPPARD en compagnie de NIELS BANG, le chanteur d’ANIMALIZE et d’ANTOINE VOLHARD, chanteur de SACRAL NIGHT. Ma découverte du Fest : STAR RIDER !!!

CRYSTAL THRONE @ Chez Paulette

Les locaux de l’étape, CRYSTAL THRONE, vont donner ce soir leur premier concert en France et le deuxième concert de leur jeune carrière. Ça joue, ça tricote du manche, c’est technique, ça chante bien mais, pour ma part, je trouve que ça manque de vie et de spontanéité. Ceci s’explique sûrement par le peu de concerts à leur actif mais aussi par la complexité des morceaux qui doivent demander pas mal de concentration aux musiciens… C’est peut-être ce qui les a empêchés de lâcher les chevaux. Je n’ai pas vraiment aimé non plus l’utilisation de bandes pour soutenir les chœurs. Ça ne me pose pas de problèmes en soi… sauf quand il y a un décalage et que les chœurs sur bandes jouent quand il n’y a personne derrière les micros… Ca ne fait pas très pro.

Notons quand même, à leur décharge, que TERRY et MAX sont les  organisateurs de cette soirée et que ce n’est pas simple d’assumer les deux rôles.

CRYSTAL THRONE @ Chez Paulette

Pourtant, le groupe va mettre les petits plats dans les grands en nous interprétant, un nouveau morceau, « Tides of Ages », à paraitre sur leur deuxième album et une superbe reprise du « Eyes Of A Stranger » de QUEENSRYCHE. Mon dieu, l’aisance vocale de TERRY sur ce titre !!! Titre que j’ai entendu chanter par GEOFF TATE, chanteur original de QUEENSRYCHE, en avril dernier au Keep It True. Au final, CRYSTAL THRONE est le groupe sur lequel j’ai le moins accroché de la soirée mais j’aimerais toutefois bien les revoir sur scène car c’est un groupe qui a du potentiel… Affaire à suivre.  

SACRAL NIGHT @ Chez Paulette

C’est au tour des Grenoblois de SACRAL NIGHT. Eh oui, des Grenoblois… encore ! Il faut dire qu’il y a de supers groupes dans cette ville : ELECTRIC SHOCK, RISING STEEL et AVALAND entre autres. De venir réjouir nos cages à miel ! SACRAL NIGHT a été ma découverte du Festival de Vouziers 2022.

Qu’en est-il de la deuxième fois ? Ben, pareil que la première fois, la découverte en moins. Ce groupe est absolument fantastique sur scène !!! Leur Dark Heavy me transporte !! Leur musique entre en résonnance avec mon moi intérieur et la sublime voix d’ANTOINE vient parfaire le tout !! Les morceaux « Le diadème d’argent » et « Conquérant des lumières » sont de véritables hymnes à reprendre en chœur ! SACRAL NIGHT va nous gratifier de deux reprises. La première : « Par le sang et l’acier » de HIGHT POWER et la deuxième, pour clore leur set, le « Wild Child » de W.A.S.P., avec en guest vocal, TERRY de CRYSTAL THRONE. Qu’est-ce que cette prestation a été bonne !!! 

SACRAL NIGHT @ Chez Paulette

Mention spéciale à ANTOINE qui a nettement progressé dans son interaction avec le public et son aisance sur scène. Si, il y a quelques années, il manquait cruellement d’assurance scénique avec ELECTRIC SHOCK, il est maintenant parfait vocalement mais aussi en tant que frontman du groupe.  Je suis impatient de le revoir avec SACRAL NIGHT, en septembre au Pyrenean Warrior Open Air et en octobre au Rising Fest, mais aussi d’entendre le nouvel album d’ELECTRIC SHOCK et de revoir le groupe sur scène.

ANIMALIZE @ Chez Paulette

Nous voilà arrivés au terme de cette soirée avec les Lyonnais d’ANIMALIZE et leur Hard Heavy Old School. Là aussi, tu fais un bond dans le passé, direction les 80’s. Droit au but ! Parfait du début à la fin de leur prestation ! Grosse tuerie !! Méga claque !!! Que du bonheur !!!!  Et pour ne pas dire que du bien (lol), c’était trop court !!!!! Le groupe bouffe la scène et le public. NIELS, basse chant, assure grave niveau vocal et comme frontman. Il est bien secondé par la paire de guitaristes qui ne sont pas en reste pour assurer le show.

Musicalement, ANIMALIZE a son lot d’hymnes à scander en chœur avec eux : «  Samouraï de l’Univers », « Esprit de l’asile », « Sous l’Oeil du Charognard » et « Chainsaw and Boomstick », qui verra CHARLY TRONCONNEUSE de STAR RIDER assurer la guitare. Ils nous assènent aussi le morceau le plus Punk de leur répertoire, « Pigs From Outer Space », avec son p’tit côté DEAD KENNEDYS. ANIMALIZE est venu et ANIMALIZE a tout atomisé sur son passage !!!! Vivement la prochaine fois, les copains !!!

ANIMALIZE @ Chez Paulette

Petits bémols de la soirée : la chaleur dans la salle (il faudrait penser à ouvrir les sorties de secours entre les groupes pour aérer) et le retard pris entre les changements de groupes qui va se monter à 45 minutes pour la prestation d’ANIMALIZE. Du coup, le groupe, qui a clôturé la soirée, a joué devant une petite centaine de spectateurs. Ce serait bien de revoir ça pour la deuxième édition.

Merci beaucoup à toute l’équipe de Chez Paulette pour leur sympathie. Merci aux organisateurs d’avoir pris le risque de faire un Fest juste avec des groupes émergents. Merci au public de s’être déplacé pour cette première édition. Si deuxième édition il y a, je ferais mon possible pour en être.

Support the Underground !!! 

IRON FEST OPEN AIR 2023

Report : LionHell TwentyOne

Suite à l’annulation du Bang Your Head, en juillet, et à notre grande peine/frustration, nous nous sommes décidés à nous rendre à Schönenberg-Kübelberg, en Rhénanie-Palatinat, pour l’Iron Fest 3.

Nous avions déjà participé à la première édition de ce Fest, en mai 2019 ; édition qui se tenait sur une journée, avec comme têtes d’affiche CRISIX et VISIGOTH.

Depuis la deuxième édition, en 2022, le Fest a déménagé de site. Et il n’y a pas à redire. Le nouveau site, qui se trouve en bordure d’un lac, est tout simplement génial !!!! La scène est dos au lac. Ce qui fait penser de suite au feu Fall of Summer. Une bonne partie du site est à l’ombre sous les arbres et là on pense immédiatement au camping du Pyrenean Warriors Open Air et à sa pinède. De nombreux bancs et tables sont disposés sur l’ensemble du site, ce qui donne un air de Biergarten au site.

Côté restauration, il y a de quoi faire avec un stand tenu par les organisateurs et un stand qui propose de la nourriture vegan. A noter que ce stand est tenu par l’Amicale des Sapeurs-Pompiers de la commune.

Gros plus du Fest, les WC (eh oui, c’est important en Fest, les sanitaires).  Ils sont dans des bungalows sur roues, il y en a suffisamment et ils seront toujours très propres. Il faut dire que spécificité allemande oblige, il y a une dame pipi. Quel plaisir que de pouvoir se laver les mains avec du savon, en sortant des toilettes !)

Les points noirs du Fest pour moi, un Metal Market plus que réduit, 1 ou 2 exposants, et vraiment pas très bien fourni. Le mini Metal Market du Rising Fest est bien mieux achalandé, merci Christian & Adipocère ! Le merch’ des groupes n’a pas assez de place, ce qui oblige à une rotation des groupes… Ce qui a pour effet de m’avoir fait louper le merch’ de RAVAGER le samedi.  Mon banquier me souffle à l’oreille que j’ai fait des économies, lol !

Et autre gros point noir, pour moi, le choix des boissons… Il n’y a aucune boisson sans bulles. Tout est avec des bulles chez nos amis Allemands. Et pas d’eau potable de dispo sur le site. C’est vraiment un point à revoir pour l’année prochaine. Certaines personnes pour des raisons de santé ne peuvent pas boire de boissons à bulles ou en très petites quantités.  Et franchement c’est hyper frustrant de ne pas pouvoir boire un coup avec les copains.

Vendredi 2 juin

8h, on the road again, nous décollons de Dijon, Nath et moi, direction l’Iron Fest. Nous faisons un p’tit détour par la gare de Nancy, pour récupérer notre copine, Delphine, qui arrive de Paris. Notre objectif est d’arriver sur site pour 13h, le Fest débutant à 14h, le vendredi.

13h05, nous sommes garés sur le parking qui se trouve juste à côté du site des concerts. Juste le temps de sortir de la voiture que nous sommes accueillis par notre ami, Tonton Douzic. Celui-ci à garder une place sur le camping pour Delph. Nath et moi ayant réservé une chambre à l’hôtel (Team onnaplus20ans, lol). 

Le camping est situé juste à côté du parking et du site. Le temps que Delph monte son campement. Nous sommes rejoints par un couple d’amis allemands, Michael et Elke. Que ça fait du bien de vous revoir les amis. Ça faisait trop longtemps. Putain de COVID !!!!

Nous nous dirigeons, sans stress, vers l’entrée du Fest. Il n’y a même pas 5 minutes du camping au site. Tiens ça fait penser au PWOA (again). Nous échangeons nos billets pour un beau bracelet en tissu et nous rentrons sur le site. Nous retrouvons nos amis Lorrains et Alsaciens. Juste le temps de se dire bonjour que le premier groupe commence son set.

Gros, gros points positifs des 2 journées, le son sera parfait pour tous les groupes. Et vu la configuration du site, tu vois très bien la scène de presque partout. Ce qui fera que jamais nous n’avons ressenti un effet de grosse foule et pourtant il y aura du monde.

14h, les Canadiens de LUTHARO ouvrent les hostilités avec leur Power/Death Mélodique. C’est surprenant au début. Certains morceaux sont du power avec chant clair et d’autres sont plus Death avec un chant growlé. 

KRISTA SHIPPERBOTTOM, la chanteuse, assurant vraiment bien les deux types de chants. Les 40 minutes de ce set vont passer beaucoup trop vite.

Belle entrée en matière avec un groupe que je vais suivre et que je reverrais avec plaisir en live. Je ne connaissais pas ce groupe avant de les découvrir sur scène.

15h, les Hollandaises de COBRA SPELL devraient débuter leur set de 40 minutes. Les groupes jouant tous 40 minutes, sauf les trois derniers groupes qui eux ont 1 heure de set. Mais non, ces dames vont débuter leur prestation avec 10 minutes de retard pour finalement ne jouer que 30 minutes. Alors que tout leur matériel est déjà en place et que ces dames ont déjà effectué leur sound check.  Finalement, ce n’est pas si mal 30 minutes, pour moi. Je me suis fait chier !!! C’est plat, mou du genou, insipide, sans âme et que dire de la reprise du « Animal (F**k Like a Beast) des W.A.S.P. ! Un morceau joué sans aucune hargne……quelle déception !!!! Ce n’est pas tout de tricoter du manche, de prendre des poses ultra sexy, dans des tenues ultra sexy……la musique et l’envie de jouer……elle est passée où ??????? C’était peut-être un jour sans pour le groupe. Mais franchement, je ne ferais pas des kilomètres pour les revoir…..

INDIAN NIGHTMARE @ IRON FEST 3

16h, les Allemands d’INDIAN NIGHTMARE et leur Heavy/Speed Metal/Punk vont tout déchirer. Là, l’envie et la hargne sont biens présentes !!! Je connaissais le groupe sur album, mais je ne les avais encore jamais vus. Grosse claque et grosse ambiance dans le public !!! Un groupe que je reverrais avec beaucoup de plaisir !

17h, les Irlandais du Nord de STORMZONE et leur Power/Heavy prennent possession de la scène. Je ne connaissais pas ce groupe et mon dieu quelle erreur !! Ce set fût parfait du début à la fin avec une mention particulière pour le chanteur JOHN « HARV » HARBINSON qui a une voix magnifique !!! Un groupe à suivre et à revoir en live !!!

18h, les Allemands de REZET et leur Thrash Metal vont encore faire monter d’un cran la qualité de cette journée. 40 minutes de bonheur avec un groupe qui maîtrise son sujet. Ça riff, ça tronçonne, ça déboite des culs, ça tourne dans le pit et la poussière vole… Que du bonheur pour mon p’tit cœur de thrasheur !!!!! Je veux les revoir !!!!

STALLION @ IRON FEST 3

19h, juste le temps de se remettre de REZET et de se positionner à la barrière que nos amis Allemands de STALLION et leur Speed/Heavy metal vont tout détruire sur leur passage, tel Attila et sa horde de Huns !!! Le show de cette journée pour moi !!!! 40 minutes ultra efficaces avec un groupe au top et heureux d’être là. Le public, composé en grande majorité d’Allemands, va lui aussi être au top du top !!! Ce n’est pas mon premier concert du groupe, mais c’est le meilleur que j’ai vécu !! Mention spéciale au chanteur PAUL EHRENHARDT qui a une voix splendide et qui bouffe la scène !!

AMBUSH @ IRON FEST 3

20h, les Suédois d’AMBUSH et leur Heavy vont nous délivrer un show parfait !! 1 h de bonheur ! Mais, les ayant vus le 20 mai au Huginns Awakening Fest à Ostende, je suis moins à fond que pour STALLION. En revanche, dans l’après-midi, nous avons échangé avec eux. Ils étaient tranquilles dans le public à profiter du Fest. Ils nous ont reconnu d’Ostende et surtout de Dijon où nous les avions fait jouer avec EVIL INVADERS et ENFORCER. Ils nous ont reparlé Chocolatine et pas pain au chocolat (coucou les Twins Citrouille), et Digue du Cul (merci William et le Fest de Vouziers, lol). Ces mecs sont excellents sur et en dehors de la scène !

ARTILLERY @ IRON FEST 3

21h30, les danois d’ARTILLERY vont nous assener 1h de Thrash ultra efficace !! Gros show des Danois !! Mais, là aussi, les ayant vus au Huginns Awakening Fest en mai, je suis moins rentré dans leur show qu’en Belgique. Un groupe qui mérite de venir poser ses instruments du côté de Dijon.

23h, le dernier groupe pour cette première soirée, les vétérans Allemands, d’ANGEL DUST et leur Heavy/Power vont nous délivrer une bonne heure de show ! Show qui se terminera avec le morceau « Bleed »… Ce qui ravira Nath !! Prestation sympa sans plus.

Samedi 3 juin

Après une bonne nuit de sommeil et un frühstück pantagruélique, nous voilà parés pour cette deuxième journée, avec 10 groupes au programme.

Cette deuxième journée, sera marquée par la rencontre, grâce à Rikki et Isa, du bassiste et du chanteur de HAMMER KING, groupe Allemand de heavy/power. Belle rencontre avec des gens charmants et très sympathiques !!

Nous avons aussi partagé notre table avec un charmant couple allemand qui, se rendant compte que nous étions Français, a engagé la conversation. Il se trouve que Fabian est un ami d’Alexis et Legorg d’HURLEMENT. Le monde est vraiment petit !! Mais le comble de tout ça…Fabian est le chanteur du duo ATOM SMASHER – Epic Heavy Metal – qui a sorti un 45T, en novembre 2020, chez Gates of Hell Records et qui vient de sortir un split, 45T, avec IRON KOBRA chez Dying Victims Productions.

RAVAGER @ IRON FEST 3

13h, c’est aux Allemands de RAVAGER et leur Thrash puissant que revient la lourde tâche d’ouvrir les hostilités de la journée. Le groupe va parfaitement chauffer le public déjà nombreux en ce début d’après-midi.

14h, les Autrichiens de LIQUID STEEL (Heavy Metal) montent sur scène. Le concert débute bien… jusqu’à ce que le chanteur chante…. Et là, c’est mort pour moi. Je n’accroche absolument pas à la voix. Musicalement, c’est bien, du Heavy comme j’aime… mais le chant, je n’y arrive pas. Faut que j’écoute sur album pour me rendre compte. Le public, lui, fait un bon accueil au groupe.

HERZEL @ IRON FEST 3

15h, nos amis Bretons d’HERZEL et leur Epic Heavy Metal vont littéralement enflammer le public de l’Iron Fest et mettre le feu dans le pit. Déjà la veille, nous avions pu nous rendre compte de l’engouement des Allemands pour HERZEL et TENTATION. Arborant un dossard aux couleurs de TENTATION sur ma veste à patchs (merci Laurent METIVIER), je me suis fait aborder plusieurs fois par des festivaliers. Festivaliers qui n’ont pas tari d’éloges pour TENTATION et HERZEL.  Nombre d’entre eux étant présent au Keep It True, en avril, étaient déçus de ne pas avoir pu obtenir une place pour la Warm Up où HERZEL jouait. Le public va vraiment faire un accueil de dingue aux HERZEL de la première à la dernière seconde du show !!!! Et que dire du groupe, si ce n’est merci messieurs !!!

Le groupe a été parfait en nous délivrant là une prestation magnifique !!!! Mention spéciale à MORDIERN LE DISSEZ à la basse (mon Dieu, quel tueur et quelle présence scénique !!!) et à THOMAS GUILLESSER au chant.

Quelle progression dans l’aisance scénique ! THOMAS bouffe la scène à présent et assume pleinement son rôle de frontman du groupe !! J’ai déjà vu le groupe plusieurs fois en live, mais là ce fut et de loin leur meilleure prestation !!

16h, les Autrichiennes de VULVARINE et leur hard-rock ont la lourde tâche de succéder à la déferlante HERZEL ! C’était plaisant, mais je n’ai pas vraiment réussi à me sortir du show précédent. C’est un groupe que je vais suivre sur album et que je vais essayer de revoir en live. Je suis désolé mesdames, mais HERZEL m’avait tué !!!!

RIOT CITY @ IRON FEST 3

17h, les Canadiens de RIOT CITY et leur Heavy/Speed vont nous délivrer 40 minutes de tuerie !!! Là-aussi, quelle progression depuis leur venue au Rock’n’Eat, en avril 2022. Le groupe a vraiment gagné en maturité sur scène. RIOT CITY est vraiment devenu une machine de guerre en live ! Le groupe se donne à fond ce jour-là. Faut dire que c’est la dernière date de leur tournée européenne. Que du bonheur !!!

18h, les Allemands de DUST BOLT vont nous délivrer une bonne prestation. Leur Thrash fait mouche et le public répond présent !

Moi, je suis en retrait. J’ai vu le groupe il y a quelques semaines à Montbéliard, avec INSANITY ALERT et CRISIX. Je m’économise pour la suite des hostilités.

SEVEN SISTERS @ IRON FEST 3

19h, les Anglais de SEVEN SISTERS et leur NWOTHM/Heavy Metal vont nous délivrer un show grandiose !! 40 minutes parfaites avec un groupe au top ! Eux-aussi terminent là une tournée européenne qu’ils partagent avec RIOT CITY, ce qui va nous donner un dernier morceau de folie avec la présence de CALE SAVY, guitariste et chanteur sur le 1er album de RIOT CITY, mais aussi de JORDAN JACOBS, actuel chanteur de RIOT CITY en plus de KYLE McNEILL, le chanteur des SEVEN SISTERS. Ce fut un final dantesque pour le meilleur concert que j’ai vu à ce jour du groupe !!!

20h, les Allemands de MACBETH prennent possession de la scène pour une heure de heavy metal, chanté en Allemand. Perso, j’ai beaucoup aimé leur prestation. J’avais déjà vu le groupe, à Colmar, au Skull Crush Fest, il y a quelques années. Nath a moins accroché. Elle trouve que ça fait trop GRAVE DIGGER, avec un chant en Allemand, mdr. Les goûts et les couleurs… Moi, je suis partant pour une troisième fois en live !!

ATLANTEAN KODEX @ IRON FEST 3

21h30, c’est au tour des Allemands d’ATLANTEAN KODEX de nous délivrer une heure de Heavy Metal epic. Je n’avais jamais trop écouté ce groupe sur album. Nath, elle, adore et a déjà vu le groupe plusieurs fois en live. Dès la première note et jusqu’à la dernière, je vais me laisser gagner par leur musique. Belle découverte !! Le public répond présent et scande les paroles du groupe tout au long du concert ! Mention spéciale à la guitariste CORALIE BAIER !!

Quelle classe et quel touché de guitare, le tout sans être obligé de se travestir en égérie pour Marc Dorcel. Très belle découverte qu’ATLANTEAN KODEX !! Je vais me pencher sur la discographie du groupe et surtout je veux les revoir en live.

TYGERS OF PAN TANG @ IRON FEST 3

23h, les vétérans Anglais de la NWOBHM, TYGERS OF PAN TANG ont la lourde tâche de clore ces 3 jours de Fest. Mon dieu que c’était bon !!! J’ai pris mon pied à déguster les brûlots anciens et récents du groupe !!! J’avais déjà vu le groupe au Bang Your Head de jour. Mais là, de nuit et avec de superbes lights, leur show en était encore meilleur !!! 1h de bonheur !!! J’en aurais bien pris encore un peu, tellement c’était bon !!! Super show pour clôturer là cette troisième édition de l’Iron Fest.

Les dates pour la 4éme édition sont du 23 mai 2024 au 25 mai 2024. En fonction de la programmation et de notre disponibilité, nous envisageons fortement d’y participer.

En conclusion : Support the Underground !!! STAY HEAVY !!!  

WASP aux Docks

Jeudi 11 mai 2023 à Lausanne (Suisse)

Après un petit mois de jachère pour cause de découverte d’un crabe marital, qui m’a malheureusement fait rater plein de concerts, me voilà reparti sur la route. Ce soir je suis trop content, je vais voir un groupe qui a bercé mon adolescence, et que je n’ai pas eu l’occasion de revoir depuis le 9 décembre 1986. Autant vous dire, une éternité ! C’était en première partie d’un autre groupe légendaire, IRON MAIDEN. A chaque fois que le groupe se produisait, pas loin de chez moi, je ratais le coche pour X raisons. Alors je suis plus qu’impatient de le revoir, d’autant plus qu’il fête ses quarante ans.

Prévue depuis 2020, cette tournée arrive enfin. Ce soir, donc, je vais en direction de Lausanne pour aller voir W.A.S.P. Mais où me diriez-vous ? Eh bien, aux Docks de Lausanne, là où j’étais allé voir SAXON. Mais si, souvenez-vous, j’en avais fait un report ! Mais vous ne suivez pas où quoi ?! Lol. Ce coup-ci, mon copain de concerts Steve*74 m’accompagne. Plus on est de fous, vous connaissez la suite…

Nous partons de bonne heure et de bonne humeur dans le char plein à craquer. La route, nous la connaissons bien et le trajet ne se passe pas trop mal. Les sempiternels bouchons à la sortie de Genève et à Aubone n’arrivent pas à nous faire rater l’heure, étant donné que nous ne sommes pas partis à la bourre, comme c’est souvent le cas quand nous sommes plusieurs.

Une fois entrés dans la salle, nous rencontrons quelques copains venus de notre contrée. Ce n’est pas si étonnant que ça puisque Lausanne n’est pas très éloigné de chez nous.

Je fais un petit tour au stand de merch’ pour me rendre vite compte que ce n’est définitivement pas pour ma bourse et pourtant, je n’ai pas les poches percées. Nous sommes bien chez nos voisins helvétiques et cela se ressent au niveau des tarifs. Bref, passons.

La première partie devait être assurée par IMAGES OF EDEN, un groupe venu de Phoenix en Arizona, qui fait dans le gros heavy métal teinté de progressif. Malheureusement, ou heureusement selon moi (je vous rappelle que je bosse le lendemain contrairement à d’autres), ils n’ont pu être présents ce soir. Nous n’aurons droit qu’au groupe vedette, lol.

Une petite inquiétude me taraude, alors que le groupe est en tournée européenne depuis début avril, BLACKIE LAWLESS – chant, guitare rythmique – 1m93 au garrot, leader et fondateur du groupe, souffre d’une hernie discale qui s’est réveillée durant le début du tour. Mal soignée, elle l’oblige à faire régulièrement des injections douloureuses dans la colonne vertébrale pour soulager la douleur. Heureusement pour nous, solide comme un rock, celui-ci a quand même maintenu son tour. Ouf de soulagement. Comme il l’annonce sur les réseaux sociaux, il va finir ce tour, contre vents et marées, même si cela lui coûte. C’est donc un grand honneur qu’il nous fait ce soir. Cependant, comme la veille, à Zürich il a beaucoup souffert, l’obligeant à suspendre son set deux fois de suite, il doit, sur les recommandations de ses docteurs, finir son tour sur un siège.

Le début du concert était prévu pour 20h30, et sans première partie, je me dis qu’ils ne vont pas tarder. D’autant plus que la scène est déjà installée. Le superbe micro du chanteur est là, devant un siège assez haut. Il faut bien ça pour le longitudinal musicien.

Le décor en forme de demi-cercle est super chouette. Des backdrops géants, annonçant qu’un carnaval macabre est en ville, chacune contenant des textes faisant allusion à différents albums et chansons de  W.A.S.P., sont alignés tout autour de la scène avec des chaînes et des crânes de partout.

Mais plus le temps passe, plus on commence à être inquiets. La musique de fond pour nous faire patienter dure depuis plus d’une heure et toujours pas de W.A.S.P. L’appréhension continue, même si la confiance est là, et que les essais de la machine à fog, que l’on prend en pleine poire, se poursuivent. Va-t-on avoir une annulation étant donné l’état de santé du leader américain de bientôt 67 ans ?

Heureusement pour nous, il n’en est rien, puisqu’à 21h20 précises, les lumières faiblissent, laissant la scène illuminée de sorte qu’il incombe aux toiles de fond d’attirer notre attention. Des sons d’hélicoptère et une sirène retentit, après un début de « This is the end » des DOORS, sur un petit melting-pot des titres phares du groupe.

Enfin, les choses sérieuses peuvent commencer. AQUILES PRIESTER, le frappeur, dernier venu – depuis 2017 quand même – est le premier à monter sur scène, suivi de DOUG BLAIR à la guitare qui accompagne BLACKIE depuis dix-huit ans, MIKE DUDA derrière la basse depuis plus de vingt-cinq ans et, last but not least, BLACKIE LAWLESS. Sous les frappes de mules d’AQUILES, dos au public, W.A.S.P. est au grand complet. Dès la fin de l’intro, BLACKIE, qu’on sent tout de même bien diminué, va s’asseoir sur son siège devant son impressionnant pied de micro qu’il a gentiment surnommé « Elvis ».

Et c’est parti. Tout de suite, le groupe met les points (poings ?) sur les I avec l’enchaînement d’un medley composé de « On Your Knees / The Flame / The Torture Never Stops / Inside the Electric Circus ». D’entrée de set, il se met les fans dans la poche.

Le show continue avec des musiciens venus pour en découdre. MIKE joue avec les chaînes qui pendent au-dessous des crânes, DOUG enchaîne les poses et les solos joués à la perfection, pendant que BLACKIE sort ses tripes, même assis sur son siège sous les coups toujours aussi puissants d’AQUILES.

Ce soir, nous n’avons pas droit au jet de sang dans le public ou au lancer de morceaux de viandes, contrairement à leurs débuts. D’ailleurs, lorsque je les avais vus, je n’y avais pas eu droit non plus, contrairement à Steve*74 et à notre Ti-Rickou national qui eux, les avaient vus lors de leur toute première tournée. A l’époque, il fallait se faire remarquer pour se détacher des autres groupes. Heureusement pour moi, cette époque est révolue, même si cela pouvait être fun, je n’ai pas trop envie de me retrouver couvert de sang. Lol.

BLACKIE prend la parole pour nous expliquer son problème « Les médecins m’ont dit, si tu joues debout, tu rentres à la maison. Si tu joues assis, tu peux continuer. Alors j’ai décidé de jouer assis pour vous. Quand cette tournée a commencé je disais à la fin de la nuit, je me lève et monte sur Elvis, maintenant nous sommes à la fin de la tournée et Elvis me monte dessus ! ». Rire général dans le public. « Je n’ai jamais fait ça avant, j’apprends », reprend le chanteur. « Ce soir nous fêtons les quarante ans du groupe et aussi les 30 ans de l’album « Crimson Idol » et nous allons vous en jouer quelques morceaux ! ».

Et c’est reparti avec « L.O.V.E. Machine ». Les affiches derrière la batterie et sur les côtés s’effacent pour laisser apparaître des écrans géants sur lesquels le clip de l’époque est diffusé. L’effet est bien trouvé et ramène à une certaine époque. Et on enchaîne avec « Wild Child » et toujours son clip qui était diffusé en boucle sur la chaîne MTV.

C’est génial, BLACKIE chante comme si sa vie en dépendait. Assis sur son siège, sa guitare sur ses genoux, le chanteur semble reprendre des forces et motive encore plus ses musiciens. A chaque titre, son clip de l’époque diffusé en arrière-plan. Notamment  du triptyque issu de l’album « The Crimson Idol » que sont « The Idol », « The Great Misconceptions of Me » et « Chainsaw Charlie (Murders in the New Morgue) » qui déchaînent la foule bien compacte. Pour certains, c’est le meilleur moment du concert, mais pas pour moi, préférant les titres encore plus anciens, je le trouve un peu long. Même si j’ai adoré hurler le refrain du dernier morceau.

Merci beaucoup Lausanne ! », remercie BLACKIE en reprenant la parole après ces trois titres intenses. « C’est un essai. C’est tout nouveau pour moi et c’est intéressant », nous redit-t-il assis devant Elvis, son pied de micro.

Un changement de paysage sonore beaucoup plus joyeux et plus ludique arrive avec « Blind in Texas ». Celui-ci fait l’effet d’une bombe, permettant au public de reprendre le refrain à tue-tête : « Aaaaaaiiiiie blaaaaaiiiiiind in Texas ! TEXAAAASSSS ! ». Son fameux clip tourné dans le désert défile tout le long du titre. Cela peut paraître étrange pour certains, mais perso, j’ai bien aimé.

Il est 22h15, soit un peu moins d’une heure après le début, et c’est la fin du morceau. « Good night », nous dit BLACKIE en sortant de scène.

Le groupe fait mijoter ses fans pendant bien cinq bonnes minutes. Puis, un long message en rouge sur fond noir, apparaît sur les écrans géants, expliquant les méfaits de la censure. Des discussions sortent des enceintes et on voit des images de FRANK ZAPPA, DEE SNIDER et BLACKIE LAWLESS interrogés par le Congrès Américain de l’époque. Le texte traite de la formation du Parents Music Resource Center et de la création de l’étiquette d’avertissement Parental Advisory. L’organisation avait voulu censurer la musique inappropriée pour les enfants et contraindre les maisons de disques à réagir, ce qui a abouti à une bataille pour la liberté artistique. Les musiciens les plus nuisibles étaient surnommés « filthy 15 » (les 15 répugnants) et W.A.S.P. fut le plus critiqué de tous. Leur deuxième album fut le premier à porter l’étiquette d’avertissement pour paroles offensantes. La chanson qui les a fait atterrir sur cette liste des « filthy 15 » était, bien sûr, « Animal (Fuck Like a Beast) ».

Le groupe étant revenu sur scène pendant la leçon d’histoire et après que le nom de la chanson soit apparu à l’écran, entame le titre en question. Et c’est la foule qui se déchaîne. Même s’il n’était pas passif auparavant, le public devient fou. Je suis exactement comme tous les spectateurs, à fond ! Je hurle le refrain à tue-tête en secouant ma nuque de haut en bas, tendant le bras avec les devils horns vers le groupe. Je sens que, si ça continue comme ça, je ne vais plus avoir de voix, moi. Lol. Le groupe semble aspirer l’énergie du public et le fait monter d’un cran. BLACKIE est tout sourire malgré les souffrances qu’il semble endurer.

Celui-ci remercie, encore une fois, du fond du cœur, le public et enchaîne par « The Real Me », la reprise des WHO.

« I Wanna Be Somebody » clôt le show. Derrière s’affiche tous les noms des anciens membres et les nouveaux, puis les remerciements de tout le staff depuis 40 ans.

Le moment qu’on vient de passer vient de me ramener direct dans mon adolescence, l’époque où on ne se préoccupait pas du lendemain, où on enregistrait nos vinyles sur cassettes pour pouvoir les écouter sans discontinuer. Ah, nostalgie, quand tu nous tiens. Mdr !

Des meet & greet étant organisés, nous ne tardons pas trop pour entamer notre retour. Celui-ci devant se faire plus tranquillement que l’aller, s’avèrera un peu compliqué suite à des travaux qui entrainent des fermetures de portions d’autoroute suisse. Mais heureusement que je peux compter sur mon GPS vivant (Steve*74) qui, à l’instinct, nous a fait gagner quelques heures.

Certaines critiques diront que, durant ce show, les morceaux joués étaient les mêmes que la dernière fois où ils les ont vus et que BLACKIE était trop statique (Euh… comme il était sur un siège, je ne vois pas trop comment il aurait pu en être autrement, d’autant plus quand on sait qu’il est blessé), mais personnellement, moi je m’en tape le coquillard. Je suis super content d’avoir revu l’un des groupes préférés de mon adolescence et j’ai adoré ce concert et la scène, même si les lights n’étaient pas au mieux, ce qui m’a permis de replonger dans une période que les moins de vingt ans, voir trente, n’ont pas connu.

Un grand merci aux Docks de Lausanne pour cette accréditation, et au photographe DAVIDE GOSTOLI pour ses photos, prises en plus dans des conditions pas évidentes.

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