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RISING FEST 2024 – Jour 1

2023 avait été une année historique pour le Rising Fest. Déjà, c’était la dixième édition. Et surtout pour la première fois, le festival affichait complet. C’est un beau signe de reconnaissance du dévouement de l’association Phoenix Rising et la preuve aussi que le festival dijonnais prenait de la visibilité et avait bien imprimé sa marque dans le paysage des festivals de metal français. C’est bien entendu amplement mérité.

Pour ma part, même si mon avis est quelque peu partisan, c’est tout à fait normal au vu des affiches de qualité et variées susceptibles de plaire à tous les fans de Heavy, Hard Rock et Thrash et de l’ambiance très familiale qui y règne. Je n’ai jamais hésité à traverser la France pour m’y rendre depuis 2014, et ce n’est pas demain que ça va s’arrêter ! Outre les affiches où je trouve toujours mon compte, j’y retrouve également un bon nombre d’amis que je n’ai pas beaucoup d’occasions de voir le restant de l’année. La capitale de la Bourgogne offre une magnifique cousinade pour le deuxième week-end d’octobre. Ça marque également en général la fin de la saison des festivals avant une période d’hibernation. L’hibernation est bien-sûr toute relative vu qu’il y a toujours des concerts en salle et qu’habitant Toulouse, on est plutôt gâtés… Sauf que les concerts de Heavy sont assez rares dans le sud donc le Rising est l’occasion aussi de prendre un dernier shoot de mon style de prédilection avant un bon moment. Et rien que pour ça, ça vaut le coup de faire 750 bornes !

Habituellement au Rising Fest, la journée du vendredi est un peu plus légère avec un nombre de groupes moins important et essentiellement français. Ca avait changé l’année dernière avec la présence le premier jour de GIRLSCHOOL et de BURNING WITCHES. On continue cette année avec les Canadiens de TRAVELER et surtout les Américains de NIGHT DEMON en tête d’affiche et un nombre de groupes presque égal entre les deux journées (6 le vendredi, 7 le samedi). Signe que le festival gagne en importance. Autre signe : la diversification du merchandising avec un superbe sweat premium brodé, de très bonne qualité et à un prix correct (60 euros) en comparaison des tarifs que d’autres festivals ou groupes pratiquent pour ce type d’articles. Autre article original proposé : le slibard Rising Fest ! On n’en est certes pas au niveau de la marque Wacken où l’on peut tout trouver aux couleurs du festival, jusqu’aux articles de barbecue ou de salle de bain, mais cette diversification du merch’ est quand même une très bonne chose.

A signaler également qu’en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, le festival met à disposition des protège-gobelets anti-drogue pour éviter que les enfoirés qui en aient l’idée viennent gâcher le festival et la vie des festivalières. A tout le public féminin, il faut bien insister sur ce point : le Rising Fest est un festival safe et vous pouvez venir en toute sécurité physique et mentale. Sans compter bien sûr l’ambiance familiale qui y règne et la programmation de qualité !

RISING FEST 2024 - Jour 1
STAR RIDER
Crédits photos : Rock'n'Roller Photography
https://lewebzinedeti-rickou.com/
STAR RIDER au RISING FEST 2024

Musicalement, ça commence très fort avec les Grenoblois de STAR RIDER ! Formé en 2022, le groupe se compose de KILLER KIM au chant, CHAINSAW CHARLY et LATHER DETH aux guitares, ALEX RENEGADE à la basse et LIZZY KICKS à la batterie. Rien qu’avec les pseudos des musiciens, on n’a aucun doute sur le style ! C’est 80’s et anglais à mort (jusque dans les looks) et on sent dans les influences du MAIDEN, du MOTORHEAD, du SAXON, une touche de vieux SCORPIONS et surtout, avant tout, du JUDAS PRIEST. On y trouve également quelques mélodies typées Hard US (coucou BLACKIE LAWLESS !) loin d’être désagréables.

Ils ont sorti un premier EP éponyme 4 titres en 2022 et leur premier véritable album, “Outta time”, sort le 11 octobre 2024 soit pile poil la date de leur prestation à Dijon. Ils ont donc quelque chose à fêter ! Et puis ça faisait un bout de temps que j’en entendais parler et que j’avais envie de les voir. Je les imaginais même un peu plus haut sur l’affiche car ils commencent à se faire un nom sur la scène Heavy underground française après avoir joué avec des groupes comme SORTILEGE, ENFORCER et les potes de TENTATION.

Mais au moins avec eux, le festival commence fort car ils vont se montrer à la hauteur de leur réputation naissante. C’est une belle prestation de Heavy Metal de tradition parfaitement exécuté et valorisé par un chant irréprochable, haut perché comme il se doit et assez proche de celui d’OLOF WIKSTROM d’ENFORCER (qui jouera le lendemain).

Les morceaux passent comme une lettre à la poste et sont taillés pour la scène. Musicalement, c’est parfaitement en place et c’est bien mis en valeur par un son nickel.

Bref, les Grenoblois ont bien tenu leurs promesses. Et ce n’est à mon avis pas la dernière fois qu’on les voit. Ils font d’ailleurs partie des premiers groupes annoncés aux éditions de 2025 du Pyrenean Warriors Open Air et du South Troopers. Série en cours !

RISING FEST 2024 - Jour 1
VIOLET ROCK TRIBU
Crédits photos : Eireen Dole
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VIOLET ROCK TRIBU au RISING FEST 2024

La suite m’a beaucoup moins accroché. Locaux de l’étape, VIOLET ROCK TRIBU sont originaires de Nuits-St-Georges où l’on produit l’un des meilleurs vins de Bourgogne. Je n’en sais pas beaucoup plus sur eux à part qu’ils ont sorti leur album “Charognes” en 2021. Les mecs ont l’air d’avoir pas mal de bouteille mais je ne connais pas leur background. Je ne sais pas s’ils ont joué dans d’autres groupes ou si VIOLET ROCK TRIBU existe depuis plus longtemps sans s’être fait connaître ailleurs…

En tout cas, ça joue bien. C’est du Hard Rock avec une touche de Blues, des guitares bien graisseuses, le tout chanté en français. Reste que je ne suis pas fan. Je suis assez difficile lorsque c’est chanté en français et il faut que ce soit ou bien très drôle, ou bien revendicatif (même si le Punk se prête mieux à l’exercice que le Metal, à mon humble avis), ou encore très bien écrit. Là, ce n’est pas vraiment le cas.

Pourtant le chanteur n’est pas mauvais, le reste du groupe non plus. Mais je n’adhère pas et je préfère le bar et ses bonnes bières locales ainsi que la compagnie des potes dijonnais, francs-comtois et autres que je vois trop rarement dans l’année.

RISING FEST 2024 - Jour 1
ELECTRIC SHOCK
Crédits photos : Eireen Dole
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ELECTRIC SHOCK au RISING FEST 2024

On passe ensuite à un autre groupe français habitué des lieux : les Grenoblois (encore) d’ELECTRIC SHOCK ! Enfin habitués… Ce n’est que la deuxième fois qu’ils s’y produisent mais on voit leur chanteur ANTOINE VOLHARD ici régulièrement, soit en guest, soit avec ses autres groupes (on se rappelle l’excellente prestation de SACRAL NIGHT un an plus tôt, mais aussi de SILVER WIND en 2018), soit tout simplement dans le public. Vu son immense taille, on ne peut de toute façon pas le louper !

Suite à quelques changements de line up en 2023, le groupe partage depuis le guitariste avec STAR RIDER, et CHAINSAW CHARLY nous fait donc sa deuxième prestation en deux heures. Respect à lui ! A titre personnel, ELECTRIC SHOCK est le tout premier groupe que j’ai vu au Rising Fest, en 2014. J’avais trouvé ça sympa sans plus mais le groupe était encore jeune.

Ils ont bien progressé depuis et ils savent désormais parfaitement tenir une scène. Et clairement, niveau compos, “Blow it off” est également d’excellente facture avec les influences d’origine (AC/DC, ROSE TATTOO, SCORPIONS…) désormais parfaitement digérées et des compos accrocheuses et plus personnelles qui vont faire leur petit effet sur scène. Du bon Hard Rock très énergique avec des mecs (et une fille à la basse) qui en veulent et qui donnent tout ! Et ça fait du bien !

RISING FEST 2024 - Jour 1
TRAVELER
Crédits photos : Eireen Dole
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TRAVELER au RISING FEST 2024

C’est maintenant au tour de TRAVELER d’investir la scène. Comme ils étaient en Europe sur la période et notamment au Keep It True Rising le week-end précédent, cela a permis à l’orga de les faire venir à Dijon. On ne s’en plaindra pas car ce groupe canadien est particulièrement rare dans nos contrées. Autre raison de ne pas s’en plaindre et de savourer le bonheur de les voir : ils ont annoncé leur split quelques mois plus tard. C’est bien dommage. J’ai beaucoup aimé leurs trois albums : celui éponyme de 2019, “Termination shock” (2020) et le tout récent “Prequel to madness” et c’était l’un des groupes que j’attendais le plus ici.

La nouvelle scène NWOTHM sort chaque mois des groupes de grande qualité à défaut d’être originaux (ce n’est pas ce qui est recherché quand on veut faire du traditionnel, de toute façon) grâce à des labels comme High Roller, Cruz del Sur, No Remorse ou encore Jawbreaker, chez qui les festivals underground peuvent piocher au hasard dans les catalogues et proposer de belles affiches.

Mais TRAVELER fait (ou plutôt faisait) partie du haut du panier. Un chanteur exceptionnel en la personne de JEAN-PIERRE ABBOUD, des duels de guitare flamboyants, une alternance de mid-tempo à la SAXON avec du pur Speed Metal tendance RIOT période “Thundersteel”, une batterie au taquet….

TRAVELER est d’une efficacité redoutable. Et le JEAN-PIERRE, en plus d’avoir du talent vocalement, est également un fabuleux frontman dont les pauses et la tenue chaînes et cuir évoquent le ROB HALFORD de sa jeunesse, quand le Metal God courait partout sur scène. L’entrée en matière a été de qualité, je ne dénigre en aucun cas les groupes passés avant, mais voilà la première vraie claque du festival ! Dommage qu’on n’ait plus d’occasion de revoir TRAVELER. Peut-être se reformeront-ils un jour ? En tout cas, leurs futurs projets seront à suivre, notamment VIPERWITCH qui est le nouveau groupe du chanteur.

RISING FEST 2024 - Jour 1
KINGCROWN
Crédits photos : Eireen Dole
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KINGCROWN au RISING FEST 2024

Retour en France avec KINGCROWN (à ne pas confondre avec le groupe de Prog’ Metal italien KINGCROW), groupe de l’ancien chanteur de NIGHTMARE, JO AMORE avec son frère DAVID à la batterie et des membres de GALDERIA et DEBACKLINER aux guitares et à la basse. Ils pratiquent un Heavy Power légèrement symphonique de très bonne facture.

Leur troisième album “Nova Atlantis” n’est pas encore sorti au moment du festival et ils vont nous le présenter sur scène en avant-première, en jouant les titres “Real or fantasy” et “The magic stone”. La prestation va être agrémentée d’une reprise de “Holy Diver” de DIO que JO AMORE chante toujours aussi bien, et d’une tout à fait naturelle de leur ancien groupe NIGHTMARE, “The preacher”.

Je ne sais pas quel âge a JO AMORE mais il doit bien avoir passé la soixantaine vu qu’il a commencé au début des années 80. En tout cas, il a bien la voix et l’énergie intactes. C’est un chanteur fabuleux qui aurait peut-être eu bien plus de reconnaissance à une époque s’il avait été allemand ou suédois au lieu d’être français. Il est très charismatique et sait parfaitement tenir une scène. De plus, il est très bien entouré et ne prend pas toute la lumière pour lui.

Ses acolytes sont également très présents et on sent un groupe bien uni. Après, je ne suis pas fan de leur tenue de scène en combinaisons blanches mais c’est une histoire de goûts ! Et sinon, je serais aussi ravi d’avoir des nouvelles des marseillais de GALDERIA et de DEBACKLINER, vu comment les membres qui sont dans KINGCROWN sont en forme.

RISING FEST 2024 - Jour 1
NIGHT DEMON
Crédits photos : Rock'n'Roller Photography
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NIGHT DEMON au RISING FEST 2024

C’est NIGHT DEMON qui va assurer la tête d’affiche et donc conclure ce premier soir. En treize ans d’existence, le groupe de JARVIS LEATHERBY vient défendre “Outsider”, son troisième album sorti un an plus tôt autour d’un concept sur l’histoire d’un jeune fossoyeur nommé Johnny découvrant un royaume parallèle mystérieux. Ce n’est pas compliqué : les Américains en ont joué la quasi-intégralité avec une première partie du concert de six extraits de cet album (sur huit titres) et une deuxième partie best of.

Que dire de plus ? Juste que c’est une méga-claque avec un JARVIS survolté. Je ne trouve pas que Outsidersoit leur meilleur album mais il y a quelques morceaux comme la chanson titre qui passent parfaitement. Jouée en début, elle lance le concert sur les meilleurs rails, le reste est sympa et on passe à la tuerie avec les morceaux best of du groupe comme “Dawn rider” ou “Screams in the night”.

Comme avec beaucoup de power trios, NIGHT DEMON envoie une débauche d’énergie considérable et jouissive. Seul petit bémol : un son pas toujours top avec des basses un peu trop saturées. Tout le reste était parfait avec une heure et demie de pur Heavy Metal de tradition qui fait du bien par où il passe.
Voilà pour cette première journée de la onzième édition du Rising Fest. Il faut aller au dodo pour reprendre des forces parce que le programme du lendemain est encore meilleur !

BANDEAU WTR LE WEBZINE DE TI RICKOU https://lewebzinedeti-rickou.com/

ROCK O MARAIS 2023, jour 1

Vendredi 07 juillet 2023 à Poisy (74)

MAX ANGUSSON

Ce soir, c’est à un petit festival à deux pas de chez moi que je me rends. Sur deux jours, le Rock O Marais est entièrement gratuit et essaie de promouvoir les groupes locaux. C’est à Poisy, non loin d’Annecy que cela se situe.

Comme je pars en famille, j’arrive en retard pour le 1er groupe, NEWT. J’arrive juste à temps pour BLACK CHAIR RIT, un combo annécien qui m’est totalement inconnu. C’est un groupe qui fait dans le gros Sludge avec quelques touches de Stoner.

Le guitariste soliste saute et headbangue comme un dingue, le batteur frappe comme un sourd, le bassiste groove à fond et le chanteur guitariste rythmique à une voix qui sort d’outre-tombe.

Les spectateurs lambda en prennent plein les yeux car le groupe bouge bien sur scène, et les oreilles. Certains titres sont d’une lourdeur et d’une puissance impressionnante. Ils me donnent l’impression d’être un genre de CROWBAR avec un peu de PANTERA français.

J’aime bien leur musique, même si certains titres, avec la grosse voix qui fait peur – comme dirait le rédac’ chef – me séduisent un peu moins. Je ne suis pas sûr d’écouter un album en entier mais sur scène, ça le fait. Un groupe intéressant à suivre si on aime le gros bruit. Bonne entrée en matière.

Place maintenant à MAX ANGUSON, un guitariste français originaire de Chambéry qui a le don de mélanger AC/DC à TELEPHONE en passant par les GUNS ‘N’ ROSES. Un bon gros rock français avec un coefficient de sympathie intense et qui interprète ses chansons en Français.

D’entrée de set, le musicien, qui arrive en manteau de fourrure (surprenant avec la chaleur qui règne), séduit tout le public de Poisy avec son rock énergique et mélodique.

MAX est une véritable bête de scène avec une maîtrise fantastique de son instrument. Accompagné de LUDO à la basse, ALEX à la seconde guitare et PETER, le puissant batteur, le guitariste fait le show. Prenant la scène de long en large, haranguant régulièrement les spectateurs, le musicien tient tout le monde dans le creux de sa main.

D’un seul coup, il disparaît des planches, pendant que ses comparses s’éclatent tout seul sur scène, pour débarquer dans le public. Il se promène dans la foule devenue bien compacte, et va se mettre sur les barrières devant la console son pour haranguer les spectateurs du fond.

En revenant, il s’approche d’une petite fille, la prend entre ses bras, guitare en mains, et tente de la faire jouer un petit peu. Sûrement impressionnée, elle préfère le regarder jouer. Les fans n’en perdent pas une miette.

MAX pour le titre “The Nation”, invite le chanteur FRANCOIS ROTTA de VOODOO SKIN et du tribute band à AC/DC de ce soir, à monter sur scène pour venir chanter le morceau avec lui. La complicité des deux musiciens ne fait aucun doute.

Une petite demi-heure plus tard, c’est la fin. Le groupe m’a fait bonne impression, et je pense que ce soir, il s’est trouvé plein de nouveaux fans.

Il est l’heure pour THE PRIZE d’arpenter la scène. Les musiciens s’installent et commencent le show. MAGGY LUYTEN arrive sur scène avec un masque de lapin sur les yeux. Et dès le premier titre, j’ai l’impression que quelque chose ne va pas. Pour tous les fans, devant les planches, il ne semble pas y avoir de problèmes. Ils sont à fond derrière le groupe. Personnellement, je trouve que ce soir, elle manque de voix. Pour moi, elle force trop sur ses cordes vocales.

Cependant, la prestation est bonne. Les copains (souvent musiciens) sont contents et reprennent en chœur le refrain de “I swear”. Une grosse partie du public est avec le groupe. CHRISTOPHE GODIN et MAGGY plaisantent, à leur habitude, bien sur scène cependant, une autre partie des spectateurs à l’air de ne pas accrocher. Il est vrai que le métal que joue le groupe n’est pas pour toutes les oreilles.

Contrairement à beaucoup de copains qui en sont complètement fan, je le suis un peu moins ce soir. La voix de MAGGY me semble éprouvée et détaillée par moments. Je crois qu’il va falloir que je consulte un ORL quand je vois le monde qu’elle arrive à accrocher ce soir… ou alors c’est la vieillerie. Lol.

C’est après la belle cover du « Show must go on » de QUEEN que je préfère m’éclipser, malgré la bonne interprétation du groupe musicalement. Peut être le son est-t-il la cause de ce décalage que je ressens ? Je n’en ai aucune idée, mais la prestation de THE PRIZE ne m’a pas séduit ce soir. J’ai préféré celle que j’ai vu l’an dernier au Festival Guitare en Scène. A revoir dans de meilleures conditions.

Le dernier groupe étant un cover-band aux Australiens bien connus d’AC/DC, mon report s’arrête là.

Je rentre donc chez-moi un peu déçu. J’attendais beaucoup (trop peut-être ?) de THE PRIZE mais je suis vraiment content d’avoir découvert MAX ANGUSON que j’irais revoir volontiers. Rendez-vous demain pour une autre soirée !

Report et Photos by TI-RICKOU

Allez, je suis content ! Un an que j’attends. Ben oui, il y a un an entre deux éditions. Editions de quoi ? De Guitare en Scène bien-sûr, banane ! Tout le monde le sait que c’est mon fest pèlerinage annuel.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, ça se situe à Saint-Julien en Genevois, à quelques battements d’aile de la frontière suisse, côté Genève. C’est un festival à taille humaine où en plus d’une programmation au top, il se passe toujours des jams et des rencontres entre musicos. Bref, le genre de chose que forcement j’adore ! Enfin trêve de bavardage, je laisse le petit hardos qui est en moi à la maison car ce soir c’est plus rock que hard-rock, et direction Guitare en Scène.

L’avantage d’y aller tous les ans, c’est qu’au moins je ne me perds plus. Je ne perds pas non plus de temps pour me garer et donc je suis à l’heure pour le groupe qui ouvre l’édition 2019 sur la scène village (eh oui, à GES il y a deux scènes) : NICO CHONA AND THE FRESHTONES. Pour ceux qui ne le savent pas (again), tous les soirs jusqu’à samedi, le festival ouvre avec un des trois finalistes de son tremplin. Et donc ce groupe est l’un des trois finalistes.

Alors là, je suis dans l’inconnu total. J’espère juste que ça va me plaire car j’ai une interview prévue avec eux tout à l’heure et si je déteste, je suis dans la daube.

Visuellement déjà, ils ont leur look à eux ; look de garagistes américains des années 60. Ca part bien. Musicalement, on est dans du… on va dire blues rock un peu typé années 60. Et putain, c’est bien ! Leurs morceaux sont sympas et ce que je vois sur scène, c’est cool. Le public déjà présent rentre directement dans leur univers.

A un moment, ils nous annoncent qu’ils vont nous faire un blues et font venir un copain à l’harmonica. Même leur blues est bien couillu quand même !

Le reste de leurs morceaux, je les apprécie vraiment. Pas forcément ma tasse de houblon habituelle mais c’est vraiment sympa. C’est ce que j’aime dans ce fest, le tremplin propose toujours des découvertes très intéressantes. Du coup, je ne regrette pas d’avoir une interview à leur faire, moi !

Allez, première pause de la journée avant de me diriger, cette fois-ci, vers la scène principale pour JOHN BUTLER TRIO. Eux, je connais. Je ne les écoute pas tous les jours mais je suis très curieux de les voir en live.

Heu… ça commence bien… il a une sorte de guitare couchée sur ses genoux. Je pense que ça va démarrer calmement.

Il y a une fille au clavier – en plus, elle a un beau chapeau. Ils sont, bien-sûr, accompagnés d’un batteur et d’un bassiste.

Premier morceau, sympa. Deuxième morceau, JOHN BUTLER passe a la guitare sèche et moi, je rentre bien dans leur univers. Il a beaucoup de fans dans le public. Ils connaissent bien les morceaux.

J’apprécie personnellement le son et les lights toujours top à Guitare en Scène. Pour le troisième morceau, re-changement d’instrument. Cette fois-ci, il passa à l’électrique. Youpi, je suis content !

Heu bon c’est clair, les morceaux sont beaux et sympas mais j’ai comme une impression de somnolence (pas la tête !). Je vais en profiter pour aller faire l’interview de NICO CHONA.

Retour sur la grande scène pour l’arrivée du célèbre groupe de rock australien (non ce n’est pas AC/DC, bande de bananes, j’ai dit rock), MIDNIGHT OIL. Voilà encore un groupe que je ne serais pas forcément allé voir s’ils jouaient tout seuls mais que je suis très curieux et content de voir en fest.

Le chapiteau est blindé. on voit qu’une grande partie du public n’est pas venue par hasard mais bien pour supporter MIDNIGHT OIL. Et d’entrée de jeu, ils vont en avoir pour leur argent !

Eh oui, MIDNIGHT OIL qui rentre sur scène, ça se voit.. surtout le chanteur ! Il a une chemise, dire colorée, c’est un euphémisme ! En plus avec des spots de couleur, ça en jette grave. Physiquement, il est grand et imposant. Il a une gestuelle et une présence qui attirent forcément le regard sur lui.

Le public connait la plupart des morceaux par coeur. L’ambiance est vraiment superbe. Bon moi, je découvre. Je m’aperçois que je connais quand même trois ou quatre titres. Ben oui. Il y en a même deux que je chante (si, si) et je ne m’ennuie pas une seconde. La preuve, je ne suis même pas parti m’acheter un sandwich !

Je comprends mieux tout le bien qui est dit sur ce groupe et leur longévité.

En plus, ils défendent une cause qui est quand même bien noble : la défense de la planète (petit moment écolo !). Ca me change des adorateurs de Satan ! Quand je vous avais dit que je laissais le petit hardos à la maison, ce n’est pas pour rien.

Musicalement, on ne peut rien dire, c’est très bien fait, c’est harmonique. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont vendu plusieurs millions d’albums et je ne regrette vraiment pas d’être là ce soir.

Bon, il est tard. Mais ce n’est pas fini. Il est temps de passer ou de repasser à la scène village pour le dernier groupe de la soirée que, cette fois-ci, je connais bien et que j’ai hâte de revoir en live. Ce sont les écossais de KING KING !!

Allez, là la guitare va se faire blues, je suis aux taquets. Le premier qui me dit que ça ne fait pas longtemps que je les ai vus, même s ils n’ont pas tord, je leur répondrais que quand on aime on ne compte pas et que de toute façon à Guitare en Scène, ce n’est jamais pareil qu’ailleurs ! D’ailleurs, la foule massée devant la scène village à cette heure tardive prouve bien que je ne suis pas le seul à penser qu’il ne faut pas les louper.

Et voilà, c’est parti ! Ils déboulent sur scène avec des sourires banane, des morceaux qui sentent bon le blues mais envoient quand même et des refrains qu’on a envie de chanter avec eux.

Que dire de plus ? Ils ont tout pour eux. Musicalement, c’est très bon. Scéniquement aussi. En plus, le plaisir qu’ils prennent est communicatif.

Et que dire de ALAN NIMMO ? C’est un putain de guitariste, il a une putain de voix, un charisme fabuleux. Tout pour être une des futures stars de ce courant. Il m’épate toujours. Il y a tant de joie sur son visage et les notes ont l’air tellement faciles quand c’est lui qui les fait que ça donnerait presque envie d’abandonner la hair guitar !

C’est dingue, je suis tellement plongé dans leur univers que je ne vois même pas l’heure passer. J’apprécie encore plus leur show que la dernière fois où je les ai vus, c’est pour dire !!

Allez, malheureusement le concert tire à sa fin. C’est fini, sniff. Et non, ce n’est pas fini ! Même s’il est bientôt l’heure d’aller acheter des croissants, ils reviennent sur scène pour un rappel !

Et bien-sûr si vous avez suivi, il se passe toujours quelques chose à Guitare en Scène ; pour ce morceau, ils ne sont pas seuls, ils font venir STEVIE NIMMO, le frère de ALAN (qui joue avec lui dans les NIMMO BROTHERS). Là, on va avoir droit à un putain de solo à deux guitares (si, si, c’est possible un solo à deux) d’anthologie. Allez, c’était le chocolat sur le chocolat, là c’est vraiment fini.

Ce n’est pas tout mais j’ai de la route à faire, moi. En plus, je reviens tout à l’heure, et ça c’est plutôt une bonne nouvelle !

Je vous le dis, foi de Ti-Rickou, l’édition 2019 de Guitare en Scène commence bien !