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SOHO DE PROFUNDIS au Craft and Draft

SOHO DE PROFUNDIS au Craft and Draft
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Chouette, c’est la nouvelle année ! Et qui dit nouvelle année dit concert, évidemment. Le souci, c’est que pour ce qui est des concerts, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Heureusement qu’on peut compter sur les anciens pour nous sortir de cette torpeur hivernale. Ce soir, je vais retrouver mes copains de SOHO DE PROFUNDIS, récemment reformés car ils jouent à deux pas de chez moi. Trop cool, je n’aurais pas trop de route à faire pour l’aller et le retour !

Alors que nous sommes en plein mois de janvier, le temps est au beau fixe et les températures sont printanières. Serait-ce la prévision d’un bon concert ? Ça, je ne le saurai qu’une fois arrivé.

C’est en couple, ma moitié étant aussi une grande fan du groupe vedette, que je me rends au Craft & Draft d’Epagny. J’y rencontre tous les copains que je n’ai pas revus depuis l’an passé (sic). Je retrouve aussi mon compère Steve*74, manager du groupe.

Avant de commencer, nous avons droit au désormais traditionnel cover band. Celui-ci s’appelle BACK TRAXX et fait dans le Hard-Rock en reprenant des groupes tels que, pour n’en citer que quelques-uns, VOLBEAT, BACKYARD BABIES, DANKO JONES. Vous connaissez la politique du webzine qui privilégie les groupes de compos, nous ne parlerons donc pas de ce groupe, même si ce sont des musiciens et des musiciennes aguerris.

SOHO DE PROFUNDIS au Craft and Draft
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SOHO DE PROFUNDIS au Craft and Draft

Une fois leur passage terminé, c’est à la vedette du soir, SOHO DE PROFUNDIS, de faire son entrée. Il n’y a quasiment que des fans de la première heure qui se sont déplacés ce soir, et aussi beaucoup de copains des musiciens. C’est leur troisième date depuis la reformation et, une chose est sûre, c’est que la magie opère encore.

En ce qui concerne les morceaux, ce sont exactement les mêmes qu’au Brin de Zinc en octobre dernier (lien du report ici), mais avec un petit je ne sais quoi de plus. Dès l’entrée de « 1984 », je sens que Steph est beaucoup plus à l’aise que la dernière fois. Il faut dire que le son est largement mieux, ce qui pourrait être surprenant dans ce lieu. Cependant, depuis le BDZ, le groupe s’est doté d’une ingé-son, ce qui change considérablement la donne.

Denis est en feu ce soir, il est impressionnant de technique et de précision. Charlie frappe ses fûts comme il en a l’habitude et Nico s’éclate en prenant les chœurs. Comme d’habitude, celui qui prend toute la scène est bien évidemment Steph, le frontman, qui attaque toujours les morceaux avec son grain de voix écorchée. Perso, je pense que ce petit grain n’aurait pas déplu à Hervé, l’emblématique ancien chanteur qui, lors de la commémoration des 20 ans du groupe et pour sa toute dernière apparition scénique, avait impressionné le public du Brise-Glace d’Annecy blindé comme un œuf après seulement 4 morceaux.

« Charité » et son côté intriguant continue son travail, à savoir : déchaîner le public composé de copains, mais aussi d’inconnus qui se prennent une grosse claque en pleine figure. Avec un morceau tel que « Charogne » qui a un refrain bien agressif, il y a de quoi être secoué quand on ne connaît pas. Certes l’interprétation de Steph est différente de celle d’Hervé, mais elle va comme un gant à SOHO DE PROFUNDIS qui continue sur sa lancée avec « Noir Total » avant de devoir prendre « Gare au Chourineur ». Personnellement, je préférerais un peu plus de mélodie dans le chant cependant, comme l’interprétation est sans faille et que Steph impressionne par sa gouaille, ça passe nickel. Je pense que si les titres avaient été écrits de nos jours, ils auraient sûrement été, à quelque chose près, interprétés de la sorte.

Au fur et à mesure que les morceaux s’enchaînent – de « Quoi que tu fasses » en passant par « Au Quart de Tour » via l’ancien inédit « Top Secret » – Steph commence à mettre, de temps en temps, du chant clair. Certes, pas toujours juste, comme il me le dira en fin de set, par rapport à son chant écorché. Moi, je ne m’en suis pas aperçu et je sais que ça fait du bien à nos esgourdes. Je trouve qu’il a un timbre très intéressant. Dommage qu’il n’en fasse pas usage plus souvent.

On termine le set par l’incontournable cover des sœurs tordues « We’re Not Gonna Take It » repris en chœur par tout le public et les musiciens de BACK TRAXX venus épauler le groupe pour le final. Malgré une manifestation du public, il n’y aura pas de rappel, le groupe n’ayant plus de titres à proposer. Tant pis, ce sera pour une autre fois.

SOHO DE PROFUNDIS au Craft and Draft
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SOHO DE PROFUNDIS au Craft and Draft

Pour résumer, nous avons eu droit à un set carré, puissant et accrocheur qui a séduit une grosse partie du public même si, personnellement, j’ai un peu décroché sur la fin. Pour une troisième fois, l’alchimie entre le nouveau chanteur et les musiciens commence à se faire sentir.

Vivement le prochain concert avec – allez soyons fous ! – peut-être quelques inédits de l’époque (comme par exemple « Pour vaincre les puissants » qui, avec son refrain et interprété par Steph ferait fureur en live), ou carrément avec une nouvelle composition et un peu plus de mélodie dans le chant. Steph en est capable, j’en suis sûr. En tous les cas, nous avons passé une bonne soirée.

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BRULE, ALL WE LEAVE BEHIND et JAGANNATAH à l’Overdrive Café

BRULE, ALL WE LEAVE BEHIND et JAGANNATAH à l'Overdrive Café
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Un samedi soir sur la terre où plutôt à l’Overdrive Café de Saint-Symphorien d’Ozon à quelques encablures au sud de Lyon ! C’est dans cet antre à l’ambiance bikers, tattoos, bière et gros son que le Stoner et le Doom vont, le temps d’une soirée, être mis à l’honneur.

En effet, ce ne sont pas moins de trois groupes qui vont se succéder à l’affiche : deux groupes rhônalpins, JAGANNATHA et ALL WE LEAVE BEHIND, ainsi qu’un groupe, BRÜLE, originaire de Perpignan. Rien que ça !

C’est JAGANNATHA, quatuor grenoblois, qui ouvre les hostilités en distillant durant une quarantaine de minutes un set de Stoner Doom bien fat qui fera plus que planter le décor. Ils nous distillent des compos inspirées aux tempos lents, lourds et planants, envoyées avec feeling et détermination durant lesquelles l’osmose entre les musiciens est palpable !

Le public se laisse envouter par le psychédélisme musical et le stoner classique de JAGANNATAH. La soirée est lancée !

Le changement de plateau est rapide et c’est déjà au tour de ALL WE LEAVE BEHIND, combo grenoblois également, de fouler la scène de l’Overdrive Café ! Autant le dire tout de suite, la lourdeur ambiante ne va pas se dissiper. C’est un Doom qui plombe tout sur son passage que les quatre comparses vont nous proposer à travers huit morceaux, principalement tiré de « Through the Styx and Beyond », leur premier album sorti il y a bientôt deux ans.

En avant-première, nous avons même droit à un titre inédit qui figurera sur leur nouvel album dont la sortie est prévue en cours d’année ! Dans cette ambiance lourde et pesante aux accents parfois gothiques, il convient de noter le jeu inspirant de Jérôme, limite fusionnel avec sa quatre cordes qu’il maîtrise à merveille ! Belle complémentarité musicale au final même si j’avoue, à titre personnel, être resté un peu dubitatif avec la voix rocailleuse et un peu forcée…

BRULE, ALL WE LEAVE BEHIND et JAGANNATAH à l'Overdrive Café
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BRULE à l’Overdrive Café

C’est au tour de BRÜLE de s’emparer de la scène ! Le trio perpignanais va scotcher tout le monde, tout au long des dix morceaux qu’ils vont envoyer avec une énergie intacte. C’est avec « Crushed » que le set démarre. BRÜLE montre d’emblée son efficacité et sa solidité, à travers une présence scénique naturelle et un jeu rôdé pour chacun des musiciens ! Pendant que J.J. malmène sa basse, Carla martèle ses fûts avec force et détermination. Quant à Arno, il assure de front chant et guitare, s’immisçant même au sein du public sur le dernier morceau !

Les titres se succèdent en français et en anglais et sont tous accueillis comme il se doit par un public conquis. « La Bruixa del sol » et « We are the Damned » ponctuent le live. Les applaudissements nourris sont la preuve que chacun ce soir a passé un excellent moment ! Well done guys !

Merci à toute l’équipe de l’Overdrive Café pour l’accueil, à Sylvain pour le partage de sa passion (sans oublier Patrick à la régie). Merci aux trois groupes pour leurs prestations ainsi qu’au public pour l’ambiance !

PS : Vous pouvez retrouver les live sur la chaine YouTube de l’Over Eighteen Motors.

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LES SHERIFF, POESIE ZERO et SUPERMUNK à La Rayonne

LES SHERIFF, POESIE ZERO et SUPERMUNK à La Rayonne
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Ce soir, c’est Punk Rock à la Rayonne ! Pas moins de 3 groupes, tous signés par le label français indépendant Kicking Records, vont se succédés sur scène : SUPERMUNK, POESIE ZERO et the last but not least, LES SHERIFF ! Comme je finis le boulot un peu tard, je pars un peu à la bourre et bien évidemment, et comme toujours dans ces cas-là, c’est le bordel sur la route. Un accident bloque la circulation et c’est donc à 19:30 tapantes, heure du premier groupe, que j’arrive devant la salle.

LES SHERIFF, POESIE ZERO et SUPERMUNK à La Rayonne
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SUPERMUNK à La Rayonne

Pour un concert complet, l’orga a bien géré les entrées et il n’y a plus personne qui attend devant la porte. Je rentre donc assez vite dans la salle. SUPERMUNK a déjà commencé à jouer et d’entrée de jeu, c’est très bien. C’est même carrément chouette pour une première partie ! C’est un trio qui fait du Punk Rock style 90 avec un chant en anglais. Ca fait un peu style californien – un peu à la BURNING HEADS s’il fallait donner une étiquette. Leur dernier album en date, « All You Need is Air », est paru en 2022.

Le chanteur nous annonce la couleur : « On est le seul groupe de ce soir qui chante en anglais mais, comme on est cool, on va vous parler en français. ». Le public est mort de rire à la blague, sachant qu’ils sont ardéchois !

Le bassiste est italien et sur une intro, il nous fait une chanson en italien mais n’étant pas connaisseur (moi, sorti de « Bella Ciao »…), je n’ai bien évidement pas reconnu la chanson. Une chose est sûre, c’est que les SUPERMUNK mettent bien l’ambiance ! On a droit à un set plein de joie et de bonne humeur. Après une bonne cinquantaine de minutes, le groupe finit avec le titre « Hoo, Hoo, Hoo ! ». Sympa.  

Pause bière. J’en profite pour faire un tour sur le balcon qui ce soir est accessible vu que la salle est pleine. La pause est courte et je redescends fissa pour le groupe suivant !  

LES SHERIFF, POESIE ZERO et SUPERMUNK à La Rayonne
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POESIE ZERO à La Rayonne

POESIE ZERO, ça porte bien son nom ! On attaque par « Nous, on est punk ». Ils ne s’embarrassent pas de fioritures et annoncent la couleur direct : ils sont punks et ils sont très engagés. J’adore leur « On s’en fout, on est punk ! ». Ca commence bien. A l’arrivée, ils se sont mis en héros de dessins animés. Avec la crête verte, c’est rigolo. Ils ont tous mis des masques mais après ils l’ont enlevé. Le chanteur va lui, en changer tout le long du set et on aura même une chanson sur les rats pendant laquelle il arborera un masque de Ratatouille. Bref, c’est du punk et ils ne se prennent pas la tête.

On a une chanson sur « l’anarchie » au cri de « On fait ce qu’on veut ! ». Ils vont aussi nous faire une chanson contre les flics (d’ailleurs, il y a deux policiers  gonflables de 2m50 de haut sur les côtés de la scène) et une sur les drogues.

POESIE ZERO, c’est un trio composé de deux chanteurs, d’un guitariste et… d’une boite à rythme. Il y a des passages électro, des mélanges, c’est hyper space. A un moment, je me suis carrément cru en boîte de nuit. Ce soir, c’est boom party ! Tu mets ça en fin de soirée au Hellfest, plus personne ne va se coucher ! Bref, ça déménage. On comprend bien les paroles même s’ils hurlent tout ce qu’ils ont. Aucun doute que ce groupe-là n’a aucune chance d’être capable de refaire un show le lendemain tellement ils balancent tout. C’est brut, c’est bourré d’énergie, c’est du punk engagé qui part dans tous les sens. En gros, tu te débranches le cerveau et c’est parti, tu t’éclates pendant une heure sur des chansons dégantées !

Alors, c’est clair que ce n’est pas mon truc mais j’ai été impressionné. Devant la scène, il y a plein de jeunes qui se mélangent bien avec les plus anciens. Ce mélange de générations fait qu’on comprend pourquoi c’est plein.

A la fin, ils nous font une reprise de « L’hymne de nos campagnes » de TRYO en version « La Oï de nos campagnes » sur-vitaminée et à bloc. Dans la salle, ça chante, ça pogote, ça s’éclate.

LES SHERIFF, POESIE ZERO et SUPERMUNK à La Rayonne
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LES SHERIFF à La Rayonne

Après une petite pause un peu plus longue que la précédente, c’est l’heure pour LES SHERIFF de monter sur scène. Aïe, aïe, aïe, aïe !!!! Eux aussi annoncent la couleur d’entrée : « On est LES SHERIFF, on vient de Montpellier, on fait du Rock ‘n’ Roll !! ». Olivier, le chanteur attaque avec la première chanson « Sortez les Bulldozer ». On l’a vu plus en forme mais c’était juste la première vitesse, le temps de se chauffer la voix, parce qu’après c’est nickel. Avec LES SHERIFF, c’est tout à fond, ils sont aux taquets !

Pour la petite histoire, LES SHERIFF est un groupe des années 80/90 qui a investi en force la scène indépendante française. Même s’ils marchaient très bien, ils ont arrêté pendant quelques années. Ils se sont reformé en 2020 pour ce qui devait être une tournée one shot pour faire plaisir à leurs fans mais ils ont pris tellement de plaisir qu’ils ont repris goût au truc. Finalement, ils ont même ressorti un album. Là, on est sur la tournée du 40e anniversaire du groupe. Anniversaire qui avait lieu l’an dernier. Ca a tellement bien marché qu’ils prolongent d’une année. Et bien leur en prend puisque partout où ils passent, ils remplissent. Pour ma part, j’ai bien dû les voir une dizaine de fois.

Et là, ce soir, d’entrée de jeu, ils retournent la salle. Les jeunes, les anciens, tout le monde pogote. Comme quoi malgré tout ce que le public a dépensé comme énergie avec le set précédent, il en restait encore pas mal ! Et faire bouger un public qui a déjà autant donné, ce n’est pas donné à tout le monde, foi de Lolo !

Pendant la première partie du set, ils nous balancent des anciens titres comme « Panique à Daytona Beach », « A coup de batte de base-ball », « Bon à rien ». C’est le bordel dans la foule. Beaucoup de slam. C’est du Punk Rock à l’ancienne, pas de temps d’arrêt. Même sur le titre « A Montpellier » qui est quand même plus calme, ça bouge. Le public connaît les paroles par cœur et le fait savoir ! En plus, le chant est clair et on comprend bien les paroles.

Pour la seconde partie du set, ils nous jouent des chansons des nouveaux albums. Ca passe crème avec les anciens (« Loin du chaos », « Montpellier »). Les SHERIFF ont un public large et encore une foi bien mélangé, avec les âges d’abord et avec les styles ensuite. J’aperçois pas mal de copains metalleux qui sont venus.

LES SHERIFF, POESIE ZERO et SUPERMUNK à La Rayonne
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LES SHERIFF à La Rayonne

Mais je ne vous ai pas présenté le groupe ! Sur scène, il y a Olivier au chant. Ce mec sur scène c’est une boule de feu alors que pour l’avoir rencontré par ailleurs, c’est plutôt quelqu’un de réservé. Avec lui, il y a deux guitaristes, Pat le plus ancien dans le groupe et Ricci le nouveau, Manu le bassiste qui est peu plus âgé que les autres et Lulu dit « le Cévenol » à la batterie. Ce dernier est le 3e batteur du groupe qu’il a intégré en 98. Quoiqu’il en soit, ils sont tous à fond et comblent bien l’espace avec un bon jeu de scène.

Pour la partie textes, beaucoup de chansons d’Olivier parlent de moments de sa vie. Ce n’est pas engagé mais cela parle de la vie en général, et sur sa vie et ses sentiments en particulier. Dans « Pile ou Face », ils parlent de ses origines espagnoles. On sent le feu.

Le public est vraiment sympa, il y a une grosse communion avec le groupe et c’est bien festif. Un gars a même perdu sa chaussure dans la fosse et tout le monde s’y est mis pour la retrouver. Bref, les gens sont heureux !

Le temps file à toute vitesse. LES SHERIFF nous font deux rappels. Ils balancent des anciens titres, des standards comme « Mayonnaise à gogo » ou « Jouer avec le feu ». Comme l’heure tourne, ils devraient arrêter, surtout que l’ingé son leur fait des signes mais ils continuent quand même. Ils jouent « Arrête d’aboyer » et sur l’intro, Olivier nous explique qu’au départ c’était une chanson qu’il voulait écrire sur son chat et que finalement il a fait une chanson… sur les chiens. Ils finissent avec « La saga des SHERIFF ».

J’ai passé pour ma part un super concert et vu le feu que LES SHERIFF ont mis ce soir, une chose est certaine, c’est que le public lyonnais les attend de pied ferme pour une prochaine date !

Pour bien clôturer la fin de soirée, je me rends sur le stand merch’ et je suis content parce que les prix sont corrects. Allez tiens, je me fais même un petit plaisir en m’offrant un bouquin qui retrace toute l’histoire des SHERIFF. C’est qui le boss ?!

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FORTUNE CHILD au Brin de Zinc

FORTUNE CHILD au Brin de Zinc
Crédits photos : Bérénice FLECHARD
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Ce soir, c’est une fois de plus au Brin de Zinc, haut lieu de la musique underground en Savoie, que je me rends. Cette fois-ci, on est dans un registre un peu différent car les FORTUNE CHILD s’inspirent fortement des sonorités revival du Hard Rock des 70 et, cherry on the cake, c’est la toute première fois que le groupe passe en France et même en Europe. Quelle chance !

Quand j’arrive, mon binôme (Bérénice) est déjà sur place et je constate que la date est loin de faire le plein mais on est dimanche et la semaine a été rude avec pas mal de concerts sur le secteur. C’est peut-être là que ça c’est joué.

Pour vous situer les FORTUNE CHILD, c’est un groupe américain originaire de Jacksonville en Floride. Il est relativement jeune puisqu’il s’est formé en 2021. Toutefois, il est à noter que leur premier album « Close tout sun » (2022) a quand même été produit par Kevin ELSON (JOURNEY, MR. BIG, LYNYRD SKYNYRD) et Jeff CARLISI (38 Special). Ce premier essai a, il faut le dire, remporter l’adhésion de bien des critiques.    

FORTUNE CHILD au Brin de Zinc
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FORTUNE CHILD au Brin de Zinc – Crédits photos : Bérénice FLECHARD

Ce soir, il n’y a pas de première partie et il est 20h quand les FORTUNE CHILD montent sur scène.

Le premier morceau « Saints & Sin » sonne prog’ au niveau du son de gratte (il n’y a pas de synthé). On passe ensuite aux sonorités blues puis à des sons bien axés années 70. Il arrive même que, parfois, on soit à la limite du stoner.

Sur scène, ils sont désormais en formation trio puisque la batteuse, Melany JOE ne fait plus partie du groupe. C’est donc désormais Christian POWERS qui assure le chant et la batterie. Il est connu pour être le « nouveau » batteur des ALL THEM WITCHES, groupe que j’ai eu l’opportunité de voir au Hellfest il y a quelques années. Il est assisté de Buddy CRUMP à la guitare et de Jon WARD à la basse.

FORTUNE CHILD au Brin de Zinc
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FORTUNE CHILD au Brin de Zinc – Crédits photos : Bérénice FLECHARD

Leur set regorge de bonnes vibrations bien old school. Leur Hard Rock est vibrant et vivant. Le problème pour moi est le niveau sonore trop élevé. Ca joue très fort et ça nous débouche clairement bien les oreilles. Je crois que le sondier du groupe s’est fait avoir ! Ca faisait quand même pas mal de temps que je n’avais pas été obligé de mettre mes bouchons d’oreilles, moi ! En tout cas, ça joue costaud.   

Malgré le peu d’affluence, le groupe semble content d’être là.

Ce soir, je constate que la machine à fogg est restée dans son coin. C’est cool. Je ne suis perso pas un grand fan de ce truc. Du coup, les lumières sont bien.

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FORTUNE CHILD au Brin de Zinc – Crédits photos : Bérénice FLECHARD

J’avais constaté en me plaçant devant la scène qu’il n’y avait pas de setlist au sol. Et effectivement, ils n’en ont pas besoin. Christian nous annonce les titres au micro et le groupe déroule morceau sur morceau, sans temps mort. J’aurais aimé qu’il y ait un peu plus d’interactions, ne serait-ce que pour reposer nos oreilles !

La voix de Christian POWERS est chaleureuse et vibrante d’émotion. Elle est en parfaite adéquation avec la musique. Chose étonnante, je constate que quel que soit le niveau sonore, elle garde sa musicalité. J’aime bien.

Buddy CRUMP, quant à lui, fait preuve d’une incroyable dextérité et il accompagne le set de riffs acérés. C’est net et c’est, en plus, parfaitement articulé. Jon WARD, le bassiste, nous gratifie de ses pulsations puissantes. Une vraie avalanche d’intensité. Les titres que le groupe nous déroule ne sont certes pas au summum de l’originalité mais ils sont bien faits, bien construits avec de fortes influences LED ZEP, BLACK CROWES, HENDRIX. Ils ne se sont cependant pas noyés dans ces influences mais s’en sont servis pour nous offrir quelque chose de neuf. Ca sonne frais.  

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FORTUNE CHILD au Brin de Zinc – Crédits photos : Bérénice FLECHARD

Dès le 6e morceau, on a droit à un cover et c’est « Red House » de Jimi HENDRIX qui ouvre le bal. S’ensuivent « Shake », « All I Wanna Know ». Pour « Don’t Shoot me Down », un morceau de Hard Rock groovy à souhait, on a droit à un solo de guitare des plus intéressants. Les FORTUNE CHILD semblent vivre et respirer chaque note de leur musique. Ils nous martèlent sans répit avec leurs titres puissants et dynamiques.

Après « Anyway », c’est le tour du second cover de la soirée : « Sunhine of your Love » de CREAM qu’ils nous interprètent en mode Clapton. Ce n’est pas un morceau que j’ai souvent entendu en reprise, ça ! Je pensais qu’au fur et à mesure du concert le son s’arrangerait mais c’est toujours aussi fort. J’en viens même à moins apprécier la musique.

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Une petite heure et demie après le début du set et un rappel avec le « Fire » de HENDRIX, le groupe quitte la scène, non sans nous avoir annoncé leur intention de revenir ici, au Brin de Zinc.

Ils viennent ensuite dédicacer à leur stand merch’. J’apprends qu’ils seront à Nantes demain et ensuite à Anglet. Je ne peux que leur souhaiter bonne route !

Voilà, c’est ainsi que je finis mon année de live reports parce que là, il va me falloir un peu de temps pour me remettre les oreilles en place. Mais non, je ne suis pas vieux, je suis vintage, je vous dis !

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THE DAMNED à l’Elysée Montmartre

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THE DAMNED à l’Elysée Montmartre

Coincé par malchance dans les méandres de l’organisation Live Nation, je n’ai finalement pas le temps de voir le set de RUN RONIE RUN, le groupe qui ouvrait la soirée à l’Elysée Montmartre. Le show débutait pourtant à 19h30 et j’étais largement en avance ! En attendant d’accéder à mon accréditation, je dois du coup me contenter de voir défiler une partie du public. Ce même public oscille entre vieux punks sur le retour, nostalgiques rangés, quelques isolés ainsi que quelques jeunes accompagnant leurs parents (curieux probablement de découvrir leur musique). En voilà tout un patchwork !

Après le concert des DEAD DAISIES, il y a trois semaines, c’est la deuxième fois que je me rends dans cette salle mythique inaugurée en 1807. Elle se situe, comme son nom l’indique, au cœur du quartier Montmartre et elle est désormais dans sa nouvelle configuration. Pour rappel, la salle avait été fermée plus de cinq ans, suite à un incendie qui avait ravagé le lieu.

THE DAMNED à l’Elysée Montmartre
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THE DAMNED à l’Elysée Montmartre

J’attends sagement sur le côté droit du pit quand, via ce passage, je vois arriver Dave VANIAN, le chanteur, suivi de Paul GRAY, le bassiste, CAPTAIN SENSIBLE, le guitariste et enfin GALE DU RAT, le batteur. Ca fait drôle de les voir les cheveux bien grisonnants et même blancs ! Il faut dire qu’ils ont dépassé les 65 ans et que CAPTAIN SENSIBLE a fêté ses 70 printemps cette année. Avec son béret rouge, il est si reconnaissable !

Ca y est, la sécurité nous laisse accéder au pit et nous prenons nos marques. J’ai le temps de regarder le public agglutiné contre les barrières ; je confirme, ce sont des vétérans du rock ! Dix ou quinze minutes d’attente et à 21heures tapantes, Laurence BURROW est le premier à monter sur scène et à rejoindre ses claviers. Ouah, le rock ne conserve pas toujours ! Dire qu’il a le même âge que moi…  Paul GRAY enfile sa basse et CAPTAIN SENSIBLE, sa guitare. Pour l’anecdote, CAPTAIN était à l’origine le bassiste du groupe et il a délaissé l’instrument pour prendre la place du guitariste.

THE DAMNED à l’Elysée Montmartre
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THE DAMNED à l’Elysée Montmartre

On démarre sur les chapeaux de roue avec « Love Song » suivi de « Machine Gun Etiquette », tiré de l’album du même nom. Le groupe va jouer le plus de titres de cet album (sept en tout) avec « Plan 9 Channel 7 », « I just can’t be Happy Today », « Noise Noise Noise ». Nos Anglais sont contents d’être là et ils le font savoir dans un accent à couper au couteau. Quand on aime, on ne compte pas et c’est avec « Wait for the Blackout », « Lively Arts », « The history of the world (part 1) » que le groupe explore leur Black Album. Des morceaux courts mais des refrains tellement accrocheurs ! Les anciens dans le public, entament un espèce de pogo communicatif.

Nos Anglais ont quelque peu contourné leur dernier opus, « Darkadelic », pourtant d’une fougueuse jeunesse en nous jouant seulement les jouissifs « Beware of the Clown » et « The Invisible Man ». Dommage car cet album mériterait d’être mieux représenté ce soir pour sa promotion !

Les Anglais préfèrent assurer avec des classiques comme  « Neat Neat Neat », tiré de « Damned Damned Damned » (76). Mais un pareil titre, avec sa ligne de basse en intro et son refrain accrocheur, ne peut vous laisser indifférent ! Il fait même carrément taper du pied !

S’ensuit des premières notes aux synthés qui me font revenir dans mes jeunes années puisque je reconnais « Eloïse » dont l’original, chanté par Barry RYAN, date de 69 ! Mention très bien tout comme la version du groupe FAR CORPORATION, collectif où ce titre était chanté par Robin Mc AULEY (ex-GRAND PRIX et futur McAULEY/SCHENKER GROUP).

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THE DAMNED à l’Elysée Montmartre

Après 1h15, le groupe quitte déjà la scène de concert pour mieux revenir nous donner un premier rappel avec « Curtain Call » puis avec une intro à la batterie, on entre encore dans un hymne dédié au Punk Rock avec le jubilatoire « New Rose ». Le public est conquis et le fait savoir. Si les DAMNED reviennent, c’est pour mieux nous asséner ce qu’ils savent le mieux faire : du bon rock ‘n’ roll comme les STOOGES ou le MC5, leurs grosses influences.

« Smash it up » (part 1 et part 2) en 2ème rappel, finit par nous convaincre qu’ils ont encore de l’énergie à donner ! Eux qui ont vu le jour en 76 avec les CLASH et les BUZZCOCKS, ont encore leur place en 2024, tout comme les autres survivants. Je ne suis pas sûr que les SEX PISTOLS  l’aient encore !

01h35 de concert au final, c’est un peu court. J’aurais aimé qu’ils jouent quelques morceaux de ce que je considère comme leur petit chef d’œuvre (mais ça ne tient qu’à moi), l’album « Phantasmagoria » (85). Tiens à ce sujet, il serait bon que la maison de disque réédite cet album…

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