Tagged: ROCK FRANCAIS

bijou 1
BIJOU

Vu que l’an dernier j’avais pris une grosse baffe avec la programmation musicale du rassemblement des Bress’Poulos (58 SHOTS et DEBORAH BONHAM !), je surveillais étroitement leur programmation. 

Et, heu lorsque le premier nom est tombé, j’ai été un peu perplexe : BIJOU. Je dois l’avouer, je n’étais pas un grand fan de ce groupe à l’époque mais je me suis dit : « S’il y a BIJOU à 20h30, le groupe d’après devrait être encore plus gros » (heu pour les jeunes, BIJOU dans les 80’s c’était côté. Bon, très rock !!).

Et d’un seul coup, le nom de la tête d’affiche tombe : WILLCOX. WILLCOX… WILLCOX ? Voyage dans le temps. Oui, je vois un vinyl noir, un vinyl rouge. Groupe de hard-rock, rock sudiste des frères WILLCOX. Je vérifie donc et c’est bien du même groupe qu il s’agit.

Et donc, je suis aux taquets !

bijou 2
BIJOU

Le jour J, let’s go on the road, direction Louhans. Bon bien-sûr, j’arrive… en avance ! Eh oui. Sur place, il y a des stands sympas de fringues et aussi de disques !! J’avoue, je suis démasqué.

Même pas le temps de faire le tour complet du site que c’est parti pour BIJOU. Ils débarquent sur scène en mode trio, basse, batterie et bien-sûr guitare. Et forcément, on va avoir droit à leurs classiques (heu… pour ceux qui connaissent bien-sûr !!). Moi, je vais apprendre deux trois trucs comme le fait si bien, par exemple que GAINSBOURG leur a écrit un morceau, de même que DIDIER WAMPAS – mais plus tard évidement !

C’est très rock ‘n’ roll festif tout ça. Bien fait, avec une grande envie mais bon pas forcément mon truc… Même si je reconnais quelques morceaux comme « La fille du Père Noël ». Heu, oui je sais que ce n’est pas d’eux ! C’est du DUTRONC mais j’aime bien leur version entrecoupée du « Gloria » des THEM. On a droit bien-sûr à leur fameux « Rock à la radio ». Et là, c’est d’eux, na !

bijou 3
BIJOU

Au final, un concert sympa qui donne la pêche exécuté par des musiciens qui l’ont bien. Qui l’ont bien quoi ? La pêche, bananes ! Bon, j’arrête sinon ça va faire salade de fruits…

Là, je suis un peu perturbé car c’est le moment dégradant du striptease ! D’une fille !! Bouh, sale ! Mais bon, je ne peux pas partir, je suis coincé par la foule ! Trop dure ma vie, lol !! Heu, c’est quand même vrai que d’un seul coup, il y a vraiment beaucoup de monde devant la scène !!

willcox 1
WILLCOX

Allez, mon supplice est terminé. Aïe, d’accord j’en fais trop ! Et c’est au tour de WILLCOX de monter sur scène !!! Hi-yaaa ! Et c’est parti comme BIJOU en formule trio avec le bassiste qui chante (c’est le seul membre d’origine) mais bon le parallèle s’arrête là. Eux, c’est à coups de rock-blues boogie dont ils nous abreuvent les esgourdes ! Et forcément, ça me parle beaucoup plus !

On va avoir droit à des morceaux de leur petit dernier avec de bonnes influences sudistes. Oui, je sais, je ne suis pas objectif mais moi, je suis aux anges. J’aime la voix, les morceaux et…. Hey, c’est quoi ce truc ?!! Ils arrêtent après une dizaine de morceaux ! Pas cool, ça ! Ah non, vraiment pas glop !

Ouf, le speaker nous dit qu’ils reviendront après. Bonne nouvelle ! La moins glop, c’est que le show a été coupé pour faire passer un striptease.. Non, pas un comme tout à l’heure. Là, c’est un mec qui s’y colle. Et ? C’est vraiment dingue, le devant de la scène est pris d’assaut par les filles !!! Et je ne vous dis pas qu’à côté d’elles, nous les garçons, nous sommes des enfants de choeur !

Bon, je me désintéresse de la chose et je vais mettre mes oreilles à l’abris car là, les décibels féminins vont être très élevés ! J’en profite pour retourner faire un tour au stand de disquex. Même pas de bol, il est fermé !! Snirff, pas de chance !!! Bon, le mecs fini à poil et les filles sont heureuses.

willcox 3
WILLCOX

Les organisateurs enlèvent les plots et c’est reparti. Yes, WILLCOX is back again !… Bon, WILLCOX is back mais pour seulement quatre morceaux… Dont deux covers de HENDRIX. Je me sens un peu eu, moi ! L’avantage, c’est que c’est cool et bien fait.

Je suis trop heureux de les avoir vus en live et en plus, je vais pouvoir papoter avec le bassiste chanteur, SAM WILLCOX. Je lui demande s’il a des CD à vendre (ben quoi, je suis un peu brimé par le stand de disques fermé, non mais !) et il me dit de le suivre. Et là, il me tend un DVD et me dit que c’est cadeau ! Heu, c’est bien mais je voulais lui acheter son CD, moi ! Du coup, il me le donne aussi en me disant que ce soir, il ne vend rien ! Pas la tête, STEVE*74, je ne pouvais quand même pas lui en demander deux !  Trop cool ! On papote un peu et je décide de ne pas l’ennuyer plus. On se met d’accord sur le fait de faire une interview à un autre moment. Là, je profite juste du moment. De toute façon, il est méga tard, les stands sont tous fermés et le bar ferme lui-aussi. Quant à moi, j’ai un album qui va bien pour la route !!!

A noter pour 2017 : surveiller encore la prog’ du rassemblement des Bress’Poulos !!!!

willcox 2
WILLCOX

Incoming search terms:

  • 1 rassemblement bress\Poulos

no one is innocent 3
NO ONE IS INNOCENT @ W.T.R.*

C’est très facile à notre époque de passer carrément à côté d’un groupe. Il suffit d’écouter un ou deux morceaux dudit groupe d’une oreille distraite, de se baser sur les avis des copains qui les ont vu en première partie d’AC/DC l’an dernier et bien-sûr de ne pas renouveler l’expérience…

C’est exactement ce qui m’est arrivé avec NO ONE IS INNOCENT.

Je les avais un peu rapidement rangé dans la catégorie rock moderne énervé et je ne m’y étais pas intéressé plus que ça… Jusqu’au moment où j’ai entendu un titre « Charlie ». Je suis allé voir la vidéo et je me suis dis que j’avais peut-être eu un jugement hâtif sur ce groupe et que dès que j’aurai la possibilité, j’irai les voir en live.

no one is innocent 8
NO ONE IS INNOCENT @ W.T.R.*
no one is innocent 2
NO ONE IS INNOCENT @ W.T.R.*

Donc quand ma chérie m’a proposé de traverser la France pour aller se faire un festival pas du tout rock métal et que j’ai vu qu’au milieu d’artistes divers et variés il y a avait NO ONE IS INNOCENT, j’ai eu le beau rôle de jouer le gentil. De toute façon, mon médecin m’a interdit les sports à risque et contrarier ma femme en est un !

Bon, on va passer sur les péripéties des douze heures de car, des conditions épiques du camping au milieu d’une bande de d’jeuns venus là pour se lâcher – heureusement que ma tente est solide ! Je vais vous épargner aussi un report sur LA GRANDE SOPHIE, MICKEY 3D et divers groupes de rasta rocket, de rap (oui, oui !) ou d’electro pour arriver directement au dimanche matin, juste à l’heure où d’autres terminent l’apéro, c’est à dire 12h45 sous un beau soleil avec des festivaliers pas trop bien réveillés.

Le moment de vérité est arrivé, NO ONE IS INNOCENT est là devant moi sur une putain d’énorme scène.

no one is innocent 7
NO ONE IS INNOCENT @ W.T.R.*
no one is innocent 5
NO ONE IS INNOCENT @ W.T.R.*

Et ouah, d’entrée de jeu, ça déménage ! On a un mélange de TRUST pour les paroles engagées et de rock, rock-métal pour la musique. On a un chanteur carrément possédé et des musiciens aux taquets. Je ne sais pas si c’est en plus le fait de jouer pour un fest forcément engagé mais le choix de la setlist et les paroles font que ça résonne forcément différemment.

Dans le public, ça commence à bouger sérieux. En plus KEMAR, le chanteur communique vraiment avec eux et sait comment les faire réagir.

Moi perso, je découvre certains de leurs morceaux et c’est vrai que ça sonne vraiment fort. J’ai la chance de les découvrir en live et de pouvoir bien écouter les paroles et c’est vrai que le côté engagé à la TRUST est très présent.

En plus, leurs riffs sont vraiment prenants. Ca sonne franchement plus hard que ne l’aurait pensé. Et bien qu’ils n’ont pas l’habitude de faire des concerts avant même l’heure du thé, ils ne font pas semblant.

no one is innocent 10
NO ONE IS INNOCENT @ W.T.R.*
no one is innocent 4
NO ONE IS INNOCENT @ W.T.R.*

On arrive au moment que j’attendais, c’est-à-dire le titre « Charlie » en hommage à Charlie Hebdo et là j’ai des frissons qui me parcourent le corps. Déjà que le morceau est très puissant mais en live et dans le cadre de ce festival, ça prend une autre dimension.

Le son est terrible. Les lumières plus le soleil donnent un effet irréel. Je ne regrette vraiment pas d’être venu, moi !

Tiens ils nous disent qu’ils veulent vraiment que le public participe et que comme ils ne font pas dans le concert reggae, ils ne vont pas nous faire chanter mais nous demandent de monter sur scène ! En gros ça donne  » gros bordeeeeeel » !!!

Les gens escaladent les barrières aidés par la sécu et c’est avec des centaines de personnes qu’ils vont nous interpréter le dernier morceau. Le chanteur se laisse porté par le public. Alors ouais, c’est bordélique mais génial !

no one is innocent 9
NO ONE IS INNOCENT @ W.T.R.*
no one is innocent 6
NO ONE IS INNOCENT @ W.T.R.*

La joie réelle des musicos est vraiment énorme. Ouah ! C’est vraiment une énorme révélation pour moi !

Alors est-ce que je suis vraiment tombé sur un moment particulier lors d’un concert particulier ? Mais en tout cas, ce qui est sûr c’est que je retournerai les voir dès que possible.

Et puis, grâce à eux, j’ai pu apprécier au moins un concert à ce festival ! Aïe ! Bon d’accord j’avoue, je me suis bien éclaté pendant ces deux jours et en plus j’ai soutenu la bonne cause en mangeant tous les trucs trop bons que j’ai trouvé sur des stands régionaux et des Doms-Toms ! En plus, le combat social en mangeant du crabe des neiges de Saint-Pierre et Miquelon ou des beignets de Bruccio corses, moi j’en redemande !!!

A dans deux ans les copains… en espérant que la part rock soit un peu plus importante !

no one is innocent 11
NO ONE IS INNOCENT @ W.T.R.*
no one is innocent 1
NO ONE IS INNOCENT @ W.T.R.*

JACK BON SLIM COMBO 1
JACK BON SLIM COMBO

Report de Steve *74

Ce soir, direction La Roche-sur-Foron pour un concert à la foire. Oui, celle où vous pouvez acheter le même jour un motoculteur, un canapé, un spa ou du fois gras du sud-ouest ! Le festival Guitares en Scène délocalise sa programmation pour une soirée spéciale avec le JACK BON SLIM COMBO comme invité.

Une bonne fée s’est penchée sur moi aujourd’hui car j’arrive à trouver de la place en moins de dix minutes, un exploit en soi. La chance me poursuit car à l’entrée, je rencontre le régisseur de Guitares en Scène et je n’ai plus qu’à le suivre pour arriver au lieu du concert. J’évite ainsi de galérer dans les différents halls à la recherche de la scène.

L’avantage d’une foire, c’est qu’aucun spectateur ce soir ne mourra de déshydratation car il y a des buvettes en nombre autour de nous ou pour ceux qui le désirent des stands de dégustations d’alcool en tous genres sont disséminés un peu partout !

JACK BON SLIM COMBO 2
JACK BON SLIM COMBO

Avant de débuter, un petit brin d’histoire s’impose pour ceux qui ne connaissent pas forcément JACK BON. Il fut, entre 1976 et 1981, le guitariste chanteur de GANAFOUL, groupe majeur pour moi et qui a bercé ma jeunesse au son de son hard-boogie rock dévastateur. Originaires de Givors, proche banlieue lyonnaise, ils sont considérés comme un groupe majeur de l’époque. Au summum de leur gloire, ils ont assuré la première partie d’ AC/DC à Aix-les-Bains en 1979. Oui, celui du temps de BON SCOTT, avec un concert mémorable pour tous les spectateurs présents ce jour là. Vous l’avez compris, GANAFOUL faisait partie de mes groupes fétiches à l’époque.

Séparés en 1981, la formation se reforme de façon ponctuelle dans les années 90 avant de disparaître des écrans radars définitivement. Alors trente-cinq ans après – oui, cela ne me rajeunit pas ! – avoir l’opportunité de réécouter sur scène JACK BON, cela ne se refuse surtout pas. C’est inespéré !!

Comme à la grande époque, c’est un power trio qui arrive. JACK tenant encore et toujours la guitare et le chant, LAURENT FALSO assure la batterie et CHRISTIAN MICHEL la basse. Les deux musiciens faisant aussi les chœurs.

JACK BON SLIM COMBO 8
JACK BON SLIM COMBO

Avec les années les gens s’assagissent et JACK n’échappe pas à la règle. Avec sa guitare sèche électrifiée, il nous distille un blues calme et apaisant… Il faut préciser que « Colors of blues », le dernier album du sieur sorti en 2015 est un CD de reprises blues jouées en acoustique. Mais heureusement pour moi, il n’y a pas que de la guitare sèche, la rythmique donnant une couleur un peu plus rentre-dedans à l’ensemble !

D’ailleurs, après quelques morceaux, JACK délaisse l’acoustique pour jouer en mode slide et là nous revenons vers des terrains de jeux aux sonorités plus habituelles pour moi et une partie du public qui commence à bouger un peu plus.

Plus la nuit tombe, plus l’intensité monte sur scène. JACK BON a maintenant empoigné une bonne vieille Gretsch et dorénavant il fait parler la poudre. Nous restons toujours dans le blues mais le côté rock a gagné du terrain. il est même mis en avant.

Le public plus nombreux qu’au début du show, approuve le changement de ton des musiciens. Le blues boogie de certains titres fait danser quelques spectateurs et taper du pied les autres.

Le répertoire tout au long de la soirée est fait de compos originales et de reprises d’EDDIE COCHRANE ou de BOB DYLAN pour n’en citer que deux.

Son but est aussi de transmettre son amour du blues aux auditeurs et l’on sent que notre homme a toujours la flamme et que sous ses doigts agiles les notes ne demandent qu’à exploser aux oreilles des spectateurs.

JACK BON SLIM COMBO 3
JACK BON SLIM COMBO

Et puis arrive le dernier morceau, celui que j’espérai depuis le début, celui que je n’ai pas écouté sur scène depuis tant d’années, j’ai nommé « Saturday night », un des morceaux phares de GANAFOUL à l’époque. Je regarde autour de moi et m’aperçois que tout ceux de mon âge ont le sourire aux lèvres et éprouvent à priori, le même plaisir que moi à écouter ce monument du hard français.

Avec le recul, on peut légitimement regretter que GANAFOUL se soit arrêté si vite. Ils avaient un potentiel énorme et auraient du concurrencer un peu plus longtemps les TRUST ou OCEAN à l’époque.

Je sais que les rééditions Cd des trois premiers albums ne sont pas facile à trouver, mais faites l’effort de les chercher, vous ne serez pas déçu.

Après avoir serré la main de Jack, c’est l’heure de rentrer à la maison avec le sentiment d’avoir passé une bonne soirée. De la joie mais aussi une petite pointe de nostalgie occupent mon esprit.

Vivement le prochain concert !

JACK BON SLIM COMBO 4
JACK BON SLIM COMBO

Bon ce soir c’est une destination inédite pour les concerts. C’est à Givors, entre Lyon et Saint-Etienne, et au Moulin de Madiba que se dérouleront les festivités. Même pas galère pour trouver la salle… ni même pour me garer ! En plus, comme je suis à l’heure, j’ai le temps de dire bonjour aux nombreux copains qui on fait le déplacement. 

Voilà une soirée qui commence sous de bons hospices !

D-CAD
D-CAD

Et c’est déjà l’heure pour le premier groupe de monter sur scène. D-CAD est un groupe qui m’est carrément inconnu.

Au tout premier abord, je me demande pourquoi ils sont sur l’affiche ce soirPas que ce soit mauvais, mais je ne m’attendais pas à ça. Le trio officie dans du rock français et du coup, j’avoue que je sors vite pour aller au bar. Peut-être trop vite même car plusieurs personnes viennent me dire que c’est vraiment bien et qu’elles aiment ! Que ce n’est effectivement pas du hard-rock mais que c’est vachement bien.

Du coup, je rejoue. J’y retourne. Et là, je me focalise sur les paroles et la musique.

Et qu’est ce que j’ai bien fait de revenir ! C’est vraiment bien fait et en plus les paroles sont carrément bien ! Dans le style rock français, ça le fait et ça joue vraiment. Les D-CAD ont une présence en live qui fait que ça fonctionne et le public ne s’y trompe pas. Bref, un bon moment inattendu mais que je ne regrette pas.

ALIEN ENCOUNTERS 1
ALIEN ENCOUNTERS

Bon, une petite pause avant qu’ALIEN ENCOUNTERS ne monte sur scène. Vu que je ne les ai encore jamais vus et que du coup ils sont une des raisons pour lesquelles je suis là ce soir, je me mets devant la scène.  

Et je vais avoir bien raison car ALIEN ENCOUNTERS joue carrément un de mes style de prédilection, du hard-rock mélodique influencé RAINBOW, DEEP PURPLE.

Et non seulement c’est bien fait, mais la voix est belle, les morceaux sont vraiment bons et les musicos ont une bonne prestance scénique.

Bref, c’est réussi ! Depuis le temps que je voulais les voir en live, je ne suis vraiment pas déçu !  Tout ce qu’il faut pour passez un bon moment.

Allez, un petit cover de DEEP PUPLE et puis voilà, c’est fini. Sniff !!

Heu bon c’est malin mais maintenant il faut que je retrouve ma femme car je ne sais pas pourquoi, mais comme par magie, dès le début, Oups, disparition !! Mais moi, je connais le secret du tour de ré-apparition : direction le bar !!

BACKROADS 2
BACKROADS

Allez, on finit la soirée avec les copains de BACKROADS. Les mêmes BACKROADS que je n’ai pas pu voir hier lors de leur concert avec MESSALINE aux Arts dans l’R à cause du concert de NASHVILLE PUSSY qui passait à Mâcon… Et puis surtout à cause du fait que je n’ai pas encore acquis le pouvoir de me dédoubler, lol !!

Bon enfin je suis là et je suis prêt à prendre ma dose de hard-blues.

Et je vais être gâté car bien qu’ils n’aient pas beaucoup dormi, ils nous offrent un set fidèle à leur habitude en nous donnant tout. Bien sûr, la setlist est comme d’hab’ constituée de morceaux de leur album et de quelques covers… Mais des covers à la sauce BACKROADS, of course !!!  Une fois de plus, j’adore leur version de « Rock’n’roll » de LED ZEP. 

Bref, BACKROADS, ce n’est que du bonheur !

BACKROADS 4
BACKROADS

Mais il se fait tard et comme la fatigue me rattrape et que j’ai un peu de route, je ne prends même pas le temps de papoter encore avec les copains. Donc « On the road again » !!!

Un grand merci aux orga pour cette soirée et pour la découverte de cette salle qui, je l’espère continuera à nous servir de terrain de jeux !

Long live rock’n’roll, les copains !

BACKROADS 1
BACKROADS

JC JESS 2
JC JESS

Bon, ce soir j’ai le choix entre aller sur Lyon voir SYMPHONY X ou aller à la montagne pour un fest sympa avec des groupes que je n’ai encore jamais vu. A priori, la neige n’est pas annoncée et la circulation devrait être glop dans mon sens, donc direction Marnaz.

Heu oui, pas de neige mais une putain de pluie ! M’en fous, ce n’est pas ça qui va m’empêcher d’être à l’heure ! Eh eh, et j’ai même pas mal de temps pour papoter avec les potes avant que le premier groupe n’entre en scène !

alpin
ALP’IN

Allez, les hostilités démarrent. Ce sont les locaux de ALP’IN qui s’y collent avec leur rock français influencé NOIR DESIR, RADIOHEAD et NIRVANA. Pour vous situer. Bref, que des joyeux lurons.

C’est plutôt bien fait, la voix est très bien pour le style mais bon perso c’est trop festif pour moi !

J’en profite pour aller, non pas me restaurer mais papoter avec le gratteux de NOW OR NEVER – oui, l’ex-PRETTY MAIDS !- de leur dernier album sorti il y a quelques jours.

EXXCITE 1
EXXCITE

Du coup, le temps passe vite et c’est au tour d’EXXCITE, groupe de La Roche-sur-Foron (en Haute-Savoie pour les parisiens, là où habite la dame du même nom !). C’est un groupe que je suis impatient de voir live.

Et je ne vais pas le regretter. Leur hard heavy sleaze est méga efficace en live.

J’adore la voix du chanteur et leurs compos. Ils nous délivrent un très bon set, d’autant plus que le second guitariste, OLIVIER, n’a jamais jouer avec eux et que c’était une première ce soir. Le public qui commence à être bien présent ne s’en est même pas rendu compte.

Bref, un seul défaut à cette prestation, c’est qu’elle m’a semblé trop courte !

BACKROADS 1
BACKROADS

Mais bon, il reste trois groupes à passer et le prochain ne m’est pas inconnu : ce sont mes copains de BACKROADS !! Pour ceux qui nous suivent, vous savez tout le bien que je pense d’eux, de leur boogie-rock… et de leur chanteuse à la voix magique (ça aurait pu être JANIS JOPLIN sa marraine).

Et bien ça va être encore une fois confirmé en live ! En plus le son est excellent, la scène est grande et le public participe.

Bref, toutes les conditions pour un set réussi avec une setlist basée sur leur excellent album appuyée par quelques reprises passée à la sauce BACKROADS. J’aime vraiment leur version de « Rock’n’roll » du dirigeable de plomb ! Je trouve que la voix de SYLVAINE lui apporte une putain de pêche et de rage et une originalité qui en fait une reprise loin d’être scolaire.

Bon, sniff, c’est fini. Vivement le second album !

Allez, le temps de jeter un œil au ciel pour voir si la météo ne s’est pas plantée. Cool, pas de neige à l’horizon.

IRON BASTARDS 2
IRON BASTARDS

Je retourne dans la salle pour l’entrée sur scène de IRON BASTARDS, un groupe qui nous vient de Strasbourg (pour les parisiens, c’est en Alsace !).

Ils évoluent en trio basse, guitare, batterie et font dans le fukin’ rock’n’roll ou, plus parlant pour tout le monde, du « MOTORHEAD est mon papa » ! Et là, c’est facile de remonter la filiation. Et franchement en ces temps d’hommage à LEMMY, il y a plein de reprises de MOTORHEAD faites par des groupes qui sonnent moins MOTORHEAD que les compos d’IRON BASTARDS !

Et même scéniquement, ça le fait : le bassiste chanteur, le batteur, le guitariste – heu, pour le guitariste, ça serait plutôt la période BRIAN ROBERTSON, sans les sur-chaussettes roses, of course mais avec le même côté propret et gentil garçon en décalage avec les autres membres du groupe et le son joué. Je parlais du visuel bien sûr.

Sinon musicalement, ça déménage grave ! Les fans de MOTORHEAD sont aux anges. Moi, j’adore leur morceau en espagnol, il a une putain de patate !!Je regrette qu’il n’y en est pas plus… Mais mon petit doigt me dit qu’ils devaient recommencer l’expérience sur leur prochain album…

Allez, les allergiques à LEMMY et sa bande vont pouvoir rentrer. Moi, je profite de la dernière pause pour aller faire une petite interview à EXXCITE.

JC JESS 1
JC JESS

Et c’est l’heure du dernier groupe de la soirée : JC JESS. Là, je prends la machine à remonter dans le temps et je retourne en 2009, époque où tous mes copains me parlaient de lui parce que c’était LE groupe à voir. A l’époque, alors que j’étais au festival « Guitare en Scène », j’avais du coup tanné tout le monde pour rester même s’il était très tard, et ça rien que pour le voir. Et là, comment dire ? Le chapiteau s’était vidé et le son était pourri de chez pourri. A tel point que je m’étais demandé si c’était bien le même groupe dont on m’avait tant parlé. C’était violent et presque inaudible. Bref, j’avais tenu deux ou trois morceaux avant de fuir !

Mais retour dans le présent. Depuis quelques temps, on me redit que JC JESS c’est très bien, que je devrais les voir en live, que ça a changé. A vrai dire, depuis l’épisode de « Guitare en scène », je n’ai plus écouté ce qu’il a fait. Mais bon, j’ai croisé JC JESS qui m’a raconté les conditions du set de l’époque, qu’il avait changé musicalement et que, bien sûr, c’était beaucoup mieux maintenant !

Donc je me vide la tête et je suis prêt pour le début du concert.

Heu… une chose est sûre, ce n’est pas la même chose, rien à voir ! Là, c’est vraiment bon, les morceaux sont efficaces, la voix est belle et en plus il y a un méga son. On est à l’opposé du set de « Guitare en Scène ».

En plus, ça joue grave ! Les musicos s’éclatent et le public aussi. Les filles sont presque hystériques ! C’est clair que là, on n’a pas envie de se casser ! C’est vraiment bon. Même si si je suis moins fan des morceaux plus brutaux, ça le fait.

En plus, le bassiste fait son deuxième concert de la soirée car il est aussi guitariste dans EXXCITE. Et à le voir bouger sur scène, on ne l’aurait pas cru.

Je suis même triste quand les JC JESS annoncent que c’est fini et bien sûr content quand ils reviennent pour un rappel. Rappel avec bien sûr un… allez, c’est facile… Eh oui, c’est un militaire qui gagne une tringle à rideaux ! MOTORHEAD. Le chanteur d’IRON BASTARDS est convié à la fête pour un cover très LEMMY. Allez, après un petit JUDAS PRIEST, c’est fini.

Maintenant, taïaut ! La course contre la neige a déjà commencé. Et pour l’instant, je perds !!

JC JESS FIN
JC JESS

Un grand merci à l’orga pour ce fest. Bien sûr, le fest continue le lendemain mais avec du métal plutôt extrême, donc à l’année prochaine pour la soirée rock-hard !

PS : une pensée pour tous les copains du public ou des groupes qui, comme moi, ont dû se galérer avec la pluie et la neige pour rentrer. Même sur l’autoroute, c’était chaud ! Mais bon, on est tous rentrés à bon port. Moi, c’était en écoutant BACKROADS car je ne sais pas pourquoi mais moi la neige, ça me fait chanter le blues !!

Un spécial PS : JC JESS, tu avais raison, ça a bien changé et putain, c’est vraiment bon ! L’interview, on se la fait la prochaine fois !