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Report et Photos by Ti-Rickou

Heu, oui je suis très content ! Et d’une parce qu’il y a à nouveau des concerts que je veux voir et de deux parce que je suis à peu près en état d’y aller ! C’est cool !!!! La date de ce soir est quand même bien proche de la dernière que j’ai faite mais, mais bon, comment louper les allemands de THE NEW ROSES ! Ca fait trop longtemps que je ne les ai pas vus. La dernière fois c’était à la Belle Electrique de Grenoble en première partie d’ACCEPT.

Allez, c’est parti pour le Rock ‘n’ Eat Live et donc pour Lyon. Je prends une bonne marge pour y aller car oui, à Lyon il n’est pas toujours simple de se garer (smile). En plus, il n’y a pas de première partie donc il faut se la jouer fine.

Cool, garage finger in the noze. J’arrive donc avec une bonne demi-heure d’avance sur l’horaire prévu pour le démarrage du concert. J’ai le temps de dire bonjour aux copains et copines. Il y a d’ailleurs beaucoup de copines ce soir… on se demande pourquoi (re-smile). Du hard classique fait par des beaux gosses peut-être (tripotée de smiles). Ils sont venus de Saint-Etienne, de Grenoble, d’Annecy (coucou Steve !) et même d’Allemagne pour cette date. Et bizarrement, il n’y a pas énormément de lyonnais pour le coup !!

Bon, j’ai même le temps de manger un délicieux burger maison avec ses frites et sa salade verte, un vrai plat diet comme les aime ma diététicienne, lol !!!

Et j’ai bien fait d’être à l’heure car c’est comme en Suisse, ça démarre à l’heure. Yeeeeeesss !! Et c’est parti. Bon OK, j’adore ce groupe, ses morceaux hard-rock classique avec un soupçon de GOTTHARD et de BON JOVI des débuts, un putain de chanteur, des refrains qui restent en tête et qui, bien-sûr, permettent de chanter avec eux… Ce que le public présent ne manque pas de faire ! TIMMY ROUGH (chant et guitare), DIZZY PRESLEY (en remplacement pour la tournée de NORMAN BITES, guitare), HARDY (basse) et URBAN BERZ (aux drums) vont d’ailleurs nous y encourager et nous faire participer à la fête, lever les bras, danser et chanter. Du coup, il y a une putain d’ambiance au Rock ‘n’ Eat ce soir.

On n’est malheureusement pas trop nombreux mais on s’éclate grave ! On profite de notre chance de les avoir dans une salle à échelle humaine car après cette tournée, ils enchaîneront avec les premières parties de KISS en Allemagne. Donc on chante « Yeh, yeh, yeh » à fond car, même s’ils n’ont pas inventé le hard-rock, ils en ont une vision bien à eux, mega bien faite avec ce petit truc en plus qui en fait un groupe bien à part. Ils ont un putain de charisme et un énorme potentiel et ça éclate en live. Ils sont aussi à leur aise devant cent personnes que devant des milliers. Ils jouent pour se faire plaisir et parce que c’est vital pour eux. Et nous, on le ressent, on est heureux. Leurs morceaux sont vraiment faits pour faire bouger les gens en live.

C’est trop bon ! Ca fait du bien d’avoir un groupe comme eux pour reprendre le flambeau de tous nos groupes qui tournent grabataires. Hey les gars, prenez votre retraite, la relève est prête !

Bon allez, c’est déjà l’heure d’un rappel… Mais oui bien-sûr qu’on en reveut encore du « c’est bon » dans nos cages à miel !! « Una Mas, una mas », comme disent nos copains espagnols. Oui, encore un morceau ! Yes !!

Bon là, c’est fini. Sniff. Le truc, c’est que comme il est tôt, je peux rester un peu pour papoter avec eux parce qu’en plus, ils sont venus signer des autographes et prendre des photos avec le public. C’est classe. Pas besoin de meet and great payant ! Tiens, une allemande me donne sa carte. Heu, c’est pour avoir le lien de mes photos, c’est la présidente du fan club allemand des NEW ROSES. Elle les suit sur cette tournée. Une vraie fan, quoi !!

Allez, il faut quand même que je pense à rentrer mais je ne peux m’empêcher de profiter du moment présent. Putain, c’était excellent !

Un grand merci aux Sounds Like Hell pour cette soirée et au Rock ‘n’ Eat Live d’exister et de permettre aux asso de faire passer ce genre de groupes. Et bien-sûr, long live rock ‘n’ roll, bande de petits graisseux !! Yes, le hard-rock n’est pas mort !!!!!!

Report et Photos by Ti-Rickou

Je n’aime vraiment pas devoir faire des choix cornéliens du style : aller voir TARCHON FIST et AMON SETHIS au Warmaudio ou aller au Rock ‘n’ Eat Live voir un groupe que tu n’as jamais vu et dont tu n’entends que du bon, ANIMALIZE. En plus, ils passent avec HIGHWAY, les copains de Sète et de Montpellier et les fous furieux d’OVERDRIVERS. Tout bien réfléchi, TARCHON FIST a une date le lendemain à Grenoble donc direction le Rock ‘n’ Eat !

C’est peut-être parce que c’est un jour férié mais je me gare finger in the noze ! Le concert n’est même pas commencé quand j’arrive, trop fort !

Tiens, ANIMALIZE c’est un trio… Je ne sais pas pourquoi, je pensais qu’ils étaient quatre.

Bon, le bassiste chante. Putain, ça dépote grave sa mère-grand dans les traboules secrètes ! Que ce soit en anglais ou en français, leur hard heavy à l’ancienne est très efficace, la voix du chanteur est parfaite, la basse très maidenienne et aussi très bien trouvée, la guitare et la batterie sont nickel. Les musicos ont un vrai look et une mega attitude sur scène. Putain, c’est très bon !

Juste à choisir entre l’anglais et le français, pour ma part, j’ai quand même une petite préférence pour les morceaux en français. En tous cas, un groupe à suivre, c’est clair !!!

Allez, pause avant le prochain groupe, OVERDRIVERS !! Oh yeah ! Et c’est parti, les cousins français de AIRBOURNE et d’AC/DC attaquent, version les freins, c’est pour les lâches. Le hard boogy australien à donf’ et putain encore une fois ça fonctionne. Le gens dans le public sont comme des dingues. Putain, c’est mega bon !

Bien-sûr, ils n’ont pas inventé le hard boogy et alors ? C’est mega bon et j’ai les cheveux qui bougent tout seul. Pour le reste – l’innovation, etc – je m’en tamponne grave le coquillard. Moi, j’aime ce hard-là, pas du metal pouet pouet, du putain de hard des familles ! C’est clair, je ne suis pas un metalleux, je suis un putain de hardos qui prend son pied avec les OVERDRIVERS.
Le groupe nous en donne pour notre argent, ils courent, ils sautent, ils se donnent à deux cent pour cent, ça sent l’alcool et le rock ‘n’ roll !! Putain,  c’est bon ! L’esprit AIRBOURNE avec leurs compos à eux. Le hard-rock vit encore car les OVERDRIVERS ne le laissent pas mourir, tué par des tribute bands à deux balles !!! Ouah, c’est fini ! Trop bon !!

Allez, il y a encore les HIGHWAY à venir. Je suis mega content car il y a vraiment trop longtemps que je ne les ai pas vus en live, moi ! Et encore une fois, je ne vais pas être déçu. Leur hard-rock à eux fonctionne toujours vraiment bien en live. En plus, c’est une tuerie ! Le public chauffé à blanc répond par une mega ambiance et en communiquant avec le groupe. Le Rock ‘n’ Eat est le temple du hard-rock ce soir !

Les HIGHWAY sont des showmen, ils aiment la scène et partager avec le public et ils se donnent à cent dix pour cent, sans calcul, juste pour le plaisir de distiller leur musique. Il faut dire qu’ils ont des putains de brûlots en leur possession, du genre à te faire bouger les cheveux tout seul et bien-sûr te niquer la nuque !! C’est le kiné qui va être heureux, lol ! Encore une fois, c’est juste trop court. Sniff.

Je viens de passer une putain de soirée avec trois groupes de barges de rock hard. Rien à jeter ! Le genre d’affiche sans remplissage inutile et où le groupe local n’était pas juste là pour faire venir ses potes !! Merci le Rock ‘n’ Eat et Pedro pour cette super affiche ! J’ai bien fait d’être venu, moi !!

Report et Photos by Ti-Rickou

En cette toute fin de mois d’Août, c’est direction Lyon et plus précisément le Rock ‘n’ Eat ! Comme j’adore les bouchons, je prie très fort les Dieux du Hard-Rock pour que tous les lyonnais ne soient pas encore rentrés de vacances. Bon, de toute façon, je vais essayer de prévoir large car à priori le groupe pour lequel je me déplace ce soir a de très fortes chances de commencer les hostilités.

Allez, on the road again ! Je me gare finger in the noze et j’arrive juste sur le fil. Au poil, ils commencent juste à jouer. Mais qui ? Mes copains parisiens de BARRAKUDA bien-sûr !!! Pas le temps de dire bonjour à qui que ce soit, ni à Paul, ni à Jacques (de toute façon, ils ne sont pas là et en en plus, je ne les connais pas ! ) et je rentre direct dans le show des copains.

Tiens, il manque un guitariste ! Formation réduite à quatre ce soir. Pas grave, même avec un seul guitariste, BARRAKUDA en live c’est de la dynamite. Putain, qu’est ce que ça fait du bien ! Ca faisait trop trop longtemps que je ne les avais pas vus en live et ça me manquait. Leur puissance, leurs paroles (en français) et leur charisme en font un des plus performants groupes de hard-rock qui tournent à l’heure actuelle.

Bon c’est vrai j’avoue, je suis fan de LUKA, d’EPHRAIM, de son frère ADOLPHE, de JYPE et de NIKO (même s’il est absent ce soir). Et il n’y a pas que moi ! Même si à cette heure-ci le Rock ‘n’ Eat ne déborde pas, ceux qui sont présents vont en prendre plein leurs oreilles et leurs yeux.

LUKA fait comme d’habitude son show. Il va se frotter avec le public dans un slamm pas piqué des vers, il remue, il saute… En bref, il s’adapte et se rajoute de l’espace !

On va avoir droit aux morceaux de leurs EP. Dommage qu’il n’y en ait pas un nouveau. En tout cas, encore une fois les BARRAKUDA nous offrent une putain de prestation qui va bien-sûr paraître trop courte à tout le monde.

Bon allez, le show est fini, je retrouve les copains. Je vais pouvoir papoter avec eux et c’est vrai qu’on a plein de trucs à se dire depuis le temps qu’on ne s’est pas vus !

Tiens, B.E.Y.O.N.D. BIZARRE commence à jouer. Comment dire ? Le style musical est en partie identifié dans le nom du groupe : bizarre. Un peu fusion – les RED HOT ont du être bien écoutés – mais pas que, ils ont plein d’influences. Au moins, ils font de la musique comme ils le sentent. Mais c’est clair qu’après le poisson fou furieux, ça ne me donne pas forcément envie de poursuivre l’expérience. Je retourne donc papoter avec mes copains de BARRAKUDA.

Et c’est maintenant le troisième groupe de la soirée qui commence : GOYA. La salle qui s’était tout de même étoffée pendant BEYOND BIZARRE est maintenant pas mal remplie. Alors là, c’est encore autre chose. C’est très clair, c’est du rap metal ! Putain, le mec rappe ! Voilà tout ce que j’aime dans la musique…. Je ne m’étalerai pas sur « c’est bon, c’est pas bon », ce n’est juste pas du tout pour moi.

Ca me fait rappeler que demain j’ai un putain de festival à Leyment avec les copains d’EXISTANCE et qu’il faut que je m’économise un petit peu. EPHRAIM et les autres sont dégoûtés de n’apprendre qu’aujourd’hui que leurs potes jouent demain. Allez, il est temps de se dire au revoir. Une chose est claire, j’ai très envie de revoir BARRAKUDA très vite.

Un grand merci au Rock ‘n’ Eat pour cette affiche hétéroclite mais qui a donner l’occasion à BARRAKUDA de venir secouer les lyonnais.

Report et Photos by Ti-Rickou

Bon, dire qu’il fait chaud est un euphémisme. On est en pleine canicule et rien qu’à l’idée de m’aventurer à Lyon où il fait un temps à faire cuire des œufs sur le capot de sa voiture et où on suffoque littéralement, je n’ai qu’une envie : me coller sous la douche. D’un autre côté, je n’aurais jamais imaginer que les américains de COVEN, groupe branché Satan est mon copain et qui a sorti leur album en… 1969 passerait en 2019 en concert à Lyon ! Pas surprenant que Lyon ait été choisie pour une date de ce sabbat vu que la ville serait, si mes sources sont exactes, la capitale française de l’église luciférienne (si, si, ça existe !). Si on rajoute à ça que des gentils copains me proposent de m’emmener, je ne résiste plus du tout à l’appel du Rock ‘n’ Eat !

Bon ce qui est cool en juillet c’est que Lyon on s’y gare finger in the noze. Ce qui est dingue, et carrément bien, c’est qu’il fait plus chaud dehors qu’à l’intérieur du Rock ‘n’ Eat.

Je n’ai pas le temps de me poser 10.000 questions, il y a de la musique. Merde, ils ont commencé à l’heure et les danois de DEMON HEAD ont déjà commencé. Bien-sûr, je me précipite pour les voir ! La salle est très blindée. Du coup, il n’est pas forcément facile de passer mais ça fait un putain de plaisir de voir autant de monde en semaine pour cette affiche !

En 69, les DEMON HEAD ne devaient même pas être des spermatozoïdes dans les couilles de leurs pères. Ils sont jeunes mais on comprend de suite pourquoi ils ouvrent pour COVEN. Eux-aussi sont branchés diabolic rock ! Musicalement c’est tout ce que ma chérie aime, du hard-rock 70 psyché. Le genre de truc où elle irait jouer à colin-maillard sur l’autoroute. Moi, c’est tout le contraire, j’adore ! En plus les nouveaux groupes qui évoluent dans ce style ne sont pas légion.

J’adore la voix, j’adore leurs morceaux qui partent un peu dans toutes les directions avec des solos d’orgue et une voix un peu aiguë.

Je regrette sincèrement de ne pas avoir vu toute leur prestation car DEMON HEAD est un groupe à découvrir d’urgence. Et surtout, je ne pense pas qu’ils vont forcément revenir jouer dans le coin de sitôt, sniff !

Allez, papotage avec les quelques copains présents ce soir pendant le changement de plateau. L’affiche a attiré du monde de bien plus loin que nos contrées car COVEN n’a que deux dates en France. Et en plus, effet vacances (?), il y a beaucoup d’étrangers (des parisiens (lol), des allemands, des belges…). Les gens n’ont pas hésité à se déplacer très nombreux pour les voir.

COVEN @ Rock ‘n’ Eat Live – Lyon

Il faut dire que COVEN est un groupe culte. Pourquoi ? Parce que ça a été un des premiers groupes a utiliser le signe des cornes sur scène et a pratiquer ouvertement un rock anti-chrétien. Ils ont été précurseurs de ce genre de métal. En plus, leur album n’est pas facile, voire très difficile à trouver en vinyl et forcément ce qui est rare devient très vite culte.

Allez, on va voir ce que ça donne en 2019 car les musiciens, oui ce doit être eux, sont encapuchonnés et portent un cercueil sur scène. Hum, ça commence bien ! Et il y a quoi dans le cercueil ? Il y a la chanteuse ! Bon, alors c’est facile, pour ceux qui se posent la question de savoir qui il reste de la formation d’origine, elle les a tous mangés et les a remplacés par des petits jeunes.

Ce qui est hallucinant, c’est la pêche et la voix qu’elle a par rapport à son âge. La mise en scène a été vraiment étudiée. Elle arrive avec un masque sur le visage, masque qu’elle va garder pendant quelques morceaux.

L’ambiance eh ben, c’est Satan m’habite, Lucifer (pas MorningStar) est mon copain. Sa musique n’a pas pris une ride. Bien sûr, c’est forcément très psyché hard-rock. A l’époque, on n’était pas obligé d’avoir une voix gutturale et des guitares saturées à l’extrême pour faire du satanic metal.

Moi, je suis vraiment sous le charme. Leur prestation met en transe le public qui est, comme moi, subjugué par la prestation du groupe. Si ce n’était l’âge des musiciens, on pourrait croire qu’ils jouent ces morceaux depuis 50 ans !

Incroyable voyage inter-temporel. Un show donné à 200 % qui laisse tout le monde sur le cul. Quand le groupe nous dit que c’est fini et qu’il quitte la scène, le Rock ‘n’ Eat ne bouge pas et se met à entonner pour un rappel. Cela va durer plusieurs minutes, jusqu’à ce que malheureusement on se rendent compte qu’ils ne reviendront pas. Dommage, on en aurait tous bien repris une louche car putain que c’était bon !

Allez, petit tour au merch’. COVEN, pas d’albums à acheter. En revanche, des posters de la chanteuse (assez chers quand même, même si dédicacés). Les musiciens sont en train de démontrer le cercueil et la chanteuse ne passera pas par le stand merch’. Dommage.

Il est minuit, l’heure des sorcières, il fait méga méga chaud dehors. Les gens sont dans les squares à la recherche d’un peu de fraîcheur. Il y a des balais qui volent et des chats noirs sur les trottoirs. Un grand merci au Rock ‘n’ Eat pour avoir permis cette putain de soirée qui met en valeur un style de moins en moins courant.

PS : Un grand merci à Christian et Sylvie d’Adipocère pour m’avoir entraîné dans ce voyage !

Report by Seb 747 – Photos : Steve*74 et Ti-Rickou

« Je me moque de savoir beaucoup de choses : je veux savoir des choses que j’aime », disait Jules Renard. Alors forcément, aller à des concerts pour voir des groupes que j’aime, ça coule de source. Ce soir, direction Lyon et plus précisément le Rock’n’Eat pour aller voir un groupe que j’apprécie particulièrement : les RAKEL TRAXX. En plus de ça, il y a deux autres groupes qui se sont greffés à l’affiche : les parisiens de HIGH-SCHOOL MOTHERFUCKERS et les hauts-savoyards de DOUBLE UP SHOT.

Je récupère sur la route mon ami Steve*74 et en voiture Simone ! Le temps pluvieux qui dure depuis plusieurs jours nous oblige à partir relativement tôt… Ce qui n’est pas plus mal, lorsque l’on considère les kilomètres à parcourir. Ce serait tout de même un peu bêta (pour être poli) d’arriver en retard étant donné l’affiche.

Heureusement pour nous, les sempiternels bouchons lyonnais ne nous empêchent pas d’arriver à l’heure devant la salle. C’est cool ! Le temps de saluer les copains venus comme nous s’éclater sur de la bonne musique et nous apprenons que ce sont les RAKEL TRAXX qui vont jouer les premiers. En effet, LESTE, le batteur fou, a eu un accident de voiture le matin même et il va devoir jouer avec une main en moins. Cela ne l’empêchera pas de martyriser ses fûts, malgré une difficulté qu’on imagine facilement.

RAKEL TRAXX @ le Rock’n’Eat Live (69)

Il est 20h30 et c’est parti pour le show ! A peine le temps de dire ouf que les RAKEL sont d’ores et déjà pieds au plancher. Rien ne semble pouvoir les arrêter. Les classiques que sont devenus “Can’t you see” qui entame ce set ou encore “Hey !!! Hey !!!” n’ont de cesse de conquérir le public.

Malheureusement, comme l’on disait dans les années 40, il y a des jours avec et des jours sans. Ce soir, j’ai l’impression que c’est plutôt un jour sans pour le groupe. Non seulement LESTE s’est blessé à la main, mais le son du Rock ‘n’ Eat ne met pas en valeur la musique des marseillais. Ca n’empêche de toute façon pas les RAKEL TRAXX de jouer à fond. Les copines agglutinées devant les planches sont, elles-aussi, aux taquets ! Nous avons même avoir droit à un inédit qui s’appelle “ Wild Dream”. Tout un symbole.

SHANNON DOLLZ, le chanteur, est, comme souvent, plein d’énergie. Campé sur son pied de micro, il chante comme si sa vie en dépendait. C’est trop bien ! SWYLDE à la basse, semble avoir stoppé la malédiction des bassistes au sein des RAKEL TRAXX car ça fait maintenant un moment qu’il joue avec eux. En plus, il reprend régulièrement les chœurs et fait le show avec SHANON, bien évidemment. SQUALL, planqué, comme d’habitude, sous sa casquette et ZANTOLO sous son épaisse tignasse font toujours autant de malheur avec leurs grattes.

Ce qui est fort appréciable et qui, pour moi, est essentiel, c’est que même s’ils n’ont que très peu de place pour se mouvoir sur scène, ils la prennent d’assaut, comme si elle faisait deux fois sa taille ! Sur les planches ça le fait grave et je passe, comme toujours d’ailleurs, un bon moment en compagnie de nos amis marseillais.

RAKEL TRAXX @ le Rock’n’Eat Live (69)

Après un petit medley, c’est la reprise du “Come On Feel The Noize” de qui vous savez (SLADE pour les plus anciens ou QUIET RIOT pour les plus jeunes), qui annonce la fin du show. Nos copains de la Canebière quittent la scène, contents d’avoir joué, même si toutes les conditions requises n’étaient pas franchement réunies ce soir. Et puis, comme dirait MICK JAGGER des ROLLING STONES : “It’s only rock’n’roll, and I like it” ! Saluons LESTE qui se souviendra longtemps de cette soirée… sa main aussi (lol). A revoir au plus vite et dans de meilleures circonstances !!

Allez, il est temps pour moi de faire ripaille, pendant que d’autres vont jouer au baby-foot. C’est qu’assister à une telle prestation, ça creuse !

C’est donc complètement rassasié que je vais à la découverte du second groupe : les parisiens de HIGH-SCHOOL MOTHERFUCKERS – ou HSMF en plus court. STUFFY, le guitariste et lead vocal, CARVIN à la lead guitar, FUZZY à la basse et PAMY, le batteur, constituent l’ossature du groupe.

Musicalement, le groupe joue sur la facette punk dans un mélange personnel de hard, de glam et de punk. Pas trop étonnant lorsqu’on sait qu’ils ont débuté en tant que tribute aux RAMONES. C’est efficace, énergique et bon esprit. L’accent est mis sur le fun et la bonne ambiance. Le Rock‘n’Eat s’est d’un coup bien rempli et les HSMF ont décidé de casser la baraque !

Les titres s’enchaînent avec plaisir et les musiciens sont ultra-motivés. STUFFY sous sa casquette de camionneur, hurle à tout va. Avec sa voix rocailleuse travaillée au houblon et accompagné de sa superbe Gretsch Broadcaster rouge, il fait se secouer le public. CARVIN est le plus dynamique ce soir, se déplaçant de long en large sur la scène, explosant la salle de riffs meurtriers. FUZZY lui, est plus posé. Mais ce n’est pas pour autant qu’il laisse ses comparses s’occuper des chœurs. Les RAKEL, qui sont restés dans le public, n’en perdent pas une miette, de même que RYFF RAFF le chanteur du groupe suivant.

Même si les HSMF n’ont pas inventé la poudre, ils connaissent bien la formule afin d’arriver à l’explosion sonore. Avec eux, ce n’est pas “Marche ou Crève” mais plutôt “Rock or Die” ! Ça bourre, ça va tout droit, ça dégaine des solos pas dégueu et ça hurle la sueur du rock. C’est fou ça, ils ont le chic pour te faire bouger ton popotin et ta tignasse en cadence.

HIGH-SCHOOL MOTHERFUCHERS @ le Rock’n’Eat Live (69)

Certains titres, tels que « Motherfucker go » ou bien « Celebrity » passent bien le chemin de la scène et se retiennent facilement. De même que « Ride into the blue » et son côté punk avec des riffs. Oui, oui, vous m’avez bien lu, du punk avec des riffs !! On croit rêver. Mais c’est ça l’effet HIGH-SCHOOL MOTHERFUCKERS : les mélodies sont simples et efficaces et ça ne se prend pas la tête. Perso, j’apprécie le moment présent et je m’éclate, de même qu’une bonne partie du public.

« Like a Ramones », un morceau très prenant, annonce la fin du set qui se termine sur « RAMONES » un cover des… RAMONES évidemment !

Il est l’heure de faire une pause en jetant un œil sur les parties de baby-foot qui vont bon train.

Ca y est, des riffs aigus retentissent dans le Rock‘n’Eat ! C’est le moment pour les hauts-savoyards de DOUBLE UP SHOT d’arpenter la scène. Deux, trois tours de balances afin de tester le son et c’est parti avec « Enemy ».

RYFF RAFF, le chanteur, ancien SLEEKSTAIN, fait, comme à son habitude, le show. Même si avec l’âge il semble s’être un petit peu assagi, il tient le public sous sa coupe. Musicalement, MIKE, batteur à la frappe lourde qui joue torse nu, et VAL sous son épaisse crinière qui joue derrière la basse, assurent une bonne rythmique sous les riffs de tueurs joués par MARTIN, le guitariste.

DOUBLE UP SHOT @ le Rock’n’Eat Live (69)

Le groupe joue un glam à tendances punk. C’est frais, musical et comme on dit en savoyard : « Dre dans le pentu ». C’est-à-dire, sans concessions, rock’n’roll à fond les ballons ! Les titres des DOUBLE UP SHOT sont virulents, tout en ayant un attrait mélodique. « Marry me fuckin’ bitch » en est d’ailleurs le parfait exemple.

VAL et MARTIN font l’essentiel du boulot, à savoir jouer dos à dos, tête contre tête, allant se frotter au public sous les hurlements de RYFF et les accélérations de MIKE. Décidément, la soirée n’en finit pas d’être aussi bonne !

Les titres défilent à une vitesse folle : « Millions miles away » qui nous fait partir sur la route, « Kill me » et son refrain assassin… Et toujours avec notre ami RYFF qui harangue les spectateurs avec fougue. On s’éclate comme des fous !

Le groupe n’ayant, pour le moment, qu’un seul petit album dans leur besace, nous avons droit à un premier cover. C’est le « We will rock you » de QUEEN. Sauce DOUBLE UP SHOT évidemment ! Et, comme par hasard, voilà que RYFF, qui ne peut pas s’en empêcher, va pogoter avec le public ; public trop content de participer à la fête avec le chanteur.

En ces temps où MÖTLEY CRÜE a le vent en poupe avec la sortie du film « The Dirt », c’est l’heure pour DOUBLE UP SHOT – après avoir joué « Downtown Money » – de nous faire son deuxième cover de la soirée. Celles des Saints de L.A., à savoir “Kick Start My Heart”.

Et voilà que les RAKEL TRAXX et les HSMF montent sur scène pour chanter tous ensembles et reprendre à cœur joie les refrains ! SHANNON et SWYLDE des RAKEL s’emparent de micros et chantent à l’unisson le classique du groupe culte avec RYFF RAFF. Les HIGH-SCHOOL MOTHERFUCKERS se contentent des refrains mais rigolent bien. Quelle jam ! C’est excellent ! Et tout ça dans un esprit de grande camaraderie. On se rend bien compte à ce moment-là, que le rock‘n’roll est une grande famille.

Tout le monde descend de la scène et c’est le moment pour les DOUBLE UP SHOT de terminer leur show. « Binge of clowns », un morceau rentre-dedans au possible clôt ce set. Moi, connaissant bien les habitudes du chanteur, j’attends le moment où il va faire un crowdsurfing et je m’éloigne tranquillement du devant de la scène. Malheureusement pour lui, le public s’étant un peu clairsemé, il n’a pas pu aller bien loin. Qu’à cela ne tienne, le chanteur remonte comme un fou furieux sur scène pour conclure ce show absolument génial !

Encore une fois, nous avons passé une excellente soirée avec ces trois groupes qui ont littéralement enflammé le Rock’n’Eat !