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DEVON ALLMAN 3
DEVON ALLMAN

Report par Seb 747 & Steve*74

Quand un concert est annoncé par miracle dans la douce cité lacustre d’Annecy, comment le rater ?? Ce concert est à marquer d’une pierre blanche car il sera malheureusement l’un des seuls de ce style cette année.

Saluons tout de suite l’organisateur local qui prend le risque de programmer une soirée rock. Ces considérations étant dites, direction l’Arcadium pour DEVON ALLMAN, le fils de qui vous savez si vous aimez la musique blues-rock sudiste…

ONE SHOT 1
ONE SHOT

En première partie, petite surprise avec un groupe totalement inconnu au bataillon. Ce groupe appelé ONE SHOT est composé de musicos issus de la région annécienne. Ils se sont formés juste pour cette occasion et on ne les verra plus en principe sous cette forme. Bizarre, je connaissais les magasins éphémères mais pas les groupes ! Grave erreur ! D’où l’intérêt d’être présent ce soir et d’avoir les photos !

D’entrée de jeu, ça groove à mort. Le chanteur, tout en costard, virevolte dans tous les sens. Petit à petit l’oiseau fait son nid, et la foule parsemée, se fait de plus en plus dense au fur et à mesure que la mayonnaise prend.

Bluesy à mort, c’est vachement bien fait, et le plaisir que prennent ces musiciens à jouer ensemble fait plaisir à voir. Le répertoire est composé de standards du rock revisités à leur sauce avec par exemple un THIN LIZZY.

Voilà c’est fini, le chanteur nous annonce que le meilleur est à venir et que DEVON ALLMAN est un vrai gentleman, ce que nous découvrirons à la fin du concert.

A l’entracte, l’organisateur nous fait un petit speech sur les difficultés du statut des intermittents du spectacle. Il en profite aussi pour nous annoncer la philosophie de cette nouvelle programmation avec en novembre la présence dans cette salle de ROYAL SOUTHERN BROTHERHOOD. Tiens, tiens, c’est le groupe où officiait DEVON ALLMAN avant de voler de ces propres ailes… Mais est-ce vraiment une coïncidence ?

Nous profitons du moment de libre pour saluer tous les copains et une bonne partie de la vieille garde annécienne.

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DEVON ALLMAN

Tiens un peu de monde sur la scène. Deux petits jeunes chevelus, un barbu chapeau noir vissé sur la tête, et un homme à la casquette et lunettes noires. Les lumières s’éteignent, le concert commence.

Première remarque, le bassiste et le second guitariste sont très jeunes par rapport à DEVON. Le batteur est un chouïa plus vieux, mais pas beaucoup plus.

Jouant sur une Gibson Les Paul, DEVON joue souvent les yeux fermés, alternant son jeu entre son médiator et de temps en temps ses doigts, c’est dire le niveau de jeu du Monsieur !

Et côté compagnons nous demanderiez-vous ? Eh bien « ça joue grave » comme disent les jeunes. Certes ils ont la vingtaine, mais ils ont un certain bagage.

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DEVON ALLMAN

Sa Fender étant certainement beaucoup plus âgée que lui, BOBBY SCHNECK Jr, le jeune prodige guitariste nous assène régulièrement des solos à décorner les bœufs, ce qui prouve que DEVON ne règne pas en maître absolu et sait déléguer ! Son compère le bassiste aux lunettes noires, jouant sur Fender fait lui aussi ronfler sa basse aux coups de métronomes du batteur. On en prend plein les oreilles… dans le bon sens du terme !

La guitare de DEVON porte une petite signature. En regardant de plus près, on s’aperçoit que c’est le célèbre guitariste et inventeur américain de cette guitare, j’ai nommé LESTER WILLIAM POLSFUSS alias « LES PAUL » qui lui a dédicacé. « To DEVON, Keep Rocking, LES PAUL » voilà ce qu’on peut lire sur sa guitare. Il a reconnu un fidèle disciple et porte-drapeau de son instrument fétiche.

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DEVON ALLMAN

Musicalement, on est dans un blues des grands soirs. Ca groove, ça swingue, ça dépote parfois, et quand DEVON se lâche, croyez-moi, ça envoie du bois ! Quelques reprises émaillent le set, dont une fabuleuse version du « No Woman, No Cry » de BOB MARLEY version bluesy.

Bon, ça y’est, la demie-heure allouée aux photographes est terminée et les vigiles nous demandent d’arrêter de prendre des photos. C’est bête parce que plus ça va, plus ça joue bien. DEVON bouge de plus en plus sur scène, tape du pied, fait crier sa Gibson, monte sur l’estrade de la batterie, se déplace de long en large.

DEVON remercie le public d’être venu le voir, lui et ses musiciens ce soir. Il nous encourage vivement de continuer à apprécié la bonne musique (le blues, évidemment) et pas toute la pop musique actuelle avec sa dose d’électronique. Et comme dirait un certain JOHNNY H., qui jouait ce même soir à 40 km de là : « La musique elle vient de là, elle vient du blues ».

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DEVON ALLMAN

Pendant un instrumental, voilà que DEVON s’éclipse. Où peut-il bien aller ? Dans le public, bien sûr !! Il parcourt les travées de la salle et des gradins tout en continuant de jouer devant un public médusé mais aux anges. Ces compagnons sont hilares sur scène. Pour la fin du morceau il les rejoint, et c’est déjà l’heure du rappel.

De retour sur scène, nous avons droit à deux morceaux de plus. Sur le premier titre du rappel, il nous assène, pour la plus grande joie du public, les premières notes du « Sweet home Alabama » de LYNYRD SKYNYRD. Joie de courte durée car au lieu de poursuivre le morceau le groupe enchaîne sur NIRVANA, puis sur « Stairway to Heaven » et ainsi de suite…  « One Way Out », le dernier morceau du set est un cover des ALLMAN BROTHERS BAND. Impossible de renier ses origines, DEVON nous joue un morceau du paternel !

Avant de nous dire au revoir, il nous annonce qu’il nous attend à la fin du concert pour boire un verre et dédicacer son CD. Alors que de plus en plus de groupes se font payer pour rencontrer leurs fans via les « meet & greet », ça fait du bien de savoir que d’autres ne font pas de chichis.

Le concert se termine, direction la sortie. Le merchandising étant à côté du bar, nous allons pouvoir vérifier ce que nous avait dit le chanteur de ONE SHOT.

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DEVON ALLMAN

Le temps de papoter avec les copains, et voilà que DEVON ALLMAN arrive, suivi de près par son bassiste et son guitariste, le batteur arrivant un peu plus tard. Nous avons droit à un véritable gentleman. DEVON ALLMAN signe à tour de bras ses CD, ses affiches, les tickets du concert, prend des photos et discute avec ses fans. Son stand est quasiment dévalisé. En plus, tout sourire, il nous remercie encore d’être venus.

Un grand Monsieur comme ça, cela donne envie d’y retourner, c’est sûr !

Allez, après avoir dit au revoir à DEVON, et pris une dernière photo, nous rentrons à la maison. Et pour une fois, il y en a qui ne vont pas râler parce qu’on rentre tard…. Nous, on n’a pas de route à faire !!!

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TRAVELLIN MEN

Allez, pendant que les petits copains font la fermeture du parc d’attraction des petits et des grands metalleux ou que d’autres arpentent les devants de bars à la recherche du groupe ultime, moi je prends la direction d’un nouveau café-théâtre musical qui profite de la Fête de la Musique pour inaugurer ses soirées musicales.

Aux Arts dans l’R, on a un méga cadre, une ambiance feutrée… et en plus la salle est climatisée !!! Trop dure la vie d’un petit hardos !

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TRAVELLIN MEN

C’est TRAVELLIN MEN qui ouvre les hostilités. TRAVELLIN MEN, c’est trois ex-DIESEL DUST et une chanteuse-choriste branchée cover band…  Heu non, je ne suis pas parti ! Vous remarquerez que je ne suis même pas arrivé après la prestation, comme c’est généralement le cas lorsqu’un groupe de reprises ouvre une soirée. Il faut dire aussi que si je fais souvent ça, c’est pour éviter de me faire prendre la tête inutilement !

Mais là, on n’est pas du tout dans le même esprit. On est dans le cadre de quatre potes qui tapent le boeuf  (pas la peine d’appeler la SPA !!), pile dans l’esprit de ce que j’aime, juste pour le fun. Pile dans le thème du 21 juin, quoi !

En plus, c’est fait par des putains de musicos qui sans avoir eu le temps de répéter nous jouent des « Train Train » de BLACKFOOT et autres brûlots du sud. Ce sont des morceaux qu’ils jouaient en live avec DIESEL DUST pour la plupart.

C’est pour moi une putain de joie de ré-écouter Nico à l’harmonica et de revoir Raph avec une guitare, même classique, en main. Trop cool !

En plus, le son est excellent et ça aussi, c’est trop cool. Je n’ai même pas le temps de voir passer le temps que c’est déjà fini.

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ARCH.I.TEKT

Allez, le temps de commander un rafraîchissement et le spectacle reprend.

C’est aux anciennement FIRE WIZZARD qui évoluent désormais sous le nom de ARCH.I.TEKT de prendre le relais. Et là, à part Raph qui est toujours présent sur scène mais qui, cette fois-ci tient la basse, on change de complètement de registre. On est maintenant dans du metal qui remue tendance prog’.

Et là aussi le son est très bon et ça le fait grave !! J’ai les poils  qui se dressent tout seuls. La dernière fois que j’avais vu le groupe – en septembre 2014 lors du Rising Fest – c’était pour la présentation de leur nouveau CD et de leur changement de nom.

Et ils ont encore progressé ! C’est bien en place et les morceaux percutent encore plus. Je passe un très, très bon moment !

LES IGUANES
LES IGUANES

A peine le temps d’un « S’il vous plaît, un Perrier citron Mademoiselle » que LES IGUANES montent sur scène pour clôturer la soirée.

Je suis à vrai dire assez curieux de voir ce que ça va donner en live car j’ai récupéré leur CD il y a un bail – carrément par hasard – et que depuis je le ré-écoute régulièrement.

Et là, surprise ! C’est loin du punk, c’est plus rock et c’est tout simplement trop bon. Les textes sont très forts et c’est méga bien fait. Les musicos sont rodés niveau scénique et ils ont en plus une méga présence.

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LES IGUANES

J’adore la voix du chanteur ! Je découvre les morceaux de leur deuxième album ce soir en live et ils sont vraiment excellents.

Cerise sur le gâteau, le son est toujours au top. Le public est bien présent et les gens connaissent visiblement par coeur les paroles de leurs chansons ! Bref, du bonheur en barre… et pas qu’au bar !! Ils finissent leur set sur des morceaux plus punk et c’est toujours très bien.

Allez, il est un peu plus de 22 h 30 et voilà, c’est fini…. Un peu plus d’une heure trente de concert et une grosse baffe pour moi. C’est encore mieux que ce que à quoi je m’attendais.

J’ai le temps de papoter un peu avec eux après le concert. Ils m’apprennent qu’ils ont vingt ans d’existence et seulement deux CD au compteur. Le truc qu’on peut dire, c’est qu’ils prennent leur temps ! Mais bon, vu le résultat, on aimerait plus de sorties ! Pour finir, on prévoit de se revoir pour une petite interview.

Allez, une bise aux patrons en espérant qu’ils renouvelleront l’expérience car un concert dans ce lieu, c’est vraiment trop top. Mais bon, mon petit doigt me dit que oui, alors restez connectés, on vous tiendra informés en rubrique concert !

Putain que cette Fête de la Musique était bien ! Et voilà, je ressors des Arts dans l’R et je recommence à dire des gros mots. Pas bien Ti-Rickou !!

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MESSALINE

Allez c’est reparti ! Direction Lyon et cette fois-ci, c’est le Jack Jack à Bron. Ouverture des portes à 18h30. Heu non, pas la peine de rigoler bande de mauvaises langues, je suis à l’heure !

Bon, il faut préciser que si ça commence aussi tôt, c’est que les bressans de MESSALINE ont été rajoutés à l’affiche suite à l’annulation de dernière minute du BEAST IN BRESSE la semaine dernière.

Et comme pour MESSALINE, c’est le concert de présentation de leur nouvel album, c’est juste inloupable.

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MESSALINE

Après une présentation rapide de la soirée par le maître des lieux – Fabrice, le guitariste de BACK ROADS – les hostilités peuvent commencer.

MESSALINE a hâte de jouer et de conjurer le sort. Et d’entrée, ça se voit !

ERIC, le chanteur, est très rentre-dedans et y va à fond suivis de ses acolytes JAIME, JOHN et MICKAEL qui ne sont pas là pour faire tapisserie. Ca envoie grave la purée.. bressane of course !

On va bien sûr avoir droit à des morceaux du petit nouveau… Bon en même temps faire la présentation d’un nouvel album sans en jouer des morceaux, ça aurait fait bizarre !

Et en plus, le petit nouveau passe très bien l’épreuve du live. Même la ballade où le public arrivé pour les soutenir reprend déjà en choeur le refrain.

Le set passe à la vitesse d’un poulet qui aurait manger des champignons qui font rire. Un petit « Souffler dans le cul de Lucifer » pour le clôturer et c’est fini.

Pas de rappel malgré la demande du public car malheureusement, ils n’en ont pas le temps : il reste encore trois groupes qui doivent monter sur scène.

Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, c’est déjà plus que cool de leur avoir permis de faire ce concert de sortie d’album ce soir. Et c’était très bien : court mais intense et bien exécuté par des musicos hyper motivés.

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THE MUFFIN’ TOPS

Bon, un court entracte et c’est au tour des lyonnais de MUFFIN TOPS d’entrer sur scène.

Heu, on ne peut pas dire que j’étais au taquets sur ce coup-là. Premièrement, groupe inconnu au bataillon des groupes que je peux aimer et deuxièmement on me les a vendus pour être un groupe de pop-rock. Si on rajoute à ça le look assez passe-partout des musiciens et une robe noire classe avec des chaussures rouges pour la chanteuse, on peut trouver mon état d’esprit d’avant set : un morceau et vamos to the bar !

Heu, grossière erreur ! On est dans du rock metal très bien fait avec une chanteuse qui envoie bien et qui a une vraie voix, les morceaux sont vraiment sympas et les musicos sont bien en place scéniquement.

Là, je craque pour la chanteuse… Aïe, pas la tête ! Sur sa voix, sa présence et le contraste qu’elle offre entre son look très jeune fille de bonne famille et la panthère rock metal déchaînée ! Trop bien !

Très bonne surprise que ce MUFFIN TOPS ! Ca donne envie de se pencher sur leur EP.

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BACK ROADS

Allez encore une courte pause pour faire un tour au stand merchandising des groupes avant l’arrivée des organisateurs de la soirée, j’ai nommé BACK ROADS !

Là bien sûr, on est dans la famille rock sudiste, hard blues qui fait bouger les pieds et nique la nuque. Et nos copains et copine le pratiquent de bien belle façon, alternant covers savamment choisis (dont un putain de rock ‘n’ roll de LED ZEP de derrière les fagots) à la sauce BACK ROADS avec leurs compos personnelles qui frappent juste.

Les musiciens prennent du plaisir et putain ça se ressent grave ! En plus, ils ont vraiment bien pris leurs marques depuis la première fois où je les avais vus.

A l’image en fait de leur chanteuse qui est vraiment impressionnante – même sur des morceaux méga compliqués à interpréter – avec une énergie à la JANIS JOPLIN et un putain de charisme qui fait mouche sur le public bien présent ce soir (200 personnes et des brouettes à vue de nez).

Bref, tout le monde est chaud bouillant ! En plus, le son est très bon. Le set tire à sa fin mais personne n’a vraiment envie que ça s’arrête. Mais bon il y a encore un groupe qui n’a pas jouer…

Donc revoilà le moment de la pause réhydratation. Comment ça, c’est de la musique qui donne envie de boire du houblon ? Je ne sais pas, moi ! Je retourne faire un tour au stand merch où ça signe et ça photographie à tour de bras car BACK ROADS est déjà là pour se prêter au jeu. Et ils le font avec leur gentillesse légendaire.

J’en profite pour présenter mes excuses à Fabrice le guitariste, que j’avais un peu engueulé il y a plusieurs mois pour avoir programmé cette date à quelques jours du  BEAST IN BRESSE. Mais là, je dois reconnaître que s’il ne l’avait pas fait, MESSALINE n’aurait pas pu présenter son nouveau CD. Donc voilà. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Son idée s’est avérée bien inspirée et en plus il a eu la générosité de rajouter les potes de MESSALINE à la fête et ça, c’est vraiment une très bonne chose !

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NATCHEZ

Bon ça c’est fait, et avant d’être obligé de me flageller, je rejoins les NATCHEZ, nos rock sudistes du Nord. Si, si, c’est possible !.. Ainsi que vont nous le prouver les deux guitaristes, stetsons collés sur la tête à la cowboy et le bassiste qui ressemble à un indien !

Et c’est parti pour un tour dans leur longue discographie, basée sur le mode « le rock sudiste est mon copain ». Et putain, ça fait du bien !

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NATCHEZ

Bien sûr, avec leurs années d’existence et leurs nombreux concerts, NATCHEZ sait tenir la scène et mettre de l’ambiance en live. Sans artifices, juste avec les tripes et leur cœur.

L’ombre de BLACKFOOT, MOLLY HATCHET, 38 SPECIAL et bien sûr LYNYRD SKYNYRD plane ici. LYNYRD qu’on va d’ailleurs retrouver avec une putain de version de « Free bird » pour clotûrer le set…

Heu, finalement pas ! Car chez les sudistes, quand on fait la fête, on y va à donf ! Les BACK ROADS les rejoignent sur scène pour deux morceaux et les deux autre groupes montent sur scène pour le salut final ! Oh Yeah ! Là ça peut être fini !

Bon, tout ce beau monde se retrouve pour les séances de photos et d’autographes.  Of course, on n’est pas des sauvages, ma brave dame, chez nous, le public est respecté !

Pour ma part, je prends difficilement congé des copains. C’est dur de sortir de la salle et de se rendre contre qu’on n’est pas au Texas mais à Bron. L’avantage, c’est que je ne suis pas obligé de rentrer à cheval !!! Hi yaaaa !!!

Un grand merci à BACK ROADS pour cette soirée et pour leur énorme gentillesse et un spécial merci à Sylvaine pour son putain de chili !! Allez les amis, I hope to see you on the road again !!

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NATCHEZ

HANGOVER 1

Bon, soirée découverte car c’est la première fois que je vais dans cette salle qui, comme son nom l’indique, se trouve être une ancienne ferme transformée en salle de concert d’une centaine de places.

HANGOVER 6 Sur place, j’ai la confirmation que Snazzer ne jouera pas et qu’Adeline seule assurera la première partie avec sa guitare folk. Mais là, je ne peux rien en dire parce que je l’ai loupé..

De toute façon, je suis là pour les Hangover Subject. Il est 21h30. Ca part avec un morceau blues-rock / hard sudiste qui va donner le ton au concert. La formation sur scène ? Un batteur, un bassiste, un guitariste-chanteur et plus rare, un harmoniciste. Du coup, ça donne vraiment une musique à eux, et sur leurs compos (ils se servent sur les deux albums qu’ils ont à leur actif) et sur les covers dont ils réussissent à s’approprier les morceaux ; ils les transforment tout en gardant leur essence, ce qui est loin d’être facile. Voilà comment je conçois les reprises ! Et Richard, Nico et leur potes savent le faire divinement ! On est loin du note à note lambda. Leur version d’Hendrix ou encore leur cover du Ace of Spades de Motörhead exécuté à la Weissendorm slide (guitare posée sur les genoux est un pur délire sismique.

HANGOVER 2

Ca joue grave. Richard est vraiment possédé quand il joue et quand il chante. Il a, en plus, une collection de guitares extraordinaires qui lui permet d’avoir toujours celle qui colle le mieux au morceau qu’il interprète. Il joue aussi en bottleneck et, avec l’harmonica de Nico qui balance rythmique et solo – épaulé par une section rythmique basse-batterie très solide- c’est vraiment une tuerie .
Les Hangover Subject aiment jouer et communiquent leur plaisir d’être sur scène avec la soixantaine de personnes présentes.

HANGOVER 4 Pendant leur petite pause clope, ils permettent aux Snazzer (les musiciens du groupe qui devait faire la première partie.. Enfin ceux présents, bien sûr !) de venir jouer sur scène. Ils les referont d’ailleurs monter sur scène pour un cheval final (heu, un beuf final, lol !!). Enfin bref, des musiciens qui n’oublient pas que le plus important est de s’amuser en jouant.

Et là, ça marche pour moi, car leur musique hard-sudiste / blues a des côtés Blackfoot, période Maraudeur, des côtés blues-rock Thorogood mais surtout un gros côté Hangover Subject !

Voilà, il est minuit et comme Cendrillon, il faut rentrer. La voiture ne s’est pas transformée en citrouille mais en glaçon gelé. Heureusement que la musique des Hangover Subject m’a bien réchauffé !

HANGOVER 3

Bilan de la soirée :
Hangover Subject, c’est vraiment une tuerie dans un style pas courant (et encore moins courant en France !!).
Ils ont un putain de fou furieux à la guitare qui en plus, a la voix qui va bien (heu, le pôôvre ! il est obligé de prendre son médicament américain même pas remboursé par la Sécu.. Celui prescrit par le docteur Jack !!).

HANGOVER 5 J’avais découvert Richard en première partie de Diesel Dust en 2011. Il avait débarqué sur scène tout seul avec sa guitare sous le nom de Little Man et j’avais déjà pris une tarte d’enfer. Vu le temps écoulé, j’ai pu écouter les albums d’Hangover mais il m’a fallu tout ce temps pour arriver enfin à le voir évoluer avec cette formation. Bon, il est toujours aussi barré mais ils sont plusieurs maintenant, donc ça tape plus fort !
Et puis, il y a aussi Nico qui, à mon sens fait partie des meilleurs harmonicistes français, et qui avec Hangover Subject peut vraiment s’exprimer. Un groupe à découvrir d’urgence donc (je suis gentil, il y a les petites vidéos !).

Un spécial thanks aux Gelés du Coin qui ont organisé cette soirée. J’espère qu’il y en aura plein d’autres !
Et un grand merci à nos copains Jack et Daniel pour l’ambiance !!!

 

ο LES PETITES VIDEOS DE TI-RICKOU ο