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Report et Photos by Ti-Rickou

Allez, le temps de récupération c’est pour les lâches. Je reprends le petit hardos qui est en moi et c’est reparti pour une deuxième soirée au Festival Guitare en Scène à Saint-Julien en Genevois. Là, je n’ai pas de marge d’erreur car j’ai une interview de programmer avec l’un des trois chanteur du MICHAEL SCHENKER FEST : ROBIN McAULEY !!

Putain, ça va être serré l’histoire car il y a du monde sur la route (vive les vacances scolaires) ! Je me gare méga vite mais il me reste à peine sept minutes pour faire le tour du site. Désolé les potes, mais pas le temps de m’arrêter pour dire bonjour. Je vais presque être obligé de courir ! Heu, pas possible, mes chaussures ne veulent pas.

Ouf, je rejoins pile poil mon traducteur Hi’Twist qui a assuré et a déjà vu pour faire décaler un peu l’interview au cas où. Tout est réglé mais je n’ai pas le temps de souffler parce que j’ai dix minutes avec McAULEY. Yes !!!! (interview à suivre, bande de petits veinards).

L’interview finie, j’ai juste le temps de dire bonjour aux potes que j’avais zappés et il me faut rejoindre la scène village pour le premier groupe de la soirée, les finalistes du jour du tremplin GES : NOBODY’S CULT.

Tiens, il y a une fille au chant et elle joue d’un instrument pas courant en métal rock, une harpe électrique. En ce qui concerne leur style, c’est un peu compliqué à décrire, du rock, du métal… A leur sauce. Je comprends pourquoi ils sont en finale car c’est original.

C’est méga bien fait, bien joué et la chanteuse a une putain de voix. Le groupe a une vraie présence visuelle. Que tu aimes ou pas, tu ne peux pas rester indifférent.

En plus, ils sont vraiment dans l’esprit Guitare en Scène. Bonne découverte pour moi. J’en apprendrai plus sur eux tout à l’heure car je dois également leur faire une interview.

Pour le moment, je profite du fait que j’ai un peu de battement avant le prochain groupe pour papoter avec les copains (nombreux ce soir sur le site !) et aller faire un tour sur les stands. Heu non, pas de bouffe – je n’ai pas faim pour l’instant – mais sur le stand des luthiers et de mon copain RICO. Je passe aussi évidement par le stand de CDs, mais rapide le coup d’œil car le stand est d’une part bien rempli et que d’autre part, c’est un peu expansive pour ma bourse. En fait, c’est peut-être juste moi… je dois avoir trop bon goût car ce qui m’intéresse, ben c’est le plus cher !!

Allez, je ne dois pas louper l’entrée au pit photographes pour MICHAEL SCHENKER FEST. Voilà mon côté petit hardos qui ressort, je suis aux taquetx pour voir enfin cette formation !

L’intro se termine et ROBIN McAULEY, GRAHAM BONNET et GARY BARDEN  apparaissent réunis sur une même scène avec mon guitariste allemand préféré, MICHAEL SCHENKER.

C’est la quatrième fois que je vois SCHENKER en cinq ans et là tout a changé, il n’y a plus aucun des musiciens qui tournaient avec lui jusqu’à présent. Tiens, c’est CHRIS GLEN qui est de retour à la basse !

Bon, trêve de détails. C’est parti pour un mélange de titres issus des différentes périodes de MSG avec, bien-sûr, de nouveaux titres du dernier album de SCHENKER, des titres de UFO mais aussi de SCORPIONS. Les morceaux sont chantés à trois, à deux ou à un chanteur en alternance.

En parlant de chanteur, c’est GRAHAM BONNET que je trouve en difficulté ce soir. Il est même limite juste. GARY BARDEN s’en sort plutôt bien (en plus, c’est celui dont je préfère la voix sur les albums de MSG. Pas très objectif sur ce coup-là, Ti-Rickou !). Il a plutôt bien conservé sa voix et ce soir, il est en forme. Quand à ROBIN McAULEY,
très en voix, il tire parfaitement son épingle du jeu. Parfait ! Les
copains me l’avaient dit et je le confirme, c’est un grand McAULEY qui est sur scène, au mieux de ses performances vocales.

Quant-à MICHAEL SCHENKER, que dire ? Il est lui-aussi très en forme. On pourrait presque dire qu’il a retrouvé une seconde jeunesse. Il est en pleine possession de son art et du coup, pour moi, c’est toujours l’un des meilleurs guitaristes du monde !! Si, si. Il est monstrueux de simplicité et de technique, de mélodie… Oui, je suis fan et alors ? Même si ce n’était pas le cas, ce que je vous dis resterait vrai. Pour moi, « Doctor, doctor » et « Rock Bottom » sont des putains de bombes quand MICHAEL est à la six cordes. Ce soir, en plus, il sourit et s’éclate. Tout paraît simple.

Le choix de la set list est normal vue l’actu du groupe. On a donc
droit à des morceaux récents mais bon, je trouve que – à part deux – ils sont forcément en dessous des bombes du répertoire de MICHAEL.

Mais bon, ceci reste de l’ordre du détail. C’est trop bon de retrouver MICHAEL SCHENKER en si grande forme ! Même si, il faut le dire, j’appréciais beaucoup le line up avec FRANCIS BUCHOLZ, HERMAN RAREBELL et DOOGIE WHITE au chant.

Je suis heureux comme un gamin et bien-sûr je n’ai pas trouvé le set mou du genou – n’est-ce pas chérie ? Tu vas être heureuse, ça devrait se durcir avec DREAM THEATER.

Il est l’heure pour moi de me casser direction la zone médias pour l’interview de NOBODY’S CULT. Je devrais ensuite vitre redescendre pour ne pas rater l’entrée dans le pit photographes pour DREAM THEATER. Bref, pas de temps pour souffler !

Lorsque je reviens, les T-Shirts UFO, MSG du premier rang ont fait place aux T-Shirts DREAM THEATER et aux musiciens qui se pressent en nombre pour l’arrivée des maîtres du métal prog’.

Changement de décor. Les lumières se font plus sombres. Il y a plus de fumigènes. C’est plus intimiste. Le son est plus fort.

Pour la musique, eh bien, les musicos étant des pointures dans leur domaine respectif, forcément ça joue méga, méga grave. Tu prends une tarte par tous les musiciens. Il faut quand même aimer la voix de JAMES LaBRIE qui est quand même très particulière, mais musicalement c’est très, très fort.

Après, il est clair que ce n’est pas le groupe le plus facile d’accès. C’est méga technique et du coup ça peut être très compliqué pour les non-musiciens… même si, dans la set list
de ce soir, il y a des morceaux que je trouve plus accessibles.

Alors oui, si tu regardes autre chose que les mains des zicos, tu t’aperçois que scéniquement ce n’est pas du grand spectacle, tout est vraiment sur la prouesse des zikos. Donc, petit à petit, les non-initiés vont migrer près des stands nourriture, laissant les fans vivre leur rêve éveillé : voir leurs dieux vivants sur scène (n’est-ce pas, Boom ?!!).

Moi pour ma part, j’ai envie d’indien et je vais suivre la fin du concert sur l’écran géant avec un curry d’agneau ! C’est très bien en mangent, DREAM ! Tout est bien pensé à Guitare en Scène.

Allez, c’est fini. Du coup, je suis très bien placé pour le dernier concert de cette deuxième soirée : FRED CHAPELLIER et NEAL BLACK car ça se passe sur la scène village. Je suis naze mais je veux voir ces deux-là jouer ensemble. En plus, on est à GES et à GES, tout est possible.

Et c’est parti ! A priori, c’est le bassiste de FRED CHAPELLIER et le clavier de NEAL BLACK qui officient avec eux. En ce qui concerne le batteur, je ne voudrais pas dire de
conneries donc je m’abstiens, lol !!

Amis du blues, c’est votre tour de trouver bonheur ! Heu… quelqu’un aurait vu ma femme ???

Individuellement, ils sont terribles mais à deux, c’est encore plus fort ! En plus, ils s’éclatent vraiment à jouer ensemble. Ca se voit et ça se communique ! Dans le public, ça danse (les bénévoles du bar sont eux-aussi en train de danser mais sur le bar !!), ça chante, c’est la fête.

Malgré l’heure tardive, il y a beaucoup de monde devant la scène. Comme quoi, ça plait la technique quand il y a du feeling et de la mélodie. Et quand c’est vraiment blues, comme sur « Love That Burns », le public ressent la musique tranquillement. C’est trop top ! FRED et NEAL communiquent et participent
avec le public. Leur concert n’est pas à sens unique.

A un moment, NEAL BLACK nous demande si on aime le blues, le métal, la country et nous dit que le morceau suivant, c’est un peu tout ça. Et c’est parti pour un méga délire top fun !

Voilà, un concert de FRED CHAPELLIER et de NEAL BLACK, c’est ça : du bonheur en barre.

Tiens, ils nous annoncent la visite d’un guest… Yes, c’est AYNSLEY LISTER, le jeune bluesman anglais, parrain du fest cette année, qui les rejoint ! D’un coup, les filles se pressent au premier rang, les bénévoles du bar deviennent comme folles, AYNSLEY, ça le fait ! Il s’éclate avec ses deux complices d’un soir pour nous mettre une touche Guitare en Scène finale, un bœuf comme il n’y a qu’ici qu’on le fait ! Quelle fin, quel concert !!!

Allez, il va falloir que je trouve où ma femme s’est terrée (la connaissant, je vais la trouver vers le stand Caffe e Dolci italien (et je la comprends, miam !) et on the road again pour un dodo bien mérité.

Encore une méga soirée à Saint-Julien. Vivement la prochaine !!!!

MICHAEL SCHENKER FEST @ Guitare en Scène 2019

Report et Photos by TI-RICKOU

Allez, je suis content ! Un an que j’attends. Ben oui, il y a un an entre deux éditions. Editions de quoi ? De Guitare en Scène bien-sûr, banane ! Tout le monde le sait que c’est mon fest pèlerinage annuel.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, ça se situe à Saint-Julien en Genevois, à quelques battements d’aile de la frontière suisse, côté Genève. C’est un festival à taille humaine où en plus d’une programmation au top, il se passe toujours des jams et des rencontres entre musicos. Bref, le genre de chose que forcement j’adore ! Enfin trêve de bavardage, je laisse le petit hardos qui est en moi à la maison car ce soir c’est plus rock que hard-rock, et direction Guitare en Scène.

L’avantage d’y aller tous les ans, c’est qu’au moins je ne me perds plus. Je ne perds pas non plus de temps pour me garer et donc je suis à l’heure pour le groupe qui ouvre l’édition 2019 sur la scène village (eh oui, à GES il y a deux scènes) : NICO CHONA AND THE FRESHTONES. Pour ceux qui ne le savent pas (again), tous les soirs jusqu’à samedi, le festival ouvre avec un des trois finalistes de son tremplin. Et donc ce groupe est l’un des trois finalistes.

Alors là, je suis dans l’inconnu total. J’espère juste que ça va me plaire car j’ai une interview prévue avec eux tout à l’heure et si je déteste, je suis dans la daube.

Visuellement déjà, ils ont leur look à eux ; look de garagistes américains des années 60. Ca part bien. Musicalement, on est dans du… on va dire blues rock un peu typé années 60. Et putain, c’est bien ! Leurs morceaux sont sympas et ce que je vois sur scène, c’est cool. Le public déjà présent rentre directement dans leur univers.

A un moment, ils nous annoncent qu’ils vont nous faire un blues et font venir un copain à l’harmonica. Même leur blues est bien couillu quand même !

Le reste de leurs morceaux, je les apprécie vraiment. Pas forcément ma tasse de houblon habituelle mais c’est vraiment sympa. C’est ce que j’aime dans ce fest, le tremplin propose toujours des découvertes très intéressantes. Du coup, je ne regrette pas d’avoir une interview à leur faire, moi !

Allez, première pause de la journée avant de me diriger, cette fois-ci, vers la scène principale pour JOHN BUTLER TRIO. Eux, je connais. Je ne les écoute pas tous les jours mais je suis très curieux de les voir en live.

Heu… ça commence bien… il a une sorte de guitare couchée sur ses genoux. Je pense que ça va démarrer calmement.

Il y a une fille au clavier – en plus, elle a un beau chapeau. Ils sont, bien-sûr, accompagnés d’un batteur et d’un bassiste.

Premier morceau, sympa. Deuxième morceau, JOHN BUTLER passe a la guitare sèche et moi, je rentre bien dans leur univers. Il a beaucoup de fans dans le public. Ils connaissent bien les morceaux.

J’apprécie personnellement le son et les lights toujours top à Guitare en Scène. Pour le troisième morceau, re-changement d’instrument. Cette fois-ci, il passa à l’électrique. Youpi, je suis content !

Heu bon c’est clair, les morceaux sont beaux et sympas mais j’ai comme une impression de somnolence (pas la tête !). Je vais en profiter pour aller faire l’interview de NICO CHONA.

Retour sur la grande scène pour l’arrivée du célèbre groupe de rock australien (non ce n’est pas AC/DC, bande de bananes, j’ai dit rock), MIDNIGHT OIL. Voilà encore un groupe que je ne serais pas forcément allé voir s’ils jouaient tout seuls mais que je suis très curieux et content de voir en fest.

Le chapiteau est blindé. on voit qu’une grande partie du public n’est pas venue par hasard mais bien pour supporter MIDNIGHT OIL. Et d’entrée de jeu, ils vont en avoir pour leur argent !

Eh oui, MIDNIGHT OIL qui rentre sur scène, ça se voit.. surtout le chanteur ! Il a une chemise, dire colorée, c’est un euphémisme ! En plus avec des spots de couleur, ça en jette grave. Physiquement, il est grand et imposant. Il a une gestuelle et une présence qui attirent forcément le regard sur lui.

Le public connait la plupart des morceaux par coeur. L’ambiance est vraiment superbe. Bon moi, je découvre. Je m’aperçois que je connais quand même trois ou quatre titres. Ben oui. Il y en a même deux que je chante (si, si) et je ne m’ennuie pas une seconde. La preuve, je ne suis même pas parti m’acheter un sandwich !

Je comprends mieux tout le bien qui est dit sur ce groupe et leur longévité.

En plus, ils défendent une cause qui est quand même bien noble : la défense de la planète (petit moment écolo !). Ca me change des adorateurs de Satan ! Quand je vous avais dit que je laissais le petit hardos à la maison, ce n’est pas pour rien.

Musicalement, on ne peut rien dire, c’est très bien fait, c’est harmonique. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont vendu plusieurs millions d’albums et je ne regrette vraiment pas d’être là ce soir.

Bon, il est tard. Mais ce n’est pas fini. Il est temps de passer ou de repasser à la scène village pour le dernier groupe de la soirée que, cette fois-ci, je connais bien et que j’ai hâte de revoir en live. Ce sont les écossais de KING KING !!

Allez, là la guitare va se faire blues, je suis aux taquets. Le premier qui me dit que ça ne fait pas longtemps que je les ai vus, même s ils n’ont pas tord, je leur répondrais que quand on aime on ne compte pas et que de toute façon à Guitare en Scène, ce n’est jamais pareil qu’ailleurs ! D’ailleurs, la foule massée devant la scène village à cette heure tardive prouve bien que je ne suis pas le seul à penser qu’il ne faut pas les louper.

Et voilà, c’est parti ! Ils déboulent sur scène avec des sourires banane, des morceaux qui sentent bon le blues mais envoient quand même et des refrains qu’on a envie de chanter avec eux.

Que dire de plus ? Ils ont tout pour eux. Musicalement, c’est très bon. Scéniquement aussi. En plus, le plaisir qu’ils prennent est communicatif.

Et que dire de ALAN NIMMO ? C’est un putain de guitariste, il a une putain de voix, un charisme fabuleux. Tout pour être une des futures stars de ce courant. Il m’épate toujours. Il y a tant de joie sur son visage et les notes ont l’air tellement faciles quand c’est lui qui les fait que ça donnerait presque envie d’abandonner la hair guitar !

C’est dingue, je suis tellement plongé dans leur univers que je ne vois même pas l’heure passer. J’apprécie encore plus leur show que la dernière fois où je les ai vus, c’est pour dire !!

Allez, malheureusement le concert tire à sa fin. C’est fini, sniff. Et non, ce n’est pas fini ! Même s’il est bientôt l’heure d’aller acheter des croissants, ils reviennent sur scène pour un rappel !

Et bien-sûr si vous avez suivi, il se passe toujours quelques chose à Guitare en Scène ; pour ce morceau, ils ne sont pas seuls, ils font venir STEVIE NIMMO, le frère de ALAN (qui joue avec lui dans les NIMMO BROTHERS). Là, on va avoir droit à un putain de solo à deux guitares (si, si, c’est possible un solo à deux) d’anthologie. Allez, c’était le chocolat sur le chocolat, là c’est vraiment fini.

Ce n’est pas tout mais j’ai de la route à faire, moi. En plus, je reviens tout à l’heure, et ça c’est plutôt une bonne nouvelle !

Je vous le dis, foi de Ti-Rickou, l’édition 2019 de Guitare en Scène commence bien !

Report et Interview By Ti-Rickou

Lorsque j’ai vu que KING KING, groupe de blues-rock écossais serait sur l’affiche de Guitare en Scène cet été, j’ai été très content car c’est un groupe que j’aime beaucoup et que, malheureusement, je n’ai encore jamais vu en live. Alors imaginez ma réaction quand on m’a proposé, non seulement de venir leur faire une interview, mais en plus d’assister à leur concert privé pour la présentation officielle du programme du Festival !

Comme j’avais rendez-vous en fin d’après-midi pour l’interview, je suis arrivé à l’heure. Forcément ! En plus, c’est marrant, je n’avais jamais mis les pieds dans la salle de concert du Casino puisqu’une sorte de malédiction m’en avait privé. Et, je dois le dire, d’entrée de jeu, elle me plaît bien !

Ce soir, il n’y aura pas de première partie. En revanche, on va avoir une projection vidéo des groupes qui seront à l’affiche de l’édition 2019 du festival. Pas de surprise pour moi, vu que je la connais déjà, lol !!! Mais bon, ça me fait plaisir de voir défiler tous ces groupes et d’imaginer les jams possibles. Pour ceux qui ne connaissent pas le festival, leur point fort c’est qu’ils laissent toujours des créneaux pour des jams entre les différents artistes présents et que c’est à chaque fois un grand moment.

Petite collation avant le concert. Ambiance cocktail et donc forcément différente de celles que je vous décris d’habitude.

Le temps de finir un dernier petit four et les écossais de KING KING arrivent sur scène. ALAN NIMMO, le chanteur guitariste est en kilt. D’entrée de jeu, il m’impressionne. Il a une mega voix et une manière de jouer le blues à la fois moderne et personnelle. C’est ce que j’aime chez ce groupe.

Et en live, ça le fait grave ! Vu que je ne les ai jamais vus, je n’ai aucune comparaison avec le line-up précédent mais ZANDER GREENSHIELDS, le bassiste et ANDREW SCOTT, le batteur, que j’ai devant moi font assurément le job ! On ne m’aurait pas dit qu’ils avaient rejoint le groupe récemment, honnêtement je ne m’en serais pas douté !

Les morceaux rendent vraiment très bien en live. ALAN a un vrai charisme. Il est vraiment hypnotisant ! Ca donne beaucoup de relief à leurs titres. En plus, c’est réellement un guitariste hors pair avec son propre style, sa manière de jouer et son feeling impressionnant. Pour ma part, je pense que c’est l’un des guitaristes qui me met la plus grosse baffe depuis pas mal d’années. Et tout le monde sait que découvrir un nouveau guitariste de ce niveau en live, c’est un truc que j’adore ! Je comprends tout le bien qu’en ont dit les médias anglais et les récompenses qui leur ont été données.

C’est vrai qu’ils renouvellent le style en n’adoptant pas forcément les mêmes recettes que les blues-rockeurs habituellement. Moi, en plus, j’adore leur côté fun. Ils s’éclatent littéralement sur scène et s’amusent en venant jouer avec mon objectif photo. On voit vraiment qu’ils sont mega contents d’avoir été choisi pour cette soirée !

Par rapport à la salle, je dois avouer que je ne m’attendais pas à un son aussi bon ! Je suis vraiment aux anges et je ne vois absolument pas le temps passé. Ce n’est que quand ça s’arrête que je m’aperçois qu’ils ont joué pas mal de temps. Perso, j’en aurai bien repris une louche, mais pour ça, il va me falloir attendre le mois de juillet ! Ca va être long !!!!

Enfin je les ai vus et j’en suis forcément très heureux. Merci Guitare en Scène pour avoir permis cette rencontre avant l’heure ! Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que cette édition 2019 me réservera bien d’autres surprises !

KING KING @ Casino de St Julien en Genevois (74)

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THE DEAD DAISIES @ Guitare en Scène 2018

Alors que les copains se remettent du Hellfest, du Rockfest et autres Bang Your Head, moi je continue ma saison de fest. Eh oui, ce soir c’est le premier jour de Guitare en Scène à Saint-Julien-en-Genevois. Yep, je suis aux taquets !! Bon, j’ai intérêt car là, il ne faut absolument pas que je sois à la bourre, j’ai des interviews de calées. Pression.

Bon théoriquement, je sais y aller, ça le fait et je sais où me garer. Normalement, c’est finger in the nose, l’histoire ! On ne va pas parler des gens qui font faire des travaux sur les autoroutes alors que tout le monde les emprunte mais bon j’ai tout de même réussi à être à peu près à l’heure !

J’ai dit à peu prês car le temps que je finisse mon interview avec MISS AMERICA et celle de JOHN CORABI pour les DEAD DAISIES (heu comment, j’ai de la chance ? Nan nan, je mérite, c’est tout !) ROSENDALE sur la petite scène extérieure a déjà terminé son set. Oups ! Loupé un groupe quand je suis déjà dans l’enceinte je ne suis pas sûr que ça me soit déjà arrivé. Je suis very sorry ! Et pourtant j’ai essayé – et je n’avais pas forcément le choix – d’être rapide mais premièrement, c’est difficile d’empêcher JOHN de parler et deuxièmement, je n’avais pas forcément envie qu’il s’arrête !

A Guitare en Scène, tout est bien rodé pour que rien ne vienne perturber le running order, même les meet and greet. Oui, vous savez, les meet and greet, les trucs où les gens doivent payer pour approcher les artistes qu’ils aiment ? Là, il y en a deux : un pour DEAD DAISIES et un pour SATRIANI. Mais Guitare en Scène prouve encore une fois que ce n’est pas un festival comme les autres car ces meet and greet sont complètement gratuits ! Ils ont été organisés en tirage au sort parmi ceux qui le souhaitaient et qui avaient un billet. Foi de Ti-Rickou, c’est la première fois que je vois ça ! Je trouve ça totalement génial ! Ca me réconcilie même avec les meet and greet, tiens.

THE DEAD DAISIES @ Guitare en Scène 2018

Allez, le moment pour lequel je suis surtout venu arrive : les DEAD DAISIES pour une date unique en France montent sur la grande scène. Et putain c’est parti ! Comment dire ? Comment décrire DOUG ALDRICH, JOHN CORABI, MARCO MENDOZA, Dean CASTRONOVO et DAVID LOWY ensemble ? C’est une pure tuerie ! Non seulement ça joue – et ça joue grave – mais en plus, c’est visuel ! Ils se roulent sur scène, ils bougent, ils posent, ils s’amusent. Il y a une vraie envie de jouer.

Et d’entrée le public présent sous le chapiteau s’en prend non seulement plein les oreilles (non ce n’est pas trop fort, c’est juste du rock ‘n’ roll) mais aussi plein les yeux. Moi forcément je suis fan, j’adore les morceaux de DEAD DAISIES et même quand ils nous font des covers, eh ben ce sont de putains de tueries ! Dieu sait que je ne suis pas trop covers mais lorsque DEAD DAISIES remet les vieilles recettes au goût du jour, qu’est ce que c’est bon !

Bien sûr j’adore la voix, la prestance de JOHN CORABI (ça, c’est clair !) et c’est vrai qu’avec ses acolytes ça le met vraiment en valeur. Et là, sur cette scène, c’est purement magique. Bon, je ne parle même pas de MARCO MENDOZA qui, bien-sûr, comme à son habitude fait le show. Il doit avoir du sang de kangourou dans les veines car il saute beaucoup sur lui-même, lol !

Et je termine par le sieur DOUG ALDRICH. Ce mec est tout simplement magique. Quel guitariste et quelle présence ! Quand on le voit jouer, on a l’impression que c’est simple… Et quelle putain d’interprétation sur un cover de DEEP PURPLE. Mais pourquoi il ne l’ont pas pris lui les DEEP PURPLE ? Tant qu’à remplacer BLACKMORE par quelqu’un, au moins lui il est dans l’esprit, il ne fait pas du jazz ! Comment je n’aime pas STEVE MORSE… Bon d’accord, mais surtout pas dans DEEP PURPLE ! Enfin bref, vous l’avez compris et vous l’avez déjà lu si vous suivez le webzine, DOUG c’est vraiment un de mes petits chouchous !

Dans THE DEAD DAISIES, les cinq compères forment vraiment un tout. Le show de ce soir est en plus tout simplement énorme ! Ouais, je ne déconne pas les copains, là c’est vraiment mons-tru-eux ! Et ce ne sont pas ceux qui sont là ce soir qui diront le contraire ! Ouah !!! Guitare en Scène, ça commence très très fort !

Moi il faut que je redescende un peu quand même. Pourquoi ils ne veulent pas que je leur refasse une interview ou que j’aille re-papoter avec eux ?!!! Même pas drôle !

JOE SATRIANI @ Guitare en Scène 2018

Bon allez, là ça va vite, ça va bientôt être au tour de JOE SATRIANI. Heu comment je suis moins motivé ? C’est pas vrai, j’aime bien JOE. C’est même celui que je préfère dans le style « les chanteurs sont des connards, j’en mets pas » ! Mais il faut préciser que je l’ai vu un certain nombre de fois. Tellement que je suis incapable d’en tenir le compte !

Mais ce soir, c’est un show spécial pour Guitare en Scène et puis à Guitare en Scène, il se passe toujours des choses.

Tiens, d’entrée de jeu son line up fonctionne très bien. Bon choix de set list. Et bien-sûr, en plus, il est ravi de rejouer ici et forcément ça se ressent dans son jeu. Le public est forcément ravi. A Guitare en Scène, le public, la guitare il connait et il aime. Et JOE SATRIANI, c’est un peu un des Dieux du Temple.

Moi, bizarrement, je rentre beaucoup plus dans le show de ce soir que dans les derniers que j’avais vus de lui. D’habitude au bout de trois ou quatre morceaux, je commence à me lasser un peu mais là,, comme un papillon sur une lampe, je reste scotché et ce, jusqu’à la fin. 

JAM SESSION (JOE SATRIANI-DOUG ALDRICH-ULI JON ROTH) @ Guitare en Scène 2018

Eh non, ce n’est pas la fin, c’est juste un entracte ! Et il ré-attaque sur « Surfin with the Alien » ! Là, je fond carrément. C’est sans aucun doute pour moi, le meilleur album de rock-hard instrumental qui n’ait jamais été fait et en live ces morceaux, c’est une vraie tuerie. Et comme JOE est en forme, je ne vous explique même pas ! C’est juste à vous dégoûter de même essayer d’apprendre à jouer de la six cordes ! C’est tellement simple quand c’est lui qui joue. Ti-Rickou est aux anges !

JAM SESSION (JOE SATRIANI-DOUG ALDRICH-ULI JON ROTH) @ Guitare en Scène 2018

Et c’est parti pour l’annonce des invités spéciaux. Heu tiens, c’est bizarre, c’est DOUG ALDRICH qui vient ! Yes, une double dose de DOUG ! Qui c’est qui est méga content ? !! DOUG et JOE, putain ça va saigner ! Le troisième… oh putain je suis mort ! Ma femme va me tuer ! C’est, je n’y crois pas, ULRICH JON ROTH. Pour ceux qui n’ont pas suivi l’actualité du hard-rock depuis 40 ans, ce n’est ni plus ni moins que le premier guitariste mythique de SCORPIONS. Et pourquoi je suis mort ? Parce que c’est juste LE guitariste préféré de ma femme.

JAM SESSION (JOE SATRIANI-DOUG ALDRICH-ULI JON ROTH) @ Guitare en Scène 2018

Allez, là j’ai hâte, comme tout le public d’ailleurs, de savoir ce qu’ils vont nous faire. Et avec ULI ROTH, devinez par quoi on va commencer ? JIMI HENDRIX of course ! Et c’est un petit hardos qui gagne un… bracelet à clous !!! Je ne suis pas un afficionado de HENDRIX mais ULI JON ROTH a toujours réussi à me le faire oublier. Et là, avec ses deux compères, ça me fait redécouvrir le morceau sous un angle différent.

Putain ça joue ! En plus, c’est ULI qui est au chant. JOE SATRIANI et DOUG ALDRICH s’amusent comme des petits fous. Ils alternent tous les trois des solos et ça devient – si c’était possible – encore plus une putain de tuerie. Ouah !

JOE n’arrête pas de sourire, il s’amuse comme un gamin. Il a le sourire banane sur le visage. C’est vraiment méga cool de le voir comme ça, tellement décontracté et heureux de jouer avec ses copains. 

Mais qu’est-ce qu’ils me font là ? Smoke on the water ?!!! Avec une rythmique à trois ?!!! Putain, putain, putain !!! Ca, c’est du DEEP PURPLE ! Ca, c’est du « Smoke on the Water ». C’est DOUG qui se colle au chant. Grâce aux dernière prestations de DEEP PURPLE, j’avais presque oublié comment ce morceau devait sonner et là ouais, on comprend pourquoi ce titre est devenu l’un des hymnes du hard-rock ! En plus, les trois musiciens alternent les solos et ils le font tout en respectant l’esprit de RITCHIE BLACKMORE. Ca me met les larmes aux yeux ! Ca repart un peu dans le milieu du morceau avec des solos dans le style des trois compères et ça se termine par une apothéose de rythmique et « Smoke on the Water » hurlé par tout le public de Guitare en Scène.

Ouah, quel moment énorme ! Voilà pourquoi j’aime ce fest. Je pense que c’est encore un des seuls festivals où ce genre de chose se produit et où des musiciens montent sur scène pour jouer et s’amuser juste pour le fun, pour jouer ensemble. Et quand ce sont des musiciens de ce calibre, c’est juste hallucinant.

MISS AMERICA @ Guitare en Scène 2018

Bon, ce n’est pas tout mais il est déjà plus de minuit ! Il ne faut surtout pas que j’oublie d’aller voir MISS AMERICA qui vient de commencer, presque dans la lancée, à jouer sur la scène Village. Ce serait bêta que je les loupe quand même ! Je n’ai déjà pas pu aller les voir hier soir au Rock’n’Eat Live… En plus, je leur ai fait une interview dans l’après-midi. Allez, une bouteille d’eau, je regroupe mes dernières forces et je les rejoints.

Bien-sûr, je ne vais pas être déçu. MISS AMERICA, ben c’est mon coup de coeur de ces derniers mois. Le groupe que j’ai découvert grâce à leur EP et que j’ai eu la chance de voir quelques jours après en live. Et depuis, je ne les lâche plus !

Et là sur la scène de Guitare en Scène, eh bien encore une fois, ils vont me mettre une bonne tarte.

J’aime leurs compos, très rock qui se retiennent facile et qui te restent dans la tête. Leur prestation live est très efficace, pour un jeune groupe comme ça, c’est vraiment rare.

La bassiste bouge vraiment beaucoup ainsi que le guitariste et le guitariste chanteur. Eh bon, le fait qu’il y ait aussi une fille à la batterie, c’est bien sympa.

Ils ont déjà une grande habitude des live et encore une fois, il n’y a pas photo, ça paye.

Il n’y a pas que moi qui craque. Les courageux qui sont restés tard, voire très tôt, pour les voir ne vont pas être déçus. Les MISS AMERICA, c’est clair, vont se faire de nouveaux fans ce soir.

MISS AMERICA @ Guitare en Scène 2018

Malgré l’heure tardive, il fait encore très chaud sur le site. On est bien, on est avec les copains et je n’ai pas forcément envie que la magie s’arrête. Mais bon, si ça continue je vais devoir arriver avec les croissants pour ne pas me faire engueuler !

Un grand merci aux orgas pour leur gentillesse et leur mega programmation dans un lieu superbe et avec une capacité qui reste à taille humaine, une scène où on voit de partout et où le son est superbe.

Cette journée sous le signe du hard-rock a encore été un grand succès. Guitare en Scène n’est pas prêt de ne plus me voir !

JAM SESSION (JOE SATRIANI-DOUG ALDRICH-ULI JON ROTH) @ Guitare en Scène 2018

Comme Seb 747 et Steve*74 sont un peu les Tango et Cash du live report chez W.T.R, ils vous proposent une nouvelle fois, un concept bien à eux pour vous rapporter les événements de cette dernière journée de Guitare en Scène… Carrément incontrôlables, ces deux-là ! Bref, tout ce qu’on aime ici ! 

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SHAKRA

Seb 747 pour la Part One

C’est un peu sonné que je me rends à ce qui, pour moi, est le deuxième jour du festival. Il est vrai qu’après la prestation de TWISTED SISTER le jour de la fête nationale et d’avoir appris de la voix de DEE SNIDER himself ce qui est arrivé entre temps à Nice, on est un peu dans un état second. Comment ne pas se rappeler ce qui est arrivé quelques mois auparavant à Paris… Mais comme aurait dit FREDDIE MERCURY : « Show must go on ». Et puis c’est pas des p’tits cons qui m’empêcheront d’aller m’éclater et d’aller voir mes groupes de rock favoris. Donc direction Saint-Julien en Genevois pour la deuxième fois en trois jours !

A peine ai-je le temps de passer les barrières que le speaker nous annonce déjà l’arrivée de SHAKRA. C’est pire qu’en Suisse ici, ils ont carrément un quart d’heure d’avance (au grand détriment de mon ami Steve*74 coincé dans les bouchons. lol) ! Comme dirait le proverbe : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ». D’ailleurs cet adage, notre Ti-Rickou devrait peut-être le retenir, non ?

Après avoir vu le groupe au Métal Grésifest quelques semaines auparavant, je sais déjà à quoi m’attendre avec SHAKRA. D’autant plus que MARC FOX l’ancien nouveau chanteur – « C’est un peu compliqué », nous dira t-il plus tard, « mais c’est comme ça » – est revenu au sein de la formation. Il est plus que certain que c’est le chanteur qu’il faut à ce groupe. Ils ont de l’énergie à revendre et nous le prouve dès l’entame d’un « Hello » qui commence un set survolté.

Malgré le soleil qui a tendance à les éblouir sur scène (trois membres sur cinq ne quitteront pas une seule fois leur lunettes noires), ils sont heureux d’être de retour. Le show qui -contrairement à ce qui avait été annoncé – n’est pas sous chapiteau mais sur la petite scène, est excellent. Les spectateurs qui rentrent au fur et à mesure, n’en perdent pas une goutte.

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SHAKRA

Le soleil tape de plus en plus fort, il commence à faire de plus en plus chaud, mais nos amis suisses nous montrent l’étendue de leurs talents. ROGER TANNER le batteur est en pleine forme. Il frappe ses fûts avec une intensité qui met en avant la basse de DOMINIK PFISTER. Celui-ci, en place depuis 2011, n’hésite pas à se montrer au bord de la scène et à headbanguer autant que ses copains. THOM BLUNIER, le brun ténébreux à la lead guitar nous décoche des riffs sensationnels. Et même si, à cause de sa maladie (il finira le concert éreinté soutenu par ses comparses), il bouge moins que son compère THOMAS MUSTER à la rythmique, le bernois se montre un excellent musicien.

D’ailleurs, c’est un peu THOM qui mène la troupe, même si les regards des copines vont vers son blond comparse et vers MARC évidemment. Après un « Wild & Hungry » qui dépote, les SHAKRA quittent la scène.

Ils reviennent pour nous faire un rappel à décorner les bœufs avec « Now Or Never » et « Rising High ». Salutations de rigueur au public, non sans un « Merci ! Vous êtes formidables ! » de MARC FOX au public et je me dirige sous le chapiteau. En tous cas, bonne entrée en matière pour ce festival.

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STATUS QUO

Arrivé sous le chapiteau, le monde est beaucoup plus conséquent que ce à quoi je m’attendais. Les quinquas – et âges supérieurs – avec des vestes à patches aux couleurs de STATUS QUO sont devant les barrières. Euhhh, si j’avais des doutes sur le remplissage du concert, là je n’en ai plus. C’est blindé !

Bon, STATUS QUO, je les avais pas revu depuis 2010. Ca remonte déjà à six ans. A l’époque j’avais apprécié le concert alors je m’attends à quelque chose de fort.

Peu de temps avant le début de ce show, RICK PARFITT, l’excellent second guitariste du groupe après FRANCIS ROSSI, a été victime d’une crise cardiaque et n’a pu finir la tournée. Qu’à cela ne tienne, les STATUS QUO ont décidé d’honorer leurs contrats avec FREDDIE EDWARDS, le fils du bassiste JOHN. Et d’après les dires du présentateur, ce serait donc son premier gros concert avec le groupe.

Et là, ben… il y a comme un manque. Mais il est vite rempli par cette ardeur qu’à FREDDIE. Il attaque ses cordes comme RICK et malgré sa timidité (il faut le comprendre, jouer avec de telles légendes, il y a de quoi être intimidé), il n’hésite pas à aller au-devant de la scène. Episodiquement certes, mais comme c’est FRANCIS qui tient comme d’habitude le public, ça peut se comprendre. Ce dernier plaisante souvent et charrie régulièrement le père et le fils. Il y a une très bonne ambiance. Aussi bien sur scène que sous le chapiteau.

Ils nous font même un medley comprenant « What you’re Proposing / Down the Dustpipe / Wild Side of Life / Railroad », des titres qu’ils n’avaient pas joués depuis longtemps.

Un peu plus tard dans la soirée, c’est le hit « In the Army Now » qui est repris en chœur par la foule de Guitare en Scène. Très impressionnant. Et c’est sur « Rockin all over the world » qu’ils nous quittent, faisant sauter en cadence les nombreux spectateurs, jeunes et vieux.

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STATUS QUO

Mais voilà qu’ils reviennent pour nous sortir deux derniers titres, dont une cover de CHUCK BERRY !

Sans contexte, un super show. Certes l’absence de RICK est importante, et beaucoup de fans venaient sans grande conviction, mais après le set des anglais, tout le monde est enthousiaste. Oui, le QUO peut exister sans PARFITT (même si mon ami Steve*74 ne serait pas d’accord avec moi).

Le set fini, je me dirige vers les nombreux stands de bars et de restauration afin de me réhydrater après ces deux concerts.

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THE SPACE CADDETS

Pendant ce temps, sur la scène village, les SPACE CADDETS jouent. C’est dans un rockabilly endiablé qu’ils font leur prestation.

Comme ce n’est guère ma tasse de thé et même si ce n’est pas désagréable à l’oreille (on n’est pas dans du black ou du death, lol !), je me redirige sous le chapiteau afin de me placer au mieux pour EUROPE.

Evidemment, il y a déjà foule. Du coup, je reste assis en attendant que le concert commence et j’en profite pour taper la discut’ avec un couple lausannois, surpris de voir une ambiance aussi tranquille dans un festival à taille humaine.

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EUROPE

Les lumières s’éteignent, la scène s’illumine sur un backdrop de l’album « War of Kings ». C’est MIC MICHAELLI le claviériste, suivi de JOHN LEVEN le bassiste et IAN HAUGLAND le batteur qui montent sur scène les premiers. Viennent ensuite JOHN NORUM, le guitariste – pour ceux qui ne le savait pas déjà – et JOEY TEMPEST, chanteur de son état.

Beaucoup de personnes sont venues pour écouter ce que le groupe jouait dans les années 80… Sans jamais avoir écouté ce qu’ils font maintenant. Evidemment, ils sont plus que surpris lorsque dès le début du set, JOEY attaque – guitare en mains, s’il vous plait – un « War of Kings » d’anthologie.

Forcément, ceux qui connaissent n’en perdent pas une miette et ceux qui s’attendaient à un EUROPE mou du genou et popisant comme dans les années 80 en prennent pour leur grade.

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EUROPE

C’est sur un fond bluesy à souhait que EUROPE nous accueille. Ils sont remontés comme un coucou suisse. JOHN NORUM reste très concentré sur son jeu de guitare, décochant quelques riffs dont il a le secret et régulièrement quelques sourires dont il n’est pas coutumier.

JOHN LEVEN qui fera la gueule tout le long du concert, est toujours dans son rythme impassible.

MIC MICHAELLI, qui s’est laissé pousser une barbe poivre et sel depuis la dernière fois où je les ai vus, donne l’impression d’être le chef de la soirée. A chaque fin de morceau, les lumières s’éteignent et il commence à jouer tout seul les intros. Ses camarades le rejoignent dès l’entame des riffs de guitare ou des coups de buttoirs de IAN HAUGLAND.

JOHN change régulièrement de guitare pour une Flying V noire de toute beauté. JOEY, lui, fait le show à lui tout seul, en véritable frontman qu’il est !

Après un « Hole in my pocket », second extrait de « War of Kings », c’est le hit « Rock the night » qui débarque et la foule répond présent aux sollicitations de JOEY. En revanche, lorsqu’ils attaquent « Scream for Anger », un titre de « Wings of Tomorrow » datant de 1984, je n’en reviens pas : la foule reste coite. C’est trop marrant !

S’ensuit un « Last look at Eden » de toute beauté, en mid tempo qui émeut le public. Puis la ballade « Carrie » arrive et là, c’est l’émeute. Les copines sont toutes en pleurs, lol.

Après un troisième titre de « War of kings », un de « Bag of Bones », c’est un autre hit qui débarque « Sign of the Times ». 1989, ça ne me rajeunit pas ! Après l’instrumental de « War of Kings » et un titre un peu moins connu « Girl from Lebanon », un autre hit débarque « Ready or Not ».

Ah, les lumières s’éteignent et IAN HAUGLAND nous fait son drum solo. C’est sur l’air d’ »Eine Kleine Nachtmusik »  de MOZART qu’il joue et pour une fois, on est loin de s’ennuyer.

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EUROPE

Revenu sur scène, le groupe jouent deux hits les uns derrière les autres « Superstisious » et « Cherokee » afin de finir sur « Days of Rock ‘n’ Roll ». Trop fort les EUROPE, ils sont capables de jouer tous leurs hits tout en incluant cinq titres de leur dernier opus en date, sans que cela choque le moins du monde !

Le set est fini. Réellement ? Non, bien sûr, ils ne peuvent pas finir sans qu’ils jouent leur dernier hit « The Final Countdown » que le public attendait avec impatience.

Et c’est sur un rappel de haute volée que se finit, pour moi, cette soirée. Il se fait un peu tard, et malgré le fait qu’il y ait encore un concert avec JOHNNY GALLAGHER, je décide de rentrer… Laissant le soin à mon ami Steve*74 de finir le report du concert.

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JOHNNY GALLAGHER

Steve*74 pour la Part Two 

Bon, mon camarade de jeu ayant déclaré forfait, je reprends le flambeau pour terminer cette soirée. Il faut comprendre notre ami Seb 747, s’il n’a pas ses huit heures de sommeil, il passe ensuite une mauvaise journée… même si le lendemain est un dimanche ! Eh oui, il ne fait pas bon de vieillir, lol !!!

Pour revenir à des considérations plus musicales, il est vrai que nous sommes déjà à une heure tardive lorsque JOHNNY GALLAGHER foule le plancher de la petite scène.

Ce n’est pas une surprise de le voir ici, il doit même avoir un abonnement à ce festival car je ne compte plus le nombre de fois où il est venu y jouer. Quand on n’aime on ne compte pas, paraît il…

Le show débute avec un GALLAGHER qui a chaussé ses lunettes. Le rock blues distillé est prenant. Le bonhomme sait jouer et manie sa guitare comme un jouet trop petit entre ses mains.

Entre compos et reprises, la setlist défile sereinement mais cela ne va pas durer. JOHNNY enlève ses bésicles et là, tout va changer. On passe à la vitesse supérieure !

Premier invité sur scène ce soir, MARKY X, le guitariste des SPACE CADETTS.

Un petit tour puis s’en va. Ensuite c’est au tour de NONO, oui celui de TRUST, d’arriver. Pas de hard-rock à la TRUST ce soir, mais toujours ce bon vieux rock mâtiné de blues. Les morceaux sont prétextes à de grands bœufs. Les guitaristes s’en donnent à cœur joie et alternent les solos.  NONO restera sur scène jusqu’à la fin.

Ensuite, c’est au tour de PATRICK RONDAT d’arriver, suivi bientôt par ERIC GALES, un fabuleux guitariste blues américain. Et pour finir, JACQUES VALDA, un des gentils organisateurs du festival.

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ERIC GALES

Maintenant, il y a un monde fou sur les planches de la petite scène. Les spectateurs qui sont restés admirent le spectacle. Nous assistons à un méga bœuf qui s’éternise dans le temps pour notre plus grand plaisir.

Ils n’arrêterons qu’à 3h du matin, une heure où Seb 747 dort déjà depuis longtemps !!! Mais quel plaisir d’écouter ces talentueux guitaristes s’amuser sans problème d’égo et transmettre leurs passions pour notre plus grande satisfaction.. On en redemande !

En principe, quoi de mieux pour terminer en beauté une excellente journée ? Rien, si ce n’est qu’un plouc mal intentionné a essayé de forcer ma serrure de voiture côté conducteur et que depuis je dois passer de l’autre côté pour entrer. C’est ça le rock‘n’roll…

Vivement l’année prochaine tout de même !!!

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PATRICK RONDAT, JOHNNY GALLAGHER ET NONO