Tagged: HARD 70

58 SHOTS @ le Brin de Zinc de Barberaz (Savoie)

Report by SEB 747 – Photos : STEVE*74

Youpi, c’est la nouvelle année ! Oui, je vous vois venir, cela fait un moment que la nouvelle année est entamée ! Mais c’est la rentrée des reports. Le premier de l’année.

Ce soir, je suis content, car je vais retrouver les belfortains de 58 SHOTS que je n’ai pas revus depuis plus d’une année. C’était, comme vous le savez si vous suivez le webzine, en octobre 2018, au Bouffon de la Taverne de Genève. Donc, direction le Brin de Zinc à Barberaz, où ils avaient déjà mis les pieds la veille du jour où j’avais eu l’honneur de les rencontrer.

Il devait pleuvoir des hallebardes, mais c’est une petite bruine qui nous accompagne. Pour rouler, ce n’est pas si mal, on va pas se le cacher. Et même si ça avait été le cas, ce n’est pas ce qui m’aurait empêché d’aller assister au concert. Mon copain de concert Steve*74 étant du voyage pour faire le photographe, c’est à plusieurs que nous traçons la route pour la Savoie.

Arrivés à bon port, nous nous rendons compte que le parking est plein. Une pensée me vient : “Surprenant tous ces gens qui vont danser au Club Mambo juste à côté”. Mais à peine le temps d’ouvrir les portes que nous nous rendons compte que c’est le Bdz qui est plein ! Ça fait plaisir de voir que le hard-rock français, remplit les salles. Le seul petit soucis, c’est qu’il va falloir jouer des coudes, mais ce n’est pas à des vieux renards qu’on apprend à faire la grimace, et nous nous retrouvons vite devant.

D’ailleurs, c’est étrange, les 58 SHOTS sont rentrés en même temps que nous. Il ne devait pas y avoir une première partie ? A priori non puisque nos copains belfortains sont déjà sur scène.

Les lumières s’éteignent, et c’est parti. Coup sur coup, nous prenons deux uppercuts en pleine face avec « Zeppelin Song » et « I’m Sorry ». Ces deux titres, issus de leur tout nouvel album sorti récemment, « French Rock Revolution », mettent de suite le feu au Brin de Zinc.  « Devil in my room », le morceau suivant sent le soufre, et le public savoyard, toujours aux taquets, répond avec engouement aux sollicitations des musiciens.

ARTHUR nous explique que ce soir, ils ferment la boucle. Il rappelle au public les déboires qu’ils ont eu neuf mois auparavant avec leur camion tombé en panne avant leur concert de Lyon. Et pendant ce temps, ils devaient continuer de le payer sans pouvoir tourner. Ils auraient pu tout arrêter, mais ils ont tenu bon et sont de retour pour notre plus grand plaisir.

Alors ça, c’est étrange, soit ils ont changé de bassiste, soit THEO a pris de l’âge. ARTHUR, le chanteur guitariste, en pleine forme vocalement, nous explique que ce dernier est temporairement absent et que son remplaçant RODOLPHE, n’a que deux répétitions à son actif. Une chose est sûre, il est super-doué parce que jouer comme il joue en n’ayant que deux répètes, c’est ahurissant.

WILLIAM, le gratteux, est toujours aussi impressionnant de dextérité. Il n’a que vingt ans et un incroyable talent. Il n’hésite pas une seule seconde à se frotter au public et, comme un véritable montagnard (Savoie oblige), à grimper sur les retours afin que le public du fond puisse le voir. Quand à TONY, le batteur, c’est en véritable métronome, tel un PHIL RUDD d’AC/DC dont ce soir il porte fièrement le T-shirt, qu’il tient le groupe sur les rails. Du rock ‘n’ roll évidemment !

Le groupe est vraiment bien ancré sur la scène. Ce n’est que leur second concert de l’année et ils se sont de nouveau appropriés les planches savoyardes.

L’osmose entre les quatre musiciens est palpable. Et même si RODOLPHE n’est pas le bassiste originel, il est aussi à l’aise que les autres musiciens.

Après la balade en version semi-acoustique de plus de dix minutes « The end of the world », durant laquelle on ne s’ennuie pas une seconde, ARTHUR reprend sa guitare électrique pour attaquer le titre éponyme de leur dernier album. Pas si simple lorsqu’on cherche son Jack pour se brancher. « C’est bon, j’ai trouvé, le concert peut reprendre ! » annonce ARTHUR un brin sarcastique.

« JOHN LENNON a dit un jour que le rock français c’était comme le vin anglais » nous raconte-t-il. « Alors, ce soir, je veux que d’où qu’il puisse nous voir, nous lui prouvions qu’il a tort » et le public savoyard manifeste son approbation. « Ouah, 58 SHOTS est le groupe qui se permet de dire à JOHN LENNON qu’il a tort » rigole le chanteur. C’est sur ce titre éponyme et révolutionnaire de leur dernier album que nos copains belfortains font participer un Brin de Zinc toujours à fond. Il est vrai que c’est un futur incontournable avec ce refrain qui se retient comme « une chanson populaire » comme aurait dit CLAUDE FRANCOIS.

Le groupe enquille les titres. « For the old ones », en hommage au bluesman albinos JOHNNY WINTER, « Unstoppable Man »… Des titres issus de leur dernier opus mais aussi, des titres de leur premier Ep. De quoi satisfaire tous leurs fans.

ARTHUR, sourire aux lèvres, s’amuse comme un petit fou, et on sent le plaisir qu’il a de jouer pour nous ce soir. WILLIAM, lui, s’éclate toujours en faisant pleurer sa guitare, en shreddant comme un fou. Cependant, il ne s’accapare pas entièrement tous les solos. Il en laisse quelques-uns à ARTHUR qui ne prive pas pour rivaliser d’agilité avec son compère. Note à moi-même : vérifier à la fin du concert que WILL ne possède pas dix doigts sur sa main droite. Lol.

RODOLPHE est un peu plus en retrait, mais n’a pas baissé son niveau de jeu d’une seule seconde. Quand à TONY, il tient toujours l’ossature du groupe, c’est fou ce qu’il me fait penser de plus en plus à Animal le frappeur du Muppet Show.

Nous prenons un pied dantesque mais il est bientôt l’heure de finir le show. « Resurrection » et « Certified Thief » qui sont deux mandales que nous prenons directement entre les oreilles, se chargent de clore le spectacle de des copains.

C’est l’heure pour la photo de groupe et pour les 58 SHOTS de descendre de scène. Comment ça, c’est fini ? Hors de question ! Le Brin de Zinc en réclame encore et encore. Alors, pour notre plus grand plaisir, les belfortains remontent sur scène pour nous sortir un « Whole Lotta love » de LED ZEPPELIN de toute beauté.

Le groupe quitte les planches sur ce beau cover de JIMMY PAGE & Co. Oui mais voilà, comme souvent au Bdz, le public ne veut pas en rester là et manifeste sa désapprobation. Au bout de trois petites minutes, les 58 SHOTS remontent sur scène. « Ok le Brin de Zinc, vous êtes incroyable ! On va vous en faire une dernière parce que c’est vous. Mais ça sera la dernière. Il faut qu’on soit en forme pour demain à Dijon » nous explique un ARTHUR plus qu’enthousiaste. C’est avec le « Smoke on the water » de qui vous savez, que les 58 SHOTS arrivent enfin à quitter la scène. Et voilà, le concert est fini. Sniff.

Après deux heures et demie d’un show hyper intense, tout le public du Brin de Zinc est plus que conquis. « Il suffit d’une heure pour acquérir une réputation qui dure mille ans », dit un proverbe japonais. Alors je vous laisse imaginer la réputation qu’ils vont avoir après leur prestation de ce soir !

Un petit tour au merch, où ils sont très sollicités, pour discuter avec ARTHUR qui nous parle de leur dernier joujou. Il hallucine face aux retours qu’ils obtiennent des chroniques et notamment un ⅚ du Rock-Hard italien. Comme quoi, il n’y a pas que GOJIRA qui arrive à sortir de nos frontières !

Allez, pour nous c’est l’heure de la retraite. Nous disons au revoir à nos nouveaux copains belfortains, en espérant les revoir très bientôt. Sur la route du retour, nous passons le « French Rock Revolution » en boucle, histoire de continuer le plaisir ressenti ce soir.

Encore un grand merci à Thomas pour nous avoir permis d’assister à un show d’anthologie. La révolution rock française est en route !

58 SHOTS au Bouffon de la Taverne

Ça fait un moment que je ne me suis pas fait un concert au Bouffon de la Taverne, moi ! Aussi, lorsque j’apprends que les 58 SHOTS y font une apparition, je n’ai qu’une envie, y retourner. C’est tout naturellement que mon ami Steve*74 m’accompagne, étant donné que même si une génération nous sépare, nous avons pratiquement les mêmes goûts musicaux.

Du coup, la route, que nous connaissons par cœur, se fait sans soucis. Nous arrivons même de bonne heure devant le Bouffon. Aucun des groupes n’ayant encore commencé, nous faisons le pied de grue à l’extérieur… mais bon, la température est très agréable pour une mi-octobre. Tiens, mais qui croisons-nous dehors ? ARTHUR, le leader des 58 SHOTS. Il est vraiment très sympa. Cool !

Allez, arrêtons de battre la campagne et parlons de notre violon d’Ingres, je veux parler de la musique évidemment !

STANE @ le Bouffon de la Taverne – Genève

En ouverture, c’est le groupe STANE qui démarre. STANE c’est du classic rock composé par quatre vétérans de la scène musicale genevoise. Leurs influences sont à chercher du côté de LED ZEP, des BEATLES, des RED HOT CHILI PEPPERS, de LENNY KRAVITZ, NIRVANA ou RAGE AGAINST THE MACHINE.

Ses membres sont STANE BLUE au chant et à la guitare, KING GEORGES à la lead, JOE AABRAM derrière la basse et JON STYKES aux fûts. Leurs compos sont sympathiques et passent bien sur scène. Cependant, comme le dirait si bien POISON : « Every Roses has its Thorns » (il n’y a pas de roses sans épines). Et c’est bien là où le bât blesse. Ce n’est pas que l’on s’ennuie ; non, pas vraiment, c’est même plutôt bon musicalement parlant. Le hic vient du fait que notre copain STANE a un timbre de voix qui n’est pas facile d’approche. Du moins, de notre point de vue. Sa voix paraît trop uniforme, voire honnête par rapport à la musique jouée, musique qui, je le répète est vraiment bonne.

En tout cas, les fans, certes peu nombreux mais connaisseurs, apprécient la prestation du groupe et c’est tout ce qui compte. Et puis, la critique est aisée mais l’art est difficile, c’est une évidence ce soir ou alors nous devenons séniles et nos oreilles ne sont plus aussi affûtées.

Sur les quinze titres interprétés, dont deux avec une choriste du nom d’ALEX, qui ravit un Bouffon un peu en berne, c’est « Give It Away », une reprise des RED HOT sur-vitaminée, qui obtient le plus de succès. Une cover qui voit enfin le chanteur nous montrer sa rage. Peut-être que la configuration de la scène ne lui convenait pas, en tout cas, il se déchaîne sans compter. Et cela fait plaisir à voir !

Une fois leur set terminé et les remerciements de rigueur énoncés, STANE demande au public de rester pour voir les 58 SHOTS. Ça c’est une intention sympa ! Coupons la poire en deux, ce set n’était ni bon ni mauvais, simplement nous restons sur notre faim.

Il est temps pour nous de faire une petite pause aération de l’esprit. C’est qu’il commence à faire chaud dans l‘antre du Bouffon ! La pause terminée, nous redescendons dans la salle pour voir les 58 SHOTS s’installer et faire leurs balances. C’est toujours intéressant de voir comment un musicien se prépare pour le show. Moi, j’aime bien.

58 SHOTS au Bouffon de la Taverne

N’ayant pas eu l’occasion de les voir à Guitare en Scène cet été, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Et, bien qu’ayant eu une petite conversation avec ARTHUR, avant le show, ce qui nous a permis de nous rendre compte de sa gentillesse, nous avons peu parlé musique, mais plus des problèmes que le groupe vient de rencontrer. Mon coloc de concert, Steve*74, me dit que c’est bien et qu’il espère que ce sera aussi bon sur scène que ce qu’il a vu sur la toile. Pour moi, ayant fait comme notre rédac’ chef – à savoir, ne pas préparer mes fiches à l’avance – la découverte sera totale.

« Venez les gens, approchez-vous. Vous verrez, nous ne sommes pas méchants. » C’est par cette phrase qu’ARTHUR, le chanteur guitariste des belfortains, nous accueille. « Vous verrez, nous sommes interactifs, nous communiquons avec le public. C’est toute une expérience. » Voilà qui promet.

Et, dès les premiers riffs, je suis conquis ! La voix d’ARTHUR est malheureusement un peu juste ce soir mais il faut dire qu’il a attrapé froid. Ce n’est pas ce qui l’empêche de donner tout ce qu’il a. 

58 SHOTS au Bouffon de la Taverne

 ARTHUR nous explique qu’ils ont cru ne jamais venir nous voir. Dans le genre galère, on ne fait pas mieux. Le groupe est tombé en panne de camion, ce qui les a obligés à annuler leur date à Lyon. Coup de chance, la date au Brin de Zinc la veille a été sauvé car ils ont pu en louer un. Mais cela à un prix. Alors, lorsqu’ils se rendent compte que le Bouffon se remplit, ils sont contents. Comme c’est la seconde fois qu’ils viennent en Suisse, ils ont beaucoup d’adeptes. En plus, les fans de STANE sont restés comme le leur avait demandé le chanteur !

THEO, le bassiste, « 18 ans et célibataire » comme le chambre ARTHUR, n’est dans le groupe que depuis mai, mais il semble avoir toujours été présent tellement il fait corps avec ses compagnons de route. Il a même droit à son solo de basse, qu’il utilise comme une guitare, faisant du tapping à une vitesse folle. Sa virtuosité n’a d’égal que sa fraîcheur, dans un Bouffon bouillonnant.

WILLIAM, lui, est un guitariste hors pair qui semble ne faire qu’un avec son instrument. Il impressionne par son aisance et ne se ménage pas, faisant résonner les riffs dans un Bouffon plein à ras-bord. Les spectateurs présents n’en perdent pas une miette et apprécient son implication.

Durant son solo de batterie, TONY le frappeur m’a fait penser un peu à ANIMAL, le batteur survolté du MUPPET SHOW, complètement déchaîné sur sa batterie et faisant tourner les baguettes entre ses doigts. Un vrai cogneur !

Personnellement, j’adore le côté hard-rock boogy du groupe et de ses membres survoltés. Et puis ARTHUR, qui chante le sourire aux lèvres, malgré sa voix défaillante, donne tout ce qu’il peut, voire même plus. Les morceaux défilent tel un TGV sur les rails (quand il n’est pas en grève). Les musiciens se font plaisir sur scène et c’est génial !

Comme le disait si bien GEORGES YOUNG (notamment au groupe THE ANGELS) : « Si tu ne tapes pas automatiquement du pied, c’est que ton morceau n’est pas bon ». Ici, c’est bien le contraire qui nous arrive. Nos pieds bougent tout seuls sur chaque morceau et notre tête fait instantanément des mouvements de haut en bas. Les titres interprétés sont monstrueux de mélodies qui se retiennent comme le vélo ! C’est le pied !

« Il est temps pour nous d’inviter un spécial guest » nous annonce le chanteur. « Et celui-ci a décidé d’apprendre un de nos morceaux ». Il s’agit de DEMPSEY MOREL, guitariste émérite et jury au tremplin du festival Guitare en Scène. Et, comme vous devriez le savoir si vous suivez le webzine, 58 SHOTS a gagné le tremplin cette année. D’où l’invitation sur scène… Du coup, ce n’est pas à un duel auquel nous avons droit mais, également dans le film « le Bon, la Brute et le Truand », à un truel ! De guitares évidemment. Et quel jeu de ces trois guitaristes qui se renvoient la balle ! C’est impressionnant ! Ils s’amusent comme des petits fous. De vrais chérubins dans un jardin d’enfants.

58 SHOTS au Bouffon de la Taverne

En plus, comme 58 SHOTS ne veut pas que DEMPSEY quitte la scène (trop contents qu’il soit là) les voilà qui se mettent à jouer un LED ZEP. « Avec ce morceau, je vais pouvoir poser ma guitare » nous raconte ARTHUR. C’est bien gentil tout ça, mais il a du mal à se débarrasser de ladite guitare qu’il tient d’une main, avec le micro dans l’autre. Du-coup, devinez à qui il confie son instrument ? Et me voilà avec une gratte dans les mains. Cool ! Cette reprise survoltée est complètement folle. L’interprétation des musiciens est telle, qu’on croirait revivre le morceau.

Nous aurons d’ailleurs droit à une autre reprise, avec le célèbre « Sweet Home Alabama » de LYNYRD SKYNYRD. Aujourd’hui, pour le timbre de voix d’Arthur, ce morceau représente un véritable Everest à cause de sa voix fatiguée et malade. Mais notre homme ne s’avoue pas facilement vaincu et donne tout ce qu’il peut. Il crache littéralement ses tripes. D’ailleurs, celui-ci reconnaîtra volontiers les difficultés qu’il a rencontré à la fin du set.

Nous passons un excellent moment en compagnie de nos copains belfortains. Leur musique fait vibrer un Bouffon qui s’éclate. L’ambiance est bonne et le son aux petits oignons. Il faut expliquer qu’ils ont un ingénieur du son qui tourne avec eux depuis plusieurs années.

58 SHOTS au Bouffon de la Taverne

Tiens voilà que notre ami ARTHUR décide de descendre dans la fosse avec sa guitare en main, allant se frotter aux spectateurs ébahis. J’adore ! En plus c’est hyper fun.

Tout début ayant une fin, le concert se termine sur des musiciens complètement éreintés et un Bouffon complètement démonté. Avec 58 SHOTS, j’ai rencontré des mecs supers sympas, qui nous ont permis de passer une super soirée. Un concert d’anthologie. Les musiciens se sont dépensés sans compter et, une fois le set terminé, ils sont restés dans l’antre du Bouffon pour discuter avec les fans présents… et ranger leur matériel aussi ! Tout le monde ne tourne pas avec des roadies.

Après ce concert, les belfortains attaquent une tournée dans les pays de l’Est. Mais une question les tourmente : comment vont-ils s’y prendre, étant donné que leur véhicule est en rade et, à priori, irréparable ? ARTHUR nous explique que, même s’ils doivent prendre plusieurs voitures, ils vont faire ces concerts, quoi qu’il leur en coûte. Si ce n’est pas de l’implication remplie de passion, ça ! Et, cela rien que pour l’amour de la musique et des fans. Moi, je dis « Chapeau bas, Messieurs ! ».

58 SHOTS au Bouffon de la Taverne

volbeat-8
VOLBEAT

Lorsque le temps n’est pas au beau fixe, que la nuit descend rapidement depuis qu’on a gagné une heure de sommeil et que vous êtes motivés parce-que vous, la télé, ça commence à vous ennuyer, que faire ? Aller à un concert bien-sûr ! Et pas n’importe lequel, celui de trois groupes internationaux de haute renommée. Les américains de CROBOT (un super groupe en devenir, à écouter de toute urgence si vous ne les connaissez pas), les australiens de AIRBOURNE (qu’on ne présente plus) et les danois de VOLBEAT… Enfin pas complètement danois puisque Rob CAGGIANO (ex-ANTHRAX) est dans le groupe depuis 2013 et qu’il est new-Yorkais.

Du coup, direction l’ARENA de Genève chez nos voisins helvètes où je n’avais pas remis les pieds depuis un très long moment. Je suis super-content d’y retourner pour enfin assister à un concert dans une grande salle. Ce dernier étant annoncé pour 20 h sur le ticket je prends une petite marge et pars plus tôt que prévu car en Suisse, “l’heure c’est l’heure”. Le temps de me garer en dehors du parking, hors-de-prix bien entendu, et j’arrive sur les lieux sous un déluge apocalyptique. Dur, dur la vie d’un rockeur !!

Euh, c’est moi où j’entends du bruit qui vient de la salle ? Quoi ? Comment ça ils ont commencé une demi-heure plus tôt ? C’était marqué sur le web ? Oups, boulette, je n’avais pas pensé regarder. Le syndrome Ti-Rickou m’a une nouvelle fois rattrapé, même si ça faisait un moment que ça ne m’était pas arrivé. Bon, à peine le temps de dire bonjour aux copains en attendant la fouille de rigueur, que je me rue devant la scène. Ou pas. Le devant étant déjà inaccessible. Ça va se compliquer pour les photos.

crobot-1
CROBOT

En tout cas, je suis tout de même content de n’avoir pas raté CROBOT. Moi leur hard 70’s mélangé avec du stoner, j’adore. C’est sur « The Legend of the Spaceborne Killer » que j’arrive, et le morceau est excellent. Il est interprété avec une puissance bien supérieure à ce que l’on peut entendre sur disque. En plus Brandon YEAGLEY, le chanteur, est à fond avec sa belle chemise à fleurs très roots qu’on dirait tout droit sortie des années hippies. Je ne sais pas combien de titres ils ont joué avant, deux ou trois peut-être, mais il est tout en sueur.

Chris BISHOP, le gratteux, est en osmose avec son instrument et nous sort des solos venus de nulle part, mais que dire des frères FIGUEROA, Jake et Paul, respectivement bassistes et batteur ? Paul, comme souvent pour un batteur, frappe ses fûts comme s’il était possédé par un esprit… des 70’s bien entendu ! Jake est celui qui fait le plus le show en dehors de Brandon ; campé sur sa basse qu’il fait ronfler comme jamais, il virevolte sans se soucier de ce qui se passe derrière lui, malmenant son engin et reprenant en chœurs les morceaux. D’ailleurs, j’en viens à me demander si je ne créerais pas un mouvement de soutien aux instruments martyrisés, moi ?!

S’ensuit « Easy Money », un morceau que j’adore et soudain, je vois Brandon qui court vers Chris pour lui monter sur les épaules et arpenter la scène de long en large. C’est génial la prestation qu’ils nous font, on n’a pas l’impression qu’ils sont en première partie de deux groupes majeurs !!

C’est sur « Welcome to Fat City », le morceau éponyme de leur dernier album en date qu’ils nous quittent, sans avoir fait le traditionnel “Big Up” aux groupes qui suivent. J’ai raté un peu de CROBOT, mais quelle prestation ! Vivement la suite. Je sens que le reste de la soirée va être au top.

Petite pause syndicale (hydratation, restauration et vidange), et retour au rock. Les lumières s’éteignent, les Marshalls sont alignés sur les deux côtés de la scène, le backdrop du dernier album est affiché en fond de scène, la sirène retentit, c’est bien à un concert d’AIRBOURNE auquel nous allons assister.

airbourne-1
AIRBOURNE

Et c’est encore une histoire de frangin. Décidément, ce soir, il n’y en a que pour les fratries, mdr !! Ryan O’KEEFE est le premier à monter sur scène, prêt à en découdre. Il annonce la cadence en frappant sur ses grosses caisses. Il est suivi de près par David ROADS à la rythmique et de Justin SREET le bassiste. Puis débarque, comme s’il y avait le feu au lac, Joel O’KEEFE. C’est sur “Ready to Rock” que nous cueille comme une fleur le groupe qui, comme à son habitude, est survolté (faudrait savoir comment ils font).

A ce moment précis, on commence à se douter de ce qui nous attends. Ça doit faire la troisième fois que je les vois et je suis toujours autant impressionné par leurs prestations scéniques. Ce sont des piles électriques qui ne se déchargent jamais. Joël est toujours impressionnant par sa technique. Jamais une fausse note, jamais un pas de travers, toujours en mode automatique. Il traverse la scène, saute comme un cabri dès qu’il en a l’occasion et va au contact du public. Bref, un vrai showman.

“Too Much, Too Young, Too Fast” et c’est la foule qui hurle de plaisir. Les slams sont de sorties au beau milieu du public face à la scène et je suis bien heureux de ne pas m’y trouver.

“Rivalry” puis “Girls in Black” tapent dans le mille là où ça fait mal – les oreilles bien-sûr – et le groupe est aux taquets.

airbourne-2
AIRBOURNE

Mais que ce passe-t-il ? Où a bien pu passer Joël ? Le voilà qui fait son Angus YOUNG partant se promener sur les épaules de son roadie à travers le public. Mémorable comme d’habitude. Certes, à un concert d’AIRBOURNE, on n’est rarement surpris, surtout si on les a déjà vu plusieurs fois, mais à chaque fois c’est démentiel et le public en reste souvent abasourdi.

Après « It’s all for Rock’n’Roll” (en hommage à Lemmy), joué tout en émotion – c’est-à-dire pour AIRBOURNE, à fond les ballons – c’est « Breakin’ Outta Hell » qui déboule dans la salle. Et voilà que Joël décide de nous faire son lancer de bière à un spectateur ! Ce coup-ci, il a innové par rapport à la dernière fois où je l‘ai vu car il ne l’a pas explosée sur sa tête. Bon faut dire qu’il l’avait déjà fait précédemment en plein milieu de la foule (quel rêve pour un spectateur d’être baptisée à la bière, lol). Mais il l’a quand même bien ouverte avant de la jeter ! Et re-baptême à la bière pour les spectateurs, mdr !!

airbourne-3
AIRBOURNE

« Diamond in the Rough » est le morceau explosif qui redonne l’énergie au groupe, bien que celui-ci n’est pas montrer le moindre signe de fatigue.

Les lumières s’éteignent et AIRBOURNE décide de quitter la scène. Déjà ? Non, bien-sûr ! La sirène d’alarme est toujours installée au milieu de la scène et c’est RYAN qui se charge de l’actionner… avant de partir lui-aussi. Le public hurle son bonheur sous des sons assourdissants.

Après avoir fini de nous exploser les tympans, les Aussies reviennent et les premiers accords de « Live it Up » retentissent. Lorsque les lumières se rallument, seul Joël est éclairé, apparaissant derrière les lignes de Marshalls. Toujours à fond, il repart dans la salle, mais pas pour se balader dans le public, non, mais pour aller taper un solo devant le parterre des handicapés situés au fond. C’est bien la première fois que je vois ça et franchement on ne peut que respecter le bonhomme.

« Runnin’ Wild » termine ce set. L’affaire est dans le sac. Le rock‘n’roll n’est pas mort et AIRBOURNE en est la preuve !

volbeat-7
VOLBEAT

La prestation des australiens finie, c’est un rideau aux couleurs de VOLBEAT qui descend du plafond, nous dissimulant la scène. Tiens, en voilà une chose étrange ! Nous cacheraient-ils quelque chose ?

« Born to Raise Hell », la chanson de MOTORHEAD retentit dans la salle, les lumières s’éteignent, le rideau tombe et les populaires danois, qui font partie des groupes métal et hard-rock les plus enthousiasmants de nos jours, sont déjà sur scène. Ouah, quel décor somptueux ! Rampes de chaque côté de la batterie afin que tout le monde puisse la voir, écran géant à l’arrière où des images défilent au long des morceaux – quand ce ne sont pas les musiciens qui apparaissent dessus – ce qui nous permet d’apercevoir le jeu du batteur. Même les lumières sont soignées, on y voit comme en plein jour. C’est impressionnant !

“The Devil’s Bleeding Crown” tiré de leur dernier album en date est le premier morceau joué ce soir par Michaël POULSEN le guitariste chanteur Danois, et ses acolytes. D’entrée de jeu, je me rends compte que le heavy-métal à la VOLBEAT n’est pas seulement que pour les métalleux. Il y en a aussi pour les fans de rock’n’roll, de punk, de country et de blues, et même de thrash. En bref, un sacré mélange nordique !

volbeat-1
VOLBEAT

Après un medley de trois titres en hommage à leur premier album, avec l’incontournable reprise de Dolly SPRINFIELD sorti en 1964, « I Only want to be with You », c’est « Lola Montez », titre de « Outlaw Gentlemen & Shady Ladies » qui débarque. Quel morceau ! Il est interprété tout en feeling avec ce refrain plus que mémorable, suivi par des solos de Rob CAGGIANO qui va se promener sur les rampes derrière la batterie. Puis c’est « Let it Burn », le second titre de leur dernier album en date « Seal the Deal & Let’s Boogie » qui nous frappe en pleine poire. On déménage dans le côté thrash du groupe, tout en restant mélodique à souhait.

Ça y est, la foule sort de sa torpeur, les pogos et les slams sont de sorties. On a aussi droit à un circle-pit endiablé. Pourquoi ai-je le sentiment d’être bien placé à l’arrière de la cohue, moi ?!

Le bassiste Kaspar BOYE LARSEN qui les accompagne depuis 2015, ne se contente pas de rester en fond de scène, il se promène partout, monte sur les rampes, va à droite puis à gauche, tout en plaquant des accords incontournables. C’est comme s’il avait toujours été là. On sent que les musiciens sont heureux d’être avec nous ce soir.

Les compos s’enchaînent et le temps passe vite. Déjà un titre de 2007 et un de 2008 sont passés avant que n’arrive « The Gates of Babylon » de leur dernier LP suivit par « Slaytan » lui-aussi de cet album. C’est démentiel l’ambiance qui règne dans la salle !! D’un côté on a les spectateurs impassibles et de l’autre, les fous furieux qui s’en donnent à cœur joie.

Côté look Michael arbore une coupe que n’aurait pas renié Johnny CASH (son idole) et une veste remplie de patchs en hommage à ses groupes préférés, comme dans les 80‘s. Rob, lui, a son bonnet vissé sur la tête et sa longue queue de cheval tressée.

En tous les cas, ce n’est pas ça qui les empêchent de nous faire dodeliner de la tête et tortiller du popotin, notamment sous les blasts beats du batteur Jon LARSEN.

« Dead but Rising », titre de 2013 déboule sans crier gare et la foule est en délire ! « Si nous allons en enfer, nous en ferons un paradis, et si nous allons au paradis, nous en ferons un enfer » voilà ce qu’a dit Michaël dans une vieille interview. Je veux bien le croire tellement il suinte le rock par tous les pores ! C’est un passionné. Tout le groupe nous délivre une superbe prestation. Incroyable comme ils ont la banane ! Ils ont tous le sourire aux lèvres !

volbeat-9
VOLBEAT

Et hop, « 16 $ « , un titre de 2010, suivi par « For Evigt » un autre de 2016. Je prends mon pied à écouter leurs morceaux. La voix de Michaël a beau me paraître étrange pour un groupe de métal, elle est fort séduisante et je me laisse facilement emmener dans l’univers de VOLBEAT. Superbement mélodique et accrocheur, les titres défilent à vitesse grand V. Deux autres titres de 2010 seront joués ce soir avant qu’ils n’interprètent « Boa [JDM] » tiré de « Rock the Rebel / Metal the Devil » de 2007. Le groupe n’hésite pas à piocher dans ses plus vieux albums, même si la priorité est de mise sur le dernier. C’est enivrant, endiablé, scotchant d’énergie !

Déjà une heure de jouée et c’est sur « Goodbye Forever » que le groupe nous quitte. Pour de bon ? Non, car on en redemande, nous !! « VOLBEAT ! VOLBEAT ! VOLBEAT ! VOLBEAT ! », crie la foule. Et les voilà de retour avec « Black Rose », un autre titre de leur récent album. Les pogos reprennent de plus belle et les slams sortent de la foule comme s’il en pleuvait. Les gars de la sécu en rigolent. Puis c’est « Doc Holliday » qui sort des enceintes, un autre titre de leur back catalogue.

Les différentes facettes de la musique de ces messieurs sont exposées avec entrain et feeling. Tantôt hard et groovy parfois beaucoup plus posée et blues, je suis aux anges !

Juste après la fin de « Seal the Deal », titre encore une fois du dernier album, Michaël appelle à faire monter sur les planches la future génération de métalleux pour qu’ils viennent chanter avec eux sur « Still Counting » tiré de « Guitar Gangsters and Cadillac Blood ». Du coup, une dizaine de jeunes métalleux montent sur la scène pour un final en toute beauté. Après avoir fait descendre cette jeune génération, le groupe prends congé en remerciant chaleureusement le public.

Quel spectacle nous ont offert VOLBEAT ! Je ne regrette pas ma soirée, moi.

volbeat-2
VOLBEAT

 

BILAN DU CONCERT

Les trois groupes ont réussi à protéger la signification émotionnelle de leur travail. Le set des pennsylvaniens de CROBOT a été une grosse découverte, celui des kangourous d’AIRBOURNE a été comme d’habitude détonnant, percutant et sans faille et enfin, les vedettes de la soirée, les VOLBEAT, ont fait une forte impression de justesse, par moment de vitesse tout en jouant avec une précision et une fluidité incroyable avec un décor de scène somptueux. Ils ont su faire parler la poudre sans pour autant perdre en mélodie.

C’est clair que j’en reprendrais bien une autre dose !

BLUES PILLS 1
BLUES PILLS

Allez, le périple concerts avec le versus temporis continue. Cette fois-ci, ça devrait être plus simple, vu que c’est à Lyon et plus précisément au Kao que ça se passe.

Et là, miracle ! Pas de neige annoncée, juste un peu de flotte. En plus – les Dieux du Rock sont avec moi – je suis pas du tout dans le coin des manif, ce qui est plutôt pas mal vus les événements.

Et donc, quand tous les éléments sont bons, j’arrive non seulement à l’heure mais même en avance. En ce moment il vaut mieux arrivé un peu plus tôt car avec les mesures de sécurité, j’ai déjà payé pour savoir que ce n’est pas parce qu’on est à l’heure qu’on est dans la salle quand le premier groupe débute ! Mais là, pas de problème, j’ai du être un gentil garçon, je peux rentrer et m’installer tranquillement en attendant l’arrivée du premier groupe sur scène.

SUNDER 1
SUNDER

Et le premier groupe, c’est SUNDER. Au départ, ça ne me parlait absolument pas mais en approfondissant un peu, je découvre qu’avant ils s’appelaient SOCKS et je me rappelle que j’avais bien aimé ce qu’ils faisaient.

Et bien sûr, là ça va être pareil ! Il y a tout ce que j’aime. Déjà scéniquement, ça le fait ; les musiciens n’ont pas l’air de sortir de chez Prisunic, et en plus ils ont une vraie facilité à évoluer en live.

En plus, ce qui ne gâte rien, musicalement c’est vraiment très bon ! On est dans du hard blues 70 et moi je suis franchement client. D’autant plus que leurs morceaux sont méga bons.

J’ai bien fait de ne pas être en retard sur ce coup-là. En tout cas, un groupe à suivre.

Allez, voilà une soirée qui commence plutôt très bien. Euh bon, maintenant je me retourne et je m’aperçois que la salle, non seulement s’est bien remplie mais, que ce soit sans la fosse ou au balcon, c’est même full l’histoire. C’est clair que ce soir, on ne va pas avoir froid !

WHITE MILES
WHITE MILES

Bon allez, je suis aux premières loges pour le groupe suivant WHITE MILES qui est en fin de compte un duo. Un homme à la batterie et une femme à la guitare et au chant.

Heu… j’avoue que franchement que je ne suis pas emballé à cet énoncé. En règle générale, ce ne sont pas les formations qui me font fantasmer ! Théoriquement, on est plutôt avec des amplis Orange et un son 1960….  Bref, je suis quand même prêt.

Et là, putain ce n’est pas du tout ça ! Ce sont des dingues ! On est presque dans un versus batterie guitare avec une chanteuse carrément possédée qui bouge comme une damnée et un batteur qui frappe comme un possédé !

Musicalement, on est plutôt dans du blues-rock. La chanteuse a une putain de voix et Whaouw, quelle baffe ! J’ai du mal à détacher mon regard ! Euh, non, ce n’est pas parce qu’on voit son soutif’, bande de mauvaises langues !

Mais franchement je suis sur le cul ! Ce n’est pas seulement de l’énergie brute, les morceaux sont vraiment bien construits et prenants.

Allez, maintenant il me faut reprendre mes esprits, et là, ça ne va pas être facile ! Putain, la tarte que j’ai pris ! Mais qu’est-ce que c’était bon !

BLUES PILLS 3
BLUES PILLS

Allez, on retourne dans la réalité car il ne faut pas que j’oublie que maintenant il y a le groupe pour lequel je suis venu, c’est-à-dire BLUES PILLS qui vient à son tour sur scène.

Et malgré la claque que je viens de prendre, franchement non, je ne vais pas être déçu. C’est comme je l’imaginais ! C’est grand !

Bon, il faut dire que je suis fan de leur album et que j’adore la voix de la chanteuse. Et c’est vrai que sur scène, elle est vraiment toujours aussi bonne – je parle de la voix, bien sûr ! En live, parfois, il y a des groupes qui nous déçoivent mais là, ça ne va vraiment pas être le cas. Les morceaux donnent encore mieux en live et c’est vraiment parfait.

… Sauf que certaines personnes présentes dans la salle ne devaient pas être au courant du style musical et se comportent comme s’ils étaient à un concert de brutos… Encore une fois, c’est dingue comme une dizaine d’abrutis arrive à pourrir la vie de centaines de personnes ! Enfin, il faudrait peut-être se résigner à mettre des affichettes à l’entrée comme quoi un concert ce n’est pas une piscine. Surtout que là, vu le style musical, ça fait carrément désordre.

BLUES PILLS 4
BLUES PILLS

Enfin, on ne va pas se laisser pourrir la vie et je replonge avec le groupe dans leur univers. Et c’est clair que pour cette prestation, non seulement leurs morceaux sont bons mais en plus en live, ils communiquent avec le public et dégagent une aura communicative.

Voilà, c’est fini, la salle se vide lentement. Très lentement car pour sortir on passe devant le stand merch’ qui, bien sûr, est pris d’assaut et ce d’autant plus que les WHITE MILES sont à leur stand et se prêtent au jeu des photos et des dédicaces. Et à voir le nombre de gens qui viennent les voir, ils ont gagnés pas mal de nouveaux fans ce soir !

Allez, voilà vraiment une soirée comme je les aime, trois groupes et rien à jeter, bien au contraire.

Un grand merci à Médiatone de nous avoir proposer cette affiche car je persiste et signe, ce soir c’était vraiment un concert à ne pas louper. BLUES PILLS est vraiment un groupe qui devrait dans quelques années passer dans les salles beaucoup moins intimistes.

Bon maintenant je suis naze, mais j’ai mon sourire banane.

Allez, long live rock’n’roll les copains !