MASS HYSTERIA + DOWN TO THE BUNKER : Live Report @ le Château Rouge d’Annemasse (74) – 29 mars 2019

Report et Photos by Hi’ Twist

Etant arrivé sur leur dernier morceau, je passerai sur la prestation du premier groupe.

Et c’est sur la scène attenante au bar que les festivités continuent avec le groupe suisse DOWN TO THE BUNKER. Dès leur premier morceau, j’en prends plein les oreilles et je reste comme hypnotisé par le chanteur. Quelle présence et quel plaisir à jouer, chanter, bouger ; communier avec le public, en somme ! Final avec un gros pogo d’enfer ; exit et remerciements au public. Un groupe à suivre de près et dont j’avais déjà entendu parler dans le circuit rock & métal.

A peine remis de mes émotions, l’intro du set de MASS HYSTERIA résonne déjà dans la grande salle. Vite, j’accours ! Quelques touches de piano puis la grosse batterie annonce « Reprendre mes esprits », tiré du tout dernier album « Maniac ». Déluge de décibels et la voix de MOUSS qui harangue le public : « Allez, ça va… ». Quelle folle énergie, confirmée déjà par « Vae soli ». Transe hystérique. Le public suit.

Avec plus de vingt ans de scène au compteur, MASS HYSTERIA va explorer tout son registre à coup de gros riffs puissants et de samples bien foutus – marque de fabrique du groupe.

Dans l’hystérie collective, je me jette du quinzième rang dans le mouv’ et me retrouve au troisième. Cercle infernal et, après un coup de coude dans les lunettes, me voilà en plongée au sol pour récupérer mon bien précieux.  Bien difficile avec les brûlots enchaînés du dernier album « Chaman acide », « Se brûler sûrement », « Nerf de bœuf », « Derrière la foudre » de retrouver mes esprits. J’arrive finalement à me faire une place au milieu de la fosse… et au premier rang s’il vous plaît ! Je suis à nouveau à l’œuvre pour protéger un jeune (11/12 ans ?) qui va en fait monter sur scène pour un stage diving avant d’être récupéré par son père.

La messe n’est  pas encore dite et MOUSS enchaîne le concept album qu’est « Matière noire « (2015). Du pur métal indus avec « L’enfer des dieux », « Plus que du métal », « Tout est poison » et « Chien de la casse ».

Le public exulte, en redemande mais déjà le groupe serre des mains avant de quitter la scène. Mais ce ne sera que pour mieux revenir quelques minutes plus tard et encore plus fort !  S’enchaînent « Arômes complexes » puis trois morceaux de l’album « Contradiction » dont le titre éponyme, suivi de « P4 », titre donné en référence au service militaire . « Donnez-vous la peine » (grand classique) et « Furia » (à l’intro samba), achèveront un show de furieux.

La preuve est faite encore une fois des qualités scéniques du groupe avec ce son si reconnaissable et en perpétuelle évolution. Plus de vingt ans après le concert au Brise-Glace, que de chemin parcouru ! Ce soir, j’ai retrouvé une seconde jeunesse…