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STING + SCOTT SHARRARD + 58 SHOTS : Live Report @ Guitare en Scène 2018 – 22 juillet 2018

© Alexandre Coesnon Photography

Bon allez, retour à la case Saint-Julien-en-Genevois pour le dernier jour de l’édition 2018 de Guitare en Scène.

Je suis un peu dégoutté d’avoir loupé le samedi car non seulement il y avait HOLOPHONICS, CHRISTOPHE GODIN et, dans une moindre mesure pour moi, ZUCCHERO mais j’ai appris en arrivant que ULI JON ROTH avait fait le boeuf avec CHRISTOPHE GODIN !

C’est bizarre mais je l’avais un peu subodoré et j’aurais bien aimé voir çà, moi !

58 SHOTS @ Guitare en Scène 2018

Mais bon pas le temps de me poser cent mille questions, ça commence sur la scène village. Les finalistes du tremplin, les 58 SHOTS, vont réveiller tout le monde ! Et moi, 58 SHOTS, eh ben, je suis fan !

Rien de tel pour commencer une soirée fest que leur hard-rock mâtiné de AC/DC et de LED ZEPP (bref que de bonnes influences) ! Ce soir, ils ont décidé de la jouer « les freins, c’est pour les lâches » et « le rock’n’roll, c’est bon pour les neurones » : ils démarrent à fond la caisse.

Leur guitariste chanteur a un putain de charisme et une putain de voix rock’n’roll. Leurs morceaux attirent les festivaliers déjà entrés sur le fest comme des mouches devant la scène. Ceux qui ne les connaissent pas se prennent une grande tarte dans la tronche.

Il faut dire que c’est juste excellent ! Pas de fioritures, juste du putain de rock’n’roll comme on l’affectionne.

Les festivaliers habitués à découvrir des groupes qui déboîtent leur grand-mère sont aux anges. Bien-sûr, pour ceux qui sont venus,  comme c’est souvent le cas le dimanche, pour la tète d’affiche – c’est-à-dire STING – ne vont pas forcément se mettre en avant-scène, lol ! Mais bon, 58 SHOTS s’en bat totalement.

58 SHOTS @ Guitare en Scène 2018

Ils continuent à dérouler leur set, ils s’amusent, ils s’éclatent, bref, ils sont en finale ! Et ils y mettent tout ce qu’ils ont. Ils profitent de la scène et du son et ça fonctionne grave… A tel point qu’on apprendra après le concert que ce sont eux les vainqueurs du tremplin cette année.

A la fin de leur set, le monde qui les rejoint à la tente pour acheter du merch’ leur prouve qu’en plus d’avoir gagner, ils ont conquis de nouveaux fans. Moi bien-sûr, je ne suis pas déçu, bien au contraire. Ils me confirment ce soir que c’est un groupe à suivre et j’attends avec impatience leur nouvel album.

Bon, ça repart sur la même scène avec des suisses, ou plutôt des franco-suisses : THE TWO. Euh… comment on va dire ? Ben, ils sont deux, ils ont des guitares métal à caisse ouverte (aucune idée de comment ça s’appelle) et ils jouent en acoustique.

Musicalement, c’est un mélange de blues et de folk. Bon c’est sûr qu’après les fous furieux de 58 SHOTS, ca change d’ambiance mais c’est bien fait, pas désagréable. On est OK, je ne vais pas me précipiter pour acheter le CD mais je ne m’enfuis pas non plus. Le genre de découverte que Guitare en Scène adore nous proposer.

ALEX FRANCIS @ Guitare en Scène 2018

Bon, c’est fini pour aujourd’hui pour la scène village. Direction maintenant la scène chapiteau, pour une totale découverte pour moi : ALEX FRANCIS… que je ne connais bien sur ni d’Eve ni d’Adam. Comment ? Comme d’habitude je n’ai pas bossé mon dossier ? Sniff !!

Du coup, ça va être la surprise. Heu… oui… là, effectivement… c’est une surprise ! Comment dire ? C’est assez… dansant, comme dirait ma femme. Un peu funk, un peu soul. Bien dans la thématique de la tête d’affiche. Le public qui commence à être présent en grand nombre sous le chapiteau apprécie.

Moi franchement, même si je trouve ça bien fait, ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout mon truc. En plus, c’est l’heure de me faire un repas indien. Miam !!

Euh… pas miam ! Il y a une queue énorme. Je n’ai pas précisé que ce soir, le fest affiche sold out ! Et évidement, je ne suis pas le seul à avoir eu la mauvaise idée de manger maintenant. 

Bon, je vais faire un tour pour dire bonjour à mes copains luthiers car à Guitare en Scène, il y a des stands de disques et des luthiers; luthiers de la région qui proposent des guitares, des basses et des ukulélés, plus dingues et plus beaux que tous les autres. Le temps de papoter avec CHRISTOPHE GODIN, qui lui aussi faisait un tour au stand luthiers, le temps passe vite.

SCOTT SHARRARD @ Guitare en Scène 2018

C’est maintenant au tour de SCOTT SHARRARD de monter sur la grande scène. Comment, ça ne vous dit rien ? Il a longtemps été le guitariste du GREG ALLMAN BAND. Ah, là ça vous parle un peu plus !! Donc là, je suis aux taquets. Il faut dire que SCOTT SHARRARD est aussi une des raisons de ma présence ce soir, hormis le fait que j’adore Guitare en Scène bien-sûr ! Je ne veux pas louper une miette de sa prestation.

Vu le pedigree du monsieur, on se doute qu’il ne va pas faire du jazz ni du black metal mais bien du blues-rock ou du blues. Euh, là, dès le début ça va plutôt être dans un style blues moderne, propre. Pas le style ALLMAN mais bon, les solos sont superbes (non chérie, ils ne sont pas un peu trop longs !), les musicos qui sont avec lui eh bien, ça joue, hein !

Au fur et à mesure des morceaux, on repart un peu plus à ce quoi je m’attendais, du blues-rock. Moi, je suis en admiration devant son jeu. Après il peut être un peu trop technique pour certains. Mais encore une fois, Guitare en Scène propose des musiciens qu’on n’a pas l’habitude de voir et c’est pour ça que ce fest est aussi réputé. Perso, je ne suis pas sûr que je pourrai revoir SCOTT SHARRARD en live de sitôt…  Si je le revois. Et puis moi, les guitaristes, surtout de ce calibre, j’adore ça ! Une bien belle découverte pour moi

Maintenant, direction nourriture ! Euh… ça va être plutôt compliqué de se rendre jusqu’au stand car là le chapiteau et tous les alentours sont full de chez full. En revanche; devant les stands, il y a maintenant beaucoup moins la queue ! Allez, on va manger quand même assez vite.

© Alexandre Coesnon Photography

Même si je ne suis pas un afficionado de STING, ce serait ballot de louper le début. Je suis un peu anxieux de savoir ce que ça va donner avec SHAGGY.

Allez c’est parti « Englishman in New York », ouais je connais ! Euh, je connais… pas forcément dans cette version. Là, on est plutôt en mode calypso. Déjà que STING n’a jamais caché son amour pour le reggae alors là avec SHAGGY, ça se voit encore plus !

Le ton est donné. On va avoir droit à des morceaux de STING, de POLICE et de SHAGGY. Le public est content car, du coup, il n’aura pas droit au même concert que lors de la dernière prestation de STING à Guitare en Scène.

© Alexandre Coesnon Photography

Moi, je suis très dubitatif. Bon, STING a toujours sa voix, les mélodies sont toujours efficaces. Après, il y a certains morceaux de POLICE qui sont moins impactés par le style calypso que d’autres mais même dans ces versions, ça reste mega efficace. Je suis dans la même position que quand je découvre un groupe de métal qui a un chanteur – ou une chanteuse – avec une belle voix et dont j’aime bien les morceaux mais où, à un moment, il y en a un qui vient faire une voix growl. Là c’est bizarre, les « yo, yo » de SHAGGY me font à peu près le même effet !

Mais bon, je ne suis pas le public cible. C’est vrai que le dimanche une énorme partie du public se déplace exclusivement pour la tête d’affiche. Moi la tête d’affiche, c’était un plus… et ce plus, c’est quand même STING ! Faut pas déconner quand même ! Sans oublier que les ligths et le son sont à tomber !

© Alexandre Coesnon Photography

Allez, c’est la fin. Il fait encore chaud mais on est bien. Je n’ai pas envie de partir, de quitter le site mais il le faut bien car de toute façon je ne peux pas rester jusqu’à l’année prochaine, ça ne va pas être possible, lol ! En tout cas, cette journée aura été une journée riche en découvertes pour moi. Merci Guitare en Scène !

 

PS : merci Alexandre Coesnon pour les clichés de STING et SHAGGY !!

CHRISTOPHE GODIN : Concert Master Class au Rempart de St-Sorlin en Bugey – 21 février 2015

 

GODIN END

Euh, chérie, vu que le concert d’HEAVYLUTION à Saint-Étienne est impossible d’accès à cause de la neige et des gentils vacanciers qui chaînent sur l’autoroute et qui ne laissent pas passer les chasse-neige (et non, il n’y a pas que des parisiens…), je te propose une tartiflette bien de saison dans un petit resto.

Heu tiens, il y a CHRISTOPHE GODIN – quel hasard – dans le resto !!! Aïe, pas la tête !! C’est quand même pas de ma faute s’il a décidé de faire un concert master class dans le restaurant où on vient manger ! Re-aïe ! Bon d’accord, il y a aussi pas mal de copains et de copines aussi… Quel hasard !!

Mais comment est-ce que j’aurais pu manquer ça ? Voir un guitariste comme CHRISTOPHE GODIN faire une master class concert dans un restaurant avec une clientèle pas trop branchée guitares électriques tout en mangeant une bonne tartiflette, c’est une expérience à ne pas louper.

Et d’entrée CHRISTOPHE GODIN le signale en expliquant – bien sûr à sa manière – que c’est la première fois qu’il fait ça et qu’il n’a pas l’habitude de jouer dans ces conditions et surtout avec un niveau sonore aussi bas !

Il ouvre le bal des questions et une charmante demoiselle lui demande ce que c’est que sa grosse tirette… Heu oui, j’ai une grosse tirette, ça s’appelle un vibrato !!

Allez, le ton est donné, CHRISTOPHE alterne les questions-réponses avec des exemples musicaux et bien sûr des morceaux de son trio MORGLBL. Il raconte des tas d’histoires au milieu dans une configuration sur-réaliste. L’ambiance est très bon enfant, pas de prise de tête, que de la bonne humeur et surtout de la guitare jouée en toute humilité.

Et putain, c’est toujours un plaisir que d’entendre CHRISTOPHE GODIN jouer ! Je ne pense pas que la majorité des gens présents ce soir soient conscients du niveau du monsieur qui, en plus d’être un méga guitariste, est un orateur parfait. Il déroule son fil avec toujours beaucoup d’humour et du coup, le temps file à toute vitesse.

Ca fait plus de deux heure qu’il joue ! On va avoir droit à du MALMSTEEN, du BLACKMORE, du JEFF BECK, à des riffs de PANTERA, de MAIDEN et bien sûr… à du GODIN !  Il nous joue même un morceau de metal cartoon totalement improvisé !

Bref, un voyage dans le monde fabuleux de la guitare accessible à tous.

Personne ne s’est endormi, c’est plutôt bon signe ! La clientèle habituelle et la clientèle venue exprès pour l’occasion ont parfaitement cohabitées et partagés un moment rare. CHRISTOPHE GODIN m’a encore une fois impressionné par sa dextérité et sa simplicité.

Bon allez, on se dit au revoir et au mois de juillet à Guitares en Scène. Mais là, il y aura un peu plus de monde vu qu’il joue à Saint-Julien en Genevois le même jour que STING !! Mais ce qui est sûr c’est que CHRISTOPHE GODIN sera le même devant 5.000 personnes !

Bon alors, pas sympa mon petit resto ???

GODIN BEGIN

 

GUITARES EN SCENE 2013 : Live Report à Saint-Julien en Genevois (19/20/21 juillet 2013)

VENDREDI 19 juillet

Le festival commence théoriquement le samedi, le vendredi étant réservé à la finale du tremplin avec en supplément un concert. Ce soir, c’est GNO, le groupe de CHRISTOPHE GODIN qui s’y colle. En temps normal, je n’aurais peut-être pas fait le déplacement jusqu’à St-Julien en Genevois pour voir GNO une fois de plus, mais vu qu’ils nous ont trouvé un invité spécial en la personne d’ULI JON ROTH, il était hors de question que je loupe ça.

En parlant de loupés, j’ai raté les deux premiers groupes de la finale du tremplin. Je suis en fait arrivé juste quand le deuxième groupe, DIRTY SOUND MAGNET, était en train de terminer. C’est bêta, ça avait pas l’air mal (style plutôt LED ZEPP.) et en plus… ce sont eux qui ont gagné !

SUPERVEGA

J’ai quand même vu le troisième groupe SUPERVEGA, trio de la région de Nice avec une fille à la basse et au chant distillant un rock hard de qualité avec des compos qui tiennent la route. Le groupe qui a gagné devait vraiment être bon vu le niveau de celui-là !

GNO

Bon, GNO rentre sur scène ou plutôt dans un chapiteau de cirque à l’ancienne avec des miroirs, un endroit cosy, propice à la quiétude, aux show unplugged… Ben là, ça va pas être çà car GNO, ça envoie du bois ! Y’en a qui vont sortir très très vite ! N’est-ce pas mamie ? Tu avais vu de la lumière et c’était gratuit ?

Christophe et les siens nous délivrent un set puissant, jovial (eh ouais, le métal peut être sympa, on n’est pas obligé d’être toujours méchant et de hurler à la lune !). Bref, le concert passe à vitesse grand V.

Un petit rappel et là, le moment que j’attendais arrive. Pour les trois derniers morceaux : Monsieur ULI JON ROTH, avec son bandeau et sa chemise d’époque, vient taper le boeuf avec eux. Si si, il est là, à deux mètres de moi dans une salle avec des miroirs en train de jouer devant 3-400 personnes (pas le temps de compter quand on est devant ULI JON ROTH !!). On a quand même droit à un morceau d’HENDRIX, faut pas déconner non plus.

GNO - ULI JON ROTH

Franchement, çà valait le coup d’être là car la sensibilité d’ULI avec sa guitare est vraiment à part. J’en connais qui pleurent lorsqu’il joue. Pas parce qu’il leur pète les oreilles mais parce qu’il met une telle émotion dans ses morceaux que c’est beau à en pleurer.  C’est vrai que le père ULI JON ROTH n’a rien perdu de son talent. C’est comme le bon vin, çà bonifie avec le temps. Je l’aurai bien écouté encore une heure de plus, mais vu qu’ils sont en train de couper le courant, çà ne va pas être possible. Même pas triste, je sais que je le revois demain !!!

 

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SAMEDI 20 juillet

Allez ! retour au festival et bien sûr, je commence par rater MARK HARMAN, guitariste plutôt branché rockabilly.

POPA CHUBBY 1

Mais bon, j’arrive juste pour un des concerts que je voulais voir, c’est-à-dire POPA CHUBBY ! C’est vrai que ça ne faisait pas longtemps que je l’avais pas vu mais bon, c’est toujours avec plaisir que je vois le new-yorkais. Et là d’entrée, je sais qu’il est en forme. On a droit à des covers d’HENDRIX et à des morceaux à lui. La set list est basée sur des morceaux qui en tout cas envoient bien le bois ! Non vraiment, il est plus en forme que la dernière fois à la Tannerie de Bourg-en-Bresse. En plus, c’est vrai que sur la grande scène du festival, ça le fait grave. Son set est vraiment puissant et passe à la vitesse d’un TGV en colère.

Et dès qu’il a fini, qu’est-ce qu’il fait notre « petit » copain ? Il descend, il s’assoit à une table derrière la barrière et il dédicace ses CD. Heu, du rarement vu à Saint-Julien sur la grande scène, je crois !

POPA CHUBBY 2

Bon, ma période d’attente commence. On va quand même faire un tour au Magic Mirrors où une chanteuse de jazz BETTYE LAVETTE est en train d’effectuer un show… euh bien sûr de jazz. Donc belle voix, bien fait, mais moi je vais faire un tour.

Sur la grande scène monte VICENTE AMIGO. Dans la famille « tu fais la paëlla, j’amène la sangria », bref, un guitariste de flamenco, olé ! Je ne vais pas vous refaire le couplet : çà jouait bien, c’était bien fait, mais comme même dans un bistrot à tapas, j’aurai eu du mal, je vais faire un tour again (y’a pleins de trucs à bouffer).

Bon, c’est au tour de BIRELI-LAGRENE, guitariste de jazz manouche, dans la famille « je vais leur piquer leur paëlla et boire leur sangria » de rentrer sur scène dans la Magic Mirrors cette fois-ci. Vu que le monsieur est très célèbre, que Ti-Rickou est curieux, je vais aller voir… Mise à part que le son du clavier me rappelle le son de l’orgue Bontempi que j’avais eu pour un de mes Noëls, et bien que le Monsieur soit un virtuose de la guitare, je retourne faire un tour again ! Vous allez finir par vous demander pourquoi je suis là en fin de compte ?

STEVE MORSE

Pour çaaaaa !!!

Il est 23h25 à peu près et sur la grande scène STEVE MORSE, CHRIS SPEDDING, le batteur et le bassiste d’ERIC CLAPTON montent sur scène pour une méga jam – marque de fabrique du festival, d’ailleurs. Ils vont être rejoint par MARK HARMAN, par VICENTE AMIGO et par bien sûr ULI JON ROTH !

CHRIS SPEDDING

 

STEVE MORSE - VICENTE AMIGO

Et qu’est-ce qu’ils vont nous jouer tous ces gens-là ? Des classiques du rock, du HENDRIX again again, du CLAPTON, du DEEP PURPLE, enfin bref, vous avez compris la manoeuvre. Et putain ! ça va être géant ! CHRIS SPEDDING et ULI JON ROTH sont vraiment aux taquets. Du coup STEVE MORSE aussi et ça donne des choses hallucinantes : un échange de guitares entre STEVE MORSE et VICENTE AMIGO à tomber, une version de « Crossroads » survitaminée, et un putain de « Smoke on the water » comme je n’avais jamais entendu STEVE MORSE le jouer !

ULI JON ROTH 2

CHANTEUR JAM

Heu, je n’ai pas précisé qu’ils étaient accompagnés d’un chanteur dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom mais qui nous a délivré une putain de prestation, notamment sur « Smoke on the water ».

JAM FINAL

Encore un truc qui passe trop vite. Effectivement, on aurait pu s’attendre à la visite de BRIAN MAY… mais il devait avoir d’autres choses à faire.

De toute façon, on s’en fout, on vient de passer un moment d’anthologie.

JOHNNY GALLAGHER

Allez, encore un peu de courage. Il est près de 1h du mat’ et JOHNNY GALLAGHER prend possession de la petite scène. Ce colosse avec un coeur énorme va nous distiller son blues-rock chaleureux avec sa bonne humeur et sa dextérité habituelle. J’allais dire comme d’habitude car JOHNNY est un habitué du fest. Quand il ne vient pas pour jouer avec son groupe, il vient pour jammer avec les potes. Si tout le monde pouvait faire comme lui  !

Voilà. Il est franchement tard mais la nuit n’est pas fraîche et cette première journée officielle se termine avec encore un putain de goût de reviens-y.

 

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DIMANCHE 21 juillet

Allez, en parlant de reviens-y, on prend les mêmes et on y retourne pour le dimanche ! Et bien sûr, je commence par louper ROBERT CRAY. Enfin, louper ou pas car en ce dimanche, l’accès à la Magic Mirrors est liée à un supplément et que de toute façon, les 900 places de la salle sont full. Le concert est retransmis sur des écrans géants dans tout le site avec une méga qualité de son. Enfin bref, de meilleures conditions que si t’es en haut du Stade de France ! Lol !

URIAH HEEP 1

Mais bon, de toute façon, je suis là pour URIAH HEEP et cà tombe bien, ils montent sur scène. En plus, je ne les ai jamais vu, même si bien sûr la formation de ce soir n’a plus grand chose à voir avec la formation d’origine. Mais on s’en fout un peu car on est là pour écouter les classiques de URIAH HEEP et s’éclater avec eux. Et re-putain again ! on ne va pas être déçus.

URIAH HEEP 3

On va avoir des morceaux d’albums plus récents mais ils ne vont pas oublier leurs classiques. Les musiciens sont visiblement méga heureux d’être là et bien sûr, comme à chaque fois, c’est communicatif ! Le chanteur est un putain de frontman mais bon, les autres sont aussi tous des bêtes de scène !  Bref, un petit « Easy leavin » et c’est terminé. Sniff !

URIAH HEEP 2

Pendant que ceux qui ont payé le supplément se dirigent vers le Magic Mirrors pour le show acoustique de BRIAN MAY et KERRY ELLIS, moi je me dirige vers le ravitaillement. Et c’est le cul dans l’herbe, devant un écran géant et non pas dans la Magic Mirrors serré comme des sardines par 40° que je vais assister au show… ou pas. Car honnêtement un cover band acoustique avec BRIAN MAY à la sèche pour reprendre « Dust in the wind » avec une chanteuse blonde (même si elle a une belle voix), ça fait quand même un peu light. Du style piano bar ou groupe de bar de plage ! Franchement, j’aurai eu les boules s’y j’avais payé en plus ! Surtout que la partie show électrique prévue avec du QUEEN a été un peu zappée…

 FOREIGNER 1

Bref, passons et dirigeons-nous vers la grande scène pour être dans les premiers rangs pour FOREIGNER ! Pour moi, c’est un moment bizarre car je les ai vus plusieurs fois dans les années 80. Du coup, je ne reconnais plus LOU GRAMM… Normal, c’est plus lui au chant depuis longtemps, lool ! Par contre, je ne reconnais pas MICK JONES à la guitare ce qui m’inquiète un petit peu plus.

Le show commence à toute vitesse, enchaînant « Double Vision », « Head Games », « Cold as Ice »… Mais… Où il va, le chanteur ? Il saute dans la foule, se fait porter par le public ou nage dessus comme on veut pour aller grimper sur le poteau du chapiteau pendant que les musicos tapent le solo. Bon c’est pas tout là, mais maintenant, il va falloir revenir… Et il revient !

FOREIGNER 2

Moment d’émotion qui va lui permettre de récupérer avec « Waiting for a girl like you ».  Arrivée de MICK JONES sur scène qui nous explique qu’il ne peut pas être là tout le temps car il est en convalescence, mais qu’il est épaulé par un guitariste qui est loin d’être manchot (et c’est pas non plus un pingouin !). Et là, la tuile ! Une putain de coupure de son totale. Moment d’angoisse : tout le monde se demande s’ils vont pouvoir re-jouer. Mais oui ! Au bout d’un moment ça repart ; trop fort les techniciens de Guitares en scène !

FOREIGNER 3

 Bref, le concert continue avec les classiques du groupe (on ne va pas vous faire la set list non plus !) pour la plus grande joie des spectateurs présents qui ont littéralement rempli et même débordé du chapiteau ! Et putain, ils ont bien fait d’être là car ce soir FOREIGNER nous a vraiment délivrer un concert de rock burné.

Et ouais, contrairement à d’autres groupes des années 70/80, FOREIGNER continue à faire de la musique comme on l’aime !

SHAKRA 1

Bon, on passe sur la scène village où nos amis suisses de SHAKRA entrent sur scène. Ca démarre sur les chapeaux de roues ! Les morceaux de SHAKRA tapent autant sur scène que sur CD. Le nouveau chanteur a vraiment une putain de voix et il assure le show même si perso, je trouve qu’il manque du charisme un peu nécessaire pour le hard typé FM. Bref, ça fait quand même du bien de les retrouver sur scène et c’est de toute manière une belle façon de clôturer le festival pour moi.

En effet, demain c’est MARK KNOPFLER mais les places ayant été intégralement vendues dès l’annonce du concert, je n’ai pas pu en avoir une. A vrai dire, je ne suis même pas persuadé que j’aurais couru le risque d’être déçu en venant voir MARK KNOPFLER sans DIRE STRAITS..

SHAKRA 2

 

BILAN DU FESTIVAL

Encore une fois, Guitares en scène se révèle un festival bien à part par sa programmation, son ambiance, par le fait aussi que c’est un festival à taille humaine.

Cette année mes coups de coeur sont : ULI JON ROTH toujours là, méga prestation de POPA CHUBBY et d’URIAH HEEP, gros show de FOREIGNER, et une putain de méga baffe avec la jam. Autant j’avais été dur avec STEVE MORSE l’an dernier pour la prestation du G3, autant cette année, il m’a scotché ! S’il pouvait toujours m’accrocher comme ça, ça m’irait bien !

Voilà. Maintenant c’est le moment de remercier.

On remercie le festival pour son organisation, sa super équipe de bénévoles, un peu aussi pour l’organisation et la programmation de la Magic Mirrors qui a été beaucoup mieux gérée que l’an dernier.

GUITARES EN SCENE

Un méga merci à Pierrot et Karoll, nos anges gardiens, sans qui ce report n’aurait pas pu être fait pour leur gentillesse !