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THE HU : Live Report @ la Volkshaus de Zürich (ch) – 12 novembre 2022

Report et Photos by SEB 747

Une fois de plus, me voici parti à “Dash les oies” pour un concert. Et je vais voir qui ? Un groupe qui depuis trois ans a le vent en poupe. Venant tout droit de Ulan Bator en Mongolie, c’est THE HU (prononcer HOU !). Et à quel endroit ? Eh bien, chez nos voisins helvétiques, au Volkshaus de Zürich. J’en vois déjà qui se gaussent : « Ouais, l’autre eh, dans deux jours, ils sont à Lyon. Il est con d’aller aussi loin ! ». Oui, je suis au courant, mais j’ai trop tardé pour acheter mes places et c’est complet. En plus, j’y vais en famille, parce que j’ai trois grands fans du groupe à la maison. Et puis, j’ai une petite préférence pour le public helvète, beaucoup plus discipliné que le public français.

Places en poche, nous partons en fin de matinée pour un périple de quatre heures. Pourquoi si tôt ? Eh bien, d’une, je ne connais pas le Volkshaus, je n’y ai jamais mis les pieds, et de deux, j’en profiterais pour visiter un peu. Malheureusement pour nous, un brouillard intense s’est invité sur le trajet et la route s’avère plus compliquée que prévu. Heureusement, nous sommes suffisamment en avance pour pouvoir fureter autour du site et visiter un peu le centre-ville, son lac, son opéra et sa zone piétonne, malgré la nuit tombante.

Histoire de ne pas trop me fouler la rate, j’arrive à me garer tout près du lieu de ce soir. Que demander de plus ? Un parking au tarif moins élevé ? Faut pas rêver non plus, nous sommes en Suisse et dans une des villes les plus chères d’Europe. Et l’une des plus sûres aussi. Zürich, c’est un peu comme Genève, mais en version allemande. Il n’est pas rare de croiser une voiture qui dépasse assurément le budget moyen annuel d’une commune rurale française !

Trêve de bavardages, parlons un peu du concert. Il est 19 heures lorsque nous rentrons dans cette superbe salle. La première chose qui me frappe, c’est le luxe de la maison du peuple (Volkshaus en Allemand). Construite il y a plus de cent ans, elle a vu beaucoup de monde depuis son tout premier spectacle en 1964. Des grands noms du heavy metal y ont posé leurs valises (AC/DC – à leurs débuts -, RAGE AGAINST THE MACHINE, PEARL JAM…), et c’est au tour de nos amis Mongols de s’y produire.

Je fais un tour au stand de merch’… puis en repart de suite étant donné les tarifs (peu élevés pour un salaire suisse, mais un peu trop pour ma bourse). Le début du concert étant annoncé pour 19h30, je me dis que ça va finir tôt (avec quatre heures de route pour rentrer, ce n’est pas pour me déplaire) et ce d’autant plus que j’ai eu beau chercher sur la toile, je n’ai pas vu de première partie. Mais en même temps, comment mettre une première partie avec un groupe pareil ?

Tiens, c’est étrange, il y a une table en plein milieu de la scène et une sorte de platine dessus. Ils ne vont pas nous mettre un DJ quand même ? Eh bien si. Nous voilà « pris en otage » comme me dira un voisin – en français, s’il vous plaît – derrière moi. C’est vrai qu’au début ça le fait, avec deux trois incontournables (« Roots » de SEPULTURA, « Killing in the Name » de RAGE AGAINST THE MACHINE, « Master of Puppets » de METALLICA…), mais au bout d’une demi-heure ça devient lassant. Si c’était pour écouter une radio métal, j’aurais pu rester dans la voiture. Heureusement, la torture n’a pas duré trop longtemps, puisque nous sommes libérés au bout de trois quarts d’heure. Ne vous méprenez pas, notre ami a fait le job, c’est-à-dire chauffer la salle, mais ce n’est pas pour moi. Et d’ailleurs, il me semble n’avoir pas été le seul, étant donné certains sifflets entendus au bout d’une demi-heure. Personnellement, un quart d’heure de moins, n’aurait pas été de trop. Mais pourquoi n’avoir pas mis une première partie !?

Enfin bref, passons…

THE HU @ Volkshaus de Zürich

Ce soir, nos amis Mongols sont en pleine tournée Black Thunder Tour qui les voit arpenter, depuis fin octobre, l’Europe entière (excepté l’extrême Est – ils se sont arrêtés en Pologne) après avoir écumé les USA cet été, juste avant la sortie de leur nouvel album.

En jetant un rapide coup d’œil derrière moi, je me rends compte que c’est complet. Même les balcons sont remplis. J’ai eu de la chance d’avoir des places !!

L’impatience du public se fait sentir. Les « HOU ! HOU ! HOU ! », cri de ralliement de The HU, scandés par la foule en version clapping, se font de plus en plus forts et réguliers. Il ne nous faut pas attendre trop longtemps puisqu’à 20h30 nos amis mongols s’installent sur scène et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’au vu de l’acclamation qu’ils reçoivent, ils sont plus qu’attendus !

Les huit membres du groupe ne mettent que très peu de temps à séduire le public zurichois. Dès le premier titre, « Shihi Hulu », tiré de leur dernier album en date, « Rumble of Thunder », le public s’enflamme. Les instruments traditionnels de leur pays sont mis en avant avec le violon « à tête de cheval » à deux cordes (morin khuur) – joués par ENKHASAIKHAN BATJARGAL (ENKUSH pour les intimes) dans son légendaire habit rouge, et GALBADRAKH TSENDBAATAR (GALA) tout de noir vêtu – et la guitare à deux cordes (Tovshuur) tenue par TEMUULEN NARANBAATAR (TEMKA).

La guitare électrique de JAMBALDORJ AYUSH (JAMBA) et la basse de NYAMDAVAA BYAMBAA (DAVAA) sont en retrait, ainsi qu’évidemment la batterie, tenue par ODBAYAR GANTUMUR (ODKO) et les percussions mongoles, tenues par UNUMUNKH MARALKHUU (ONO).

NYAMJANTSAN GALSANJAMTS (JAYA en plus court) est le chanteur principal. Il joue aussi de la flûte Tsuur. Il a une incroyable prestance, haranguant le public avec quelques mots d’anglais, mais surtout en Mongol lorsqu’il nous présente les morceaux. Ce qui est fou, c’est que même si l’on peut penser que très peu de personnes dans le public en comprennent un traître mot (moi le premier), le public répond aux sollicitations du chanteur avec ardeur.

Les profondes basses heavy metal se mêlent aux instruments traditionnels mongols dans les compositions de ce Hunnu rock (nouveau genre musical inventé par les musiciens – un dérivé du rock et des musiques ethniques traditionnelles mongoles qui fait référence aux peuples des Huns). Le public est à fond derrière le groupe. Une fan derrière moi semble connaître les paroles par cœur et une autre enjambe même la barrière de sécurité. Elle est vite remise à sa place par les vigiles suisses. J’avoue que je ne m’attendais pas à ça. Sont violents les fans de The HU. Mdr !!

Le Khöömii, un chant diphonique utilisé par les nomades de l’Altaï lors des cérémonies chamaniques, fait son effet en live. Ce sont les trois principaux chanteurs, JAYA, GALA et ENKUSH qui les interprètent. Les musiciens sortent des sons gutturaux (KARGYRAA un chant profond et SYGYT, chant plus aiguë, spécialité de Enkush), loin de leur micro et pourtant, on croirait qu’ils y sont collés. C’est incroyable la puissance qu’ils dégagent et la mélodie qu’ils obtiennent ! Un peu comme un GLENN HUGHES mais en version Mongol.

Tous les musiciens chantent en harmonie ; que ce soit GALA qui parle le plus Anglais, JAYA avec ses longs cheveux qui s’envolent avec le ventilo (digne d’une pub pour l’Oréal – parce que je le vaut bien. Mdr), et ENKUSH qui martyrise le plus son instrument. Lors des refrains, TEMKA l’un des quatre leaders et les autres musiciens, JAMBA et DAVAA, mais également ODKO et ONO s’y mettent aussi. Non seulement ça sonne hyper bien, mais en plus ça nous procure du plaisir. Il suffit de voir comment le public réagit pour se rendre compte que l’on vit un moment inoubliable.

Je suis abasourdi par la qualité sonore de la salle (avec un petit problème de son au début, déjà arrivé pendant la prestation du DJ mais vite réglé) et par les lights. Les Zurichois savent comment sublimer la musique de nos copains venus de Mongolie.

Que ce soit avec « Shireg Shireg » ou bien « The Great Chinggis Khan », deux morceaux de leur tout premier album, à chaque moment le public répond présent. Il y a une sorte de connexion qui se crée entre lui et le groupe, qui donne vraiment l’impression de jouer comme si c’était le concert le plus important de sa tournée. Leur musique, qui parle des valeurs traditionnelles, des vertus et de la sagesse de leurs ancêtres, voyage de cœur à cœur, d’esprit à esprit. Elle s’incruste dans votre crâne et votre corps pour ne plus en sortir.

Musicalement, vocalement, scéniquement, nous passons un agréable moment. Le dépaysement est total. Les morceaux de leur nouvel album, sorti quelques mois plus tôt, envoient carrément du lourd. « Bii Biyelgee », « Triangle », « Tatar Warrior » secouent un Volkshaus qui n’en demandait pas tant. « We missed you ! », harangue JAYA à la foule, bien aidé par GALA.

Le groupe a plaisir à jouer, cela se voit, cela se sent et bien sûr cela s’entend. Après le superbe titre « Yuve Yuve Yu », une chanson qui parle du respect de nos aînés et de la protection de la nature, et l’entrainant « Wolf Totem », le groupe décide d’en remettre une couche en nous jouant deux sublimes morceaux de leur dernier album : « Black Thunder » et « This Is Mongol ».

C’est sur cette véritable tuerie que The HU quitte la scène sous les ovations du public qui, évidemment, ne veut pas en rester là et scande les mêmes « HOU ! HOU ! HOU ! » que toute à l’heure.

Le groupe revient sur les planches au bout de cinq très longues minutes, histoire de faire bouillir un peu plus le public dans son jus. « Zürich ? You wan’t one more song ? nous demande JAYA, says : Hou ! One more song ! Hou ! One more song ! Hou ! One more song ! ». Il n’en faut pas plus pour que le public zurichois finisse de s’enflammer. D’autant plus sur la reprise de « Sad But True » des Fab Four (Metallica). Cover ? Oui, mais en Mongol, s’il vous plaît. C’est tellement bien fait qu’on à l’impression que ce sont les Mets qui l’ont interprétée sur un obscur import. Incroyable !

Ça y est, c’est définitivement fini, même si les quatre leaders reviennent une dernière fois pour saluer la foule.

THE HU @ Volkshaus de Zürich

Quel show mes aïeux ! Je n’en reviens toujours pas. Un meet & greet étant annoncé, nous ne sommes pas en mesure de voir les musiciens. En tous cas, c’est avec la banane que nous repartons dans notre contrée, après avoir payé 14 CHF de parking quand même (c’est le porte-monnaie qui fait la gueule. Lol), enrichis de belles expériences qui resteront avec nous pendant une éternité.

Si je n’avais qu’un seul conseil à vous donner, ce serait de ne surtout pas les ratez s’ils passent près de chez vous. Vous vivrez une expérience que vous ne serez pas prêts d’oublier, sauf si vous êtes réfractaires à ce genre de musique. Mais là, je ne peux rien faire pour vous !

BASTET : Live Report @ l’Epicurial de Chambéry (73) – 27 octobre 2022

Report et Photos : STEVE*74

Ce soir, comme souvent, direction Chambéry mais cette fois pour un nouveau lieu, l’Epicurial, un bar situé dans le centre-ville pour voir et écouter un groupe italien, les BASTET.

Si un groupe a réussi son entrée dans le milieu du heavy-metal underground, nul doute que BASTET, originaire du nord de l’Italie, en est un très bon exemple. Vous ne les connaissez pas encore… alors voici un  bref aperçu du groupe. Signé par Steel Shark Records fin 2021 pour son premier album « Bastet », ce groupe a d’entrée montré tout son potentiel et sa faculté à nous sortir des titres qui, dès la première écoute, se retiennent et qui, pour beaucoup, peuvent être qualifié de « Hits » (Lights Out, Heavy Changes, Don’t Look Back, Beyond The Fight …).

BASTET, c’est plus de 40.000 vues sur la chaine Youtube NWOTHM avec que des commentaires positifs, 500 CDs sold out en 8 mois et une version vinyle qui en deux mois a vu se vendre 200 des 300 exemplaires tirés. Bref, avoir l’opportunité de voir ce groupe à Chambéry, même dans un bar, un soir de semaine était l’occasion de se faire un avis plus précis sur les qualités du groupe.

Un groupe qui apporte sa bonne humeur, son humilité et son professionnalisme (une balance faite en 10 minutes pour un son très bon au final), voici ce que j’apprends en arrivant sur place.

Avec le fameux quart d’heure savoyard de retard, les festivités du soir débutent. D’entrée on remarque NICOLETTA (NICO) la chanteuse, qui reste naturelle, spontanée et efficace ! Certes ne n’est pas ce que l’on appelle une chanteuse au sens  commercial du terme, mais elle possède cette rare qualité de rester dans son style de hard rocking girl » à la voix éraillée, toujours en rupture mais toujours juste et à la hauteur des compositions du début à la fin. BASTET est une déesse égyptienne qui  prend l’aspect d’une lionne guerrière, elle est à la fois douce et sauvage, c’est tout à fait l’image renvoyée par NICO ce soir.

L’autre membre qui dès le premier solo m’a marqué, c’est MIKE PETRONE, un niveau qui est digne des plus grands sans aucun doute ! Une dextérité et une aisance à en déconcerter plus d’un ! Mais attention, toujours de façon humble, naturelle et pleine de passion ! MIKE ne triche pas et ne joue pas un rôle, il vit le heavy-metal !  Je vous invite à vite regarder des vidéos du Festival de Vouziers où ils ont joué le samedi suivant ! Impressionnant ! Le patron de l’Epicurial a avoué après le concert que c’était le meilleur des guitaristes qu’il ait vu jouer en live ! Et il en a vu plus d’un ! Pour moi, c’est vraiment lui l’élément moteur de la formation, son leader !!

BASTET a joué 12 titres, 9 titres de son répertoire et trois reprises ; et pas n’importe lesquelles :  “Stand Up And Shout” (DIO), “Kickstart My Heart” (MOTLEY CRUE) et “Painkiller” (JUDAS PRIEST) !  Avec une mention particulière pour “Painkiller” qui a mis des frissons à toute la salle !!!!  Les soli étaient plus vrais que les originaux ! Ce MIKE est un vrai maestro de la guitare !!

Il faut saluer les autres membres sans qui le groupe ne serait rien. Le bassiste LEO BAYO,  le plus âgé du groupe, fort de son expérience a géré parfaitement la section rythmique avec ALESSANDRO,  le batteur de 24 ans, métronome déjà aguerri. Et je n’oublie pas le jeune guitariste rythmique LORENZO qui assure vraiment sans fausse note du début à la fin !  

Musicalement, on navigue sur ce soir dans les eaux d’un registre très heavy métal inspiré par les années 80 avec, c’est ce qui fait son charme, des petites incrustations de hard rock mélodique. C’est avec l’épique morceau « Beyond The Fight » que le show se termine.

Une soirée vraiment réussie pour un groupe en devenir et à découvrir. Pour cela (je fais un peu de pub ), vous pouvez commander un exemplaire du vinyle 8 titres auprès du label en écrivant sur steelsharkrecords@gmail.com

D’après mes sources, un second album est déjà dans les tuyaux et pourrait sortir fin 2023… si le planning est respecté. On l’attend avec impatience !

En conclusion, BASTET est un groupe à revoir pour savourer et confirmer un peu plus le potentiel affiché ce soir par mes nouveaux amis transalpins. Je peux retourner chez moi avec la satisfaction d’avoir assisté à l’éclosion d’une future grande formation de notre musique favorite.

JIVE MOTHER MARY : Live Report @ le Brin de Zinc de Barberaz (73) – 18 octobre 2022

Report et Photos by SEB 747

En ce mardi 18 Octobre une question me taraude : “Être ou ne pas être… “ à ce concert, évidement ! Comme le disait Moïse Maïmonide un théologien du 12ème siècle, « Le risque de prendre une mauvaise décision n’est rien comparé à la terreur de l’indécision », alors, ne voulant ni l’un ni l’autre, je me décide à retourner une fois de plus au Brin de Zinc de Barberaz. Ce soir, un groupe de south rock, portant le doux nom de JIVE MOTHER MARY, venus de Burlington en Caroline du Nord, viennent remuer les chambériens.

JIVE MOTHER MARY, c’est deux copains d’enfance, MASON KECK et SETH ALDRIDGE qui, en 2005, ont décidé de se lancer dans la musique. Ils avaient treize ans à l’époque. Cinq ans plus tard, un autre pote de récré, TYLER SCHULZ les rejoint. Ils écument les clubs enfumés de plus de trente états pendant quelques années et tournent dans huit pays en compagnie des plus grands du genre. En 2018, ils sortent leur second album et dans la foulée, le power trio devient un quatuor car ils récupèrent un autre de leurs copains, KEITH INGALLS, au passage. Leur dernier LP créé pendant la pandémie, est sorti l’an passé.

Mon binôme de concert ne pouvant venir, je pars en couple, histoire de ne pas faire la route en solo. Il faut dire que depuis qu’elle a appris que je faisais la route les yeux fermés, elle ne veut plus me laisser rouler tout seul, mdr !

Arrivés à bon port, je suis surpris de voir si peu de monde. Il est vrai que nous sommes un mardi et que ce n’est pas évident de faire un concert quand on doit se lever de bonne heure le lendemain matin pour aller travailler. Et puis, je suis largement en avance. L’explication vient peut-être de là.

Sur place, j’en profite pour discuter avec des copains venus de Voiron, que j’avais déjà croisés lors du show d’ADAM BOMB, des concerts passés et futurs.

Une fois dans l’enceinte du Brin de Zinc, nous faisons un tour au merch’ où les CDs du groupe ainsi que quelques T-Shirts sont posés sur le comptoir. Nous sympathisons avec le vendeur, plus ou moins manager du groupe, qui m’interpelle en Français sur SAXON, en me demandant où je les ai vus la dernière fois. Il connaît bien l’ingénieur du son et me demande si ce n’était pas trop fort, étant donné le personnage. Il nous raconte, quand même aussi, un peu l’histoire des JIVE MOTHER MARY et de leur tournée actuelle.

Au fur et à mesure, le temps passe et le Brin de Zinc se remplit peu à peu. C’est une bonne nouvelle. Même s’il n’est pas plein, loin s’en faut, il est tout de même bien chargé.

Une bonne demi-heure plus tard que l’horaire prévu, les JIVE MOTHER MARY montent sur scène. MASON, le leader guitariste et vocaliste, TYLER l’autre guitariste, KEITH le bassiste et SETH le batteur, s’installent sur scène. MASON règle ses pédales de distorsion avec sa guitare, puis 3, 2, 1 go !

C’est parti avec « Let me in », un titre issu de « All fall down » suivi sans tarder par « Keep Between » et enchaîné avec un « Save My Soul ». Dès la fin de ce triptyque, je suis agréablement surpris par le niveau technique des musiciens. C’est incroyable, ils ont à peine la trentaine et sont déjà hyper pro !

Le south rock venu de Caroline du Nord sent le sud à plein nez. MASON, SETH, TYLER et KEITH sont décidés à livrer tout ce qu’ils ressentent au plus profond d’eux-mêmes et cela se ressent sur scène. Leur style musical est une bouffée d’air pur qui côtoie sans problème plein de groupes de classic rock déjà bien connus.

« Hi, Chambéry ! nous dit MASON avec son accent américain très prononcé, vous passez un bon moment ? ». Euh… comment dire… un super moment, tu veux dire !! Surtout techniquement parlant. Parce que musicalement, c’est plutôt mid tempo, très soul, country, parfois bluesy et groovy à la fois. Certes, la musique de JIVE MOTHER MARY ne fera pas péter le dentier de votre grand-mère, ne vous attendez pas à une déflagration sonore qui vous fera coller au mur, mais elle est de toute beauté et empreinte d’une musicalité sublime toute en subtilité. En bref, elle est géniale.

TYLER est celui qui s’éclate le plus. Même sur les morceaux les plus calmes. On dirait qu’il est hanté par sa guitare et que c’est elle qui lui fait faire tous ses gestes. Avec SETH qui martyrise ses fûts et ses cymbales. En fond de scène, ni vu, ni connu, il donne le tempo, grimaçant à chaque solo, s’éclatant sur les sonorités de son charismatique leader et de ses comparses. KEITH, lui, joue plutôt au père tranquille, tout en faisant ronfler sa basse pendant que TYLER joue et chante souvent les yeux fermés. Personnellement j’ai vraiment l’impression que sa musique coule dans ses veines.

Sans crier gare, le voici qui décide de descendre de scène pour montrer aux spectateurs tout son talent. L’attroupement qui se fait autour de lui, prouve qu’il est très doué !

Les titres passent avec une douceur qui vous enveloppe dans un cocon musical, plongeant le Brin de Zinc dans un cocktail magique de sang, de sueur et d’âme qui vous colle aux tripes comme un dîner dominical. Groovy, bluesy, sentant les odeurs du sud des USA, que du bon.

Me voilà complètement accro ! J’en reste comme deux ronds de flancs, complètement ébahi par la prestation de ces musiciens.

J’ai l’impression que cela fait plus d’une heure que JIVE MOTHER MARY a commencé son set, alors que nous n’en sommes même pas à la moitié. La setlist est longue comme le bras, au figuré comme au réel, et pas une seule fois nous ne sentons la lassitude nous envahir. C’est tellement fort musicalement que même les morceaux les plus calmes, comme « Big City Blues », une chanson qui parle d’Hollywood, Californie, comme nous la présente MASON – et qui verra une fois de plus les deux guitaristes jouer côte à côte – font que vous en restez complètement baba d’admiration.

« Est-ce que vous passez un bon mardi soir ? nous demande Mason. Merci d’être venus pour nous voir ! ». Le leader n’hésite pas à faire participer son public en le faisant taper des mains et chanter les refrains à chaque moment judicieux. Il va se frotter au public sur le devant de la scène et redescend encore une fois dans la fosse. Excellent !
Evidemment, le public du Brin de Zinc est ravi.

« Ce titre, je l’ai écrit alors que deux ouragans étaient censés nous frapper l’un après l’autre et que tout le monde s’inquiétait de la quantité de pluie que nous étions censés recevoir. ». « Hope It Ain’t That Bad » (j’espère que ce n’est pas trop grave en Français) retentit dans l’antre de Barberaz. Les guitaristes se rendent coup pour coup sur chaque riff. MASON décide de monter sur un retour et Tyler s’empresse de faire de même à l’opposé. Le public n’en perd pas une miette. Pour terminer son morceau, MASON s’assoit sur le retour penché sur sa guitare, faisant pleurer son instrument. Quelle claque nous venons de prendre ! Aïe, ça fait mal !

Le groupe quitte la scène sur « Home Is Where The Heart Is » et ses plus de huit minutes. MASON a vraiment une voix dans la pure tradition du rock sudiste, chaude, ardente, moelleuse à souhait.

Est-ce la fin du set ? Non, les JMM reviennent vite pour nous jouer leurs deux derniers titres, en terminant sur un de leur titre favoris « Move on Home ».

Une heure et quarante-cinq minutes plus tard, après avoir joué dix-huit titres, dans une prestation inoubliable, le groupe quitte définitivement la scène en remerciant le public d’être venu un mardi soir.

Malheureusement, l’heure tardive nous empêche de rester trop longtemps après leur prestation, il faut aller bosser demain. Mais nous repartons avec des étoiles plein les yeux. Le temps de dire au revoir aux copains, nous croisons MASON et le félicitons pour son concert. Tout content de nous voir, il nous interpelle avec un grand sourire : « What’s your name ? », me demande-t-il. Je lui réponds : « Seb ». « Hi, Seb, I am Mason, nice to meet you and thank you to comin to see us on tuesday night ! ». Un musicien qui vient à notre rencontre, et non le contraire, c’est du jamais vu !

En rentrant, les yeux grands ouverts (obligé, mdr), nous passons en boucle « 8 Tracks »  le dernier album des JIVE MOTHER MARY. Encore une fois, un grand merci à Thomas et au Brin de Zinc pour cette soirée et pour la découverte !

SAXON + DIAMOND HEAD : Live Report @ les Docks de Lausanne (CH) – 23 octobre 2022

Saxon @ les Docks de Lausanne

Report by SEB 747 – Photos : DAVIDE GOSTOLI

L’écrivain Jules FERRY disait : « Je sais pourquoi je déteste le dimanche : c’est parce que des gens, occupés à rien, se permettent d’être oisifs comme moi ». Eh bien moi, j’avoue que, pour une fois, j’apprécie mon dimanche qui ne sera certainement pas oisif ! En effet, ce soir, je vais revoir mon groupe préféré : SAXON ! Ceux qui me connaissent, le savent, j’ai une profonde adoration pour cette formation de la New Wave of British Heavy Metal. Elle est, en effet, un peu la cause de mon goût prononcé pour notre musique préférée… Et dire que ça a commencé il y a déjà plus de quarante ans ! Allez, petit check up avant de partir : T-shirt du groupe ? Check. Veste avec le logo ? Check. Caleçon du groupe ? Heu… faut pas exagérer quand même ! En plus, ça n’existe même pas ! SAXON, ce n’est pas KISS, lol. C’est bon, je crois que je suis paré. Je vous ai déjà dit que j’étais fan ?

Mon copain Steve*74 ayant décliné, je pars chez nos voisins helvétiques avec plein d’autres copains. La voiture pleine, nous prenons le chemin de Lausanne pour aller assister à ce concert qui s’annonce phénoménal. Non seulement SAXON est en live, mais ils ont amené un autre dinosaure de la NWOBHM dans leur valise, j’ai nommé DIAMOND HEAD ! La route se passe bien, sous un temps automnal mais sans pluie, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Nous partons relativement de bonne heure, histoire d’être dans les temps. Heureusement d’ailleurs, puisque nous avons compté sur notre mémoire pour retrouver l’emplacement mais que nous nous sommes plantés ! Malgré tout, nous arrivons à l’heure aux Docks de Lausanne .

Le temps de récupérer mon accréditation et je retrouve les copains dans la salle. C’est fou, je ne me souvenais plus de sa structure (il faut dire qu’il y a quelques années que je ne suis pas venu ici) ! Les Docks sont relativement petits mais possèdent un balcon, ce qui est idéal pour voir les groupes. Pas besoin d’être au premier rang, serrés comme des sardines, pour assister au concert, même si vous êtes au début de la salle, vous pouvez voir la scène en entier, ce qui est assez cool. En plus, ladite scène est plutôt longue, ce qui permet aux musiciens d’avoir de la place pour se mouvoir. Peu profonde, nous pouvons aisément voir le batteur, même si sa batterie est surélevée.

Nous croisons quelques têtes connues, notamment le chanteur de ETERNAL FLIGHT, venu faire un peu de promotion pour son futur concert à la Barakason de Thônex et même notre ami Hi’ Twist, un autre chroniqueur de W.T.R. Un grand backdrop de DIAMOND HEAD trône au fond de la scène, ce qui veut dire que le groupe est bien présent ! C’est marrant, sur les quatre protagonistes que nous sommes, aucun de nous n’a déjà vu ce groupe en concert. Ca va être notre première. Avant qu’il ne soit pris d’assaut, je fais un tour au merchandising, où les prix sont relativement élevés pour ma bourse. Du coup, je vais me limiter plus que je ne le pensais au départ. Petite surprise, aucun article de la première partie n’est disponible. Deux réflexions me viennent à l’esprit : soit le stand de SAXON est trop imposant, soit ils ont tout vendu la veille aux Messins.

Diamond Head @ les Docks de Lausanne

Mais stoppons le bla-bla et revenons à ce qui nous intéresse ce soir, le concert. La musique de fond s’arrête et les lumières faiblissent. Il est l’heure pour les DIAMOND HEAD d’arpenter la scène !

BRIAN TATLER, le seul membre historique, guitariste de son état, est le premier à monter sur les planches suivis des autres musiciens. Ils entament « The Prince» sans le chanteur londonien d’origine danoise, RASMUS BOM ANDERSEN, dans le groupe depuis huit ans. Celui-ci débarque en furie peu de temps après et d’entrée de jeu appelle le public à chanter avec lui, et en Français s’il vous plaît ! Comment ne pas se mettre le public directement dans la poche ?!

ANDY « Abbz » ABBERLEY, le guitariste rythmique, dernier venu de la bande est déchaîné. Il harangue le public en s’avançant au plus près de lui supportant les solos de BRIAN, un peu plus discret. DEAN ASHTON l’impressionnant bassiste fait ronfler son instrument accompagné par les frappes de folie de KARL WILCOX. Ce dernier porte un T-Shirt marqué carpe diem (un hommage au dernier album de SAXON ?). En tous cas ce soir, il est certain qu’il cueille le jour présent sans se soucier du lendemain, tellement il frappe fort et vite sur ses fûts !

Pas de temps mort, le groupe est à fond. C’est littéralement une explosion de riffs et de hits qui déboule dans la salle. « Lightning to the Nations », « Bones », « The Messenger » tiré de « The Coffin Train », le dernier album du groupe. RASMUS continue de faire plaisir au public, en prenant le devant de la scène et sortant quelques « Merci beaucoup Lausanne » en Français à chaque fin de titre. C’est très professionnel musicalement et nous en prenons plein les yeux et les oreilles. C’est vraiment très bon.

« S’il vous plaît, je voudrais vous dédicacer cette chanson », nous dit RASMUUS avant d’entamer la superbe ballade « Helpless ». Quel superbe morceau ! Il a le don de calmer un peu l’intensité des Docks. Si je voulais critiquer un peu, je dirais que c’était un peu trop rentre-dedans depuis tout à l’heure mais c’est juste histoire de râler parce qu’on le sait bien, le Français est râleur.

Diamond Head @ les Docks de Lausanne

Passé cette accalmie, le chanteur annonce le dernier titre : « Voici le morceau que vous attendez tous : Am I Evil ! » Ce titre, popularisé par les Four Horsemen de METALLICA, est une véritable tuerie. Et ce soir, il a le don de mettre à genoux le public. Le groupe salue son public avant de quitter la scène.

Quelle première partie ! Trois quarts d’heure passés plus vite qu’un TGV sur les rails ( qui a dit : quand ils ne sont pas en grève, lol ? ). Au vu des regards du public dans la salle, j’ai bien l’impression de ne pas avoir été le seul à avoir apprécié le show de nos copains Anglais.

Petite pause hydratation avant le début des hostilités, et petite visite au merch’ qui, je m’en rends compte de suite, est pris d’assaut. J’ai bien fait de me précipiter tout à l’heure !

Saxon @ les Docks de Lausanne

Il est 21 heures lorsque retentit une petite introduction. BIFF et ses acolytes montent sur scène dans le noir complet. Le son de « Carpe Diem », premier titre de ce soir, nous détruit déjà les tympans. La double grosse caisse, comme les deux guitares, arrache le plancher de la salle. Le chanteur PETER RODNEY BYFORD, BIFF pour les intimes, est en pleine forme pour son âge (bientôt 72 ans en janvier prochain)… même s’il semble avoir pris un peu de rondeurs. En redingote bleu pétrole, il a toujours ce timbre de voix si spécifique et cette prestance qui ne le quitte pas.

PAUL QUINN, le compère de BIFF depuis le début en 1971, est toujours efficace, de même que DOUG SCARRATT le second guitariste dans le groupe depuis 1996. Celui qui m’impressionne toujours autant, c’est NIBBS CARTER le bassiste, dans le groupe depuis 34 ans maintenant. Il joue tous les morceaux avec les doigts, pas de médiator, même pour les morceaux les plus violents. Et en plus, c’est le seul avec NIGEL GLOCKLER, le batteur, l’autre pilier des Anglais, à faire les chœurs. Il headbangue comme un damné, parcourt la scène de long en large et pique la vedette à BIFF.

Enchaînant hits sur hits, « Sacrifice », « I’ve Got to Rock (To Stay Alive) », « The Thin Red Line », les SAXON sont venus défendre leur dernier album en date « Carpe Diem (Seize the Day) » et interprètent pas moins de quatre de ses titres. Mais ce n’est que trente cinq minutes plus tard, qu’ils séduisent leur public en jouant – enfin, serait-on tenté de dire – un « Dallas 1 pm » dantesque qui met la foule en liesse.

Saxon @ les Docks de Lausanne

Le son est absolument titanesque, et les lights rendent bien service à la musique de nos copains de la perfide Albion. Histoire de continuer de prendre les spectateurs par les sentiments, le groupe repart rapidement à l’assaut avec « Heavy Metal Thunder » et un titre de 1999, « Metal Health ».

BIFF regarde le public : « Il y a des jeunes kids ici ? Quel âge as-tu ? 9 ans ! Faites du bruit pour lui !! ». En voyant un autre enfant : « Et toi ? 11 ans ? Toi ? 10 ans ! Quelle belle génération de fans ! ». Une chose est certaine, ils pourront dire à leurs futurs enfants dans une quinzaine d’années qu’ils ont vu SAXON quand ils étaient jeunes… Comme quand Steve*74 et Ti-Rickou nous racontent qu’ils ont vu AC/DC avec BON SCOTT en concert (Grrr !).

BIFF laisse les musiciens prendre la lumière. Lui, reste souvent en fond de scène lorsqu’il ne chante pas. Ses attitudes n’ont pas changé et il est toujours aussi vif. Ses interventions font mouche à chaque fois. « Qu’est-ce que vous voulez ? », demande le chanteur au public. « Broken Heroes ? », « The Eagle has Landed ? ». Evidemment, c’est le second qui a l’approbation du public et qui déclenche l’hystérie des fans. Perso, je suis déjà à fond !

Saxon @ les Docks de Lausanne

Dès la fin de « Black is the Night », un autre titre de « Carpe Diem », BIFF remercie le public en Français, puis en Allemand et en Italien… puis dans toutes les langues qu’il semble connaître, lol. Très affable, il prend souvent la parole pour haranguer les spectateurs.

S’ensuit un « And the band Played On », autre titre séculaire qui fait le bonheur du public. Le chanteur fait des tours sur lui-même, va au bord de la scène et se penche sur ses fans pour chanter, avant de laisser la lumière à DOUG et PAUL qui assomment les Docks avec leurs solos dantesques, pendant que NIBBS continue de headbanguer comme un damné et de courir sur les planches.

« Vous êtes fantastiques ! », nous dit BIFF. « C’est notre dernier show en Europe. Après une petite pause, nous irons en Angleterre jusqu’à la fin de l’année. Alors, je vais appeler à la maison pour leur montrer à quel point vous êtes fantastique ! ». Il prend son téléphone et filme la foule. C’est l’hystérie collective dans le public !!

Les morceaux sont percutants et le show est réussi. Que demander de plus ? Un petit « Wheels of Steel », par exemple ! Il est 22h06 quand SAXON le joue. Je suis aux anges. Nos têtes n’arrêtent pas de faire des hauts et des bas. Et je ne vous parle même pas des cordes vocales !

Saxon @ les Docks de Lausanne

Dès la fin du morceau, le groupe quitte la scène pour la première fois. Deux trop longues minutes plus tard, c’est sur « The Pilgrimage », un titre aux fortes connexions « Crusader » que revient SAXON. Quel morceau épique qui continue d’achever le public ! Le groupe est toujours aussi bon musicalement et on passe un super moment. Et voilà que BIFF nous redemande de choisir entre « Strong Arm of the Law » et « Solid Ball of Rock ». Arghhhh ! Quel dilemme ! Mais en fait, ce n’est même pas la peine de choisir, nous avons droit aux deux, mon Général !

BIFF profite de « 747 (Stranger in the Night) » pour faire chanter le public. Comme tout le monde, je hurle les paroles qu’on me demande de reprendre. C’est génial, je suis au top !!

Et c’est déjà la fin du set ? Pour la seconde fois de la soirée, SAXON sort de scène. A peine trente secondes plus tard, sous les « SAXON ! SAXON ! SAXON ! » du public, BIFF revient seul sur les planches. « Vous ne voulez pas rentrer à la maison, n’est-ce pas ? ». PAUL, DOUG, NIBBS et NIGEL reviennent derrière leurs instruments pour finir d’achever la foule avec deux classiques. On a d’abord « Denim & Leather » que le public connaît sur le bout des doigts et dont il reprend les chœurs sans laisser au chanteur le temps de reprendre son souffle – à tel point que BIFF, impressionné par cet engouement, place le micro face au public qui s’époumone sur le refrain, et enfin « Princess of the Night », un titre cher au chanteur.

Une heure et quarante minutes plus tard, le groupe quitte définitivement les planches, non sans avoir salué chaleureusement son public.

Quel show encore une fois ! Les dinosaures sont toujours présents et, n’en déplaise à certains, ils sont toujours aussi bons. Contrairement à d’autres chanteurs de son âge, BIFF a su garder sa voix. Hâtez-vous d’aller les voir s’ils ne passent pas trop loin de chez vous car ils ne sont pas éternels, et vous risqueriez de louper quelque chose !

Il est l’heure pour nous de retourner dans notre doux foyer, avec des étoiles plein les yeux. Des trombes d’eau de pluie se sont invitées sur notre trajet de retour. Bah, comme dirait le titre du dernier album de SAXON : Carpe Diem, Seize the Day (Mdr).

Un grand merci aux Docks de Lausanne pour ce superbe concert et un grand merci également à DAVIDE GOSTOLI pour le dépannage photos. A la prochaine, j’espère !