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THE DEVILS : Live Report @ le Brin de Zinc de Barberaz (Savoie) – Dimanche 12 mai 2024

A peine ai-je eu le temps de me remettre de mes émotions de la veille que me voilà de retour au Brin de Zinc. Cette fois-ci, mon binôme de concert n’est pas de la partie, alors j’emmène ma moitié avec moi. Que voulez-vous, depuis qu’elle a su que je faisais la route les yeux fermés, elle ne me fait plus confiance pour m’y rendre en solo, mdr ! Et puis l’avantage indéniable, c’est qu’elle prend aussi des photos et me donne un coup de main pour le report.

Ce soir, c’est un duo Italien, composé de GIANNI “BLACULA” VESSELLA (voix, guitare) et d’ERIKA “SWITCHBLADE” TOLADO (voix, batterie) qui nous vient de Naples et fait dans le Garage Rock.

Le Brin de Zinc est assez clairsemé mais ce soir, ce ne sont que des fans qui, un dimanche soir, se sont déplacés pour venir voir le duo Napolitain. 45 personnes, ce n’est peut-être pas énorme, mais c’est une bonne moyenne tout de même pour un dimanche soir. Il y en a qui bossent le lendemain, contrairement à d’autres (suivez mon regard, mdr). Je rencontre quelques copains que j’ai vu la veille, et quelques autres qui n’y étaient pas.

La batterie comprend un tom basse, une caisse claire, une seule et unique cymbale, et une grosse caisse avec un superbe dessin sur sa peau, il n’en faut pas beaucoup plus pour faire du bruit.

Il est 20h quand je remarque que deux personnes en perf’ noir et lunettes de soleil sur les yeux sont sur la scène. Un petit quart d’heure après les voilà qui démarrent leur set. Euh… excusez-moi de vous demander pardon, mais il n’y aurait pas quelqu’un qui aurait oublié d’allumer la scène par hasard ? Vous ne savez qu’il n’y a pas que le rouge et noir comme couleurs ? Ce n’est pas JEANNE MAS, celle qui chantait « En rouge et noir », qui joue ce soir ! Bon d’accord, quand on s’appelle « Les diables », le rouge et le noir sont les couleurs principales de l’enfer. Cependant, il y a le jaune aussi, voire même le bleu et parfois le vert ! Mais à priori ce soir, ces couleurs ne sont pas de sortie. Je pense sincèrement que c’est une décision du duo mais je n’aime pas demander. Pour les photos, ça va être compliqué. Lol.

Deux, trois coups de baguettes et c’est parti pour la première explosion sonore qu’est “Divine is the Illusion”. THE DEVILS, c’est l’incarnation du chaos, l’incarnation de plusieurs péchés capitaux. Ben oui quoi, ils sont sortis de l’enfer depuis neuf ans maintenant ! La preuve, les lumières sont toujours sur fond rouge comme si elles venaient du plus profond de la terre. Et cette déflagration sonore qui ne s’arrête pas. Après un “Killer’s Kiss” second titre de la soirée tiré, lui aussi, de leur récent nouvel album sorti en février dernier, c’est le premier ‘Roar” qui est suivi par le diabolique “I Appeared To The Madonna”.

Le duo dépouille son rock de toutes ses fioritures et le vit à fond. A tel point que, chacun son tour, le duo dépose le cuir, mais pas les lunettes noires, que GIANNI gardera tout le long du set. C’est vrai qu’il commence à faire chaud. Nous ne sommes peut-être pas nombreux, mais on s’éclate avec cette musique venue tout droit des rives du Styx.

L’ambiance sur la scène est sulfureuse. ERIKA, qui tient ses baguettes à l’envers pour faire encore plus de bruit, est complètement déchaînée. Tel POISON IVY, elle chante comme une damnée et frappe ses fûts comme si sa survie en dépendait. Et c’est sans compter sur GIANNI, le LUX INTERIOR de la guitare, et ses riffs méphistophéliques qui déchirent les murs. Les titres sont hyper rapides et diaboliques de mélodies et de sons furieux. Vous êtes sûr que l’enfer et ses démons ne sont pas venus envahir le Brin de Zinc ? C’est moi où je sens comme une odeur de soufre ?

L’ambiance, très intime, est peu orthodoxe, et présente un caractère d’hérésie. Elle paraît diabolique, douteuse, risquée, tendue, et elle pourrait bien prendre une mauvaise tournure… Maman, j’ai peur ! Ah ben non, c’est juste une illusion, mdr. Il faut dire que “Life Is A Bitch“ et “Time Is Gonna Kill Me” sont des titres puissants tirés de “Beast Must Regret Nothing”, le précédent album. Les deux musiciens se répondent à grands coups de riffs sales, de frappes démentielles et de voix sensuelles.

GIANNI passe derrière ERIKA, va se mettre à côté d’elle pendant qu’elle continue de taper sur sa batterie comme si elle était possédée. Il se met à genoux pour décocher ses riffs en les faisant traîner sur les amplis. C’est absolument démentiel, bruyant et sexy à la fois. Ils enchaînent les titres comme on enfile des perles, sans bla bla inutiles. Et vas-y que j’enchaîne les brûlots avec “Til Life Do Us Part” suivi par “Roar II”.

ERIKA qui est la principale chanteuse parle peu et GIANNI, qui chante aussi parfois, non plus d’ailleurs. J’ai l’impression qu’ils laissent la musique parler pour eux.

“Satan Balls” et “The Last Rebel”, un véritable mur de distorsion, une lente mouture de Garage Rock, continuent de fracasser le BDZ. Ces fameuses couleurs rouge et noir toujours aussi intenses, renforce le côté sulfureux du concert et nous emmerde toujours autant pour les photos, lol. Après “Teddy Girl Boogie” (une reprise adaptée de Teddy Boy Boogie par CRAZY CAVAN N’ THE RYTHM ROCKERS) très accrocheur et complètement dément avec son air inquiétant de malveillance, c’est “Guts is Enough”.

A peine une heure plus tard et c’est déjà le dernier morceau. Incroyable, je n’en reviens toujours pas ! “Vous en voulez encore ?”, demande ERIKA tout sourire. Et c’est carrément tout à fond que le groupe joue “Coitus Interruptus (From a Priest)” suivi sans interruption par “The Devil’s Trick Is Not A Treat”, le tout dernier titre de la soirée.

Et c’est fini. Mais quelle déflagration sonore venons-nous de prendre en pleine face ! On est complètement lessivés. Certes ce fut court, mais qu’est-ce que ce fut bon ! On en aurait bien repris un peu… mais, malheureusement pour nous, le duo en a décidé autrement. Eux aussi ont l’air HS. Le groupe plie bagages et se rend au stand de merch’ pour parler un peu avec ses fans, même si j’ai le sentiment qu’ils sont plutôt discrets.

Une fois la set list signée, je regarde l’heure et je me rends compte que, pour une fois, nous allons rentrer de bonne heure dans notre doux foyer, histoire de récupérer de cette incroyable, dans tous les sens du terme, soirée. Chouette, demain je ne serais pas crevé pour aller au boulot ! Lorsque j’arrive chez moi, je prends conscience, que c’est la première fois, que j’ai passé plus d’heures sur la route que dans un concert. Complètement dingue ! Lol.

THE SCREAMING WHEELS : Live Report @ le Brin de Zinc de Barberaz (Savoie) – 11 mai 2024

THE SCREAMING WHEELS @ Le Brin de Zinc

Me voilà de retour dans mon antre préféré, le Brin de Zinc de Barberaz, pour découvrir une fois de plus, un vrai coup de cœur de Thomas, son grand chef. Nous partons à trois, comme souvent en ce moment, avec mon acolyte Steve*74.

Venus de Croatie, THE SCREAMING WHEELS sont en Savoie pour faire vibrer les spectateurs avec leur blues alternatif. Formés en septembre 2018, le duo DENIS MAKIN, guitare et chant, et LEO ANDJELCOVIC, chant lead et guitare, s’est entouré de ERIE DJURDJEVIC aux fûts (non pas de bière, bande de pochtrons !) et de la Slovène SLAVICA TUCACOV à la basse. Le groupe fait sa toute première date dans notre pays, et au Brin de Zinc, s’il vous plaît ! Cela force d’entrée le respect.

Dans l’antre de la bête, nous retrouvons les copains et papotons un peu en attendant le début du set qui ne saurait tarder. Un peu moins d’une centaine de personnes se sont déplacées ce soir, ce qui n’est pas si mal pour un groupe encore peu connu en France.

THE SCREAMING WHEELS @ Le Brin de Zinc

Une petite demi-heure plus tard, un type en fauteuil roulant arrive devant les planches. C’est DENIS, le guitariste de THE SCREAMING WHEELS qui arrive. Et à cet instant, la question qui me taraude depuis tout à l’heure, prend tout son sens, Comment va-t-il faire pour monter sur la scène qui est tout de même assez haute. Eh bien, tout simplement. Il se place de dos, SLAVICA se positionne devant lui et ERIE qui est monté derrière prend les poignées du siège et fait glisser les roues le long des planches. Pas de quoi se prendre la tête, tranquille quoi !

LEO est déjà sur la droite de la scène, DENIS s’installe en son milieu, SLAVICA sur sa gauche et ERIE derrière lui, prêt à en découdre. C’est LEO qui prend le chant en premier, jouant sur une guitare sèche électrifiée. Personnellement, c’est la première fois que je vois un tel instrument. Cheveux attachés, il entame le premier titre “Space Shuffle” et d’entrée de jeu, je suis conquis par le blues alternatif des Croates. Et j’ai bien l’impression de ne pas être le seul !

THE SCREAMING WHEELS @ Le Brin de Zinc

DENIS et LEO, qui sont amis depuis l’enfance et qui ont collaboré sur de nombreux groupes et projets musicaux, s’entendent comme larrons en foire. Ils aiment tous les deux le blues, et cela se ressent dans leur jeu respectif. “Merci ! nous dit LEO après ce premier titre, nous sommes THE SCREAMING WHEELS et nous allons vous jouer quelques morceaux de rock ‘n’roll !”.

Et c’est reparti. Pas le temps de digérer la première baffe qu’ils enchaînent titres sur titres. Leurs morceaux sont intenses et prenants. Il faut dire que les Croates et la Slovène sont hyper souriants et ne lâchent pas les spectateurs des yeux.

Après quelques covers de Blues-Rock et d’anciens morceaux du duo, THE SCREAMING WHEELS tape dans le dur avec un morceau de leur seul et unique album pour l’instant : « Poor are Pure ». C’est le moment pour LEO de lâcher ses cheveux et les chevaux aussi, bien accompagné par DENIS qui fait vibrer sa guitare pendant que les frappes incessantes tout en groove de ERIE tiennent le rythme sous les infrabasses de SLAVICA qui ne tient pas en place. Elle secoue la tête de droite à gauche et headbangue même par moments. Elle prend appui d’un pied sur les roues de DENIS et arbore un sourire tout au long du set.

La machine est lancée pour ne pas s’arrêter. L’univers Blues-Rock Alternatif des SCREAMING WHEELS est puissant et corsé. C’est absolument génial ! Je prends mon pied comme jamais. LEO est celui qui parle le plus et qui présente les morceaux. « C’est notre première date en France et vous êtes une super audience, merci ! », nous dit il. Évidemment, il rallie l’approbation de tout le Brin de Zinc.

THE SCREAMING WHEELS @ Le Brin de Zinc

DENIS, de sa voix grave et soul, prend aussi le chant et fait régulièrement les chœurs. La complicité entre les deux guitaristes est palpable. D’ailleurs, LEO n’hésite pas à se mettre à la hauteur de son copain, de même que SLAVICA qui ne tient toujours pas en place. Même ERIE quitte ses fûts à un moment donné. Bon d’accord, c’est pour boire une gorgée de bière dans le verre de DENIS, mais quand même, lol !

Et on continue en enchaînant perles sur perles. Les morceaux sont parfois lents, parfois lourds, parfois rapides mais toujours envoûtants. THE SCREAMING WHEELS enchante les oreilles et le cœur du public du Brin de Zinc. Et toujours et encore ce sourire qui ne quitte pas le visage des musiciens qui se font plaisir sur scène. DENIS joue avec ses pédales à portée de mains et fait frémir les riffs de sa guitare en faisant traîner régulièrement le son qu’elle produit. Personnellement, je trouve ça absolument génial et j’adore cette façon de jouer. Certes, il ne peut pas marcher, mais ça ne l’empêche pas de jouer comme un Dieu.

« Nous allons vous jouer encore quelques titres et après nous reprendrons une vie normale. », nous dit LEO avant d’entamer le superbe “Before the Sun” et son intro western. C’est un must absolu qui rend encore mieux en live, notamment lorsque DENIS accompagne LEO au chant et continue de faire vibrer les cordes de sa guitare jusqu’à plus soif. On s’approche même du Stoner parfois, c’est incroyable !  

THE SCREAMING WHEELS @ Le Brin de Zinc

Les titres qui s’enchaînent les uns après les autres passent comme une lettre à la Poste et certains spectateurs sont envoûtés par la musique de ces gars (et de cette nana, évidemment), venus des rives de l’Adriatique. Certains spectateurs ne se retiennent pas de danser et par moments, c’est un peu limite. Mais bon, comment résister à ce Blues qui frôle le Stoner, si profond qu’il rentre dans votre crâne pour ne plus en sortir. Et puis avec ce sourire ravageur des musiciens qui ne lâchent pas du regard les nouveaux fans, comment voulez-vous rester de marbre ? 

« On va vous jouer notre premier single. Vous pouvez le trouver sur YouTube mais c’est avant qu’elle ne soit là », dit le leader en regardant SLAVICA (qui se marre) et en lançant un clin d’œil complice à son pote de toujours. Et c’est l’excellent “Willy The Wimp” qui sort des enceintes du Brin de Zinc. Ce morceau annonce la fin du set et les remerciement des musiciens. « Vous en voulez une autre ? », demande LEO. « Comment dites-vous en France ? ». « Une autre ! », hurle le public. « Ok, we’re back ! », continue DENIS avant d’entamer « Chicken catcher », un morceau hyper fun qui tranche un peu avec le reste du set.

Et c’est la fin. LEO, DENIS, SLAVICA, suivis de ERIE, saluent le public avant de commencer à sortir de scène. Le petit souci, c’est que régulièrement au BDZ, on ne veut pas laisser tomber une musique aussi belle. Du coup, ce sont DENIS et LEO qui restent seuls sur les planches pour nous interpréter une superbe version du « Only human » de RAG’N’BONE MAN. Quelle belle reprise tout en passion, en interprétation et en énergie brute de Rock ! SLAVICA et ERIE remontent sur scène parce que, une fois de plus, le Brin de Zinc en veut encore une. « One more ? Ok, one more ! », annonce LEO. Et le groupe en entier nous joue un tout dernier titre qui achève le public.

Et voilà, cette fois-ci, c’est bel et bien fini. La musique de nos copains Croates est Blues, certes, mais ils ont leur propre expression du blues qui ne ressemble pas aux standards et c’est complètement hallucinant. Et en live, cela se ressent encore plus. C’est un véritable feu d’artifice de Rock et de Blues en version moderne et puissante. Si je n’avais qu’un conseil à vous donner, ce serait qu’il vous faut absolument faire l’expérience de THE SCREAMING WHEELS en live. N’hésitez pas s’ils passent près de chez vous, vous m’en direz des nouvelles.

THE SCREAMING WHEELS @ Le Brin de Zinc

Passée cette petite claque, nous retrouvons les musiciens en pleine discussion dehors. Ils signent leurs CDs, prennent des photos et serrent les pognes de leurs nouveaux fans, tout en profitant du bon air savoyard. Ils sont une fois de plus souriants au possible.

L’heure passant, il est temps de prendre congé de nos nouveaux copains et de retourner dans ma Yaute natale. Une chose est sûre, il faut faire confiance aux coups de cœur du Brin de Zinc !

JC JESS + EXXCITE + ARCHANGE : Live report @ le Brin de Zinc de Barberaz (Savoie) – Samedi 27 avril 2024

JC JESS @ le Brin de Zinc

En ce Samedi matin, ma fille m’interpelle : « Papa, tu sais que nous allons au Brin de Zinc ce soir ? ». « Euh… ah bon ? ». « Il y a EXXCITE qui joue et on doit absolument y aller et Maman est d’accord ! ». « Ah ben, si tout le monde est d’accord alors, je n’ai pas le choix. »… Que voulez-vous, la voix du plus fort… sans compter que je suis pour la paix des ménages. Lol. En plus d’EXXCITE, il y a JC JESS que je connais bien et ARCHANGE que je n’ai pas vu depuis une éternité – voire même avant. Alors, direction Barberaz et le BDZ, en trio, mon copain de concert n’ayant pu être de la fête avec nous. A peine partis que nous voilà déjà arrivés. Incroyable, non ? Bon, c’est vrai que quand on prend l’autoroute, le chemin est plus rapide. C’est ma fille qui est contente. Mdr.

Nous entrons dans l’antre du BDZ et il y a déjà du beau monde. Je croise MARKUS FORTUNATO de FORTUNATO venu soutenir ses anciens camarades d’ARCHANGE, CYRIL et PIERRE de WHISKY OF BLOOD, et même BASTIEN le bassiste des LOOKING FOR MEDUSA. Je croise aussi les membres d’EXXCITE qui m’apprennent qu’ils vont jouer en second. J’apprends aussi qu’il y a déjà 70 préventes, ce qui est une bonne nouvelle pour les groupes et pour le soutien du BDZ.

ARCHANGE @ le Brin de Zinc

Ce sont donc les ARCHANGE qui commencent à 21h15. Une batteuse qui semble posséder plusieurs bras, JULIE, un gratteux aux cheveux longs, PACO, un autre guitariste sapé comme un Men in Black, LAURENT, et WINCE, un géant chanteur, c’est ainsi que se compose le groupe. Pas de bassiste, suite au départ de ce dernier en septembre de l’an passé.

Beaucoup de monde semble être venu pour eux puisque d’un seul coup, un nombre important de spectateurs vient devant les planches. « Vous êtes prêts ? », nous demande l’immense chanteur, en taille et en talent. Une intro démarre et c’est le premier titre qui commence. Celui-ci me fait accrocher immédiatement à leur univers. Cette façon de jouer me plaît bien et je prends vite mon pied.

La voix de WINCE est grave et écorchée, les guitares sont cinglantes, la batterie puissante. L’absence de basse se sent à peine. « J’ai attrapé une crève et ma voix n’est pas au top mais on va faire de notre mieux », nous dit le chanteur. Les morceaux sont mélodiques et très agréables à l’écoute. Les musiciens sont hyper contents d’être sur scène et cela se voit. LAURENT enchaîne les riffs pendant que PACO, qui tient sa guitare à l’envers, fait les poses de rigueur sous les coups de butoir assénés par Julie.

Des spectateurs de tous âges semblent être venus voir ARCHANGE. J’ai l’impression que le groupe a convoqué le ban et l‘arrière ban pour faire le public, en bref, qu’il a convoqué toute sa famille. Il n’empêche que j’ai beau faire de l’humour facile, la démonstration qu’ils nous font me fait réviser mes dires.

ARCHANGE @ le Brin de Zinc

Dans le public, l’ambiance est à la galéjade. On entend plusieurs fois “PACO à poil !” WINCE demande à la fin d’un titre : “Qui c’est qui veut voir PACO à poil ? Ah, c’est toi ? On ne peut pas, il y a des enfants devant. C’était prévu mais bon, on ne peut pas !”. Evidemment, les spectateurs sont morts de rire.

Au fur et à mesure que se déroule le set, on sent que WINCE semble souffrir de sa voix et fait de son mieux pour tenir son chant. Personnellement, je ne remarque qu’à peine ses problèmes de voix cassée, tellement sa prestation est impeccable. Les chœurs, par contre, semblent sonner faux, sûrement à cause des gros effets dans les micros mais comme musicalement ça tient largement la route, ça passe crème. J’aime bien “From the dead” qui est un titre assez sombre.

Puis, c’est le premier cover de la soirée, une reprise très originale du tube “Crazy” qui fait taper des mains le public. Les morceaux défilent avec ce mélange d’AOR et de Rock Prog’  qui ont tendance à vous faire bouger sans vous en rendre compte.

Et nous voilà déjà au dernier morceau, et toujours sans striptease de PACO. Lol. La fin est une surprenante reprise du tube de LADY GAGA, « Paparazzi ». Cette façon de speeder la chanson est vraiment géniale et elle aurait mérité d’être interprétée de cette manière lorsqu’elle est sortie sur les ondes.

WINCE nous annonce qu’ils seront, dès la fin du morceau, au stand de merch’ et que : « Si vous voulez une crève… Venez nous faire un petit bisou. ». Euh… sans façon, merci. Lol

C’est au tour d’EXXCITE de jouer. Les membres traversent le BDZ bien rempli, prêts à démontrer aux sceptiques qu’ils sont là pour faire remuer le public. « Hey, Chambéry, est-ce que vous êtes prêts pour une bonne dose de Hard-Rock ? », demande ABEL avant de lancer le premier titre.

Le groupe est motivé comme jamais et se fait plaisir sur scène. Dès le deuxième titre, « One Way Ticket », je remarque que le public semble s’intéresser de plus en plus à EXXCITE et répond bien aux sollicitations du groupe. Que vous dire de plus que je n’ai pas dit sur les deux derniers reports ? Ce n’est pas un webzine consacré à EXXCITE, contrairement aux vœux secrets de ma fille.

Les « sèches » d’ABEL traînent, comme d’habitude, sur scène mais le chanteur ne jette même pas un œil dessus, trop content de faire la fête avec ses copains sur scène. Il est de plus en plus à l’aise sur scène quand il pose sa guitare et ne s’occupe que du micro. Il  commence vraiment à prendre ses marques en tant que chanteur.

ERWIN, lui, s’éclate toujours autant et décoche encore des riffs de tueur. Quant à MATT, il tient bien la scène et sait mettre en valeur ses coéquipiers sous les frappes constantes de THOMAS, notamment lorsque ABEL et ERWIN se lancent, de nouveau, dans un petit duel de guitares. Ce duel est un peu plus court, ce qui n’est pas si mal, que celui de Hauteville. Il   séduit néanmoins les spectateurs qui n’en ratent pas une miette. Même ceux du fond.

Les titres s’enchaînent et déchaînent le public et la fin du set est proche. « OK, on va vous en faire une dernière. Pour ça, on a un invité de marque mais il n’est pas là. Alors on va l’appeler : JC ! JC ! ». Au bout de quelques minutes, celui-ci ne venant pas, le groupe décide de faire leur dernier morceau quand même, et c’est un « Live Wire » de feu qui clos le set de EXXCITE.

Superbe performance des Hauts-Savoyards qui, au fur et à mesure des sets, prennent une assurance qui me fait dire que le potentiel – si le line-up reste le même – est énorme. Un futur grand, je peux vous l’assurer !

JC JESS @ le Brin de Zinc

Il est temps pour les vétérans, en terme de date de création bien-sûr, de prendre d’assaut la scène du Brin de Zinc une bonne demi-heure après l’horaire prévu. N’est pas Savoyard qui veut, lol. Dos au public, JC JESS, le groupe, démarre une intro dans une pénombre presque complète. Les lumières s’allument et le groupe se retourne. « Est-ce que ça va ? On est JC JESS et ça va chier ! », nous annonce JC, le chanteur avec un grand sourire.

Et, comme la dernière fois où je les ai vus, ils déchirent tout dès le premier morceau. Leur mélange de Heavy Metal speedé teinté de Thrash est vraiment bon. Perso, j’adore ! Je suis fan. Une fois le premier morceau effectué et un timide merci, on attaque dans le dur avec “Crappy Day”. Le groupe est de plus en plus à l’aise sur scène et JC de plus en plus détendu. Que ce soit avec “Better to  low” un morceau bien lourd au refrain à tomber par terre ou “Silly Little Girl”, tout est vraiment excellent.

Nous avons même droit à une petite surprise. Un tout nouveau morceau, un peu lourd, composé par ERWIN, qui déchire complètement. Tellement que j’en ai oublié le nom. Mdr. “Vous nous direz ce que vous en pensez”, avait demandé le leader avant le début du titre. Evidemment, c’est un grand oui dans le public qui a largement plébiscité cet inédit.

Les titres s’enchaînent sans crier gare. Nous avons même droit à un très vieux titre de 2007. “Qui était là à cette époque ?”, demande JC. “Toi, tu étais là !”, dit-il en parlant à ABEL venu assister de plus prêt au show de ses copains. Rappelez-vous qu’à l’époque, il était leur bassiste. “Tu étais tout petit mais tu étais là. Lui aussi, il était là”, redit JC en regardant ERWIN tout en se marrant. L’ambiance est toujours aussi fun. Que ce soit dans le public, que sur scène, même si DICK (DEDE pour les intimes) semble avoir des difficultés à jouer aussi rapidement qu’avant sur les titres les plus speed.

“On arrive au dernier morceau,  mesdames et messieurs. On remercie le BDZ et tous les copains d’être venus nous voir !”. Et c’est reparti pour un titre ultra-rapide qui secoue la nuque des spectateurs. “Bon, c’était la dernière. Ça vous a plu ?”, demande le guitariste chanteur dès la fin du titre. “Vous en voulez une dernière ? DEDE, il est fatigué… Bon, on vous en fait une dernière, mais parce que c’est vous !”, dit-il en se marrant.

“On va vous faire une surprise”, continue t-il. Il fait monter ABEL sur scène. “Un petit JUDAS, ça vous tente ?”. Et c’est un « Breaking the Law » qui explose le reste des spectateurs du BDZ. Mais qu’est-ce qu’ils nous font ?!! C’est du délire dans le BDZ !

JC JESS + EXXCITE @ le BRIN DE ZINC

Le groupe quitte la scène pendant que le public commence à sortir de la salle. JC s’excuse auprès d’ABEL de ne pas être venu sur scène un peu plus tôt, alors celui-ci lui propose de refaire le titre. ABEL remonte donc sur scène, prend le micro et annonce qu’ils vont refaire le MOTLEY CRUE qu’ils ont raté avant. Le temps de remettre les choses en place, c’est EXXCITE au grand complet qui est sur scène, accompagné de JC. “On va se rattraper, on est là.”, nous disent les deux leaders chacun son tour. “Est-ce que vous voulez un Live Wire ?”.  Evidemment que oui. Et c’est une ambiance de folie qui s’empare de nouveau du BDZ. Ca devient incontrôlable sur scène et dans le public. Les deux leaders ont même délaissé leurs guitares pour ne s’emparer que du micro, laissant ERWIN, MATT et THOMAS s’occuper de la musique. Les musiciens sont en feu et s’éclatent une fois de plus sur scène.

Comme d’habitude, ce sont les absents qui ont eu tort. Il fallait rester jusqu’au bout pour voir, quasiment, le meilleur moment de la soirée.

THE CLAMPS : Live Report @ le Brin de Zinc de Barberaz (Savoie) – Jeudi 25 Avril 2024

Ce soir, je pars en virée pour aller voir THE CLAMPS au Brin de Zinc de Barberaz. Comme la voie  rapide en bas de chez moi est fermée, je suis obligé de me coltiner toute la traversée de la ville et de ses centaines de feux !

Malgré un parcours semé d’embuches tricolores, j’arrive au BDZ pile poil pour le premier morceau des CLAMPS. Le groupe, créé en 2012, est un Power Trio Stoner qui nous vient de Bergame en Italie. Il effectue actuellement quelques dates pour défendre son nouvel album « Megamouth » sorti en janvier, soit 6 ans d’écart avec leur précédent opus.

Le line up qui se produit devant nous ce soir est composé des trois membres d’origine : BEN qui assure le chant et la guitare, BELY qui officie  à la basse et MARCY leur copain batteur.

Si la salle est assez loin d’être pleine, ce sont quand même une bonne cinquantaine de personnes qui se sont déplacées pour venir assister à leur concert.

Et dès le début, ça sonne fort et ça envoie grave ! Les CLAMPS ne s’encombrent pas de détours et vont directement à l’essentiel avec des morceaux qui nous font bouger la tête et un peu les pieds aussi. Le son est impeccable, en revanche pour les lights, on a droit à une lumière Bleu Violet Rouge Fumée et comme tout le monde pourra vous le dire, dur pour  faire de bonnes photos – mais ouf, je ne m’en sors pas trop mal !

Les CLAMPS déroulent leur concert avec un stoner bien gras qui envoie du steak. Ca sonne bien Speed Rock (presque Punk parfois dans l’énergie) à la MOTORHEAD, HELLACOPTERS et consorts grâce, entre autres, à la Rickenbacker de BELY.

Tout le monde est conquis par ce groupe qui après avoir fini son set revient pour nous en jouer une petite dernière. Pour ma part, j’ai passé une bonne soirée, bien énergique comme je les aime. Merci le Brin de Zinc !