EXTREME + KENNY WAYNE SHEPHERD BAND : Live Report au Festival Guitare en Scène – St Julien en Genevois – 23 juillet 2017

EXTREME

Report by SEB 747

Cela faisait plusieurs années que je voulais voir un jour EXTREME en concert. Et quelle ne fut pas ma surprise de voir que, non seulement ils allaient jouer à quelques vols d’oiseaux de chez moi, mais qu’en plus, il y avait le KENNY WAYNE SHEPHERD BAND. J’ai découvert, le groupe en 1995 sur M6 qui diffusait, à l’époque, des clips de hard et de blues. Oui, oui, vous avez bien lu ! À cette époque, pas si lointaine, ou internet n’en était qu’à ses balbutiements, la télé française diffusait des vidéos de nos groupes préférés. Certes, il était tard, mais il suffisait de programmer à l’avance sur son magnétoscope et de visionner le lendemain pour découvrir les groupes.

Dès les premières notes de « Déjà Voodoo », je suis tombé des nues face à ce jeune virtuose canadien d’à peine 18 ans… à l’époque. Et depuis, je suis devenu fan, achetant tous ses albums. Je m’attendais à ne jamais le voir près de chez moi. Alors imaginez comment j’ai « kiffé ma race » lorsque j’ai découvert que j’avais la possibilité de les voir. Donc direction, pour la deuxième fois en trois jours, St-Julien en Genevois au Stade des Burgondes !

Comme j’ai attendu sagement une éclaircie, le temps étant un chouïa apocalyptique, je rate la prestation de STEVE AMBER, dernier gagnant du tremplin organisé dans le courant de l’année. D’après certains dire, je n’ai pas raté grand-chose.

Du coup, j’arrive pile poil au début du ALL McKAY’S ALL STARS. Ce groupe est annoncé comme EARTH WIND AND FIRE, seulement, à part ALL McKAY, le guitariste, qui se contente de jouer derrière, il n’y a personne du groupe d’origine. Ce groupe est d’ailleurs très controversé sous sa forme étant donné qu’un autre EARTH WIND AND FIRE tourne toujours avec plus de membres originels.

Musicalement, c’est super bien exécuté. Les musiciens sont hyper professionnels, et pour moi, je dirais même un peu trop. Il manque un peu d’âme. Du coup, j’apprécie de loin le groupe, regardant plus souvent l’écran géant que la scène. Les trois chanteurs ont des voix phénoménales et les chansons rappellent des souvenirs.

EXTREME

Mais le côté jazz funk étant trop présent, je profite encore une fois d’une accalmie pour aller me restaurer. Ti-Rickou serait enchanté des burgers qu’on trouve là-bas. D’ailleurs, cela me permettra de me rendre compte que, contrairement à ce que je pensais, c’est EXTREME qui joue avant KENNY. Cool, on sera à l’abri. Parce que, comme par hasard, la pluie recommence à tomber. En voilà une précaution intelligente ! Elle va permettre aux deux groupes suivants de pouvoir jouer après les intempéries – celles-ci étant prévues jusque tard dans la soirée.

C’est donc toujours sous le Chapiteau que ça se passe. Le public, pourtant constitué de fans, est loin de s’imaginer la claque qu’il s’apprête à recevoir. Et moi non plus ! Le set démarre sur les chapeaux de roues par « It’s a Monster », morceau de l‘album le plus connu du groupe, « Pornograffiti ». Les titres mélodiques dont regorgent cet opus sont rapidement mis en avant par le groupe.  » Li’l Jack Horny », « Get the Funk Out », autant de hits qui réveillent des mélodies endormies dans vos mémoires depuis de nombreuses années.

GARY CHERONE, le chanteur, est en pleine forme. Lunettes noires vissée sur les yeux, écharpe au tour du cou, il court de partout. Il fait des poses pour les photographes, dont une pas piquée des hannetons où il nous montre son arrière-train en faisant un doigt d’honneur. Il amuse la galerie, et n’hésite pas à se frotter au public en tendant son pied de micro. Il fait mine de faire le grand écart sur la plateforme de la batterie qu’il arpentera souvent, histoire de faire ses étirements quotidiens, mdr. En tout cas, il a une énergie à revendre et ne fait pas du tout ses 55 printemps.

EXTREME

Le son est absolument titanesque. Les bostoniens sont aux taquets. NUNO BETTENCOURT n’a rien perdu de sa superbe. Il est absolument phénoménal ce soir. Ses riffs sont toujours aussi piquants et lui aussi ne cesse de bouger le long de la scène, secouant sa tête dans tous les sens.

Dans la foulée, voilà que débarque « Rest in Peace », tiré du mésestimé « III Sides to Every Story », suivi de très près par un titre de leur dernier opus studio « Saudade de Rock » sorti… il y a 9 ans déjà. « Kid Ego », de leur tout premier album fait un sacré effet en live. Ça pulse dans tous les sens. On s’éclate comme des bêtes ! GARY monte sur les retours de PAT BADGER, le bassiste, et fait un saut en écart. Il est devenu fou ! C’est un sacré frontman comme on n’en fait plus.

PAT est lui-aussi en pleine forme. Il n’hésite pas à prendre les chœurs et à se mettre en avant, courant des deux côtés de la scène bien en rythme, sous les frappes lourde de KEVIN FIGUEIREDO, le batteur, dans le groupe depuis 2007.

EXTREME

Avant d’attaquer « Play with Me », NUNO prend la parole : « Nous allons jouer un petit morceau, mais nous n’avons aucune idée de ce que c’est !». « Oui, c’est exactement  ça. Qu’est-ce que cela pourrait bien être ? » rétorque GARY.

PAT les regarde, incrédule. Lui, doit bien savoir ce que c’est ! Puis les premières notes de « Happy Birthday » sont entamées par NUNO et Gary se charge de faire chanter la foule. Eh oui, ce sont les 50 ans de Pat qu’on souhaite ce soir ! Celui-ci est tout surpris et un peu gêné. Mais l’accolade que se donne les deux joueurs de cordes, ainsi que celle de GARY, en dit long sur leur amitié.

Les titres s’enchaînent sur les facéties de GARY et la bougeotte de NUNO. Un titre de « Waiting for the Punchline » et le point culminant du set est sur le point d’arriver. 

Les guitares acoustiques sont de sorties pour l’inévitable et magnifique « More Than Words ». « Don’t be shy if you want to sing » nous dit GARY. Seul sur scène avec NUNO, il fait chanter le public à l’unisson. Je peux vous garantir que chanté par un chapiteau plein à craquer, ça donne des frissons !

Après cette superbe ballade, c’est « Cupid’s Dead », suivi de « Am I Ever Gonna Change », qui font résonner la scène couverte. Une grosse caisse, associée à une cymbale, sont mis sur le devant de la scène. KEVIN se place au milieu du plateau, entre ses camarades de jeu, pour qu’ils nous interprètent un « Take Us Alive » de toute beauté. S’ensuit « Hole Hearted » et un petit « Crazy Little Thing Called Love » de QUEEN.

EXTREME

Qu’est-ce que c’est bon ! Je prends mon pied comme jamais ! Assurément l’un des plus gros concerts auquel j’ai assisté cette année.

NUNO se retrouve seul sur scène pour nous interpréter son solo « Flight of the Wounded Bumblebee ».

Dès la fin de sa prestation, ses autres compagnons reviennent sur scène. C’est debout sur la plateforme de KEVIN que Gary entame l’excellent morceau « Decadence Dance ». PAT prend même le refrain en poussant gentiment son chanteur. Ils sont à fond et c’est géant. Ils s’amusent comme des petits fous. GARY va se mettre à genoux face à NUNO puis prend ses deux camarades de jeu dans les bras, afin qu’ils chantent en chœur. Impressionnant de ferveur et de qualité ! Le morceau se termine sous les applaudissements du chanteur. Puis, il redémarre. Ils ne veulent plus s’arrêter !  Les ultimes notes finissent de retentir sur un joli saut de cabri de GARY. C’est la fin du set.

Évidemment, EXTREME ne nous quitterait pas sans un petit rappel, et c’est avec « Warheads », titre de 1992 qu’aurait dû se finir le spectacle. Mais c’est sans compter sur NUNO et GARY qui entame un « We Are the Champions » des QUEEN. Ils se font un plaisir non feint de faire chanter le public de Guitare en Scène qui ne demandait que ça. C’est toujours aussi impressionnant quand tout le monde est à l’unisson. C’est tout un stade qui se met à chanter.

EXTREME

C’est déjà fini ? J’en aurais bien repris un peu moi. Bon, ils ont rallongé leur set d’une bonne demi-heure, mais tout de même ! Le groupe salue la foule mais d’un seul coup, voilà que EXTREME décide d’aller saluer ses fans de plus près. Ils se collent à la crash barrière, saluent et serrent toutes les mains. NUNO en premier, suivi de PAT et KEVIN. Et voilà que GARY marche sur la barrière, s’aidant des mains de ses fans pour garder son équilibre ! C’est tout bonnement incroyable. En ces temps de meet & greet, ça fait plaisir d’assister à ça. Le groupe n’en finit plus de serrer les mains. Quelle générosité de la part de ces musiciens ! Ils sont géniaux et remercient comme il se doit leurs fans. Un grand moment, assurément.

Bon, maintenant il faut se diriger vers la scène village. Ou pas. Zeus ayant décidé de faire pleuvoir des trombes d’eau sur le Stade, les rivières qui s’étaient creusées dans le village tout à l’heure reprennent de plus belle. Comment l’organisation va-t-elle faire ? Ils ne peuvent pas jouer à l’intérieur, la scène village étant déjà prête. Et puis, on ne va pas aller voir KENNY WAYNE SHERPHERD jouer sous des trombes d’eau ! Tout le monde s’est réfugié sous le chapiteau, bondé comme jamais du coup !

L’organisateur de la soirée prend la parole et nous annonce que la pluie devrait se calmer d’ici 3/4 d’heure. Alors, pour nous faire patienter, il nous annonce que des guitaristes vont venir s’installer sur scène.

C’est AYNSLEY LISTER qui s’y colle. Assis sur un tabouret, il nous joue des reprises de blues. Il est vite rejoint par JOHNNY GALLAGHER et les deux guitaristes s’éclatent à gratter ensemble. C’est super bien joué et on s’éclate à reprendre certains refrains de morceaux archi-connus. Du coup, le temps nous semble moins long.

KENNY WAYNE SHEPHERD BAND

A peine le temps de finir, que les enceintes de la scène village retentissent. C’est sans temps mort que KENNY WAYNE SHEPHERD nous distille son blues avec entrain et envie. Cependant, j’ai l’impression que la prestation a un peu de mal à prendre. Peut-être que le temps aura semblé long malgré les joyeusetés offertes. En plus le public, massif depuis le début de la soirée, déserte de plus en plus le site. Bah, le groupe joue sans s’en soucier. 

NOAH HUNT, le chanteur guitariste qui joue depuis 2007 avec KENNY, est un chanteur tout en groove. Sa voix se mêle à merveille avec celle de KENNY, et lorsque ce dernier prend sa guitare, les morceaux s’en trouvent renforcés.

CHRIS LAYTON le batteur qui, avant de rejoindre le KENNY WAYNE SHEPHERD BAND jouait avec STEVE RAY VAUGHAN – excusez du peu – est un sacré bonhomme. Son jeu est tout en feeling. JOE KROW le clavier a rejoint le groupe au mois de juin mais il donne l’impression d’avoir toujours été là. Quant au bassiste, KEVIN McCORMICK, relégué en fond de scène à côté de CHRIS, il nous sort des sonorités chaudes, au rythme chaloupé.

KENNY WAYNE SHEPHERD BAND

Certains diront que le blues que pratique KENNY est trop léché, qu’il joue trop la perfection, que le groupe n’improvise pas assez, qu’ils font plus le show, etc. Moi, je m’en fous, j’adore ! Plus il y a de show, plus j’apprécie la musique. C’est peut-être mon côté petit hardos qui veut ça. Comment ne pas apprécier des morceaux tels que « Déjà Voodoo » ou « Born With A Broken Heart » ?! On ne peut que s’incliner devant un tel talent. C’est à une interprétation carrée à laquelle nous avons droit ce soir.

Un petit « Voodoo Child » de qui vous savez – JIMMY HENDRIX – est interprété quasi note pour note, guitare derrière la tête. « True lies » nous fait hocher de la tête instantanément. Et quels solos durant « Heat Of The Sun », accompagné par NOAH en guitare acoustique ! Non, décidément, on ne peut remettre en cause le talent de ce magnifique guitariste blond, marié à la fille de MEL GIBSON.

Le show se termine sous les ovations d’un public encore bien présent malgré les petites averses. Il est déjà 1h30 du matin et je n’ai pas la patience d’attendre encore une demi-heure avant le début de KING KING, d’autant plus que la pluie menace toujours. Il est temps pour moi de retourner dans mon antre en écoutant le dernier live d’EXTREME sorti l’an dernier.

KENNY WAYNE SHEPHERD BAND

 

YES + GLENN HUGHES : Live report au festival Guitare en Scène de St Julien en Genevois (74) – 20 juillet 2017

YES

Report by Seb 747

Cette année, j’attendais avec impatience l’annonce de l’affiche complète du festival Guitare en Scène à Saint-Julien en Genevois. Ce festival à taille humaine présente, quasiment tous les ans, une belle affiche… Mais, souvent aussi, il enchaîne les grands écarts comme une gymnaste soviétique. Cette fois-ci, sur les quatre jours qui nous sont proposés, seul trois attirent mon attention. Enfin, plutôt deux, puisque j’ai déjà vu SCORPIONS plusieurs fois et que même si le fait d’avoir MICKEY DEE derrière les fûts peut-être intéressant, je préfère me concentrer sur deux jours. Question budget aussi !

Donc ce jeudi soir, direction le Stade des Burgondes pour la je ne sais combien de fois depuis 2007 afin de revoir Mr GLENN HUGHES et de découvrir pour la première fois le YES de JON ANDERSON (le chanteur d’origine).

Pendant qu’ALEX CORDO joue, non sur la scène village mais en plein milieu du festival, à même le sol, j’en profite pour aller me placer idéalement devant la scène pour attendre avec impatience le « Voice of Rock ». C’est vrai que l’ambiance de Guitare en scène est familiale et je trouve ça plutôt cool dans l’esprit de jouer à la bonne franquette. En plus, le blues que pratique ALEX est vraiment agréable à écouter, mais bon, je ne veux rien rater de GLENN HUGHES. (note du rédac’chef : ALEX, pardonnes-lui, il ne sait pas ce qu’il a perdu !)

Mon attente ne devrait pas trop durer parce qu’à peine arrivé sur le lieu, je me rends compte que le monde devant la scène est plus nombreux que ce à quoi je m’attendais. Difficile de se faire une place, mais en jouant un peu des coudes, je me retrouve en bonne position.

GLENN HUGHES

Aujourd’hui, pas d’autres vedettes que HUGHES. Pas de DOUG ALDRITCH, parti jouer avec les DEAD DAISIES. Il est remplacé par SOREN ANDERSEN, le guitariste danois qui, accessoirement, est aussi producteur de son dernier album.

Derrière les fûts, on retrouve l’éternel PONTUS ENGBORG, batteur suédois, avec qui GLENN tourne depuis sept ans maintenant et enfin aux claviers, un inconnu pour moi, JESPER BO « JAY BOE » HANSEN. Danois lui-aussi, il tourne – je l’apprendrais plus tard – avec GLENN HUGHES depuis quelques mois… Et qu’il joue aussi sur scène avec les INGLORIOUS !

Une première impression me saisit. C’est moi, ou la configuration indique qu’il n’y a qu’une seule star ? En effet, PONTUS et « JAY BOE » sont mis sur les deux côtés de la scène tandis que SOREN est relégué au fond. Très étrange comme forme.

GLENN HUGHES

Lorsque « Flow », tiré de « Resonate » le dernier LP en date de Mr HUGHES , commence, je remarque de suite que le son est fort. Certains de mes camarades trouveront d’ailleurs le son trop brouillon à leur goût. Moi, comme je suis devant, je ne remarque pas grand-chose, à part que la basse est largement sur-mixée par rapport aux autres instruments. D’où l’impression qu’il n‘y en a que pour GLENN… Le public n’a pas l’air d’être dérangé vue la façon dont il accueille le personnage. Il faut dire aussi que ce Monsieur est une icône du rock n’hésitant pas à se frotter à tous les genres musicaux, du rock dur comme on l‘aime au funk, voire même à flirter avec le jazz. En plus, il dégote toujours des formations du tonnerre ! Ce soir, pas d’exception. Tout le long du concert, les musiciens qui l’accompagnent, sont exemplaires.

PONTUS nous fait une démonstration de ce que doit être un batteur. La plateforme sur laquelle il joue n’arrête pas de bouger sous ses coups et ses cymbales ne tiennent quasiment plus. Un roadie se démène comme il peut pour revisser le tout, allant même au final mettre du chatterton pour tenir l’ensemble, mdr !!

SOREN, même s‘il est relégué en fond de scène, sort des solos de folie. Il accompagne sobrement les vrombissements de la basse de GLENN.

Dès le petit « Muscle and Blood » tiré de « Hughes and Thrall » suivi de près par « Gettin’ Tighter », un titre de sa période DEEP PURPLE, on découvre un Glenn très en voix ce soir. Il nous le démontre en usant, abusant même, de son trémolo. Il s’éloigne de son micro pour nous sortir des aigus incroyables. Malgré son âge – il va tout de même avoir 65 ans en août – il est toujours aussi efficace et impressionnant au chant !

GLENN HUGHES

Un « Can’t stop the Flood » tout en groove et spleen mélodique avant un « One last Soul » de BLACK COUNTRY COMMUNION (pour ceux qui ne le sauraient pas) de folie, mettent l’ambiance. Elle est chaude comme la braise ! Le public, unit comme jamais, est à fond derrière l’anglais. Après un autre titre de sa période pourpre (« You Keep on Moving ») et un « Soul Mover » tiré de l’album du même nom, c’est un nouveau BLACK COUNTRY COMMUNION que nous interprète GLENN.

Les sons qui sortent de l’orgue Hammond de « JAY BOE » sont tout bonnement démentiels.

« Welcome to the Blaaaack Cooooooouuuuuuuuuntry » hurle GLENN à deux mètres du micro ! C’est incroyable ce timbre qui est toujours aussi clair et ce malgré le temps passé.

GLENN, décidément très en forme ce soir, nous interprète un autre titre de « Resonate » : « Heavy ». Et effectivement, il est lourd de chez lourd. « Bon sang de bois ! », le Stade des Burgondes est atomisé !

Pour conclure une bonne heure de show, je vous le donne en mille, on a droit à… « Burn » !! GLENN laisse à la foule le soin de reprendre avec bonheur le refrain. Quelle prestation ! GLENN HUGHES, c’est vraiment « The Voice of Rock » !!

DUMSTAPHUNK

Même pas le temps de prendre une petite restauration, et à peine le temps de boire un coup, qu’il faut aller en direction la scène village pour assister à la prestation de DUMSTAPHUNK.

Monté par les cousins NEVILLE, IVAN et IAN, ce groupe est issu, comme ils ne cesseront de nous le rappeler tout le long du concert, de la Nouvelle-Orléans. 

Il y a beaucoup de monde sur la scène. A part les cousins, respectivement claviériste et guitariste, il y a une section cuivre, trompette et trombone, et incroyable, deux bassistes.

DUMSTAPHUNK

Enfin, deux bassistes, je ne le saurais que plus tard, étant donné que TONY HALL est aussi guitariste et qu’il joue les premiers titres à la guitare. Il prendra sa basse sur quelques titres. Il a bossé avec les plus grands du blues (NEVILLE BROTHERS, BB KING, HARRY CONNICK Jr…). NICK DANIELS III est le bassiste principal du groupe et le batteur c’est ALVIN FORD Jr. Ce dernier est une star incontournable de Louisiane.

Le show est éclatant. Ça groove, ça swingue, ça funk à donf. Le premier à prendre le micro est IVAN. Puis c’est au tour de TONY et de NICK. En bref, le groupe possède trois voix différentes mais toutes les trois sont complémentaires et lorsqu’ils chantent tous les trois en chœur, c’est excellent. Même si c’est très éloigné du métal et du hard, c’est tout de même super professionnel. Nous avons droit à une super prestation.

Mais le temps passe vite, et il me faut me diriger vers la scène chapiteau afin de ne pas être coincé pour YES.

YES

C’est maintenant à YES feat. ANDERSON/RABIN/WAKEMAN de monter sur scène et de faire vibrer le public.

Les lumières sont éteintes, une intro démarre. A l’arrivée des musiciens, la foule s’agite. LEE POMEROY, le bassiste, suivi de LOUIS MOLINO III – ex-COCK ROBIN et batteur de son état – sont les premiers à monter sur scène. RICK WAKEMAN, vêtu d’une cape noire du plus bel effet, s’installe derrière ses claviers et TREVOR RABIN, guitare en main, arrive par la suite. Ils entament l’intro du thème « Perpetual Change » et JON ANDERSON, très en voix, débarque. Le stade hurle son bonheur.

Alors que RICK est principalement associé à l’ère des années 70 du groupe et TREVOR à l’ère pop des années 80 qui a favorisé leur popularité, JON est le pont entre les deux factions puisqu’il était membre des deux époques. Grâce à l’arrivée de LEE et de LOUIS, l’héritage artistique immaculé de YES reste intacte.

Et cela s’entend ! Chaque titre ressemble à une célébration.

Que ce soit « Cinema » de l’incontournable « 90125 » (album pop de 1983), qui est le premier morceau interprété ce soir ou de morceaux des 70’s comme « And you and I »  de l’album « Close to the Edge » (1972), chaque chanson est édifiante.

C’est super bien fait et j’apprécie beaucoup la prestation impeccable de ces icônes du rock progressif.

Comme nous le dit si bien JON : « C’est très simple, les fans le voulaient, nous le voulions et c’était notre devoir d’utiliser le nom. YES fait partie de notre ADN !». Ces cinq musiciens livrent l’esprit et l’essence vitale de leur musique et ils le font avec style.

Il y a beaucoup d’ovations ce soir, ce qui ne m’étonne qu’à moitié, tellement la performance de YES restera mémorable pour beaucoup de fans.

En guise de final, le groupe sort de ses archives le morceau phare de 1986 : « Owner of a lonely Heart », suivi de « Roundabout », titre de 1971 qui conclut cette soirée. La formation quitte la scène en saluant longuement ses fans comblés sans commune mesure.

Pour ma part, je suis resté un peu plus dubitatif, n’étant pas très fan de rock prog’, ce qui ne m’a pas empêché d’apprécié à sa juste valeur la prestation sans faille du combo.

YES

Il est temps pour moi de rejoindre mes pénates malgré le début de la prestation de MANU LANVIN qui m’a l’air fort sympathique. Comme je dois me lever tôt demain matin, il m’est impossible de rester plus longtemps et ce à mon grand regret. Mais je sais déjà que je me rattraperai dans deux jours !!… Et puis, je ne rentre pas seul, la musique de « Resonate » m’accompagne dans la voiture !

TRUST + JOHNNY GALLAGHER : Live Report aux Harley Days de Mozine (74) – 15 juillet 2017

TRUST

Report de Steve*74

Tous les deux ans, la célèbre marque américaine de motos, Harley Davidson investit la station de Morzine pour quatre jours de fêtes, de défilés et de concerts. Ca s’appelle les Harley-Days. Inutile de vous préciser qui est le principal sponsor cette immense manifestation qui rameute des motards venus de la France entière et même de l’étranger pour certains !

Au milieu des belles et rutilantes motos customisées, vous avez plusieurs scènes parsemées dans toute la station de ski. Au milieu, des dizaines et dizaines de stands trônent fièrement le long des rues.

Le plus dur quand vous vous rendez à cette manifestation en voiture est sans contestation possible la difficulté à vous garer. Trouver une place relève de la gageure. Aussi, il faut partir relativement tôt et profiter ainsi d’une journée à la montagne pour déambuler dans le village et profiter des animations. Car oui, je le précise maintenant, tous les concerts sont gratuits ! Même le mur de la mort n’est pas payant… Vous savez l’endroit où des motos roulent sur des murs verticaux. C’est hyper impressionnant et ceux qui font cela n’ont pas froid aux yeux. Respect !!!

Après un spectacle à couper le souffle, direction la petite scène installée au bas du village pour écouter BRICE DELAGE, un groupe de rock-hard et ensuite SOFAI. Elle est déjà passée sur la grande scène il y a deux ans.

JAM NONO / JOHNNY GALLAGHER

Mais l’heure avance et je me dirige lentement mais sûrement vers la grande scène pour être bien placé, car en principe la place est vite noire de monde, bondée même. Après le passage obligé du poste de contrôle et de la fouille corporelle, je découvre JOHNNY GALLAGHER et NONO qui font une jam avec un bassiste et un batteur sur une toute petite scène. Pour une surprise, c’est une surprise !! Nos deux lascars ont l’air de bien s’entendre, ils communient même. Il faut dire que l’année dernière, ils avaient déjà jammés ensemble au festival Guitare en Scène.

Comme ce n’est annoncé nulle part, il n’y a pratiquement personne. Cool pour les photos ! Une corde cassée sur la guitare de NONO va interrompre ce moment magique. Il est déjà 20h30 et JOHNNY GALLAGHER qui doit jouer à 21h n’a toujours pas mangé (je le sais car quand l’ai intercepté pour lui parler, son garde du corps – ou manager ? – me l’a dit). Je me demande ce qu’il se serait passé si cette corde n’avait pas cassé…

JOHNNY GALLAGHER

Notre bonhomme a du mangé à toute vitesse car il arrive sur scène sans avoir de retard. C’est toujours agréable quand les horaires sont respectés, surtout quand ça fait longtemps que vous attendez debout.

Attention, un GALLAGHER (même disparu) peut en cacher un autre ! Il faut croire qu’une bonne partie des guitaristes se nomment GALLAGHER enIrlande ! Après RORY, NOEL d’OASIS, voici venir JOHNNY. Ca fait plusieurs fois que je vois notre irlandais et ce soir il joue avec un groupe qui s’appelle THE BOXTIE BAND. Notez que cette formation compte dans ses rangs ses deux frères JAMES et PAURIC, respectivement à la basse et aux claviers. C’est une vraie réunion de famille à laquelle nous avons droit ce soir ! D’ailleurs son père SEAN joue sur l’album « Johnny & Friends Live »… ainsi qu’une tripotée de GALLAGHER venus d’on ne sait où !!

Notre ami doit avoir une résidence dans le coin car il écume toutes les scènes de la Haute-Savoie depuis un certain temps déjà. La première fois que je l’ai vu c’était plutôt dans un registre rock avec un reprise extraordinaire de « Free bird » de LYNYRD SKYNYRD. Depuis, il a calmé ses velléités rock pour un registre nettement plus blues comme ce soir.

JOHNNY GALLAGHER

Ce colosse aux doigts agiles distille un feeling à chaque note, un vrai régal pour les oreilles averties du public qui reconnait au passage des classiques du rock comme « The house of the rising sun ». Loin de nous ce soir la notion de pénitencier, nous nous éclatons tous sur ce standard.

Aujourd’hui, il va piocher allègrement dans un registre de reprises et vanter régulièrement son dernier album pendant toute la durée du show. Le registre est dans l’ensemble assez bluesy mais pas assez pour effrayer les rétifs du style. Outre ses frères, la particularité du jour est la présence d’un percussionniste en plus du batteur. De ce fait, la rythmique est d’enfer, variée à souhait et laisse ainsi une grande liberté d’expression à la guitare de JOHNNY.

Lui aussi prend du plaisir sur scène, surtout quand on lui amène une bouteille de vin rouge et qu’on lui sert un grand verre de ce breuvage qu’il a vraiment l’air d’apprécier ! A tel point qu’il en redemande un autre. Le public, lui, pendant cet intermède chante à tue-tête le refrain d’une vieille chanson paillarde « Il est des nô-ô-tres…. il a bu son verre comme les au-au-tres ! Bref, il règne sur Morzine une ambiance chaleureuse et festive. 

Cette attitude renforce son côté sympathique à des spectateurs français qui ne mégotent pas sur la boisson, lol ! Mais si l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, JOHNNY GALLAGHER, lui, est à consommer jusqu’à plus soif et sans modération, qu’on se le dise !!

PHILIPPE MANOEUVRE

Pendant l’entracte, l’organisateur avec la présence de PHILIPPE MANOEUVRE (le parrain de cette manifestation) remercie la ville et ses sponsors pour l’aide apportée à l’organisation de ce festival.

Je ne vais pas râler pour ces palabres car sans eux, ces quatre jours de fêtes n’existeraient pas ou seraient pour le moins payants. Alors merci et longue vie !

TRUST

Après une prestation pleine de feeling de JOHNNY GALLAGHER, changement radical de registre pour TRUST, les vedettes de la soirée. Pour être franc avec vous et ne pas vous raconter des balivernes, je suis inquiet, très inquiet même avant le début du concert de ce soir.

J’ai eu la chance de voir le groupe au sommet de sa gloire au tout début des 80’s. A l’époque, les salles étaient pleines et la notoriété des musiciens étaient immenses. Depuis de re-formation en reformation, la fleur s’est étiolée, puis fanée progressivement. Il y a bien eu des soubresauts comme en 88 avec la reprise d’ »Antisocial » par ANTHRAX mais par la suite la chute a été inévitable. Je passerais sous silence, la tournée avec un DJ que tout le monde désire oublier.

Cette énième re-formation sera-t-elle la bonne ? La tournée baptisée « Au nom de la rage Tour » sera-t-elle rédemptrice ? Les minutes qui suivent vont me le dire.

Avec un peu de retard, le concert débute enfin devant un public impatient. Le premier morceau débute à la batterie, tenue par un petit nouveau CHRISTIAN DUPUY et le guitariste rythmique ISMALIA DIOP, lui aussi nouvel arrivant dans la maison TRUST.  Surgit des coulisses arrive BERNIE BONVOISIN coiffé de son fameux bob tout en couleurs. On a l’impression de voir un touriste en vacances à la montagne ! Cette coiffure peut surprendre, mais comme je ne suis pas du genre à tirer sur une ambulance, je n’insisterai pas sur ce détail vestimentaire pour me concentrer sur le reste.

TRUST

TRUST

Les premières paroles sont lâchées et je reconnais « L’archange », un titre nouveau. Quand la chanson parle du prolétaire, BERNIE indique de sa main NONO qui fait son apparition sur la scène de Morzine sous les vivats du public. Arrive en bon dernier DAVID JACOB, à la basse. Petit détail, lui aussi surprenant, il joue pieds nus. Maintenant, je comprends mieux pourquoi les roadies ont installé des tapis sur le plancher !

BERNIE recycle le refrain de « Ni dieu ni maître » à la place de « le genou à terre » qui sont en principe les paroles normales. La setlist évolue de soir en soir. Restent des classiques indémodables comme par exemple « L’instinct de mort », un morceau dédié par BERNIE à Adama Traoré, un jeune des banlieues dont la mort reste controversée par sa famille. Il ne faut pas oublier que BERNIE a toujours eu un engagement politique fort et marqué. Il a sans cesse dénoncé certains travers de notre société, en appuyant là où ça fait mal. On aime ou on n’aime pas, mais lui il s’en fiche royalement et il continue son combat. Il ne s’est pas calmé comme certains avec l’âge.

Pendant que défilent les morceaux, un certain nombre de spectateurs autour de moi quittent le devant de la scène pour rentrer chez eux, déçus par la prestation de ce soir.

NONO est toujours un brillant guitariste, pas de souci de ce côté-là. Il est toujours souriant et facile d’accès. IZO DIOP, le deuxième guitariste est hyper calme et ne bouge pas, il est impassible. Visuellement, ce n’est pas le top pour une musique tout de même nerveuse. Mais la principale pierre d’achoppement reste BERNIE. Beaucoup sont nostalgiques et trouvent sa prestation moyenne. Comme me le disait un copain, « la rage est emballée sous vide ». « Antisocial, tu perds ton sang-froid », peut-être mais on peut toujours envisager une transfusion ! Ce que j’écris est certainement trop violent mais cela exprime le sentiment d’une bonne partie du public.

TRUST

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Demandant l’avis de quelques copains présents dans le public, il en ressort que la prestation de ce soir est supérieure à celle du Hellfest. Mais à mon avis, ils peuvent encore progresser. L’élite est entrée sans prévenir et c’est la fin. Les musiciens quittent la scène en attendant les sempiternels « une autre, une autre ».

Au moment où le rappel va débuter, BERNIE parlemente avec NONO, puis va voir les autres musiciens avant de nous annoncer qu’ils vont jouer un morceau intitulé « F-Haine ». Je vous laisse deviner, de qui il parle ! C’est toujours le côté politique de BERNIE qui l’emporte. Il récite les paroles du refrain en demandant aux spectateurs de les chanter le moment venu. Le morceau à priori non prévu commence et là patatras, après quelques mesures, ils arrêtent de jouer ! NONO nous dit qu’ils ne sont pas dans la bonne tonalité. Depuis le temps que j’arpente les salles de concerts ou les festivals, c’est, je pense, la première fois que je vois un groupe de cette envergure se planter ainsi. Ce n’est pas très pro, pour rester poli !

Sur le fameux refrain qui parle d’une blonde qui surfe sur la vague marine, BERNIE fait plutôt un flop. Seules quelques personnes chantent. Le public de ce soir, très bikers ne l’oublions pas, préférera et de loin s’éclater sur l’indispensable « Antisocial » qui clôture ce concert.

A l’arrivée, je suis dubitatif sur ce que je viens de voir et d’écouter. Pas un mauvais concert, mais pas non plus l’extase comme cela a pu l’être. Comme le disent nos voisins britanniques « Wait and see ». Laissons du temps aux musiciens et espérons un futur album au diapason de nos espérances.

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EXISTANCE + HEADLESS CROWN : Live Report @ Le Brin de Zinc de Barberaz (74) – 08 juillet 2017

EXISTANCE

Report by Seb 747

Après avoir passé la nuit précédente au Roche‘n’Roll Fest en compagnie de Ti-Rickou et de Steve*74, je ne voulais pas me désister pour aller voir HEADLESS CROWN le lendemain à Barberaz. Et ce d’autant plus que je suis un grand fan et qu’ils ont ramené EXISTANCE dans leurs bagages ! Alors, malgré l’affiche prometteuse du samedi à La Roche-sur-Foron, je décide de me rendre sur place, lâchant honteusement mes camarades. 

Et puis, comme il peut s’avérer utile que W.T.R. soit représenté, je me suis volontairement sacrifié, mdr ! Pour une fois que je ne dois pas traverser toute la Suisse pour aller voir HEADLESS CROWN, je suis trop content !

Une fois arrivé, un premier constat m’interpelle : les gens ne se sont pas déplacés en nombre ce soir, même si je retrouve 2, 3 copains qui était présents la veille à La Roche. Il faut dire aussi, qu’à part l’affiche du Roche‘n’Roll Fest, il y a un tribute band très connu dans la région qui ne joue pas très loin. Et, pour couronné le tout, il y a la « fête des éléphants » sur Chambéry. Comme il y a quelques scènes pour les groupes locaux, je suppose que les metalleux sont restés sur place soutenir leurs copains.

HEADLESS CROWN

Avant que les musiciens d’HEADLESS CROWN ne prennent place sur la scène, je sais dès le début que je vais adorer. Et, dès l’entame de « The World Scream » l’exception confirme la règle, je kiffe !  MANU et CED sont toujours de joyeux lurons et de sérieux riffeurs, CARLOS tourmente toujours autant ses fûts – pauvre batterie -, MACK et ses ronds de basse font toujours tout trembler –pauvres murs – et STEPH, le seul sérieux de la bande, bouge sur scène comme un fou, malgré un bras en écharpe. Il est toujours autant en voix et moi, j’adore son timbre.

Même si la chaleur est étouffante voire suffocante, les musiciens usent de tous leurs atours pour séduire. Le son, est tout bonnement excellent. On en prend plein les oreilles. J’apprendrais plus tard, qu’Adrien, un ingé son d’Annecy, a récemment proposé ses services au groupe. D’où l’excellente sonorité de ce soir. Le public, certes est clairsemé, mais composé essentiellement d’amateurs et ça s’entend, il est aux taquets !

Quasiment tous les morceaux de leur premier album sont joués ce soir. Même des titres qu’ils n’ont pas l’habitude de faire. C’est cool ! De « Be Seeing You » à « Men Or Machine », on secoue la tête comme si un essaim de frelons s’était invité dans notre chevelure. On reprend en chœur les refrains de « Edge Of Sanity », on hurle sa joie lors de « Wratchild » et on prend un malin plaisir à hurler « Evil Rising ».

Le temps passe et repasse puis STEPH prend la parole : « Combien il y a de personnes qui nous connaissent déjà » demande-t-il.
« Une quarantaine ? Ah, c’est déjà pas mal. Alors, pour la quarantaine qui nous connait et pour la dizaine qui ne nous connait pas encore, on a une grosse surprise pour vous, on va jouer pour la première fois un inédit ! Ce titre s’appelle : « Eyes Of The Crow » ».

Ce morceau, est un mélange de TESTAMENT et de MEGADETH musicalement parlant, avec la voix de STEPH par-dessus. Il dépote grave ! Le final de CARLOS est génial ! Ce titre sera présent sur leur futur album, qui d’après les dires du groupe, sera du même acabit. Une chose est certaine, c’est qu’il garnira mon armoire à CD.

HEADLESS CROWN

Les rythmiques heavy d’HEADLESS CROWN sont toujours aussi énergiques, les musiciens n’ont rien perdu en efficacité. Et puis, qu’est-ce qu’on se marre devant les pitreries et les grimaces de MANU et CED ! Mais attention, ne vous méprenez pas ! Ce n’est pas parce qu’ils adorent faire les clowns que leurs jeux s’en ressentent. Non, non, au contraire. Ce sont toujours d’excellents guitaristes et leurs riffs nous ébouriffent toujours autant.

Un petit bémol toutefois avec la présence envahissante de la machine à fogg. Par moments, on ne distingue même plus les musiciens et eux de leur côté ne distingue plus rien non plus. Donc désolé pour les photos, mais sur ce coup-là, ça ne va pas être au top !

A part ça, c’est l’éclate totale. Comme toujours, les HEADLESS CROWN se donnent à fond et s’amusent comme des fous. Même s’ils transpirent à grosses gouttes, il se livrent comme s’il y avait un Brin de Zinc plein à craquer.

Plus d’une heure s’est écoulée et le temps a filé à vitesse grand V. Le show se termine avec des musiciens en sueur, épuisés mais content d’avoir joué ce soir. « Merci pour votre soutien, nous les petits groupes » nous dit STEPH. De rien mon ami, c’est avec un plaisir non feint que nous vous soutenons. La Suisse est l’autre pays du fromage dit-t-on, certes, mais je dirais même plus, c’est l’autre pays du METAL !!! Et paf ! Encore une grosse baffe à travers la tronche !

EXISTANCE

Place maintenant à EXISTANCE. Ti-Rickou ne tardant pas d’éloges sur le groupe, il me tarde de découvrir ce à quoi nous allons avoir à faire.

Les guitaristes installés sur scène sont dos au public. « Heavy Metal Fury » démarre sur les chapeaux de roues, avec toujours cette machine à fogg qui décidément ne s’arrête plus. C’est pire que le brouillard de Londres ! 

Dès le début du set, je suis séduit par la voix de JULIAN IZARD. Il a une puissance dingue et son jeu de guitare est limpide. Il suffit d’écouter ses riffs accouplés à sa voix pour se faire une idée du bonhomme.

Plus le show avance, plus j’apprécie la musique que nous joue EXISTANCE . Un bon heavy métal des familles à la sauce 80’s, mais avec un son moderne. C’est heavy, puissant et mélodique à souhait. Les musiciens headbanguent de chaques côtés de la scène, c’est excellent ! « Le heavy metal dans tes veines, la furie dans ton cerveau », tel est la devise du groupe. C’est sûrement pour ça que EXISTANCE nous délivre une prestation aussi énergique. Ces gars ont tout compris au heavy metal, et ça se voit !

EXISTANCE

ANTOINE POIRET est un jeune guitariste qui a du style. Ses riffs sortis de nulle part décoiffent le Brin de Zinc et sa prestation scénique est sans appel. Je deviens fan !

Julien ROBILLIARD, le bassiste tient une prestation tout à fait honnête. D’ailleurs, il aura droit à son petit solo. Fort sympathique, et tout en groove, celui-ci nous débouchera les esgourdes.

Mais que dois-je dire de Nicolas MARTINEAU, le batteur ? En premier lieu, je voudrais avoir une pensée pour la batterie. Martyrisée comme elle l’a été tout le long de la soirée, je la plains ! Si elle pouvait parler, que nous dirait-elle ? Que ce type a une frappe lourde ? Que c’est un alien né ? Qu’il possède une puissance impressionnante ? Assurément tout ça. Quelle frappe ! Les murs du Brin de Zinc en tremblent encore !! Je crois qu’il est temps de créer un mouvement de soutien aux instruments tourmentés pour leur offrir une vie décente. D’ailleurs, n’hésitez pas à contacter W.T.R. si vous voulez soutenir le mouvement, lol !

Heu… Revenons à la musique. Grâce à l’excellent rendu sonore de la salle, je prends un malin plaisir à crier les refrains. JULIAN éblouit par son charisme et sa simplicité à retourner une audience éparpillée, c’est impressionnant. Tout est parfaitement maîtrisé et équilibré. Le jeu de scène est clichesque à souhait mais tellement bien exécuté que je prends réellement mon pied. Des jeunots qui jouent le heavy metal de leurs parents avec un son tout neuf ? Tout bonnement incroyable ! On se croirait plongé au beau milieu des années 80.

Perfecto sur les épaules, secouant sa crinière de bas en haut, de droite à gauche, hurlant comme un damné à se péter les cordes vocales, « Vous avez chaud ? » demande JULIAN IZARD. « Ça tombe bien, nous aussi !».

Et les titres s’enchaînent dans cette étuve. Que d’énergie déployée malgré, je le répète, une chaleur étouffante ! Les musiciens suent eux-aussi à grosses gouttes. Il fait une chaleur apocalyptique ! C’est l’enfer dans le BDZ ! La moiteur pesante qui règne au sein de la salle a raison de la volonté de pas mal de spectateurs, partis rejoindre le fond, afin de récupérer un peu d’air. N’écoutant que mon courage, je résiste à cette envie de faire de même. Et puis, je ne peux résister à la prestation sans failles d’EXISTANCE.

Ils sont à fond les ballons et prennent un malin plaisir à nous faire secouer la tête ! Ils sont Démoniaques !

Les refrains mélodiques du groupe traînent dans nos têtes à ne plus savoir qu’en faire. Ils se bousculent pour se faire une place parmi tant d’autres. Ils vous reviennent comme des âmes en peine plusieurs jours plus tard. C’est démentiel !

EXISTANCE

D’ailleurs, durant « We are restless », JULIAN fait chanter le refrain aux spectateurs. Ceux-ci ne se dénient pas et reprennent le refrain de bon cœur. Ces paroles resteront ancrées dans mon cerveau tout le long de la soirée. Rien qu’en écrivant cette chronique, les mots me reviennent instantanément : « We are ! We are ! Restless !!! » ! Ce morceau est un futur tube, je vous le garantis.

Après une heure de show et un magnifique « Breaking the rock », titre éponyme de leur dernier full length, le groupe termine son set sous les acclamations du public. Quelle prestation ! Et s’il n’y a pas autant de monde qu’on aurait pu l’espérer, ceux qui se sont déplacés étaient de vrais inconditionnels. Ils étaient là pour se faire entendre.

Je pense que, comme moi, le public a été conquis et c’est tout ce qui importe. Je n’ai qu’une hâte, retourner les voir le 07 Octobre prochain à la MJC de Bourg-en-Bresse !

 

Bilan de la soirée 

HEADLESS CROWN a été impérial, comme d’habitude. Et en plus, ils nous ont fait un nouveau morceau. Vivement la sortie du deuxième album !

EXISTANCE : de jeunes metalleux venus du nord de la capitale et qui décoiffent tout sur leur passage, de véritables Atillas ! Si vous avez l’occasion de les voir sur scène, ne faites pas l’impasse sur ce groupe en devenir !

EXISTANCE