DREAM THEATER @ Guitare en Scène 2019

Report et Photos by Ti-Rickou

Allez, le temps de récupération c’est pour les lâches. Je reprends le petit hardos qui est en moi et c’est reparti pour une deuxième soirée au Festival Guitare en Scène à Saint-Julien en Genevois. Là, je n’ai pas de marge d’erreur car j’ai une interview de programmer avec l’un des trois chanteur du MICHAEL SCHENKER FEST : ROBIN McAULEY !!

Putain, ça va être serré l’histoire car il y a du monde sur la route (vive les vacances scolaires) ! Je me gare méga vite mais il me reste à peine sept minutes pour faire le tour du site. Désolé les potes, mais pas le temps de m’arrêter pour dire bonjour. Je vais presque être obligé de courir ! Heu, pas possible, mes chaussures ne veulent pas.

Ouf, je rejoins pile poil mon traducteur Hi’Twist qui a assuré et a déjà vu pour faire décaler un peu l’interview au cas où. Tout est réglé mais je n’ai pas le temps de souffler parce que j’ai dix minutes avec McAULEY. Yes !!!! (interview à suivre, bande de petits veinards).

NOBODY’S CULT @ Guitare en Scène 2019

L’interview finie, j’ai juste le temps de dire bonjour aux potes que j’avais zappés et il me faut rejoindre la scène village pour le premier groupe de la soirée, les finalistes du jour du tremplin GES : NOBODY’S CULT.

Tiens, il y a une fille au chant et elle joue d’un instrument pas courant en métal rock, une harpe électrique. En ce qui concerne leur style, c’est un peu compliqué à décrire, du rock, du métal… A leur sauce. Je comprends pourquoi ils sont en finale car c’est original.

C’est méga bien fait, bien joué et la chanteuse a une putain de voix. Le groupe a une vraie présence visuelle. Que tu aimes ou pas, tu ne peux pas rester indifférent.

En plus, ils sont vraiment dans l’esprit Guitare en Scène. Bonne découverte pour moi. J’en apprendrai plus sur eux tout à l’heure car je dois également leur faire une interview.

Pour le moment, je profite du fait que j’ai un peu de battement avant le prochain groupe pour papoter avec les copains (nombreux ce soir sur le site !) et aller faire un tour sur les stands. Heu non, pas de bouffe – je n’ai pas faim pour l’instant – mais sur le stand des luthiers et de mon copain RICO. Je passe aussi évidement par le stand de CDs, mais rapide le coup d’œil car le stand est d’une part bien rempli et que d’autre part, c’est un peu expansive pour ma bourse. En fait, c’est peut-être juste moi… je dois avoir trop bon goût car ce qui m’intéresse, ben c’est le plus cher !!

MICHAEL SCHENKER FEST @ Guitare en Scène 2019

Allez, je ne dois pas louper l’entrée au pit photographes pour MICHAEL SCHENKER FEST. Voilà mon côté petit hardos qui ressort, je suis aux taquetx pour voir enfin cette formation !

L’intro se termine et ROBIN McAULEY, GRAHAM BONNET et GARY BARDEN  apparaissent réunis sur une même scène avec mon guitariste allemand préféré, MICHAEL SCHENKER.

C’est la quatrième fois que je vois SCHENKER en cinq ans et là tout a changé, il n’y a plus aucun des musiciens qui tournaient avec lui jusqu’à présent. Tiens, c’est CHRIS GLEN qui est de retour à la basse !

Bon, trêve de détails. C’est parti pour un mélange de titres issus des différentes périodes de MSG avec, bien-sûr, de nouveaux titres du dernier album de SCHENKER, des titres de UFO mais aussi de SCORPIONS. Les morceaux sont chantés à trois, à deux ou à un chanteur en alternance.

En parlant de chanteur, c’est GRAHAM BONNET que je trouve en difficulté ce soir. Il est même limite juste. GARY BARDEN s’en sort plutôt bien (en plus, c’est celui dont je préfère la voix sur les albums de MSG. Pas très objectif sur ce coup-là, Ti-Rickou !). Il a plutôt bien conservé sa voix et ce soir, il est en forme. Quand à ROBIN McAULEY,
très en voix, il tire parfaitement son épingle du jeu. Parfait ! Les
copains me l’avaient dit et je le confirme, c’est un grand McAULEY qui est sur scène, au mieux de ses performances vocales.

Quant-à MICHAEL SCHENKER, que dire ? Il est lui-aussi très en forme. On pourrait presque dire qu’il a retrouvé une seconde jeunesse. Il est en pleine possession de son art et du coup, pour moi, c’est toujours l’un des meilleurs guitaristes du monde !! Si, si. Il est monstrueux de simplicité et de technique, de mélodie… Oui, je suis fan et alors ? Même si ce n’était pas le cas, ce que je vous dis resterait vrai. Pour moi, « Doctor, doctor » et « Rock Bottom » sont des putains de bombes quand MICHAEL est à la six cordes. Ce soir, en plus, il sourit et s’éclate. Tout paraît simple.

Le choix de la set list est normal vue l’actu du groupe. On a donc
droit à des morceaux récents mais bon, je trouve que – à part deux – ils sont forcément en dessous des bombes du répertoire de MICHAEL.

Mais bon, ceci reste de l’ordre du détail. C’est trop bon de retrouver MICHAEL SCHENKER en si grande forme ! Même si, il faut le dire, j’appréciais beaucoup le line up avec FRANCIS BUCHOLZ, HERMAN RAREBELL et DOOGIE WHITE au chant.

Je suis heureux comme un gamin et bien-sûr je n’ai pas trouvé le set mou du genou – n’est-ce pas chérie ? Tu vas être heureuse, ça devrait se durcir avec DREAM THEATER.

DREAM THEATER @ Guitare en Scène 2019

Il est l’heure pour moi de me casser direction la zone médias pour l’interview de NOBODY’S CULT. Je devrais ensuite vitre redescendre pour ne pas rater l’entrée dans le pit photographes pour DREAM THEATER. Bref, pas de temps pour souffler !

Lorsque je reviens, les T-Shirts UFO, MSG du premier rang ont fait place aux T-Shirts DREAM THEATER et aux musiciens qui se pressent en nombre pour l’arrivée des maîtres du métal prog’.

DREAM THEATER @ Guitare en Scène 2019

Changement de décor. Les lumières se font plus sombres. Il y a plus de fumigènes. C’est plus intimiste. Le son est plus fort.

Pour la musique, eh bien, les musicos étant des pointures dans leur domaine respectif, forcément ça joue méga, méga grave. Tu prends une tarte par tous les musiciens. Il faut quand même aimer la voix de JAMES LaBRIE qui est quand même très particulière, mais musicalement c’est très, très fort.

Après, il est clair que ce n’est pas le groupe le plus facile d’accès. C’est méga technique et du coup ça peut être très compliqué pour les non-musiciens… même si, dans la set list
de ce soir, il y a des morceaux que je trouve plus accessibles.

Alors oui, si tu regardes autre chose que les mains des zicos, tu t’aperçois que scéniquement ce n’est pas du grand spectacle, tout est vraiment sur la prouesse des zikos. Donc, petit à petit, les non-initiés vont migrer près des stands nourriture, laissant les fans vivre leur rêve éveillé : voir leurs dieux vivants sur scène (n’est-ce pas, Boom ?!!).

Moi pour ma part, j’ai envie d’indien et je vais suivre la fin du concert sur l’écran géant avec un curry d’agneau ! C’est très bien en mangent, DREAM ! Tout est bien pensé à Guitare en Scène.

Allez, c’est fini. Du coup, je suis très bien placé pour le dernier concert de cette deuxième soirée : FRED CHAPELLIER et NEAL BLACK car ça se passe sur la scène village. Je suis naze mais je veux voir ces deux-là jouer ensemble. En plus, on est à GES et à GES, tout est possible.

Et c’est parti ! A priori, c’est le bassiste de FRED CHAPELLIER et le clavier de NEAL BLACK qui officient avec eux. En ce qui concerne le batteur, je ne voudrais pas dire de
conneries donc je m’abstiens, lol !!

Amis du blues, c’est votre tour de trouver bonheur ! Heu… quelqu’un aurait vu ma femme ???

Individuellement, ils sont terribles mais à deux, c’est encore plus fort ! En plus, ils s’éclatent vraiment à jouer ensemble. Ca se voit et ça se communique ! Dans le public, ça danse (les bénévoles du bar sont eux-aussi en train de danser mais sur le bar !!), ça chante, c’est la fête.

FRED CHAPPELIER / NEAL BLACK / AYNSLEY LISTER @ Guitare en Scène 2019

Malgré l’heure tardive, il y a beaucoup de monde devant la scène. Comme quoi, ça plait la technique quand il y a du feeling et de la mélodie. Et quand c’est vraiment blues, comme sur « Love That Burns », le public ressent la musique tranquillement. C’est trop top ! FRED et NEAL communiquent et participent
avec le public. Leur concert n’est pas à sens unique.

A un moment, NEAL BLACK nous demande si on aime le blues, le métal, la country et nous dit que le morceau suivant, c’est un peu tout ça. Et c’est parti pour un méga délire top fun !

Voilà, un concert de FRED CHAPELLIER et de NEAL BLACK, c’est ça : du bonheur en barre.

Tiens, ils nous annoncent la visite d’un guest… Yes, c’est AYNSLEY LISTER, le jeune bluesman anglais, parrain du fest cette année, qui les rejoint ! D’un coup, les filles se pressent au premier rang, les bénévoles du bar deviennent comme folles, AYNSLEY, ça le fait ! Il s’éclate avec ses deux complices d’un soir pour nous mettre une touche Guitare en Scène finale, un bœuf comme il n’y a qu’ici qu’on le fait ! Quelle fin, quel concert !!!

Allez, il va falloir que je trouve où ma femme s’est terrée (la connaissant, je vais la trouver vers le stand Caffe e Dolci italien (et je la comprends, miam !) et on the road again pour un dodo bien mérité.

Encore une méga soirée à Saint-Julien. Vivement la prochaine !!!!

MICHAEL SCHENKER FEST @ Guitare en Scène 2019

MIDNIGHT OIL @ Guitare en Scène 2019

Report et Photos by TI-RICKOU

Allez, je suis content ! Un an que j’attends. Ben oui, il y a un an entre deux éditions. Editions de quoi ? De Guitare en Scène bien-sûr, banane ! Tout le monde le sait que c’est mon fest pèlerinage annuel.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, ça se situe à Saint-Julien en Genevois, à quelques battements d’aile de la frontière suisse, côté Genève. C’est un festival à taille humaine où en plus d’une programmation au top, il se passe toujours des jams et des rencontres entre musicos. Bref, le genre de chose que forcement j’adore ! Enfin trêve de bavardage, je laisse le petit hardos qui est en moi à la maison car ce soir c’est plus rock que hard-rock, et direction Guitare en Scène.

NICO CHONA AND THE FRESHTONES @ Guitare en Scène 2019

L’avantage d’y aller tous les ans, c’est qu’au moins je ne me perds plus. Je ne perds pas non plus de temps pour me garer et donc je suis à l’heure pour le groupe qui ouvre l’édition 2019 sur la scène village (eh oui, à GES il y a deux scènes) : NICO CHONA AND THE FRESHTONES. Pour ceux qui ne le savent pas (again), tous les soirs jusqu’à samedi, le festival ouvre avec un des trois finalistes de son tremplin. Et donc ce groupe est l’un des trois finalistes.

Alors là, je suis dans l’inconnu total. J’espère juste que ça va me plaire car j’ai une interview prévue avec eux tout à l’heure et si je déteste, je suis dans la daube.

NICO CHONA AND THE FRESHTONES @ Guitare en Scène 2019

Visuellement déjà, ils ont leur look à eux ; look de garagistes américains des années 60. Ca part bien. Musicalement, on est dans du… on va dire blues rock un peu typé années 60. Et putain, c’est bien ! Leurs morceaux sont sympas et ce que je vois sur scène, c’est cool. Le public déjà présent rentre directement dans leur univers.

A un moment, ils nous annoncent qu’ils vont nous faire un blues et font venir un copain à l’harmonica. Même leur blues est bien couillu quand même !

Le reste de leurs morceaux, je les apprécie vraiment. Pas forcément ma tasse de houblon habituelle mais c’est vraiment sympa. C’est ce que j’aime dans ce fest, le tremplin propose toujours des découvertes très intéressantes. Du coup, je ne regrette pas d’avoir une interview à leur faire, moi !

JOHN BUTLER TRIO @ Guitare en Scène 2019

Allez, première pause de la journée avant de me diriger, cette fois-ci, vers la scène principale pour JOHN BUTLER TRIO. Eux, je connais. Je ne les écoute pas tous les jours mais je suis très curieux de les voir en live.

Heu… ça commence bien… il a une sorte de guitare couchée sur ses genoux. Je pense que ça va démarrer calmement.

Il y a une fille au clavier – en plus, elle a un beau chapeau. Ils sont, bien-sûr, accompagnés d’un batteur et d’un bassiste.

Premier morceau, sympa. Deuxième morceau, JOHN BUTLER passe a la guitare sèche et moi, je rentre bien dans leur univers. Il a beaucoup de fans dans le public. Ils connaissent bien les morceaux.

J’apprécie personnellement le son et les lights toujours top à Guitare en Scène. Pour le troisième morceau, re-changement d’instrument. Cette fois-ci, il passa à l’électrique. Youpi, je suis content !

Heu bon c’est clair, les morceaux sont beaux et sympas mais j’ai comme une impression de somnolence (pas la tête !). Je vais en profiter pour aller faire l’interview de NICO CHONA.

MIDNIGHT OIL @ Guitare en Scène 2019

Retour sur la grande scène pour l’arrivée du célèbre groupe de rock australien (non ce n’est pas AC/DC, bande de bananes, j’ai dit rock), MIDNIGHT OIL. Voilà encore un groupe que je ne serais pas forcément allé voir s’ils jouaient tout seuls mais que je suis très curieux et content de voir en fest.

Le chapiteau est blindé. on voit qu’une grande partie du public n’est pas venue par hasard mais bien pour supporter MIDNIGHT OIL. Et d’entrée de jeu, ils vont en avoir pour leur argent !

Eh oui, MIDNIGHT OIL qui rentre sur scène, ça se voit.. surtout le chanteur ! Il a une chemise, dire colorée, c’est un euphémisme ! En plus avec des spots de couleur, ça en jette grave. Physiquement, il est grand et imposant. Il a une gestuelle et une présence qui attirent forcément le regard sur lui.

Le public connait la plupart des morceaux par coeur. L’ambiance est vraiment superbe. Bon moi, je découvre. Je m’aperçois que je connais quand même trois ou quatre titres. Ben oui. Il y en a même deux que je chante (si, si) et je ne m’ennuie pas une seconde. La preuve, je ne suis même pas parti m’acheter un sandwich !

Je comprends mieux tout le bien qui est dit sur ce groupe et leur longévité.

En plus, ils défendent une cause qui est quand même bien noble : la défense de la planète (petit moment écolo !). Ca me change des adorateurs de Satan ! Quand je vous avais dit que je laissais le petit hardos à la maison, ce n’est pas pour rien.

Musicalement, on ne peut rien dire, c’est très bien fait, c’est harmonique. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont vendu plusieurs millions d’albums et je ne regrette vraiment pas d’être là ce soir.

Bon, il est tard. Mais ce n’est pas fini. Il est temps de passer ou de repasser à la scène village pour le dernier groupe de la soirée que, cette fois-ci, je connais bien et que j’ai hâte de revoir en live. Ce sont les écossais de KING KING !!

Allez, là la guitare va se faire blues, je suis aux taquets. Le premier qui me dit que ça ne fait pas longtemps que je les ai vus, même s ils n’ont pas tord, je leur répondrais que quand on aime on ne compte pas et que de toute façon à Guitare en Scène, ce n’est jamais pareil qu’ailleurs ! D’ailleurs, la foule massée devant la scène village à cette heure tardive prouve bien que je ne suis pas le seul à penser qu’il ne faut pas les louper.

Et voilà, c’est parti ! Ils déboulent sur scène avec des sourires banane, des morceaux qui sentent bon le blues mais envoient quand même et des refrains qu’on a envie de chanter avec eux.

Que dire de plus ? Ils ont tout pour eux. Musicalement, c’est très bon. Scéniquement aussi. En plus, le plaisir qu’ils prennent est communicatif.

Et que dire de ALAN NIMMO ? C’est un putain de guitariste, il a une putain de voix, un charisme fabuleux. Tout pour être une des futures stars de ce courant. Il m’épate toujours. Il y a tant de joie sur son visage et les notes ont l’air tellement faciles quand c’est lui qui les fait que ça donnerait presque envie d’abandonner la hair guitar !

STEVIE NIMMO

C’est dingue, je suis tellement plongé dans leur univers que je ne vois même pas l’heure passer. J’apprécie encore plus leur show que la dernière fois où je les ai vus, c’est pour dire !!

Allez, malheureusement le concert tire à sa fin. C’est fini, sniff. Et non, ce n’est pas fini ! Même s’il est bientôt l’heure d’aller acheter des croissants, ils reviennent sur scène pour un rappel !

Et bien-sûr si vous avez suivi, il se passe toujours quelques chose à Guitare en Scène ; pour ce morceau, ils ne sont pas seuls, ils font venir STEVIE NIMMO, le frère de ALAN (qui joue avec lui dans les NIMMO BROTHERS). Là, on va avoir droit à un putain de solo à deux guitares (si, si, c’est possible un solo à deux) d’anthologie. Allez, c’était le chocolat sur le chocolat, là c’est vraiment fini.

KING KING @ Guitare en Scène 2019

Ce n’est pas tout mais j’ai de la route à faire, moi. En plus, je reviens tout à l’heure, et ça c’est plutôt une bonne nouvelle !

Je vous le dis, foi de Ti-Rickou, l’édition 2019 de Guitare en Scène commence bien !

CORELEONI @ Festival de Jazz de Montreux 2019

Report et Photos by Ti-Rickou

Allez, je me prépare pour aller au Festival de Jazz de Montreux, en Suisse. Je ressors mon T-shirt GOTTHARD avec le drapeau suisse et je mets mon CD de DEEP PURPLE avec « Smoke on the water » dans la voiture. Voilà, je suis raccord prêt à partir ! Comment ça, pourquoi le « Smoke on the water » dans la voiture ? Mais bande d’ignares, tout simplement parce que ce morceau a été composé là-bas ! Alors que le concert de ZAPPA venait de finir, un incendie s’est déclaré et cet événement et les images qui en ont résulté ont inspiré à DEEP PURPLE ce morceau d’anthologie. Et même si Montreux est classé fest de jazzeux avec des artistes comme MILES DAVIS et tant d’autres stars du genre, ZAPPA, PURPLE, QUEEN, ALICE COOPER, IGGY POP, STATUS QUO et de nombreux autres en ont aussi écrit la légende.

Et pour le T-Shirt GOTTHARD, c’est que le concert du soir c’est CORELEONI. Le rapport avec GOTTHARD ? Pfff, décidément ! C’est simple : CORELEONI est le projet de LEO LEONI, guitariste et fondateur de GOTTHARD. L’idée, c’est de reprendre les trois premiers albums avec RONNIE ROMERO (LORDS OF BLACK, RITCHIE BLACKMORE’S RAINBOW, MICHAEL SHENCKER FEST) au chant.

CORELEONI @ Festival de Jazz de Montreux 2019

J’ai chroniqué le CD de CORELEONI il y a quelques temps et j’en avais bien-sûr dit du bien car les morceaux sont top et aussi parce que le groupe envoie grave sa mère-grand dans le chocolat. En revanche, je n’avais pas forcément compris l’intérêt de la chose ; GOTTHARD est encore en activité avec NIC MAEDER qui a repris le chant depuis le décès de STEVE LEE (RIP). Je suis donc perplexe et je me pose plein de questions.

La meilleure façon d’y voir plus clair, c’est encore d’aller les voir en live, donc on the road again, direction la Riviera suisse et Montreux plus particulièrement !

Et à quoi tu sais que tu es en Suisse ? Ben, c’est méga bien organisé. Les parkings sont pleins ? Qu’à cela ne tienne, on active le plan B ! Donc on me fait garer sur un trottoir et à quelques mètres de là, il y a une navette gratuite qui passe toutes les dix minutes et ce jusqu’à 5 heures du matin (si, si, c’est vrai !). Cerise sur le gâteau, il y a un arrêt juste devant l’auditorium Stravinski et le parc Vernex, parc où se fait le concert de CORELEONI).

CORELEONI @ Festival de Jazz de Montreux 2019

Bon, j’ai deux bonnes heures d’avance. Steve*74 et Hi’Twist ne sont pas encore là et mon copain Rémy est introuvable, donc petit tour à la statue de FREDDY MERCURY, pèlerinage obligatoire !! Les stands de nourriture présentent de la cuisine du monde entier et c’est pour moi un supplice de Tantale. Il n’y a que le prix – à la suisse – qui me réfrène sérieusement ! Mon compère Steve a, lui, trouvé la parade : il mange avant. C’est pour ça d’ailleurs qu’il n’est pas encore arrivé mais on finit par se croiser juste à temps pour jouer les japonais au pied de la statue de FREDDY MERCURY.

Heu, c’est pas tout ça, mais l’heure a tourné et on n’est franchement plus à côté de la scène. Il y a énormément de gens dans les allées et si on ne veut pas louper le début du concert, il faut tracer dare-dare !

Mission accomplie ! Il reste dix minutes. Tant mieux parce que, comme on le dit souvent, en Suisse c’est réglé comme un coucou et 22h30, c’est 22h30 !! Tous les copains sont eux-aussi déjà là, les suissesses ne sont pas en reste et les T-Shirt GOTTHARD sont très présents !

Perso, ça va me faire bizarre de voire LEO LEONI jouer en bas de l’auditorium Stravinsky. J’ai en effet eu l’énorme chance de le voir avec GOTTHARD en première partie d’IGGY POP dans ce lieu magique.

Ce soir, dans le parc Vernex, les conditions sont quand même bien sympas. Il fait très chaud mais on est au frais car il y a quand même de l’air (on est juste en bordure du lac Léman).

J’arrête là mes réflexions car la musique du « Parrain » retentit, ce qui annonce l’introduction de CORELEONI. Alors d’entrée de jeu, ceux qui trouvent que depuis quelques années GOTTHARD est devenu trop commercial et mou du genou vont être aux anges ! Ca commence en mode les freins c’est pour les lâches et « Higher » ouvre le bal. C’est parti pour un tour d’horizon des trois premiers albums de GOTTHARD, version sur-vitaminée ! LEONI est rayonnant. Je ne me souviens pas de l’avoir vu comme ça en live depuis le décès de STEVE LEE.

Les autres musicos batteur, bassiste et guitariste rythmique sont totalement impériaux. Et que dire de RONNIE ROMERO, le chanteur ?!!! J’ai toujours adoré sa voix mais là il colle parfaitement aux morceaux. Sa voix est en plus assez proche de
celle de STEVE et du coup les morceaux prennent une seconde naissance. En plus, beaucoup des morceaux qu’ils vont nous jouer ce soir ne sont plus joués par GOTTHARD depuis longtemps. Ce n’est donc que du bonheur de les ré-entendre et surtout de cette façon !

Chocolat sur le glaçage au chocolat, le son est méga bon. On est vraiment dans des conditions parfaites. D’autant plus que les musiciens nous font un putain de show !

Tiens, JGOR GIANOLA, le guitariste descend dans la foule… Tiens, LEO LEONI le rejoint ! ROMERO, lui reste sur scène mais il ne tient pas longtemps (il doit se sentir seul) et les rejoint dans la foule, laissant MILA MERKER, le bassiste et ALEX MOTTA le batteur occuper la scène. Et pendant qu’on est en délire dans la foule, pourquoi ne pas partir sur du BLACK SABBATH ? Eh oui, pendant qu’on y est ! Mais quelle voix !!! Je ne vous explique même pas la folie douce parmi la foule !

CORELEONI @ Festival de Jazz de Montreux 2019

Bon allez, ils regagnent la scène et reprennent le fil de la set list sans même nous faire une ballade doucereuse pour se récupérer. Les titres s’enchaînent et l’intensité reste au top.

Allez, la human box résonne. LEONI lance « Mountain Mamma » ! Ce n’est pas comme ça qu’on va redescendre ! Et on s’en fout car, personnellement, je suis loin d’ici, sur un magnifique nuage. Je retrouve totalement les impressions que je ressentais lorsque je voyais GOTTHARD avec STEVE LEE. Je me laisse guider par mes cheveux. Bon effectivement il y a plus pratique pour prendre des photos mais je m’en fous, je prends trop de plaisir.

En plus, ROMERO nous fait des numéros de vocalises terribles. Il s’amuse avec LEONI à aligner les phrases musicales et ils vont même nous entamer du QUEEN. Eh oui, quand on
peut, il ne faut pas s’en priver !

CORELEONI @ Festival de Jazz de Montreux 2019

Ils vont nous faire la quasi intégralité des trois premiers albums et que de quelle manière !!! Très difficile pour moi de retranscrire réellement ce moment magique où, en plus de jouer divinement, ils sont en train de s’éclater comme des petits fous. Leur plaisir fait chaud au cœur.

Heu non ! Non, non, vous pas partir comme ça ! Bien-sûr que nous on en reveut, pas la peine de nous le demander au micro ! Allez, on a droit à un petit dernier, un cover de « Come Together » des BEATLES, version AEROSMITH sous amphétamines. C’est assez hallucinant !

Bon, personnellement – comme beaucoup d’autres autour de moi – j’aurais bien vu quelques autres morceaux cultes de GOTTHARD et surtout le cover de « Hush », mais bon, cela aurait peut-être été un peu déplacé…

CORELEONI @ Festival de Jazz de Montreux 2019

Allez, là c’est fini. J’ai été tellement pris par le concert que je ne m’étais même pas rendu compte que la place et les pelouses en butte étaient noires de monde. On fait un tour rapide au stand merchandising. Les T-Shirt sont bien-sûr aux prix suisses. Du coup, on décide qu’on attendra pour leur en acheter un quand ils joueront en France.

Le temps de prendre congé des copains qui ne sont pas déjà partis (Rémy désolé, je t’ai manqué) et d’aller reprendre la navette pour regagner ma voiture. L’expédition de Ti-Rickou au pays des jazzeux se termine. Montreux est vraiment, en période de festival, un endroit magique – cher mais magique !! Allez, « Smoke on the water » à donf’ dans la voiture et c’est parti !

PS : trop souvent les gens utilisent cette expression au tout venant mais là, je peux le dire, ceux qui ne sont pas venus eh bien, bouffez-vous les car CORELEONI (en Suisse en plus), c’est purement énorme.

Séance de rattrapage, gratuite elle aussi, le 10 aout à Payerne au Newstock Festival avec WORRY BLAST.

CORELEONI @ Festival de Jazz de Montreux 2019

KORPIKLAANI + SKINDRED + JINJER + BENIGHTED : Live Report @ Plane’R’Fest de Montcul (Colombier-Saugnieu – 69) – 05 juillet 2019

KORPIKLAANI @ Plane’R’Fest 2019

Report et Photos by Ti-Rickou

  • Heu, tu vas où
    aujourd’hui Ti-Rickou ? Je vais à Montcul !!!!
  • Hein ? Si
    tu ne veux pas me le dire, d’accord mais ne soit pas grossier !!!!!
  • En fait, je vais
    vraiment à Montcul, pas loin de Lyon, pour le Plane ‘R’ Fest…
  • Ce n’est pas
    trop violent pour toi ?
  • Ben, il y a
    R.A.B, KINDRED et KORPIKLAANI. En plus, le lieu est méga cool, le fest est méga
    fun et il y a une putain d’ambiance !!

Donc même pas peur de quelques barbares, direction Montcul pour le premier jour du festival ! Bon, quand on sait où est Montcul, c’est plus facile de trouver le parking, et après le site. En plus, cette année, le fléchage est super bien fait.

Heu, il y a du son.. Je crois que j’ai un peu loupé le début, moi !!! Bizarre, ça ne ressemble franchement pas à R.A.B, ce doit être FOSS, le groupe qui assure l’intermède, car cette année, il y a un groupe local qui joue pendant les changements de plateaux, soit 4 fois 15 minutes – si je trouve ça horrible, ça va être long l’histoire, lol !

BENIGHTED @ Plane’R’Fest 2019

Non, ce n’est pas FOSS… et j’ai raté R.A.B. que j’aime bien car je me suis trompé sur l’heure de début ! Mais… je les connais les musiciens sur scène ! Ils étaient au Lyon Metal Fest. C’est BENIGHTED !!!! Je suis content de ne pas les louper, moi. Comme tout le monde le sait, je suis fan de ce style méga violent avec cette voix qui me provoque des tremblements nerveux, lol !!

Malgré tout, même si ce n’est absolument pas mon truc, on peut dire que sur une scène, ils envoient le bois (on pourrait même dire qu’ils l’envoient pour trois hivers !… même sous plus de 40°). Ils sont aux taquets.

Le… heu… je dois dire chanteur… se démène comme s’il ne souffrait pas de la chaleur. Il donne comme ses copains tout ce qu’il a et le public ne s’y trompe pas. D’ailleurs, il y a pas mal de gens qui ne sont venus que pour eux !!! L’ambiance est méga
bon enfant, les licornes sont là, les nageurs de foule aussi, le houblon coule à flots (ben oui quoi, il fait chaud et il faut s’hydrater comme ils disent à la télé !).

Le set était presque fini quand je suis arrivé mais j’ai quand même pu profiter du soleil pour faire des photos et me conforter dans le fait que ce style méga brutal, je ne supporte pas. Il en faut pour tous les goûts, les fans sont, eux, aux anges.

Je dois quand même vous dire une chose, même si je suis loin d’apprécier le style, j’ai trouvé la prestation très réussie !

Tiens, il y a déjà de la musique. Pas sur scène car ils changent le matos mais vers la console au sol, au milieu du public. C’est FOSS, un mec et sa guitare et une partie basse / batterie enregistrée. Heu, c’est un peu violent, surtout la voix mais ça passe encore. En plus, le gars est un vrai barge. Il emmène le public dans un circle pit de fou.

Les gens s’éclatent sur sa musique. La mayo prend. Le chanteur est rejoint par un autre guitariste, le délire est total. Du coup, on ne voit pas passer le changement de plateau.

Bon, c’est peut-être aussi parce que je ne suis pas forcement pressé que JINJER commence.
La fois où je les ai vus en live, la dame m’a vraiment fait peur avec sa grosse voix !!! Plus qu’à espérer qu’après BENIGHTED, ça passe mieux.

JINJER @ Plane’R’Fest 2019

Allez, c’est parti. Retour dans le pit photos – bien protégé des amoureux de crowdsurfing – juste pour l’arrivée des ukrainiens (pas roumains, Christian, lol) de JINGER !

Et dès le début du set, c’est la guerre dans le public. Ca bouge, ça saute, ça atterrit dans les bras de la sécu qui les fait sortir en douceur pour refaire un tour de manège gratos !! Musicalement, eh bien, ça n’a pas changé, du metalcore. En revanche, bizarrement, je trouve ça moins violent que la première fois. C’est peut-être parce que le son est moins fort.

J’ai l’impression qu’il y a plus de parties en voix claire et moi j’aime beaucoup cette voix-là ! Sinon j’ai toujours un problème avec ce type de morceaux qui partent dans tous les sens sans se soucier de l’harmonie, mais bon ce n’est pas nouveau, lol !

Scéniquement, ça le fait, c’est carré et puissant. La chanteuse a un putain de charisme – j’ai dit charisme, bande d’obsédés – et cette fois-ci, je ne me suis pas senti obligé de me sauver au fin fond du fest !

Allez, c’est fini. Retour à la case FOSS, ou sur l’herbe ou à l’ombre, au choix. Ambiance festival. On se croirait presque à Barcelone. Les garçons et même quelque filles sont torses nus. Il y en a même un qui se met complètement à poil pour pisser ! Bref, il fait chaud et lourd !

SKINDRED @ Plane’R’Fest 2019

C’est maintenant au tour des anglais de SKINDRED de venir agiter le public. Là, je suis curieux. Ils œuvrent dans du métal fusion et la première fois que j’en ai entendu parler, c’était lors de l’interview que j’avais faite de ROGER WEISSIER (Base Productions, Replica) qui me disait que, pour lui, c’était l’un des meilleurs groupes à voir en live. Donc, même si la fusion ce n’est pas non plus mon truc, je suis aux taquets.

Tiens, le « Thunderstruck » d’AC/DC en intro, ils ont bon goût ! Ils laissent défiler le morceau jusqu’au bout pour chauffer le public. Et paf, l’intro de STAR WARS pour accueillir le groupe.

Et c’est parti pour un set de folie douce !!! Visuellement, ça le fait. Le guitariste semble sorti des ZZ TOP. Le chanteur – un black a dreadlocks – a un look impossible mais tu ne vois que lui. Il n’arrête pas de bouger, de  sauter, il joue avec son pied de micro sur lequel est accroché un drapeau anglais, il fait participer le public, les fait taper des mains, les lever en l’air, il fait reprendre en chœur des oh oh, des ah ah. En bref, il l’attise pour que la fusion avec le groupe soit parfaite.

Musicalement, eh bien, il est sûr que ça ne plaira qu’aux plus ouverts car oui, il y a du métal mais aussi du rap, de la soul, pas mal de reggae. Plein d’influences en fait mais surtout plein de folie dans leur musique. Les morceaux sont carrément
aussi barrés qu’eux et putain en live c’est énorme !!

SKINDRED @ Plane’R’Fest 2019

Le tout me met une énorme baffe ! J’adore même deux de leurs morceaux ! Et quelle ambiance dans le public ! Il fait méga chaud, je dégouline et je prends des gouttes de sueur des musicos, heu non c’est de l’eau, la pluie (enfiiin !). En fait ce ne sont que quelques gouttes et ça fait du bien. Personne ne s’affole et tout le monde profite de la fin du set.

Une fin de set en apothéose où le chanteur demande aux membres du public de retirer leur T-shirt et de le tendre entre leurs bras. Au top, tout le monde fait tourner son T-shirt au-dessus de sa tête et visuellement, ça donne un moment très sympa ! Quelques minutes plus tard, il fait s’accroupir la foule pour un jump final, les T-shirts ressurgissent. C’est la fête !

Wahhhhh, quelle bonne surprise !!! Roger, tu avais raison, SKINDRED en live, c’est énooorme !!

Bon, dernière apparition de FOSS. La première fois, j’avais trouvé ça bien, la deuxième un peu moins bien et là, j’aimerai qu’ils arrêtent. Trop violent à cette heure pour moi. Bref, trop de FOSS tue le FOSS.

Bon, l’orage qui s’annonçait ne vient finalement pas sur nous, on ne reçoit juste que des petites goutes et Montcul reste sec !

KORPIKLAANI @ Plane’R’Fest 2019

Il est l’heure de retrouver les copains de KORPIKLAANI. L’heure pour la sécu de remettre les gants. Attention, la piscine humaine est ré-ouverte !!! Et c’est annoncé par le folk métal joyeux des finlandais fidèles à eux-mêmes : le violon est habillé en blanc, le chanteur porte du cuir et son chapeau, le bassiste a toujours sa putain de barbe.

Quelle énergie d’entrée de jeu. KORPIKLAANI sur scène, ça bouge (comme dans le public d’ailleurs). Les musiciens ne sont pas statiques, ils changent de place, ils changent d’instruments. Pourtant, je trouve qu’avec le temps les débuts de set sont moins festifs, il n’y a plus cette folie constante du « Beer, Beer, Beer » ou de l’ « Hunting Song » des débuts qui te prenait d’entrée et te laissait vidé à la fin avec un sourire banane sur le visage. C’est un peu comme s’ils étaient passés d’un turbot essence à un diesel. C’est toujours très bien mais moins festif ou barge qu’avant.

Il faut attendre la fin du set pour retrouver ça avec bien-sûr l’hymne de tous les festivaliers : « Beer, Beer, Beer » ! L’apothéose avant la fin.

Eh oui, il est déjà 1h30 du mat’ et il fait toujours chaud. On papote avec les copains (Christian d’Adipocère, Cyril de Rock Azylum, les BENIGHTED et bien d’autres). Pas forcément envie de rentrer dans une fournaise. On est très bien dans Montcul.

Au Plane ‘R’ Fest, tout est bien pensé, le bar, les stands miam-miam (les hamburgers du Hard-Rock Café, le stand de gaufres, etc.), des toilettes sèches propres et entretenues tout le long du fest, le site où on peut circuler, se poser et même camper, la gentillesse des bénévoles, le son et les lights pour la scène et – de ce que j’ai vu du crash-barrière – le professionnalisme des agents de sécu qui prenaient soin de reposer doucement les baigneurs. Un bon point aussi pour le public très festif et bon enfant.

KORPIKLAANI @ Plane’R’Fest 2019

Bien-sûr, un énorme merci à Mediatone et au Plane ‘R’ Fest et un grand long live rock ‘n’ roll.
Pour moi, ce sera malheureusement un «à l’année prochaine» sans le deuxième jour. Bon, reste juste à retrouver ma voiture au parking de Montcul !!!!!!!!