POWERWOLF @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

Report SEB 747 – Photos : STEVE*74

En ce lundi soir du 28 janvier, Saint-Charlemagne, un dicton nous prévient : « Neige de janvier vaut fumier. ». Ok, d’accord pour la neige, il y en a eu ce matin et elle est annoncée pour cette nuit. Mais le fumier ? Je ne vois pas ! Évidemment, je ne vais pas tarder à en comprendre le sens ce soir. Mais patience et longueur de temps…

Partis en tout début d’après-midi, histoire de ne pas se retrouver coincés dans les éventuels bouchons et d’être surpris par la neige, nous arrivons sur le site en avance (pas comme certains, si vous voyez qui je veux dire…). Je me dis que c’est cool, pour une fois je vais pouvoir me garer dans le parking du Transbordeur, et ne pas mettre trois heures à trouver une place. Oui, mais c’est sans compter que ce soir, c’est full !

Bon, nous tournons un petit peu, trouvons une place dans un endroit improbable et, après une petite marche à pied, nous voici, mon compère Steve*74 et moi-même devant le site. Euh… C’est quoi toute cette queue ? Nous sommes largement en avance et il y a déjà énormément de monde qui attend !

POWERWOLF @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

Je remarque, dans la foule des gars maquillés comme POWERWOLF. Je me dis que c’est peut-être des allemands que j’avais croisé à Soleure en avril 2016 (rappelez-vous du report) et qui, je l’appris plus tard, suivent le groupe partout où il va. Apparemment, ce n’est pas le cas. En tout cas, chapeau bas, c’est bien ressemblant !

La foule qui attend, assez disparate, contient beaucoup de jeunes. Du coup, un autre dicton ne me vient à l’esprit : « Pour Charlemagne, les écoliers, doivent fermer livres et cahiers » ? Ça doit-être pour ça qu’ils m’ont l’air si nombreux, lol !!

Après une bonne demi-heure d’attente dans le froid – mais heureusement pour nous pas sous la pluie ni la neige – les portes s’ouvrent. Pas mécontent de rentrer, moi ! J’ai quand même une petite pensée pour tous ceux qui font encore la queue dehors. Allez, je me dirige direct vers les premiers rangs, histoire de pouvoir faire un bon report, pendant que mon compère Steve, lui, va dans le crash barrière pour prendre les photos. En me retournant, je constate pas mal de T-Shirts ou de vestes POWERWOLF… et pas mal de monde aussi ! Je vous l’ai déjà dit que c’était complet ? Ah oui, je l’ai déjà dit. Donc, forcément, si on veut garder sa place, il faut faire une croix sur la boisson et autres pauses, pour sûr.

KISSIN’ DYNAMITE @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

Ce sont les KISSIN’ DYNAMITE qui vont entamer les hostilités ce soir. Leur décor de scène, même s’il est restreint, est vraiment cool. Ils ont même droit à leur backdrop, ce qui n’est pas souvent le cas pour une première partie. Les lumières s’éteignent enfin et nos dynamiteurs allemands arpentent la scène. Pas de temps mort, le groupe met directement le feu au Transbordeur avec le bien-nommé « I’ve Got The Fire » tiré de leur récent album « Ecstasy ».

La place allouée au groupe est relativement étroite, le reste étant pris par le décor de POWERWOLF, bien caché sous des draps noirs. Mais ça permet de bien voir le chouette dessin du dernier album sur les peaux de grosse caisse du batteur…. Et aussi d’apprécier son jeu à sa juste valeur !

Sur chaque côté de la batterie, prônent des piédestaux en forme de bâtons de dynamite derrière lesquels les musiciens iront se jucher régulièrement, histoire que tout le monde les voit bien.

Le son est aux petits oignons et le groupe dessoude le pit avec des hits en pagaille. « Somebody’s Gotta Do It », « Sex Is War » ou bien encore « Love Me, Hate Me ».

Le public du Transbordeur est à fond. Tout le monde semble prendre son pied. Il faut dire que HANNES BRAUN, le chanteur, parle régulièrement en français, même s’il en a oublié une bonne partie comme il nous le dit plus tard. Rien de tel pour faciliter la conquête d’un public pas forcément acquis à sa cause.

KISSIN’ DYNAMITE @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)
KISSIN’ DYNAMITE @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

Tandis que « Waging War » retentit, HANNES continue d’haranguer le public. Il est aux taquets.

Le sourire qui ne quitte pas le visage du frontman, les guitaristes JIM et ANDREAS et la basse de STEFFEN, tout l’ensemble fait corps sous les coups de butoirs de l’autre ANDREAS (SCHITZNER, le batteur).

La ballade « You’re Not Alone » vient calmer les ardeurs du public, tandis que le chanteur disparaît à la fin de la chanson. Il réapparaît vêtu d’une cape et d’un sceptre pour « I Will Be King ». Tout est excellent durant ce show, les lumières sont très bonnes pour une première partie et le son claque dans le Transbordeur plein à craquer.

KISSIN’ DYNAMITE @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

« Flying Colors », immense tube qui se retient facilement avec ces fameux « Come On ! Come On ! » clôt cette entame de concert. A noter qu’ils avaient déjà fini avec le même titre lors du Metal Gresifest en avril dernier.

Certes, la musique de nos natifs de Reutlingen n’est pas hyper complexe, ce n’est pas du DREAM THEATER ou du SONS OF APPOLO (vous savez, ces groupes où les musiciens ont un pedigree à faire pâlir et vous assomment de notes toutes plus improbables les unes que les autres), cependant, pour moi, elle vaut son pesant d’or. Et puis, quel sens de la mélodie ! En regardant les visages autour de moi, je me rends compte que je ne suis pas le seul à avoir beaucoup aimé la prestation.

AMARANTHE @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

C’est maintenant au tour des scandinaves d’AMARANTHE d’arpenter le plancher du Transbordeur. La scène n’ayant pas beaucoup changée, à part les décors, elle nous permet de voir MORTEN LOWE SORENSEN, le batteur de très près. D’ailleurs, tout comme les KISSIN’ DYNAMITE, le groupe a droit à son backdrop et son décor de scène. Très léger par rapport à celui de POWERWOLF évidemment, mais pas mal non plus. La taille de la scène expliquant peut-être cela.

Dès l’entame du set, ELYZE RYD, NILS MOLIN et HENRIK ENGLUND, les trois chanteurs, se portent au-devant de la scène. Malheureusement, et c’est une mauvaise surprise, les lights ne sont pas top. C’est très étrange étant donné qu’auparavant ceux-ci étaient plus que corrects. Ou alors, c’est que je me fais vieux et que ma vue baisse, lol !

Le groupe en tout cas, ne lâche rien et entame son set sans temps mort. Personnellement, je ne suis pas séduit par leur musique. Il y a trop de chant growlés à mon goût et pas mal de samples. Il y a quelques crowdsurfing, dont un que j’ai failli prendre sur la tête, deux trois pogos mais rien de bien méchant pour l’instant. OLOF MÖRCK, le guitariste, et son compère JOHAN ANDREASSEN à la basse bougent à droite et à gauche de la scène, arpentant celle-ci de long en large et laissant le soin aux chanteurs postés devant la scène d’haranguer le public.

Musicalement, nous sommes dans un maelström improbable. Un mélange de pop, rock, métal et death. Même si ce n’est pas mon truc, j’avoue que c’est bien fait. Les voix claires font une bonne harmonie et le chant growlé n’est pas trop désagréable. Par contre, moi, ça me hérisse le poil. Mais bon, comme il n’y a pas moyen de faire machine arrière, je prends mon mal en patience.

AMARANTHE @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

JOHAN doit avoir des ancêtres islandais. À un moment, il quitte son instrument pour faire faire du clapping au public.

Les titres s’enchaînent et les trois frontmen font bouger le public. Il faut reconnaître qu’ils sont doués pour séduire le Transbordeur… qui ne demande que ça ! Lorsqu’ils ne chantent pas, ils miment les paroles des autres, ou même ils font l’hélicoptère.

Après un mini-rappel, le groupe termine son set en saluant son public comme il se doit. Pour conclure et paraphraser Molière qui écrivait : « Que diable allait-il faire dans cette galère », je me demande ce que NILS MOLIN, chanteur de DYNAZTY vient faire dans AMARANTHE…

POWERWOLF @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

Afin de laisser la place à la scène complète, les roadies sont déjà à pied d’œuvre. Le démontage du praticable de la batterie des deux précédents groupes, prend du temps. C’est que le staff en oublierait presque de faire tomber le rideau de couleur grise avec les initiales du groupe qui doit nous réserver la surprise du décor ! Comme ils ont du mal à le détacher, le public, remonté à bloc, rigole de leurs déboires. Voilà, c’est fait, il est enfin tombé. Nous n’avons plus qu’à attendre l’arrivée du groupe vedette de la soirée.

Depuis leur premier album, paru en 2005, petit à petit l’oiseau – ou plutôt devrais-je dire le loup – a fait son nid et POWERWOLF a vu sa popularité grimper en flèche. Au point que maintenant, ils jouent quasiment tous les soirs à guichets fermés.

POWERWOLF @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

Les lumières s’éteignent enfin, et l’intro « Lupus Daemonis » résonne dans le Transbordeur. Dès la fin, le rideau tombe sur un superbe décor de scène digne du groupe. Les frères d’armes GREYWOLF aux guitares (ils ne sont pas frères mais de très bons amis), ROEl VAN HELDEN derrière sa batterie installée sur le côté gauche de la scène, FALK MARIA SCHLEGEL et son clavier sur la droite nous accueillent sur « Fire and Forgive ».

ATTILA DORN, le chanteur, se présente en grand prêtre de cérémonie. Moi, qui adore le groupe depuis son premier album, je suis remonté comme une horloge allemande (normal pour POWERWOLF), et apparemment je ne suis pas le seul. Me voilà embarqué dans une déferlante incroyable. Pleine de crowdsurfing où l’on se prend des rangers dans la tronche. J’ai du mal à rester debout mais je fais mon possible en pensant aux plus petits que moi. C’est à ce moment précis que je comprends mon dicton de tout à l’heure. Je suis dans un fumier dantesque. Non pas à cause de l’odeur (quoique, nous sommes serrés comme des sardines…) mais j’ai bien l’impression de m’être fait embarquer dans une danse que je ne suis pas en mesure de maîtriser !

POWERWOLF @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

Comme je suis trop jeune pour mourir (si, puisque je vous le dis !), j’essaie tant bien que mal de jouer des coudes mais, malgré ma bonne volonté, ce n’est pas si facile. Heureusement que ATTILA DORN ne fait pas que chanter. Ca me permet un peu de répit.

« Mes amis ! Mes amis ! Êtes-vous prêts pour la messe du heavy métal ? », nous demande ATTILA avec un bel accent roumain. « Vous êtes prêt ? ». Évidemment, le public ne se fait pas prier pour hurler son accord. Mais pas assez au goût du frontman. « Non, non, non. », s’amuse-t-il en tendant la main derrière l’oreille. « Vous êtes prêêêêêt !!? ». Un oui ultra massif ressort du public. « Je vous bénis avec le heavy metal ! », hurle le chanteur de sa voix de stentor.

POWERWOLF @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)
POWERWOLF @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

Et le public, une nouvelle fois très en voix, n’a de cesse d’acclamer les premières mesures de ces métal hits. Que ce soit avec « Amen & Attack » ou bien encore « Demons are a girls best friends » qui démonte tout avec son refrain imparable qui continue à traîner dans le crâne plusieurs jours après, voire « Armata strigoi », le groupe tient son public dans le creux de sa main. D’ailleurs, pendant ce titre, c’est le public qui joue avec ATTILA, en attaquant les « hoo hoo hoo » avant même que celui-ci ne le leur demande. Il faut dire qu’ils sont bien aidés par FLAG qui fait le zouave derrière le chanteur.

ATTILA, tout comme HANNES des KISSIN’ DYNAMITE parle en français régulièrement, ce qui, il faut bien l’avouer, est idéal pour séduire un public pourtant déjà tout acquis à sa cause.

POWERWOLF @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

Grâce au titre « Where the Wild Wolves Have Gone », la seule balade du groupe, la fin est moins houleuse mais je me retrouve au sixième rang sur la gauche de la scène, alors que depuis le début j’étais au deuxième et bien devant. Sniff. Et me voilà trempé des pieds à la tête après avoir essayé de ne pas me retrouver complètement enfoui sous la foule compacte. Ceci étant dit, c’est réellement mieux qu’une séance de thalassothérapie ! En plus violent certes, mais avec de la bonne musique. Lol.

ATTILA n’a de cesse de nous présenter sa grand-messe du heavy metal comme il aime à l’appeler. Le show est conséquent. Les fumigènes débordent de partout, les flammes sont mises à contribution devant les deux loups gris et FlAG n’arrête pas de faire son show tel un G.O. d’un célèbre club de vacances. Il ne cause pas, mais qu’est-ce qu’il bouge ! C’est encore mieux que la dernière fois où je les avais vus. Bon, je m’étais moins fait secouer certes, mais à l’époque, leur récent LP n’était pas sorti et leur notoriété était un peu moins intense.

POWERWOLF @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)
POWERWOLF @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

POWERWOLF ont bien retenu, eux aussi, la leçon du clapping des islandais de l’euro de foot. Pendant « All We Need Is Blood », ATTILA fait taper des mains son public à chaque fois qu’il dit « Blood ». C’est impressionnant quand une foule aussi compacte fait un clapping ! Par contre, les gars, faut arrêter avec cette idée de vouloir notre sang. Surtout que juste après, c’est « We drink your blood » que le groupe interprète. Va falloir penser à consulter, je vous le dis, moi !!

« Lupus Dei » est le dernier morceau de la soirée avant de revenir pour le rappel. Et, quel rappel ! « Sanctified With Dynamite » sera suivi par «Coleus Sanctus » qui verra se créer une bataille de public entre ATTILA et FLAG. Chacun faisant hurler son nom par une partie des supporters. Un peu longuet certes mais hyper fun.

Il est l’heure pour nos loups préférés de finir leur show. Celui-ci se termine par l’hymne du groupe, à savoir « Werwolves of Armenia ». Les Loups de la Steppe prennent congés de leurs fans en les saluant grandement.

POWERWOLF @ le Transbordeur – Villeurbanne (69)

Il est donc temps pour nous de retourner dans nos contrées enneigées, non sans auparavant avoir fait un petit tour au merchandising et être passé par la case vidange.  A ce propos, j’aimerais dire au gars qui a rendu sa bière dans le lavabo des toilettes après le concert que je sais que c’est bien de rendre ce qu’on nous offre, mais que c’est au figuré qu’on parle. Lol.

SHAKIN’ STREET + ARCHANGE : Live Report @ le Brin de Zinc de Barberaz (73) – 16 janvier 2019

SHAKIN’ STREET @ le Brin de Zinc – Barberaz (73)

Report : Ti-Rickou – Photos : Ti-Rickou et Steve*74

Yes, mega cool, SHAKIN’ STREET (le groupe de FABIENNE SHINE !!) fait une tournée en France !! Et devinez quoi, il y a deux dates en Rhône-Alpes et en plus, cette fois-ci, il y a ROSS THE BOSS avec elle !!! Je suis aux taquets, je veux faire les deux dates !!! Ah mince, pas jouable… Bon du coup, c’est au Brin de Zinc que je vais !

Le concert va être full donc je décide d’arriver en avance (si, c’est possible !). En plus, il y a ARCHANGE en première partie… Si je les loupe, MARKUS FORTUNATO va me tuer !! Bon, objectif atteint. Je suis même bien en avance. J’ai le temps de manger un bout à ma cantine attitrée, le K7, et de me positionner dans les premiers pour entrer. Heu… sauf qu’il faut que j’attende Steve*74 et que pas de Steve*74 à l’horizon ! Je laisse passer du monde et encore du monde… la salle se remplit mais toujours pas de Steve… Du coup, je décide de rentrer et là, l’ami arrive comme Zorro au moment où ARCHANGE monte sur scène ! Petit problème, les entrées sont filtrées et on nous ferme la porte juste devant nous ! Non, je n’y crois pas, je loupe le début d’un set alors que je suis là depuis 1h30 !

ARCHANGE @ le Brin de Zinc – Barberaz (73)

Je tends l’oreille… Tiens, ce n’est pas la voix de Mister PALLAS… J’entre enfin dans la salle et là tout devient clair, ce n’est effectivement pas lui au chant. Passées les premières minutes où ça me fait franchement bizarre, je rentre bien dans le concert.

MARKUS FORTUNATO, PACO FRANSCISCO PEIRO, LAURENT RABATEL et DAVID AMORE sont déchaînés. Le look du groupe aussi a un peu changé. MARKUS a sorti le cuir clouté. Le nouveau chanteur s’en sort bien (surtout avec deux répètes !!). Scéniquement, ça le fait. En plus, il est très présent, communique avec le public, s’éclate avec ses copains. Et les copains en question sont survoltés ! Whaou, quel changement.

Le changement de chanteur enlève totalement le côté SCORPIONS qui était généralement attribué au groupe. Je m’aperçois du coup que c’était juste la voix de DAN PALLAS qui lui donnait cette teinte. C’est intéressant de redécouvrir les morceaux avec un autre timbre de voix.

Le BDZ est bien bien rempli. Il fait chaud mais je résiste : je veux voir la fin. Quel plaisir de voir ARCHANGE comme ça ! De vrais gosses qui s’amusent. Un pur bonheur que de voir leur joie !

Bon là, c’est la pause. Je craque, j’ai trop chaud. Ouf dehors ! Mais qu’est-ce qu’il se passe ? Au secours, il fait mega froid et en plus il pleut !! Pas glop ! Comment ça, je ne suis jamais content ?

Bon, je re-rentre. Et là… c’est blindé de chez blindé ! Je me fraye un passage pour faire les photos (j’ai moins la pression car Steve*74 a aussi son appareil donc à deux, on devrait y arriver).

SHAKIN’ STREET @ le Brin de Zinc – Barberaz (73)

Allez, c’est parti. SHAKIN’ STREEEEEET !!! Et direct, deux bombes pour commencer : « Solid as a rock » et « No compromise ». Et ça continue avec « No time to lose » ! La partie rythmique des DICTATORS est méchamment efficace, ROSS est impérial et Fabienne et bien, elle est mega en forme ! Sa voix n’a pas changé. Elle bouge, fait le show, terrible !!! En plus, le groupe et elle sont en osmose. Putain, je regrette vraiment de ne pas avoir été aussi sur la date de Lyon, moi !

Le son est mega bon, les ligths aussi et la set list est une putain de tuerie : « Susie Wong », « Vampire rock », etc. Le public, heureux d’être là en redemande encore. Quelle joie de retrouver ROSS THE BOSS ! J’adore ce guitariste. En plus, ce répertoire plus rock hard, il aime et il est vraiment au top.

SHAKIN’ STREET @ le Brin de Zinc – Barberaz (73)

Bien-sûr on a un rappel et c’est sur un cover de « I wanna be your dog » des STOOGE. Perso, j’aurais préféré un morceau clin d’oeil aux DICTATORS mais bon, never satisfied …

Allez, c’est fini. Tout le monde se rue sur le bar ou sur le stand merch’ où FABIENNE SHINE et ROSS THE BOSS viennent faire des photos et signer des disques ou papoter tout simplement avec les fans. Encore une fois, ça fait partie d’un bon concert, le contact. En plus là, on voit que c’est sincère !

En tous cas, mega concert. Meilleur que celui que j’avais vu aux Poul’Hard de Bresse il y a dix ans. Quel plaisir de revoir FABIENNE en live, quelle énergie elle a encore ! Cette femme est fantastique et sa vie est un véritable roman. Bref, je ne veux pas partir. Et je ne suis visiblement pas le seul. Il est très tard et le Brin de Zinc est encore bien plein.

Whaou, quelle soirée ! Merci bien-sûr à Laurent et au BDZ pour cette date.

Ah oui, j’ai bouclé la boucle des groupes où ROSS a joué. Je l’ai vu avec MANOWAR, les DICTATORS, sous le nom de ROSS THE BOSS et avec SHAKIN’ STREET ! I’m happy !!!

SHAKIN’ STREET @ le Brin de Zinc – Barberaz (73)

JIMMY BARNES + DIESEL : Live Report @ MusikTheater Rex de Bensheim (Allemagne) – 16 décembre 2018

JIMMY BARNES @ MusikTheater Rex – Bensheim (Allemagne)

Report et Photos : Hi’Twist

Le rocker australien se fait de plus en plus rare en terres européennes. Il était déjà venu il y a environ deux ans, mais juste pour un mini-tour avec uniquement des dates en terres germaniques et au royaume des Lords. Son dernier passage en France remonte à octobre 2008 : Paris (Trabendo). J’avais pris à l’époque le TGV, juste pour un aller-retour sur Paname. Aussi, quand j’ai vu ces deux dates annoncées (Stuttgart et Bensheim), l’idée a germé dans ma tête de grand adorateur de ce monstre sacré du rock d’y faire un saut.

C’est un budget à passer, un week-end juste pour voir un concert ; aussi j’ai attendu jusqu’à deux semaines avant la date buttoir de ces shows. Et j’ai ainsi découvert que le concert de Stuttgart était sold out ! Dès lors, je n’avais plus qu’à me reporter sur la date de Bensheim où il restait encore quelques places. De plus, mon pote Gilles – avec qui je fais pas mal de festivals et concerts en Europe – m’avait parlé en bien de Bensheim. Même distance que pour aller à Stuttgart et avec une belle salle. Voir JIMMY BARNES dans un club, quoi de mieux pour apprécier un concert de l’artiste ?!

Je pars donc avec mon turbo 4 CV (rires) pour affronter les sept heures de route via la Suisse. Bensheim est une jolie petite bourgade à cinquante kilomètres avant Francfort. Sitôt arrivé à l’hôtel, je me dirige vers le lieu. Je découvre ce beau club, le Rex où sur les murs, on voit des photos d’artistes prestigieux y ayant joué. Belle galerie pour accéder aux toilettes : BILL WYMAN, JEFF BECK, CHRIS THOMPSON, FISH… de grands noms du blues. Et la liste est longue !

Je suis donc dans le Rex dix minutes avant l’ouverture annoncée des portes et, rigueur allemande, je suis surpris de voir une salle déjà comble ! Dur dur ! Je me faufile entre les rangs pour voir DIESEL, fidèle ami de JIMMY et musicien qu’il a voulu comme première partie. Six titres dont « Since I fell for you » (cover), « Don’t need love » (une autre cover). Au fur et à mesure des morceaux, j’avance doucement mais sûrement du trentième au sixième rang.

DIESEL, habitué depuis des années à fréquenter les clubs et salles de ce grand pays qu’est l’Australie, joue un rock efficace. L’homme nous annonce un titre qu’on doit connaître et c’est avec « Cinnamon girl » de NEIL YOUNG et son CRAZY HORSE que le public commence à bouger. « Tip of my tongue » achève ce set certes court mais oh combien efficace ! Il est rare d’être déçu par les rockers australiens en concert car généralement quand ils attaquent l’Europe, ils ont déjà un sacré CV et des kilomètres de concerts au compteur !

Petit entracte où je me dirige vers le bar le plus proche pour vite revenir dans les premiers rangs et me positionner face au milieu de la scène. Ca y est, la lumière s’éteint et JIMMY BARNES déboule sur scène ! Tout de suite, on est dans l’ambiance ! Pour résumer : un best of de sa longue carrière en solo et avec quelques titres de son ancien groupe COLD CHISEL. Adieu son côté soul et ses belles reprises, la soirée sera définitivement rock voire même big rock !

Tout comme aux J.O. de Sydney, le rocker commence par le brûlot « Love and hate ». Le son est vraiment fort et les bouchons auriculaires s’imposent pour ce premier titre. Ce soir, je n’ai pas demandé de pass photo, aussi adieu mon matos… mais j’ai accessoirement mon smartphone !

Place à l’éclate totale, ce qui va se confirmer pendant presque 01h45. Le son revient à un niveau plus acceptable avec « I’d die to be with you tonight » en duo avec JOHN DIESEL. D’ailleurs, notre homme l’accompagne à la guitare pendant tout le concert. Puis nous avons droit à deux nouveaux titres rock : « Shutting down our town » et « Criminal record », ce dernier étant un des futurs titres du nouvel album à paraître en mai 2019.

JIMMY BARNES @ MusikTheater Rex – Bensheim (Allemagne)

JIMMY va explorer toute sa carrière discographique, de son groupe COLD CHISEL (avec quatre titres) à son premier album « Bodyswerve » (84) et jusqu’à « Hindsight » (compilation revisitée en duo/2014). Etonnamment, il ne chantera qu’un titre de son album de référence « Freight train heart » (87) avec « Too much ain’t enough love »… Alors qu’il jouera trois titres de « Two fires » (90), album tout aussi commercial mais discutable.

A cinquante minutes du show, Jimmy met le turbo avec des titres très rock comme « Resurrection shuffle » (cover), « Merry-go-round » (COLD CHISEL) mais surtout le « Proud Mary » des CREEDENCE CLEAWATER REVIVAL.

Sa fille MAHALIA, en duo mais aussi en diva, va électriser la salle avec son énergie et sa voix. MAHALIA se remet en retrait aux backing vocals et JIMMY enchaîne alors avec « No second prize », un classique. Le public réagit de plus belle. S’ensuit « Seven days » (reprise de DYLAN) mais aussi un de ses plus grands succès, à la rythmique très AC/DC.

Ca s’agite de plus en plus sur scène avec aux backing vocals : JANE, l’épouse de JIMMY, MAHALIA et ELLY MAY, ses filles et JACKIE, son fils, derrière les fûts et aussi aux backing vocals.

L’intro au piano – reconnaissable aux premières notes – annonce un grand classique de COLD CHISEL, j’ai nommé « Khe Sanh », un vrai hymne en Australie. JIMMY chante et à un moment fait monter quelqu’un du public. On comprend quelques secondes après quand il montre le panneau que ce fan brandit : « Je joue de l’harmonica, et mon rêve c’est de monter sur scène avec JIMMY BARNES ». Il s’intègre sur scène et se révèle incroyable de dextérité. Le public en est impressionné ! Il a même droit à son solo d’harmonica de plus de deux minutes, encouragé par l’australien. JIMMY l’embrasse, congratulations et le fan redescend de la scène comme un gosse qui vient de réaliser son rêve.

Les premières notes de « Working class man » retentissent et tout le public en choeur, reprend ce hit.

Exit. JIMMY et ses musiciens quittent la scène rapidement mais pour mieux revenir. Les premiers accords… non je me trompe, serait-ce du AC/DC ? Incroyable et pourtant vrai, il nous balance « High Voltage » !! Le public est chaud comme la braise. Comme c’est bon avec le public qui crie corps et âme dans ce fameux refrain ! JIMMY applaudit le public tandis que JACKIE BARNES lance ses baguettes et congratule DIESEL.

Courte pause et retour pour un deuxième rappel très rock avec « Goodbye (Astrid Goodbye) de COLD CHISEL. Ca transpire le rock, rythme d’enfer. JIMMY applaudit à nouveau le public, heureux, vidé puis quitte la scène, suivi de ses musiciens.

Wouah, quel concert ! Jimmy comme à son habitude, a tout donné. Il chante toujours avec ses tripes, ce qui en fait un chanteur et un frontman exceptionnel.

J’ai en souvenir son passage au festival Free Wheels (Harley Davidson) à Cunlhat en Auvergne dans les années 90. Il était environ 17h00, les festivaliers étaient encore endormis par des rides et les excès de houblon tard dans la nuit. On était cinquante sur le devant de la scène dont une dizaine de fans. Et là, comme dans les clubs les plus reculés d’Australie où il a sévit au début de sa carrière, il y a mis tout sa verve et son énergie. Sous les riffs de guitare et sa voix baptisée au whisky, il avait réveillé toute l’enceinte du lieu et rameuté des centaines puis des milliers de festivaliers. Pour un final où il embrasera définitivement la scène ! Ceux qui l’ont déjà vu en concert, savent de quoi je parle : exceptionnel !

Il est au charbon depuis 1973 où à dix-sept ans, il intègre le groupe COLD CHISEL. Puis en 1984, il commencera une carrière solo à la discographie fournie (pas moins de dix-sept albums !). A soixante-deux ans, après trente cinq ans d’une carrière solo bien remplie, l’écossais immigré reste une figure du rock mais aussi une légende vivante dans son pays, l’Australie.

GLENN HUGHES : Live Report @ le Phenomenon de Fontaneto d’Agogna (Italie) – 09 novembre 2018

GLENN HUGHES @ il Phenomeno di Fontaneto d’Agogna (Italie)

Report et Photos : Hi’Twist

J’étais frustré de n’avoir pu me rendre à l’avant-dernière tournée européenne de The Voice of Rock. Puis il y avait eu ce concert au Festival Guitare en Scène il y a deux ans ! Décevant parce que le son était trop fort, parce que Monsieur n’était pas dans son meilleur jour ! Ca se ressentait dans l’ambiance et déjà avec une disposition très bizarre des musiciens sur scène.  Avait-il une Malmsteemania passagère ? Et pour finir : un show écourté et sans rappel. Exit stage left !!!

Je ne voulais pas rester sur une mauvaise impression et je désirais le revoir dans de meilleures conditions. Et l’occasion se fit attendre puisque GLENN HUGHES annonça d’abord une mini-tournée en Australie, reprenant le répertoire de DEEP PURPLE. Puis six mois après : quelques premières dates européennes annoncées. Et là, encore quelques semaines de patience avec deux dates en Italie puis celle de Paris (Elysée Montmartre). Là, il n’y avait qu’un pas.

Mais où le voir ? Difficile dilemme mais quand on calcule le trajet, l’autoroute si chère en France mais aussi la durée du voyage, l’Italie prenait l’avantage. Et puis après deux présences au Frontiers Rock Festival – près de Milan- l’accueil, la gentillesse des gens, m’a donné l’envie de retourner dans ce pays frère avec ce même esprit commun, cette gastronomie, le tourisme et j’avoue aussi le sourire et le charme des italiennes ! Ca y est, c’était tranché mais restait le choix : Bergame ou Fontaneto d’Agogna ? Ca sera au final Fontaneto d’Agogna car plus proche et plus sympa : dans un village. Voyage tranquille, on n’est qu’à 3h30 de chez moi via le tunnel du Mont-Blanc.

Petite galère pour trouver la pension de famille ; ça sera un éthiopien qui me renseignera gentiment pour me rapprocher du lieu. Sitôt installé, je prends ma sacoche photo (n’ayant pas demandé de pass à la prod’) et je vais directement sur le lieu du concert. Je me mets à rêver en me disant que GLENN mangera au restaurant de ce complexe musical. Mais arrivé sur le lieu, le restaurant est blindé, tout comme le bar où je discute dans la file avec des fans du coin. J’attends un ticket pour une bière. Ce sera mon seul repas. L’idée de voir GLENN HUGHES avant son show, s’estompe ! Je me décide à aller directement dans la salle attenante. Je recup’ mon billet et accède à la sécurité. Sympas, ils regardent dans ma sacoche et me laisse accéder au lieu sans autre question que « vous avez des objets dangereux ? ».

Le Phenomenon est une grande et belle salle de concert avec un bar (toujours une file d’attente de dix-quinze mètres pour ce dernier). Mon repas semble finalement n’être qu’à base de houblon car pas de restauration en vue ! J’arpente la salle en découvrant le stand de merchandising. Petit souvenir avec un beau T-shirt violet et un DVD du concert de Wolverhampton.

Je me positionne alors au milieu du public, prêt à shooter mais aussi décidé à m’éclater !

Ce soir, il n’y aura pas de première partie contrairement à Paris, où quelques jours auparavant, ils avaient la chance de voir le rocker australien LEX KORITNI ouvrir les festivités avec un show acoustique.

GLENN HUGHES @ il Phenomeno di Fontaneto d’Agogna (Italie)

Déjà, sur un fond de scène très 70’s, les lumières s’éteignent. Les musiciens déboulent sur scène, suivis par the Voice of Rock. Ca démarre fort avec « Stormbringer ». GLENN est radieux et en pleine forme. Ca brasse et j’en profite pour me rapprocher de la scène. Il faut dire que le public italien a toujours adulé DEEP PURPLE et sa descendance ! Ah oui, j’ai oublié de vous dire que c’est le show GLENN HUGHES performs classic DEEP PURPLE !

Après cette intro ravageuse, GLENN dit au public combien il est heureux de revenir en Italie. Désormais, depuis plusieurs tournées européennes, à l’instar d’un GILMOUR, il choisit de beaux endroits. Avec sa femme, il profite de la bonne gastronomie et de ces superbes paysages. Il est vrai que je n’avais pas mesuré qu’on n’était qu’à quinze kilomètres du Lac Majeur et pourtant dans le Piémont !

S’enchaînent alors « Might just take your life », « Sail away » (et il me semble qu’en concert solo, il n’avait jamais joué cette dernière). Les premières notes de synthés annoncent « You keep on moving ». Difficile de ne pas penser à la belle complicité de GLENN avec le guitariste trop tôt disparu : Mr TOMMY BOLIN (my brother, comme il se plaît à dire). Je suis surpris qu’il n’ait pas précédé ce titre par le groovy « Gettin’ tigher ».

GLENN HUGHES @ il Phenomeno di Fontaneto d’Agogna (Italie)

GLENN module sa voix, pousse ses aiguës comme à la grande époque. L’homme, malgré les excès de tournées, a encore de beaux restes dans la voix ! Puis on a droit à de grands et longs moments du Pourpre profond avec « You fool no one » et le légendaire « Mistreated » immortalisé dans « Made in Japan ».

Déjà les premiers riffs de « Smoke on the water » retentissent dans la salle, le public exulte ! Tout comme le meddley version MK IV, on aura droit à une petite incursion soul à la mode GLENN HUGHES avec le classique de RAY CHARLES : « Georgia on my mind ». Final en trombe où the Voice of Rock remercie le public et vient toucher quelques mains.

Déjà un brouhaha retentit dans le Phenomenon : un si beau lieu dédié au rock. Les musiciens réintègrent la scène, suivi de GLENN et dès les premiers accords de « Burn » et les cris de The voice of Rock, c’est le délire dans la salle. Quel morceau ravageur ! Pour moi – mais ce n’est qu’un avis personnel – c’est le plus beau titre du Pourpre profond. Et d’ailleurs magistral sur le « Burning live Japan » de GLENN en solo. Ca bouge, pas au point de pogoter, j’abandonne l’idée de prendre quelques photos et profite de l’instant présent. On lit la joie sur le visage des gens autour de moi. Jeunes et moins jeunes réunis ! Après quelques remerciements, GLENN et ses musiciens quittent définitivement la scène. 

GLENN HUGHES @ il Phenomeno di Fontaneto d’Agogna (Italie)

Wouah, j’en suis encore tout retourné et on fait des sourires de bonheur en quittant la fosse !

Mais depuis, j’ai appris qu’il revenait cet été dans la superbe salle qu’est le Z7 de Pratteln (Suisse), alors rendez-vous est pris !