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PYRENEAN WARRIORS OPEN AIR, version French Metal Attack : Live Report @ Torreilles (66) – 11 septembre 2021

TENTATION – PWOA 2021

Live Report by Ti-Rickou

Lorsque pendant tes vacances au mois d’août ta femme te dit : « Tiens, on est à côté de Torreilles, le lieu où il y a le Pyrenean Warrios Open Air en septembre » et que tu te retrouves inconsciemment à repérer la ville avec Guillaume DOUSSE de TENTATION, que tu as la chance d’être invité à écouter leur album dans leur local en compagnie de Laurent METIVIER, le batteur du groupe, et que tu te prends une grosse baffe lors de ladite écoute, tu sens bien que tu vas revenir pour le faire ce fest !

Allez, ça se rapproche, pas d’annulation en vue, les gros orages sont passés, pas de flotte annoncée, tous les voyants sont au vert. Apres plus de deux ans, je vais pouvoir participer à un festival heavy metal, sans masque et au soleil car cerise sur le cake, Torreilles, c’est à côté de Perpignan et donc au bord de la mer !!

Je pars le vendredi midi et après une route un peu chaotique, me voilà sur place. Après avoir posé mes affaires, il me vient à l’idée qu’il ne serait pas trop déconnant d’aller repérer le site. Heureusement, le GPA est là et j’arrive donc sans encombre sur le site à travers un chemin bordé de vignes. Sous la pinède, il  y a déjà des tentes plantées et des hardos qui jouent aux boules. Je crois que je ne suis pas loin, lol ! Eh oui, le site est là ! La team du fest a bien bossé. Le temps de dire bonjour aux TENTATION et aux bénévoles et ils sont déjà en train de fermer le lieu. Mais pas d’inquiétude, tout est prêt pour demain.

Bon repérage fait, maintenant petit tour à la plage obligatoire. Sauf qu’on est bien obligés d’en rester aux pieds dans l’eau car ma chérie a bien pensé aux bracelets à clous et autres trucs utiles pour le fest mais n’a pas pensé qu’on pourrait aussi avoir envie de se baigner donc macache les maillots de bain ! Du coup, la visite de plage ne s’éternise pas, direction le port pour manger et dodo tôt pour être en forme demain.

Jour J. Ce n’est pas un rêve ! J’en ai tellement rêvé de ce fest… Mon Reflex n’y croyait plus non plus, on retourne en live !!! Putain, plus de  deux ans !!!

Petit tour matinal à la mer (plus chaude qu’en août, eh oui), un bon miam pour prendre des forces et à 15h20 tapantes, pass sanitaire contrôlé, je suis dans le site. Yes, pas de masque,  on va pouvoir reconnaitre les potes (en plus on frôle les 30 degrés) !! Je suis en avance, le premier concert commence à 16h. J’ai du coup le temps de faire un tour aux stands merch’, autrement dit, au paradis des petits metalleux. Il y a des CDs, des vinyles, des figurines, des T-shirts, des patches, des badges… Bref, c’est le genre d’endroit où tout se met en place pour que vous soyez fâché un bon bout de temps avec votre banquier ! Il y a le stand Grumpgy !!! Je suis super content de les voir en vrai et de pouvoir leur acheter des trucs sans  payer des frais de port ! Bon, je me calme sur les achats (c’est vrai, j’ai toute la journée, lol !).

Là, il y a les retrouvailles avec les copains que je n’ai pas vus depuis au moins deux ans. Putain, ça fait méga du bien de se retrouver. Et vus les sourires bananes sur tous les visages, je sais que je ne suis pas le seul à ressentir ça. En plus, pour le Pyrenean Warriors Fest, les metalleux sont venus de partout, d’Espagne, de Belgique, de Suisse, des Pays-Bas mais aussi de Fismes, de Dijon, de Paris, de Grenoble, de Saint-Etienne, de Toulouse, sans parler des locaux venus en masse soutenir cette édition un peu hors norme vu que seuls des groupes français sont à l’affiche.…

Tout le monde est là pour communier avec les groupes et faire la bringue avec les copains. Les couleurs sont affichées dans le dos des festivaliers, les patchs de groupes de heavy metal sont présents à foison, les T-Shirts aussi. On voit même déambuler une espagnole arborant un body jaune aux armes de JUDAS PRIEST, body ornementé comme il se doit par une cartouchière et des bottes !  

Je reste concentré car c’est parti ! Au PWOA, les balances c’est pour les schteubeuls et comme le dit Laurent METIVIER, le batteur de TENTATION : « Ici, on fait du heavy metal, donc on monte sur scène et on y va ! ».  

LORD GALLERY – PWOA 2021

Le premier groupe, celui qui ouvre le bal, c’est  LORD GALLERY. Ils me sont totalement inconnus. C’est un jeune groupe qui nous vient de La Roche sur Yon, leur premier album vient de sortir et c’est leur premier « vrai concert ». Donc je suis aux taquets. Et d’entrée de jeu, je sais que ça va me plaire. Ils sont jeunes, avec un look très hard-rock 80. Comme leur musique d’ailleurs, du heavy speed 80.

Ouah, ça dépote sa mère-grand dans les parcs à huitres ! Musicalement, j’aime ; c’est speed mais musical avec un côté heavy que j’adore. La voix de FABIEN LORD, le chanteur, est parfaite ainsi que le chant en anglais. Si on ne m’avait pas dit que c’était leur premier vrai show, je ne m’en serai pas rendu compte tellement ils envoient le bois. Ils assurent grave et leur plaisir de jouer est palpable. Je suis sous le charme.

Bon, ce n’est quand même pas bien pratique de faire des photos en headbanguant, lol !! Il faut que j’assure. Mes sensations reviennent, les photos prises au milieu du public, c’est toujours grisant. Là, j’ai de la chance, ça bouge pas mal mais ça reste jouable.

Eh oui, ça bouge ! Le public – déjà bien présent alors qu’il est à peine 16h – rentre lui-aussi dans l’univers de LORD GALLERY. Headbanguing sauvage pour tout le monde !

45 minutes d’un set rondement bien mené et c’est fini. Déjà une très bonne découverte et un groupe à suivre (et j’espère, une interview).

Voilà un fest qui s’annonce très bien. On est sous un soleil de plomb, il fait soif. Heureusement que ma chérie s’est sacrifiée pour aller acheter des jetons pour le bar parce que c’est la guerre ! Eh oui, quand il fait chaud, il faut s’hydrater, ils n’arrêtent pas de le dire à la télé. Et les copains le font vraiment très bien, s’hydrater, lol !

CRAZY HAMMER – PWOA 2021

L’entracte est court car tous les deux pas je rencontre des copains et des copines mais je ne m’éternise pas car je dois repartir vers la scène pour CRAZY HAMMER. Jamais vus en live, je crois. Mais ce groupe-là, je les connais ! Il est de Tarbes et s’est formé à la fin des années 80 et plusieurs de ses membres sont allés faire un tour chez MANIGANCE avant de revenir dans le groupe. Leur dernier album en date de 2020 et s’appelle « Résurrection ». Alors bien-sûr, je suis fin prêt pour leur arrivée sur scène.

Et c’est parti : Alors désolé les gars, c’est certainement la voix de DIDIER DELSAUX mais je pense fortement à MANIGANCE en vous écoutant. Et moi j’aime bien de toute façon. CRAZY HAMMER est plus heavy et ils ont des textes en français et en anglais.

Perso, j’aime bien leurs morceaux. On voit qu’ils ont bien l’habitude de jouer en live même si effectivement, ça doit faire très longtemps qu’ils n’avaient pas joué. Le public du fest apprécie en grande partie la prestation. En plus, ils bénéficient d’un son très bon ce qui est quand même important pour ce genre de hard heavy mélodique. Ca aurait été dommage de saboter la voix de ce putain de chanteur.

Allez, il fait de plus en plus chaud. Je vais retrouver ma ravitailleuse et me mettre un peu à l’ombre. Bon, ce n’est pas de ma faute s’il n’y a de l’ombre qu’au stand merchandising ! De toute façon, les copains, sont là… ou au bar !

HERZEL – PWOA 2021

Après cette petite pause méritée, c’est le moment de retourner vers la scène pour l’arrivée des Quimpérois de HERZEL. Moi, j’adore leur style hard breton donc je suis plutôt dans un bon état d’esprit ou dans ma zone de confort comme vous voulez.

Il y a de plus en plus de monde devant la scène. Je pense que pour le prochain groupe, il va falloir que je trouve moyen de passer de l’autre côté du crash barrière mais là ça va, c’est encore gérable. Bien sûr, il faut que j’arrête encore une fois de headbanguer quand je prends des photos sinon je vais me faire engueuler.

Mais c’est vachement dur de résister à leur hard rock quand même festif. Rien à dire, ils ont une très grande habitude de la scène, ils sont très heureux d’être là et ils sont bien communicatifs. Le public du fest les connait bien car ils ont déjà joué ici et tout le monde reprend les refrains en chœur. Il faut dire que leurs morceaux se prêtent très bien au live. J’adore leurs mélodies et la voix du chanteur ainsi que ce petit truc qui en fait un groupe différent. Vive le hard breton, fabriqué au Chouchen et à l’Hydromel !  

Retour à la case glouglou. Là, il y a intérêt à bien s’hydrater car je ne sais pas pourquoi, mon petit doigt me dit que le tempo va largement s’accélérer. J’en profite pour aller faire un tour du côté des food trucks. Même si c’est un festival plus petit que d’habitude, c’est toujours bien pensé. Bon, hamburgers ça ne me branche pas donc ce sera chilien… Un petit ceviche ça devrait me faire du bien…. avec quelques empanadas, des nachos et du guacamole !

TENTATION – PWOA 2021

Et là oui, je suis fin prêt pour retourner vers la scène ! Heu là, c’est clair, tout le monde est devant la scène ! Pendant que je réfléchis comment je vais pouvoir me positionner intelligemment pour les photos, ma chérie m’a négocié le passage devant les barrières. Ouf !!! Merci !!!!! En effet, même s’il doit y avoir encore deux groupes après eux, TENTATION est le groupe que tout le monde attend. De un parce que ce sont les organisateurs du fest et le groupe local et de deux parce que c’est le groupe de heavy français qui monte. Et qui en plus sort son nouvel album. Pour beaucoup, la vraie tête d’affiche de ce Pyrenean.

Et putain, heureusement que je suis devant les barrières car là derrière, ça déménage. Le public est fou furieux, il chante les paroles et boit joyeusement les paroles du nouvel album. Ce public-là, je vous le dis est en parfaite communion avec le groupe. Qui bien-sûr va nous sortir une prestation du feu de Dieu !

Chez TENTATION, il n’y a pas de maillon faible, tous les zicos sont parfaits. On voit qu’ils sont soudés et forment une vraie famille. GUILLAUME “GUIX” DOUSSE assure ses parties vocales royalement. Le travail et l’envie, ça paye !

Le show se déroule entre anciens et nouveaux morceaux et passe vraiment trop vite.

Bien-sûr, en tant qu’organisateurs, ils vont remercier la Mairie et l’ensemble des bénévoles mais on sent vraiment que ce n’est pas juste pour être polis et que ça vient du cœur. Bon du coup, ce moment-là n’est pas chiant. Et comme les TENTATION ne font jamais les choses à moitié, on voulait du délire, du fun, on va l’avoir. Ils font monter sur scène leurs copains pour finir en beauté sur le titre « Heavy metal ». C’est une ambiance de folie, et sur scène et dans la foule !

Une fin de folie qui met tout le monde d’accord : ce sont eux les grandes stars de la soirée et ils ne nous ont pas déçus.

HURLEMENT – PWOA 2021

Le concert est fini et moi je suis vidé. Je n’ai même pas le temps de reprendre des forces que c’est déjà le tour de HURLEMENT. Ca va être compliqué pour moi car TENTATION m’a mis une grosse baffe et qu’en plus, je ne suis pas un grand fan de HURLEMENT car j’ai du mal à accrocher. Mais comme je ne les ai jamais vus en live (décidément c’est ma soirée), ça peut changer la donne.

Bon c’est parti. Il fait noir lorsqu’ils arrivent sur scène. D’entrée de jeu, ils nous démontrent qu’ils ne sont pas là pour la déco. Leur expérience de la scène et leur envie d’être là éclatent. Leur heavy passe très bien sur cette scène du Pyrenean Warriors. Je suis agréablement surpris et des morceaux comme « Le pavillon noir » se révèlent des tueries en live. Après, j’ai un peu de mal avec le chant, surtout en anglais, mais c’est mon goût. Je leur trouve un petit côté RUNNING WILD qui m’avait échappé jusqu’alors.

Sinon rien à dire, le job est fait et bien fait. Il suffit d’ailleurs de voir la réaction du public qui agglutiné devant la scène est aux taquets. Les refrains sont repris en chœur par la foule et les fans du groupe, fidèles depuis toutes ses années, est à fond avec eux.

Allez, ça se termine. Je me dis qu’il va falloir que je ré-écoute leurs albums quand même !

Je hisse le pavillon noir pour me faire une place à l’une des immenses tablées. Beaucoup sont comme moi, déjà pas mal fatigués. Deux ans sans concert ni fest, il faut reprendre le rythme, lol !

ADX – PWOA 2021

Il reste encore un groupe à passer sur scène mais celui-là, je l’ai déjà vu un certain nombre de fois en live. Normal, pour un groupe formé en 1981 avec un premier album en 1985 ! Vous l’aurez compris, je parle du groupe qui tient la tête d’affiche ce soir, c’est-à-dire ADX.

Et c’est parti ! Heu, ce n’est pas la formation normale… il en manque un ! Eh oui, j’avais raison : PHILIPPE GRELAUD le chanteur originel du groupe nous l’explique et nous demande d’excuser cette formation amoindrie.

Leur son est fort, très fort et pourtant leur balance a été compliquée. C’est un peu comme au tarot, chien difficile, chute facile. Ce concert n’est pas évident pour le groupe, on les sent fébriles et énervés, pas contents de ne pas emmener le public comme ils le voudraient. Mais bon, il faut reconnaître que comme les morceaux sont joués en accéléré et que la voix n’est pas au top, beaucoup s’y perdent. Même les super classiques du groupe comme « Déesse du Crime », « L’Etranger » et Caligula ne sont pas joués comme dab’. Certains m’ont même dit avoir eu du mal à reconnaitre leurs titres préférés.

Bon, je n’y arrive pas, pas possible de rentrer dans leur show. Le chanteur qui ce soir n’a pas l’air dans son élément, harangue la foule de manière maladroite et récolte l’inverse de l’effet escompté. Putain en plus c’est trop, trop fort. Je quitte les barrières pour mettre mes oreilles en sécurité.

Je vais poursuive au loin. Et je ne suis pas le seul. Pas mal de copains ont fait  comme moi. Dommage car ce fest a été parfait toute la journée et là, on termine sur une prestation très faible de ADX qui, pour moi, a fait la moins bonne prestation de la journée et la moins bonne que j’ai vu d’eux jusqu’à présent. Le seul moment où je me suis éclaté sur leur prestation, c’est quand ils ont repris la mélodie d’« Aglaé et Sidonie »… Une prestation à oublier très vite !!

ADX – PWOA 2021

Allez, il faut quitter les copains…  Sniff, je ne veux pas partir, je ne veux pas quitter TENTATION, les super bénévoles du fest, les stands de disques et de merch’, les copains aux anges après avoir passé une journée magique. Bref je ne veux pas quitter le Pyrenean Warriors !!!! Une chose est sûre : l’année prochaine, je reviens !!!

Heu… c’est normal qu’il y ait une barrière cadenassée qui ferme la route ? Le fest ne veut pas qu’on parte ! Voilà tout.

Bilan de la journée : superbe fest  mega bien organisé, super site. Des retrouvailles réussies avec le heavy er tout pleins de copains pour les fêter.

Pour le bilan musical, grosse découverte avec LORD GALLERY, un groupe à suivre vraiment avec un gros potentiel (interview à venir !). Très bonne découverte en live de CRAZY HAMMER (interview à venir également), confirmation de tout le bien que je pense de HERZEL et j’ai adoré les revoir en live. Agréablement surpris par HURLEMENT et en revanche, grosse déception en ce qui concerne le show d’ADX. Bien-sûr, mais est-il nécessaire de le dire, mon grand gagnant de la journée est… TENTATION qui nous a délivré une grosse prestation et des putains de titres brûlots en live !!!

P.S. : un énorme merci aux deux Guillaume, à Laurent et à Pat ainsi qu’à toute l’équipe de Pyrenean Metal pour avoir réussi à nous faire cette date du PWOA version French Metal Attack malgré le contexte.

Long live Rock’n’Roll les copains ! Putain, j’en ai les larmes aux yeux !

LORD GALLERY – PWOA 2021

SHAKRA : Live Report @ Festiverbant – Compesières Genève (CH) – 28 août 2021

Report by Seb 747*

Chouette, les concerts reprennent ! Cependant, pour l’hexagone, il va falloir patienter encore un peu. Dû moins dans ma région, vu que le rédac chef, lui, est parti voir Carducci chez les Drômois. Pour moi, ce sera rendez-vous chez nos copains helvétiques où les bernois de SHAKRA sont au Festiverbant.

Un peu de carburant dans l’estomac vorace de mon « char » (comme disent les Québécois) et zou, direction La Croix de Rozon, là où se tient normalement le festival. Sauf que ce n’est plus exactement là qu’il se déroule ! Le site a déménagé quelques kilomètres plus loin à Compesières. Pas si simple à trouver d’autant plus que mon GPS a décidé de faire la gueule. Mais bon, un peu de jugeote et me voilà arrivé.

Le parking est beaucoup plus grand qu’auparavant et le changement de décor est non négligeable. Désormais, il y a aussi une petite participation financière. Voilà les derniers changements par rapport aux années précédentes. Ah oui, j’allais oublier, un petit pass sanitaire de rigueur (Scan du QR code et Carte d’Identité obligatoire ; c’est qu’on ne rigole pas avec la santé en Suisse) qui permet de rentrer sur le site sans masque, ni distanciation sociale. Ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Avec tout ça, j’arrive un peu tard pour TOXIC GAZOLINE, le premier groupe, que j’ai déjà vu il y a quelques années (les fidèles de W.T.R. s’en souviennent). Je n’en vois du coup que les deux derniers titres. Bah, qu’à cela ne tienne, je les verrai le 18 septembre à Arare…. à moins que je puisse aller à Guitare en Scène où le samedi un GES All star bands du feu de Dieu est annoncé. On verra bien.

Le vent qui s’était levé ce matin a pris de la rigueur et rester devant la scène à attendre les Bernois, devient compliqué. Du coup, je me réfugie à l’abri et vais taper la discute avec tous les potes qu’on n’a pas revu depuis presque deux ans. Même certains copains venus de Chambéry sont présents. On se rappelle les derniers concerts qu’on n’a pas pu faire à cause d’un certain pangolin et d’une certaine chauve-souris.

Allez, c’est bien beau de discuter, mais les premières notes de SHAKRA résonnent et il est temps d’aller revoir la scène. Le vent froid est toujours là ; à croire qu’il ne veut pas qu’on assiste au show de nos copains Bernois. Il faut dire que 14 degrés fin août, c’est un peu inhabituel. Mais bon, on est tellement en manque de concerts que ce n’est pas un petit vent qui va nous empêcher de headbanguer à nous dessouder la nuque.

La foule nombreuse s’est amassée devant la scène, mais l’avantage des concerts en Suisse, c’est qu’on peut se frayer facilement un chemin devant les planches sans avoir besoin de jouer des coudes. A noter que la scène est beaucoup plus petite que celle du site précédent, mais plus profonde aussi. Ce sera plus simple pour les photos, sauf que les lights sont essentiellement rouges, ce qui ne facilite guère le boulot. Bah, on fera avec !

SHAKRA attaque sur les chapeaux de roues. Sourire aux lèvres. On sent le groupe super heureux d’être là et prêt à en découdre. MARK FOX, marcel noir sur le dos (avec le froid qui pique bien, je sais pas comment il fait), laisse apparaître ses beaux pectoraux (dixit une copine à côté de moi). Il est aux taquets et enchaîne trois titres avec ses partenaires sans prendre la parole. Il faut dire que le vent qui souffle toujours aussi fort ne réchauffe pas la scène bien ouverte sur l’extérieur.

Le brun ténébreux et discret, THOM BLUNIER, soliste dantesque qui, avec son comparse aux cheveux blonds, THOMAS MUSTER, tient une rythmique d’enfer, semble bien avoir aussi froid que le public en ce début de set. Il souffle régulièrement sur ses doigts. Ce n’est pourtant pas ce qui l’empêche, avec son complice de toujours, de tenir le groupe à bout de bras, tandis que DOMINIK PFISTER, le bassiste, et ROGER TANNER derrière ses fûts font rythmer un public toujours aussi nombreux.

MARK qui s’exprime dans un français impeccable, même si, comme il nous le dit d’entrée : « Ce n’est pas ma langue naturelle », chante toujours aussi bien. Il n’a rien perdu de sa superbe et est toujours aussi charismatique. Il harangue les spectateurs, joue avec ses comparses et fait chanter plusieurs fois le public, avec toujours ce sourire qui ne quitte pas son visage.

« On va vous jouer un nouveau morceau qu’on a encore jamais joué en Suisse. Enfin, en Suisse Romande ! » corrige MARK, en rigolant. Et c’est « Break the ice », un titre du dernier album qui sort des enceintes. Le son est fort et la batterie de ROGER est bien mise en avant. Cependant, les guitares ne sont pas en retrait et se font bien entendre dans le mix. Le public est en osmose avec nos copains Bernois et s’éclate à fond. « C’est fou ce que ça fait du bien d’entendre un gros son », me dit un pote à côté de moi. Je suis entièrement d’accord avec lui, et à constater le regard du public j’ai bien l’impression que je ne suis pas le seul. D’ailleurs, les copains à côté de moi sautent dans tous les sens, au grand détriment de nos copains Suisses qui se demandent bien qui sont ses huluberlus. Encore des Français qui font n’importe quoi ! Lol.

Tous les titres les plus emblématiques sont joués ce soir. De « High Noon » à « Medicine Man », en passant par « Raise Your Hands » et l’incontournable « Hello ». Sans oublier les nouveaux titres de leur excellent dernier album sorti l’an passé, « Mad World ». En bref, nous sommes gâtés ce soir !! D’autant plus que SHAKRA joue pendant deux heures ! De quoi satisfaire tous les fans que nous sommes. Le vent froid ne semble plus avoir d’effets sur les musiciens ni sur le public. On aurait presque chaud devant les crash barrières tellement on hurle à se casser les cordes vocales sur les refrains fédérateurs des Bernois. C’est l’éclate totale !

Un petit rappel plus tard et les musiciens quittent la scène après le salut de rigueur. A voir le sourire qui se lit sur tous les visages, le groupe a réussi son retour en Suisse Romande. Va-t-il pousser à la porte un de ses compatriotes commençant par un G ? La question reste en suspens, mais ce qui est sûr, c’est qu’il s’est réinstallé dans le cœur des Genevois.

Pour moi, le vent de tout à l’heure qui ne cesse de souffler va faire son grand retour à travers mes os. Du coup, je ne vais pas assister au show de FUZZTOP, même si, à entendre les premières notes de « Under pressure », ça a l’air très bien fait. Je vais rentrer tranquillement dans mes pénates tout en écoutant encore une fois le « Mad World » de Shakra.

Vivement l’année prochaine, dans de meilleures conditions j’espère, pour une nouvelle édition du Festiverbant !!!

SPIT RECKLESS @ Radar festival 2018

Report by SEB 747

C’est le deuxième jour du Radar Fest et, après une super soirée la veille, je ne sais toujours pas si je me décide à bouger ou pas. Le matin même, ma femme me demande de faire une journée shopping. Je lui suggère : « Pourquoi pas à Genève ? Nous pourrions finir la soirée à la Villa Tachinni, pour voir le deuxième jour du festival ? » Et du coup, me voilà parti pour assister au deuxième jour du Radar. J’ai une femme au top !

Comment ça, c’est de la manipulation ? Même pas vrai ! Bon d’accord, un petit peu. Mais que ne ferais-je pas pour assister à un concert. Et puis, non seulement c’est gratuit, mais il y a aussi des groupes de qualité. Le problème, quand je suis en famille, c’est que souvent, j’arrive à la bourre.

VITAL BREATH @ Radar festival 2018

Du coup, le syndrome Ti-Rickou me rattrape, et je suis en retard pour assister au show complet de VITAL BREATH. Le temps qu’une place se libère à quasiment cent mètres de la Villa et qu’on nous mette un joli bracelet jaune fluo pour rentrer, les lyonnais en sont déjà à la fin de leur set ! Enfin pas totalement puisqu’il leur reste trois à quatre morceaux à jouer.

En tout cas, sur ce que j’entends, ils me font forte impression. Leur rock metal alternatif est séduisant. Beaucoup plus que ce que je n’avais vu au Metal Grésifest en 2016. Il faudra que je les revoie un jour, pour me faire une meilleure idée.

RASH @ Radar festival 2018

Le G.O. du Radar, prend la parole pour nous annoncer le prochain groupe.
« C’est un nouveau groupe » nous dit-il. « C’est des p’tits jeunes qui font des reprises de RASH PANZER »… Ah merde ! Un tribute band ! Je ne vais pas pouvoir chroniquer, moi !
Meuh non, c’était une blague ! En fait c’est le groupe mais ils ont raccourci le nom. Du coup, ils ne s’appellent plus RASH PANZER mais RASH. Ouf, j’ai eu peur !

Dans la bio du Radar, il était dit : « Nul besoin de les présenter, qui ne connaît pas le power rock band légendaire du bout du lac… »… Euh… ben moi, je connaissais, mais juste de nom. J’en avais entendu parler depuis pas mal d’années mais je n’avais jamais eu l’occasion d’écouter ce qu’ils faisaient. Pourtant, depuis 1979, date de leur création, dans un train de banlieue, j’aurais dû les voir en live ! 

Alors, pour moi, c’est une découverte. Et quelle découverte ! Je n’en crois pas mes oreilles. Moi qui, d’après le nom, m’attendais à un truc bourrin au possible (je vous rappelle que je n’avais jamais vu ni entendu le groupe – mauvaises langues !), j’en tombe des nues. C’est super bon, mélodique à souhaits, entraînant. Ma tête fait des mouvements de bas en haut, mes pieds tapent le sol sans que je puisse les contrôler, c’est totalement dément !!

Les morceaux parfois politiques “Uncle Sam Is Gone”, ou simplement parlant rien qu’au titre “Naughty Woman”, contribuent à faire remuer un Radar en pleine forme. Le son est aux petits oignons et cela rend bien dans le pit. Le public est tout acquis à la cause du parolier JAY GUERTCHAKOFF. Il faut expliquer que, même s’il est moins démonstratif que certains frontmen, il n’en est pas moins un excellent chanteur. J’adore le groove qui sort de sa voix rocailleuse.

RASH @ Radar festival 2018

Les riffs de JEROME PANIGONI et PASCAL TOSO à la guitare, sont hyper cools. La rythmique tenue par STEPHANE GAILLARD à la batterie et FRED GERNONIMO à la basse porte l’ensemble des autres musiciens. En bref, j’aime bien ce qu’ils font.

Tous les titres font mouche. “No Pain No Game”, un nouveau titre, je crois, “Heavy Leaders” et son refrain qui te trotte dans la tête une fois qu’il est terminé, ou “The Last Ride” et son énorme solo de guitare. J’en aurais bien repris un peu mais ils doivent laisser la place aux autres groupes de ce soir. Ils finissent donc par “Dance to Death”, un excellent morceau de leur dernier album en date.

Il est temps pour moi de passer au stand rafraîchissements… Ou pas, vu que je découvre que deux de mes copains de HEADLESS CROWN (Steph et Manu) sont là. Ils sont venus voir le groupe vedette de ce soir parce qu’il comporte en son sein le frère de leur nouveau batteur. Et nous voilà en pleine discussion sur leur prestation de la veille et sur leur future tournée dans les pays de l’Est. Mais ceci est une autre histoire.

RANDOM.PLAY @ Radar festival 2018

C’est au tour de RANDOM PLAY de monter sur les planches. L’an passé, je m’étais promis d’aller les revoir, étant donné que ce que j’en avais aperçu m’avait séduit. Je me place donc idéalement devant la scène, pour ne pas en rater une minute. Tiens, c’est bizarre, je ne reconnais pas la chanteuse. ISA est partie dans d’autres contrées et c’est JESS qui reprend le flambeau ? D’accord, je comprends mieux. Lol.

La première chose qui frappe par rapport à l’an passé, c’est le changement de look. JESS, la nouvelle frontwoman à un look dantesque, avec un petit côté gothique qui sert parfaitement la musique de RANDOM PLAY. Ce n’est pas Mr BONES, la mascotte du groupe, qui trône en laisse devant la batterie, qui dira le contraire ! Vous me direz aussi qu’il est compliqué pour un chien, d’autant plus squelettique, de parler.

L’attitude scénique de JESS est séductrice et sa bonne humeur fait plaisir à voir. C’est une sacrée chanteuse qui a une belle voix chaude et harmonieuse, ne partant pas dans le lyrique. Et c’est tant mieux pour moi, étant donné que je ne suis guère friand de ce genre de timbre haut perché.

Musicalement, RANDOM PLAY distille un rock puissant, original et mélodique. La section rythmique étonnante est toujours composée de DENIS, le frappeur déjanté, à la batterie et de BLAISE, aussi massif que le son qu’il tire de son instrument, à la basse. Les riffs c’est JEAN-LOUIS qui continue à s’en charger. En bref, rien de nouveau sous le soleil…  sauf la nouvelle chanteuse, évidemment.

RANDOM.PLAY @ Radar festival 2018

J’aime bien leurs compositions assez originales et sympathiques et leur univers intéressant. Le pied de micro de JESS (une épée avec un crâne à sa base) est super cool et donne un petit côté sombre au groupe. En plus, Mr BONES à un copain maintenant (même si ce n’est qu’une tête). Lol.

Le charisme de JESS remue encore une fois le Radar festival. Les spectateurs sont tout ouïes devant sa prestation. Les morceaux sont super bien faits et coulent de source. Le titre “Beer and Tears” fait plaisir aux leveurs de coudes et, pendant “Gone Wild”, STEPHANE sort un os de mammouth et frappe ses fûts comme un damné, avant d’être rejoint par JESS qui s’y met aussi. C’est étonnant et marrant à la fois. Nous passons un super moment, avec un son toujours aux petits oignons. Les titres passent à une vitesse folle et le show s’achève sur le titre “One way to Hell”.

SPIT RECKLESS @ Radar festival 2018

Bon, c’est bien beau tout ça, mais il faut faire place au groupe vedette de la soirée : SPIT RECKLESS. Comme je ne connais le groupe ni d’Eve, ni d’Adam, je me renseigne auprès de mes copains. Ils me disent que c’est un groupe de rock tout récent formé à Genève en 2015. Il paraîtrait que c’est l’un des nouveaux groupes suisses à suivre.

Tiens ? C’est bizarre. Le devant de la scène s’est rempli de copines, qui jusqu’à présent, étaient plutôt en retrait. Dès l’arrivée des musiciens, je comprends mieux. Ils sont jeunes (à part peut-être le bassiste) et beaux gosses !

Les premiers accords de “Easy come easy go” joués, je me rends compte que ce n’est pas ma came. Mais alors pas du tout. C’est tout ce que je n’aime pas dans le rock moderne… Et en même temps, en voyant le nombre de musiciens des groupes précédents devant les planches, je me dis que cela doit être pas mal.

SPIT RECKLESS @ Radar festival 2018

Alors, je tends une oreille, puis l’autre. Et dès le troisième titre “Say”, je ne peux plus me décrocher du devant de la scène ! Non pas que je ne puisse pas me retirer, mais il m’est impossible de résister à ces hits. Tous ces morceaux sont des tubes en puissance ! “Miracle” et son côté bluesy, les balades “Bloodstain” et “Cryin For The First Time” qui te prennent aux tripes, “You make me happy” l’incontournable hit qui ce soir va retourner la Villa, tous sont aussi excellents les uns que les autres !!

Du coup, je deviens complètement accro et, apparemment, je ne suis pas le seul ! Le nombre de spectateurs devant la scène a considérablement augmenté. Les fans sont aux taquets ! Ils reprennent en cœur tous les morceaux.

RUFIN, le second guitariste, est un riffeur de première et arpente la scène de long en large. La section rythmique n’est pas en reste, GIBS à la basse, et VG, le batteur, sont super carrés. Cela renforce la dynamique du groupe.

SPIT RECKLESS @ Radar festival 2018

SPIT RECKLESS vient de sortir leur premier album “Heat Maker” cette année et ils n’en ont quasiment plus à vendre. C’est dire l’engouement de la Suisse envers ce jeune groupe ! La bonne humeur de WALL, le guitariste chanteur à la voix sensible et écorchée et celle de ses musiciens est telle qu’on ne peut qu’accrocher. Leur plaisir de parcourir la scène, de remuer le public totalement acquis à sa cause, voilà ce qui fait qu’un groupe, au-delà de sa musique, fédère un public.

WALL n’est pas seulement guitariste, il est aussi harmoniciste. Et lorsqu’il pose sa guitare, pour prendre le micro et se diriger vers le public. Les copines sont aux anges.

La musique de SPIT RECKLESS se définit par des chansons hyper efficaces aux refrains mémorables dès la première écoute. Ces mélodies ne vous quittent plus. Ces hits rentrent dans votre crâne et poussent vers la sortie tous ceux que vous connaissiez pour prendre leur place, c’est phénoménal ! Ce groupe casse tout simplement la baraque.
Le combo délivre des précieuses pépites et n’offre aucun répit à un public conquis.

Moi qui n’aimais pas trop le style au début, j’avoue m’être fait entraîné sans pouvoir m’en sortir. J’ai adoré ! C’est tellement bien fait que tous leurs morceaux feraient un carton sur les radios. Bon, évidemment, il ne faut pas rêver, c’est beaucoup trop hard pour lesdites radios !! Et un peut-être un peu trop pop pour les métalleux aussi, il faut bien l‘avouer. En bref, ils sont entre deux eaux puisque leur univers est orné de blues, de hard, de pop et de punk. Mais cette formation a un potentiel énorme et des atouts puissants.

Nous avons même droit à un inédit du nom de “Growin Up”. Ce titre, est un nouveau tube en puissance. Le son en jette toujours autant et les morceaux sont frappants de mélodie pour s’incruster au plus profond de notre cortex cérébral. “Rock’n’roller coster” et “Last Action Hero”,  sonnent le glas des spectateurs qui en veulent encore. Du coup, le groupe, histoire d’achever son public, reprend son hymne “You Make Me Happy”. La foule n’est plus en délire, elle est incontrôlable ! Les copines, et les copains, deviennent fous, voire hystériques ! On se croirait à un concert de K POP ! C’est de la folie !

SPIT RECKLESS @ Radar festival 2018

Cette fois-ci, il est l’heure pour SPIT RECKLESS de rendre les armes. Mais pas sans un dernier morceau. Et c’est sur une cover de NEIL YOUNG, “Cryin in a free world”, qui verra des membres de RANDOM PLAY investir la scène pour chanter le refrain en cœurs, que se termine ce set.

Lorsque le groupe termine son show, je regarde autour de moi et je contemple les bouches bées de mon entourage et du public. Tout le monde a l’air d’avoir été conquis par cet excellent groupe qui possède un sens de la mélodie impressionnant. Les musiciens ce soir, ont gagné leurs lettres de noblesse. Il est certain que nous en entendrons parler à l’avenir. Du coup, je n’ai qu’une hâte, retourner les voir en concert.

C’est donc sur ce super groupe qui a atomisé la Villa Tachinni, que se termine ce deuxième jour de festival. Vivement l’an prochain avec d’autres protagonistes !

SPIT RECKLESS @ Radar festival 2018

THE ROLLING MUPPETS @ la Fraternelle – Rignieu le Désert (01)

  • Heu chérie, tu as vu, il y a les IGUANES et les ROLLING MUPPETS qui passent dans l’Ain ? 
  • Je croyais que tu ne voulais pas faire de concert ce soir vu que demain tu dois te lever très tôt ?!
  • Oui, mais ça fait longtemps qu’on ne les a pas vu les IGUANES et les ROLLING MUPPETS… Et puis, ce n’est pas trop loin… Et si on y va, promis, on ne rentre pas tard…

Bon, voilà comment je me retrouve dans la campagne pour une soirée punk rock.

Sur l’affiche, en plus des deux groupes déjà cités, il y a deux autres groupes – SKINK et PADGEKO – mais comme je galère pour me garer, je n’arrive malheureusement qu’à la toute fin du deuxième groupe. En tout cas, mon timing est parfait pour ne pas louper le début des IGUANES. J’avais découvert ce groupe il y trois ans pour la Fête de la Musique aux Arts dans l’R et j’avais pris une bonne baffe donc je suis méga content de les retrouver. 

LES IGUANES @ la Fraternelle – Rignieu le Désert (01)

Allez, les IGUANES sur scène, c’est franchement du délire ! Le chanteur est en kilt avec des grosses bottes de moto et c’est un vrai fou furieux. Il est toujours en train de délirer. Il faut dire que leurs textes, eh ben c’est ça, du gros délire, du punk-rock sans prétention, sans prise de tête mais qui fonctionne terrible.

Les autres IGUANES ne sont bien-sûr pas en reste. On est dans une ambiance très festive. Le public très nombreux est raccord avec le groupe mais ça reste vivable dans la salle. Pas trop de pogos de fous furieux. L’ambiance est vraiment bonne et amicale.

Moi, je craque sur deux ou trois morceaux que j’adore, d’autant plus que là, les IGUANES sont déchaînés. J’aime bien le punk quand c’est fait comme ça ! On n’est pas trop loin des SHERIFF avec des textes qui te font bien rigoler. 

Bon, la fin du set est un peu plus agitée dans le public, il faut faire attention à ne pas prendre de douche au houblon donc je vais regarder la fin d’un peu plus loin. 

Allez, pause. J’ai le temps de reprendre mes esprits dans la zone extérieure qui, c’est incroyable, est encore plus blindée que la salle. Ca laisse rêveur de voir le nombre de personnes présentes ce soir. A vu de nez, je dirais qu’on est bien 400. Je me dis que si tout le monde veut rentrer dans la salle pour les ROLLING MUPPETS, ça va être chaud quand même. Perso, je ne sais pas où ils vont se mettre ! Allez, en attendant je ne vais pas attendre et payer pour savoir ; je vais me positionner devant, lol !

THE ROLLING MUPPETS @ la Fraternelle – Rignieu le Désert (01)

Et dans la famille fous furieux, je voudrais les ROLLINGS MUPPETS ! Fans d’ULTRA VOMIT, d’OPIUM DU PEUPLE et consorts, bienvenue ! Les ROLLING MUPPETS c’est dans le même esprit, du punk-rock déjanté, des paroles délires, un état d’esprit mega festif.

Musicalement on est dans du punk rock hard avec une chanteuse et un chanteur. Visuellement, la famille Pierrafeu version punk débarque avec des massues en plastique que les membres du groupe se font un plaisir de balancer dans le public. Mais ledit public, au lieu de les garder et de se taper dessus avec, les renvoie sur la scène et seuls quelques gamins les gardent… Bref, on joue à ça jusqu’à ce que la chanteuse se voit dans l’obligation d’expliquer que que les massues ne sont pas consignées et que c’est cadeau.

Bref, on est presque dans un cartoon vivant qui accompagne des textes pas piqués des hannetons.

THE ROLLING MUPPETS @ la Fraternelle – Rignieu le Désert (01)

A un moment, la chanteuse prévient que s’il y a des enfants dans la salle, ça va être coton pour les parents de leur expliquer les paroles de la prochaine chanson. Mais promis, nous dit-elle, c’est la seule… Les enfants de toute façon ne vont pas chercher à comprendre, ils voient des adultes faire les clowns sur scène et ça leur va bien. Les ROLLING MUPPETS franchissent même les barrières de l’âge.

Bien-sûr, le public – à forte majorité punk – s’éclate un maximum et moi je trouve ça toujours aussi rafraîchissant.

Bon, l’heure tourne, il ne faut pas déconner, j’ai promis de ne pas rentrer trop tard. Je pars donc à regrets avant la fin du show. En tout cas, je suis super content de ne pas avoir loupé cette soirée ! 

THE ROLLING MUPPETS @ la Fraternelle – Rignieu le Désert (01)

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