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DAYLY ROCK FEST 2024 : Live Report @ l’Alhambra de Genève (CH) – Samedi 20 janvier 2024

2023 vient à peine de finir que 2024 pointe déjà son nez pour une nouvelle année. Et qui dit nouvelle année, dit nouveau concert et premier festival. C’est mon copain de toujours Steve*74 qui m’avait parlé de ce festival en soutien au magazine Daily Rock. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un magazine gratuit, 100% indépendant et musical, parlant de rock au sens large du thème. Une figure marquante dans le milieu culturel de la Suisse Romande. D’ailleurs, lorsque nous faisons des concerts en Romandie, c’est souvent qu’à la fin nous prenons plaisir à récupérer le magazine pour le lire à la maison… Enfin, lorsqu’il en reste encore.

Donc, direction l’Alhambra de Genève, une salle en plein centre-ville où nous n’avons encore jamais posé nos guêtres et où le festival doit se dérouler. Dehors, il fait un froid de canard, mais ce n’est pas ce qui nous empêche de prendre la route. Nous partons à trois avec un copain venu des Bauges pour assister à ce festival qui s’annonce sous de beaux auspices. En effet, l’affiche est entièrement helvétique et fait la part belle à un certain groupe australien bien connu avec deux groupes fortement influencés par ce dernier. La route se passe sans vraiment de soucis, sauf que notre chauffeur n’a pas la vignette (n’allant pas souvent en Suisse), il nous faut donc traverser Genève et donc, rajouter du temps. Tiens, un panneau routier nous indique qu’une manifestation a lieu ce jour et que la circulation en centre-ville est perturbée. Une petite inquiétude vient me tarauder l’esprit, mais heureusement pour nous, le GPS vivant qu’est mon copain Steve*74 nous trouve un endroit facile où se garer à cinq minutes à pied. Quand la température extérieure est négative, cinq minutes ce n’est pas si mal !

Une fois arrivés, nous découvrons la fameuse salle de l’Alhambra, avec sa superbe devanture. Construite entre 1918 et 1920, c’est un élément significatif du patrimoine architectural genevois. Le temps de récupérer les accréditations, et nous voilà dans la salle. Il y a une tombola, au prix de 6,66 CHF le ticket. Le gros lot, c’est deux guitares (une acoustique et une électrique) et une cymbale dédicacée par le batteur de STORACE.

Annoncés pour 19h30, ce sont les RASH PANZER qui doivent commencer les hostilités. Vous ne connaissez pas le Power Rock band légendaire du bout du lac helvétique ? Honte à vous ! Nan, je rigole, tout le monde ne peut pas être omniscient. Mdr. Si vous suivez le webzine, vous savez que ce n’est pas la première fois que nous voyons le groupe. C’était il y a déjà 6 ans et, à l’époque, nous avions beaucoup apprécié. Depuis, ils ont sorti l’album “Libération” en 2022, album que j’ai souvent écouté. Leurs références musicales allant de Van Halen, AC/DC, Aerosmith, à Motörhead, Ramones, je suis forcément fan !

Je papote un peu avec un copain venu aider pour le festival et me rends compte que les portes viennent de se fermer. Mince ! Je vais rater le début, moi ! Je le retrouverai plus tard pour finir la conversation et rentre vite vers la scène. Dès mes premiers pas, j’ai l’impression d’être au Brise-glace d’Annecy. La configuration de l’Alhambra m’y faisant un peu penser avec sa fosse et ses sièges en pente. J’arrive en plein “Born to Rock ‘n’ Roll”, un titre totalement inédit très séduisant des Genevois de RASH PANZER.

“Bonsoir, merci d’être là !”, nous dit J. JAY GUERTCHAKOFF, le vocaliste, à la fin du morceau. “On va vous jouer encore 2, 3 titres et 2 inédits qu’on vient d’enregistrer très récemment.”. Et ça enchaîne titres sur titres avec ses mélodies pêchues, mordantes et entraînantes. “Shiny Eyes”, un morceau puissant de « Libération » me déboite la nuque. “Ça va ? Y en a qui n’ont pas été pris dans les bouchons ? C’était un peu le bazar.”, nous dit J. JAY au fur et à mesure que le public afflue dans l’Alhambra. Du coup, je suis content que nous n’ayons pas eu à rentrer en plein centre. On a eu du bol sur ce coup-là.

Avant d’entamer “Liberation”, le titre éponyme de leur dernier album – dont le nom a été trouvé par le batteur – J. JAY nous présente ses musiciens : RENATO DI PAOLO, le bassiste, RENATO DANI, le guitariste, et le batteur THIERRY WETZEL (BACKWATER). « Libération », c’est un condensé d’énergie, qui sonne certes un peu daté mais c’est tout ce qu’on aime. Et on accélère avec “King of the road”, un nouvel excellent titre inédit. J’ai hâte de jeter une oreille sur leur futur album. Faudra juste penser à le récupérer après le set. Lol !

Ils enchaînent avec des titres aux refrains accrocheurs qui suscitent l’envie de suivre le chanteur, de lever les mains en l’air.

Et c’est déjà la fin du set. Je n’ai rien vu passer, moi. J’en aurais bien repris un peu. Le son était au top et les lights superbes. Il y en a juste un qui s’est amusé avec la machine à Fog, mais à part ça et un superbe backdrop qui aurait mérité plus de clarté, c’était une bonne entame de festival. Une fois fini, je retrouve quelques copains que je n’ai pas vus depuis l’an passé et qui sont venus soutenir le magazine. Il y a même le batteur de SPIT RECKLESS, groupe  que nous avons prévus d’aller voir la semaine prochaine.

BACK ‘N’ BLACK, le second groupe de la soirée, est un tribute à AC/DC entièrement féminin, ou presque, puisqu’un batteur officie derrière les fûts. Normalement, chez W.T.R., la politique de la maison veut qu’on ne s’intéresse qu’aux groupes de composition. Cependant, comment faire l’impasse sur cet excellent groupe ? Les filles envoient du bois du premier titre “Kicked In The Teeth” au dernier morceau “Let There Be Rock”. C’est certes, un tribute band, mais certainement l’un des meilleurs existant actuellement.

D’ailleurs, le public ne s’y est pas trompé, et a soutenu activement le groupe. Il y avait encore plus de monde devant la scène que lors de RASH PANZER. Les classiques ont été revisités – et bien revisités –  à la sauce helvétique. De “Riff Raff” à “Shoot to Thrill”, en passant par “Back in Black” et “Hell’s Bells” en hommage à Malcolm Young, le sang a coulé sur “If You Want Blood”, l’impeccable “Thunderstruck” a démonté l’Alhambra, “TNT” a fini de l’achever. En bref, impossible de ne pas s’inquiéter pour le groupe suivant tellement les filles ont assuré.

Après un petit interlude, le temps de boire un coup, il est temps pour STORACE, le groupe vedette de ce soir, de commencer. STORACE, ce nom ne vous dit rien ? C’est un peu normal, si vous n’êtes pas nés il y a quarante ans ! En revanche, peut-être que si je vous parle de KROKUS, ce nom va vous titiller un peu plus l’oreille. Eh bien STORACE, c’est le nom du chanteur MARC STORACE et ancien chanteur de cette légende helvétique. Lorsqu’en 202,1 le groupe a décidé de s’arrêter, notre ami, lui, n’a pas voulu en rester là et a sorti un album sous son propre nom. Il tourne donc avec d’anciens membres de KROKUS, histoire de continuer d’honorer la mémoire de ce groupe et de défendre son album.

A 22h20, soit 10 minutes avant le running order annoncé, les lumières diminuent d’intensité  et quatre musiciens montent surscène dans la pénombre : TURI WICKI, le guitariste soliste sur la droite, EMI « BASSBABE » MEYER, la bassiste au milieu, DOM FAVEZ – ancien guitariste rythmique de KROKUS de 2003 à 2007 – sur la gauche et PAT AEBY, lui aussi ancien de KROKUS de 2003 à 2006 derrière ses fûts. La première chose que je remarque, c’est le superbe dessin sur la grosse caisse de ce dernier. Dommage que le backdrop ne soit pas le même. Mais on ne peut pas tout avoir.

DOM, super à l’aise sur scène, va d’entrée de set sur le devant des planches, puis on entend MARC qui déboule tel un taureau furieux, au milieu de la scène en entamant “Live and Let Live”. Dès le premier titre, l’ambiance est tout de suite de mise. C’est un titre du premier album solo de MARC STORACE. Il est suivi de “High on love”, un autre morceau de cet album. EMI n’est pas en reste, elle arpente la scène de long en large faisant vrombir sa basse dans l’Alhambra, pendant que TURI se consacre sur ses solos.

“Midnite maniac”, le premier titre de KROKUS interprété ce soir, envoie carrément du lourd. Les lumières se sont faites plus claires, même si une dominance de rouge persiste. La machine à fog, elle, continue de s’exciter. Le son est ultra-puissant et par moments un peu trop, ce qui a, d’après moi, tendance à gâcher la musique.

Les brûlots s’écoulent les uns derrière les autres, “Telephone man”, un titre de EAZY MONE, groupe que MARC a fondé après la fin de TEA, envoie du bois en pleine face pendant que TURI vient prendre les devants. La ballade “Lady of the Night” voit MARC et les musiciens s’éclipser le temps de changer d’instruments et laisser des bandes-son tourner, laissant la scène complètement vide… Personnellement, je ne pense pas que ce soit judicieux car ça casse un peu l’ambiance, mais bon… Les musiciens reprennent le devant de la scène alors que MARC est toujours absent. Il revient sur scène pour finir le morceau avec cette voix éraillée qui n’est pas sans rappeler un certain BRIAN J.

Le chanteur présente ses musiciens et attaque à plein gaz “No place to hide”, un morceau de son récent album puis, c’est le premier cover de la soirée, “American Woman” de THE GUESS WHO, le groupe de RANDY BACHMAN, revisité façon STORACE évidemment !  

“Hellraiser”, un nouveau titre de KROKUS démonte tout sur son passage et fait revivre une époque révolue au public. “Are you awake ?”, demande MARC au public. Evidemment que nous sommes réveillés ! “Do you want to stay awake all the Fucking Night ?”, redemande le chanteur vindicatif. Le public se manifeste joyeusement, et le groupe lance “Stayed Awake All Night”, un cover de RANDY BACHMAN (BACHMAN TURNER OVERDRIVE), que le chanteur doit bien apprécier apparemment, et qui fait bien bouger le public.

MARC disparaît une nouvelle fois laissant EMI et PAT seuls sur scène pour un petit solo basse/batterie pas dégueu. Ils sont rejoints par TURI sous les cris d’un MARC toujours en planque. DOM les rejoint puis MARC, qui finit le morceau dans un style très LED ZEPPELIN. Et voilà, une fois de plus, deux titres de KROKUS qui se jouent coup sur coup avec “To the Top” et “Screaming in the Night”, un super morceau très années 80 et son entêtant refrain “What is wrong, what is right, screaming in the night, running for my life, I die for you”, qui, une fois de plus, est interprété avec passion… Même si, personnellement, je trouve ce dernier morceau un peu long.

Et on repart avec “Carry the Burden”, un autre morceau de STORACE suivi par un nouveau KROKUS : « Rock ‘n’ Roll Tonight”, un hymne fédérateur qui fait vibrer les spectateurs. Tellement fédérateur que MARC décide de les faire chanter. “Are you ready ?”, demande-t-il avant d’entamer les classiques “Oh oh oh oh” et c’est la fin du show.

Alors que la fin était prévue pour 23h30, parce qu’en Suisse, l’heure c’est l’heure, STORACE revient à la demande du public, pour finir sur deux brûlots absolument géniaux. MARC porte maintenant une veste à patchs et il est remonté comme un coucou. Suisse, of course ! On retrouve le chanteur en pleine forme avec “Hoodoo woman”, un nouveau morceau de KROKUS qui fait vibrer la salle avec, encore une fois, un refrain imparable.

MARC nous remercie, dans un Français très correct et entame le dernier titre “Love over Money”, un titre de STORACE qui a des faux airs de KROKUS. Même si certains morceaux m’ont paru un peu longs et même si certaines actions dans le set m’ont un peu perturbé, le show était impeccable et interprété de façon sincère. Et surtout, à son âge – MARC a fêté ses 72 ans en octobre dernier – le chanteur n’a rien perdu de sa voix.

Un petit bilan s’impose : RASH PANZER, est toujours aussi bon, BACK ‘N’ BLACK a tout déchiré et j’aimerais vraiment qu’un jour le groupe se lance dans la compo, même si leurs reprises sont vraiment réinterprétées à leur sauce. STORACE, malgré la longueur plus ou moins inutile, selon moi, de certains titres est musicalement dément. En bref, un super festival à renouveler pour plus de concerts en Romandie !

Un grand merci à David du Daily Rock pour cette invitation.

TENTATION + MEUTRIERES + CABARET FANTOME + CRAZY NIGHT KILLERS : Live Report @ le Rock’n’Eat Live de Lyon (Rhône) – Samedi 09 décembre 2023

Ce samedi 9 décembre, je suis de retour à Lyon pour une journée shopping en famille et, le hasard faisant bien les choses, un concert a lieu le soir même au Rock ‘n’ Eat. Comment ça,  ce n’est pas un hasard que le jour où je décide de faire un tour sur Lyon, un concert ait lieu ? Meuh non, je t’assure chérie, je ne l’ai pas fait exprès ! Mdr.

C’est donc après une après-midi éreintante, que je me rends au Rock ‘n’ Eat, en pleine Fête des Lumières. Avouez qu’il y mieux pour se rendre à un concert, mais même pas peur, j’y vais quand même ! Comme je suis déjà sur Lyon, je pense que je n’aurais pas de mal à trouver de la place pour me garer. Grosse erreur, évidemment. Heureusement que la journée shopping n’a pas duré plus longtemps. C’est donc après plus de vingt minutes de galère que je réussis enfin à me garer pas trop loin. Une fois descendu dans l’antre du Rock ‘n’ Eat, je fais découvrir les coursives de la salle et son originalité à mes zamours.

CRAZY NIGHT KILLERS

Les CRAZY NIGHT KILLERS, venus du Jura, sont le premier groupe à arpenter la scène. Ils font du Heavy Metal des années 80 avec du chant en Français. Avec un look typique des premières années de notre musique préférée et dans le style des premiers albums de SORTILEGE.

La musique est très bonne, avec une petite voix de fausset qui détonne un peu. J’aperçois même deux membres d’ANIMALIZE qui, venus en voisins, s’éclatent à fond. J’aime bien, même si tout cela me parait un peu jeune. Avec 6 titres interprétés ce soir, le groupe a bien chauffé la salle. J’irais bien les revoir dans quelques années lorsque la maturité sera au rendez-vous.

CABARET FANTOME

Une petite pause hydratation s’impose, puis c’est au tour du second groupe CABARET FANTOME de prendre d’assaut les planches. Changement de registre pour le second groupe. Beaucoup plus calme que CRAZY NIGHT KILLERS avec un chanteur. Ils pratiquent un genre de Dark Rock légèrement grunge. Le quatuor nous vient de Nantes. Il entame son set avec un chanteur déjà au bord de la scène dès le premier titre.

Cependant, c’est un peu trop mélancolique pour moi et je préfère passer mon tour en attendant la suite. Ce n’est pas vraiment mon style, même si c’est sympathique. Personnellement, je trouve le temps un peu long et je n’ai pas l’impression d’être le seul étant donné le nombre important de spectateurs dans l’arrière-salle. Cependant, il reste une bonne partie des spectateurs à soutenir le groupe. Il est vrai que c’est aussi l’heure pour se restaurer, ceci expliquant peut-être cela.

MEURTRIERES

De plus en plus de monde vient remplir le Rock ‘n’ Eat. Après la pause hydratation, c’est l’heure de la restauration. Du coup, je me mets à faire comme le rédac’ chef, chercher partout un food truck. Heureusement, je n’ai pas à aller bien loin, il y a déjà de quoi manger dans l’enceinte de la salle. Je serais à l’heure et ne risque pas de rater le show de MEURTRIÈRES. Lol.

Tiens d’un coup l’arrière-salle se vide, il est temps d’aller voir ce que les locaux ont dans le ventre. Personnellement, n’ayant jamais eu l’occasion de les voir en live, je n’ai aucune idée de ce que cela peut donner, mais voyant le devant de la scène bondé, je me dis que cela ne peut être que bon.

Et effectivement, je ne me suis pas trompé, dès le premier titre, ça envoie du bois. La chanteuse FIONA prend déjà la scène d’assaut et le public avec. Nous sommes dans du Heavy Metal traditionnel sur une voix aiguë. De suite, l’ambiance dans le public change. Les fans headbanguent de partout. Ils sont à fond ! Il faut dire qu’avec un chant en Français et une chanteuse ultra-motivée, il y a de quoi enthousiasmer un public déjà aux taquets. Les morceaux issus de leur tout premier album sont joués avec frénésie et passent à merveille en live.

A peine ai-je le temps de prendre la température que c’est déjà terminé. Le set est passé à une vitesse ! J’en aurais bien repris une dose, moi ! Une très bonne prestation d’un groupe que j’aurais plaisir à revoir.

TENTATION

Il est bientôt l’heure pour TENTATION de prendre les planches d’assaut mais avant il faut se dégourdir les jambes. Tiens, mais qui voilà ? SHANON DOLLZ des RAKEL TRAXX venus soutenir ses copains de Torreilles ! “On a fait un aller/retour juste pour aller soutenir les copains”, me dira-t’il. Complètement fadas, ces Marseillais !

Euh… C’est moi ou ça commence ? Ah ben, il n’y a plus de places devant la scène, c’est bien ma veine. Lol ! Heureusement, je me débrouille pour être pas trop mal placé. Une première constatation s’impose : TENTATION joue à trois au lieu de quatre suite à l’absence du chanteur habituel pour raisons professionnelles. C’est GUILLAUME « GUIX » PASTOR, le bassiste qui assure le chant lead. LAURENT « LOLE » METIVIER le suit à la batterie et  GUILLAUME DOUSSE prend la guitare comme d’habitude.

Dès le premier titre, je me rends compte que c’est le groupe le plus attendu de la soirée. Les bras sont levés, les Horns Up sont de sortie, le public est à fond. Il reprend en chœur les paroles dès le refrain du deuxième titre. C’est complètement dingue ! L’ambiance est brûlante.

Le bassiste prend la parole pour annoncer l’absence du chanteur principal. “Je vais préciser un truc : normalement pour ceux qui ne nous connaissent pas, on est quatre. Y’a une espèce de truc au milieu, là”, dit-il en mimant avec son bras et son doigt l’emplacement. “Pour des raisons professionnelles, il n’a pas pu être là ce soir. Mais comme pour nous, il était hors de question d’annuler cette date, nous avons travaillé d’arrache-pied pour vous faire un set digne de ce nom !”. Evidemment, c’est une ovation des nombreux fans.

Musicalement, nous sommes, une fois de plus dans du Heavy Metal Français interprété dans la langue de Molière. Je pencherais d’ailleurs pour un style s’approchant d’ADX et de SORTILÈGE (encore une fois). Traditionnel, quoi. GUIX nous annonce qu’il a même un prompteur pour ne pas oublier les paroles. Nous sommes vraiment de retour quarante ans en arrière car c’est un cahier ouvert en grand qui trône devant lui. Les musiciens font preuve d’humour et ne se prennent pas au sérieux, même si leur musique, elle, l’est.

Personnellement, je suis agréablement surpris par la voix de GUILLAUME. Et dire qu’il nous annonce qu’ils vont faire de leur mieux, que ce ne sera pas parfait mais qu’ils ont bossé dur pour nous faire une prestation digne de ce nom. Si ce n’est pas parfait, je n’ose même pas imaginer ce que cela pourrait être lorsque ce sera le cas.

LAURENT accompagne très souvent le chant de GUILLAUME et a une frappe de malade qui s’entend bien dans le Rock ‘n’ Eat malgré le son un peu écrasé. Les deux GUILLAUME changent de place régulièrement, ce qui permet à tout le monde de les observer. Les titres sont joués à la vitesse d’un TGV sur les rails. J’en prends plein les yeux et les oreilles. J’adore. Après “Conquérant”, GUIX remercie les fans et nous dit : “C’était un super stress pour nous mais, grâce à vous, il s’est envolé en un instant !”. On s’en serait douté, le groupe reçoit une énorme ovation du public. Mais quelle claque je viens de prendre ce soir !

Malheureusement, l’heure devenant de plus en plus tardive et ayant de la route à faire, je ne peux assister à la fin du set et je vais rater les trois derniers morceaux.

Un petit bilan quand même : les CRAZY NIGHT KILLERS sont vraiment cool avec leur look 80’s à fond, CABARET FANTOME, ce n’est pas ma came, mais d’après ceux qui ont assisté complètement à leur prestation, c’était bien. MEURTRIERES, c’est un groupe à ne pas rater si vous aimez le Heavy des années 80. Quant à TENTATION, depuis le temps que j’en entends parler, je suis content de les avoir vus ce soir, même si c’est en version tronquée. D’ailleurs, ça ne m’a donné qu’une seule envie, les revoir en version complète. Par contre, je vous déconseille le shopping avant un concert, c’est éprouvant. Lol.

FURY : Live Report @ le Brin de Zinc (Savoie) – Jeudi 30 novembre 2023

En cette toute fin du mois de Novembre, je repars, une fois de plus, dans mon antre préféré, le Brin de Zinc de Barberaz. Et en plus, je suis content, mon copain Steve*74 va faire les photos. Cela m’arrange bien, je vais pouvoir me concentrer sur le concert. Mais qui allons-nous voir, me diriez-vous ? Eh bien, c’est écrit dans le titre. Vous ne savez pas lire ou quoi ? Lol. Alors, je veux bien l’admettre, des groupes qui s’appellent FURY, il y en a des tonnes. Des groupes de Hardcore, de Thrash, de Power Metal, d’AOR, etc venant de différents pays. Bref, vous avez le choix.  Mais ce FURY-là, il vient de chez nos voisins de la Perfide Albion et fait dans un Heavy Metal teinté de Thrash des années bénies – les années 80, bien entendu !

Il est 21h pétantes quand le groupe monte tranquillement sur scène. Et, pendant bien cinq minutes, le groupe fait patienter le public. Ils papotent en attendant le départ. Le batteur TOM FENN fait des tests avec sa grosse caisse et donne l’impression d’être impatient de jouer. Puis les musiciens sont prêts et attaquent pieds au plancher. Comme dirait le rédac’ chef, ils ne sont pas là pour enfiler des perles !

Dès “If you go to hell first“, le premier morceau du set, le guitariste chanteur JULIAN JENKINS, accompagné de la chanteuse NYAH IFILL nouvellement arrivée, font sensation. Dès le début, les musiciens headbanguent comme des damnés. “Barberaz are you ready ?”, nous dit le guitariste chanteur. Incroyable mais dès le second titre “Hell of a Night”, il fait déjà chanter le public.

Liés les uns aux autres, enchaînés entre eux, les titres sont de véritables tueries. “Chambery do you like it Loud ? Fast ?  ‘Cause it’s rock ‘n’ Roll !”, nous assène le chanteur en entamant justement “It’s Rock ‘n’ roll”. Mais quelle baffe nous prenons !! C’est vraiment très bon. Vers la fin du titre, JUSTIN nous présente la bassiste BECKY BALDWIN qui nous fait un petit solo avant qu’il ne prenne pour la première fois le devant de la scène.

Ne prenant qu’à peine la parole, le groupe, comme souvent, laisse parler la musique puis fait parler la poudre sur “When the Hammer Fall”, le quatrième titre de la soirée.

Musicalement, FURY fait du Heavy Metal des eighties teinté de Thrash Metal avec une voix très rock ‘n’ roll, ce qui est très surprenant. Personnellement, j’adore le style. Les morceaux sont puissants et mélodiques à la fois. NYAH prend la parole avant “The Prince of Darkness”. Alors qu’elle ne faisait qu’accompagner JUSTIN sur certains couplets, la voilà qui chante en solo sur ce titre. Personnellement, j’adore son timbre de voix !

JUSTIN reprend le micro et demande au public qui a déjà vu le groupe. Deux, trois spectateurs lèvent la main. Le chanteur guitariste apprécie la réponse et remercie ses fans. Puis il demande, qui ne les as jamais vus. Une grande partie du public répond – forcément – par l’affirmative. JUSTIN s’incline et annonce la bienvenue aux autres fans avant de lancer le titre “Who are you”. C’est fou, à chaque titre, ils ont une introduction qui fait mouche !

Le guitariste soliste TOM ATKINSON, arrivé début Mars, est en feu ainsi que BECKY qui headbangue en cadence. NYAH, quand elle ne chante pas, danse en imitant toutes les paroles des titres qu’elle semble connaître par cœur alors qu’elle n’est arrivée dans le groupe que début Mai. C’est tout bonnement incroyable.

Pour “Shadow and Dust”, il est temps de calmer le jeu. C’est l’heure de la ballade de la soirée. Le musicien s’excuse d’entrée de jeu pour le piano que nous allons entendre mais qui n’est pas là. Il nous explique, en rigolant, qu’il n’y a pas assez de place pour emmener un orchestre avec lui. C’est un super morceau qui a le don d’apaiser l’ambiance.

“ What time is it ? ”,  demande JUSTIN à NYAH. “ It”s time ! ”,  répond la chanteuse en regardant son poignet qui n’a pas de montre. “ Time for Sunrise ”, reprend le guitariste chanteur. Le morceau défonce tout dans le Brin de Zinc. On enchaine ensuite avec les brûlots  “ Rock lives in my Soul “ suivi de “ Embrace the Demon ” où JUSTIN refait chanter le public.

Sur “Upon the Lonesome Tide”, le guitariste chanteur pose sa guitare et chante seul le morceau accompagné par TOM FEN le batteur et, une fois encore, des samples. Ce qui semble un peu ennuyer le leader. Tous les autres musiciens sont assis sur le côté de la scène et regardent JUSTIN. Il est rejoint sur la fin du morceau par NYAH avant que les autres musiciens ne se relèvent pour finir le titre en électrique. Quel show !

Pour “ Burnout ”, c’est BECKY qui nous présente le morceau, devant les nombreux fans agglutinés face à elle, et fait vibrer les murs du BDZ. JUSTIN reprend la parole pour nous expliquer que cette dernière a été invitée, cet été, à tenir la basse au sein de MERCYFUL FATE pour une tournée. C’est donc en toute logique que nous avons droit à un cover du groupe Danois, le classique “Evil”. Cette version est vraiment très originale et interprétée de façon magistrale.

“Je vous ai présenté tout le monde il me semble. Ah non, il manque quelqu’un.”, nous dit Justin à la fin du morceau. “C’est toi ?”, demande t’il à NYAH. “Non, toi ?”, en regardant BECKY. “Ce n’est pas toi non plus !”, dit-il au guitariste.  “Ah ! Il est derrière ! C’est une bête, un animal ! Il s’appelle… TOM FEN ! ”. C’est le moment du solo de batterie avec une fois encore des samples, ce qui le rend ce coup-ci assez original. Une fois encore, le groupe nous prouve qu’ils ne sont pas là pour épater la galerie, mais bien pour jouer du rock ‘n’roll.

Après un autre titre incendiaire “Road Warrior”, JUSTIN reprend la parole : “Nous avons encore un morceau pour vous. Merci beaucoup. On espère vous revoir bientôt. Peut-être une autre fois. Vous voulez nous revoir ? Attention, je vous reconnaîtrais !”, plaisante t’il.  “Casino Soleil”, le dernier titre est une véritable tuerie, et met le Brin de Zinc à genoux.

Le groupe n’a même pas le temps de quitter les planches que le public réclame à corps et à cris un nouveau morceau. “Ok, ok ! nous dit JUSTIN, we’re gonna play one last song. FURY décide pour son dernier titre de nous emmener loin de notre Terre avec un “Lost in Space” qui finit par achever les spectateurs.

Une fois leur set terminé, nos nouveaux copains Anglais, se tiennent au stand de merch’ pour venir discuter avec les fans, prendre des photos et, évidemment, vendre leur merchandising.

JULIEN GREEN, un écrivain du XXème siècle, disait que la musique embellit les lieux où on l’entend. Ce soir, je reconnais que FURY a vraiment fait briller le Brin de Zinc. Comme d’habitude, un grand merci à Thomas pour cette fabuleuse soirée et cette accréditation de dernière minute.

Halloween Party !!! DEATHLESS LEGACY + ELLIPSIS + ETERNAL FLIGHT : Live Report @ l’Ampérage (Isère) – Mardi 31 octobre 2023

Report by SEB 747Photos : STEVE*74

Ce soir, c’est Halloween. Et quoi de mieux qu’un concert ? Alors, plutôt que d’attendre que les petits enfants viennent sonner à ma porte pour réclamer des bonbons, je file en direction de Grenoble pour aller voir les Italiens de DEATHLESS LEGACY. C’est à l’Ampérage que ça se passe et en plus il y a deux groupes avec eux : ETERNAL FLIGHT, que j’ai déjà vu en live, et ELLIPSIS que je n’ai pas encore eu l’opportunité de voir. Ce qui me fera l’occasion de les découvrir, ainsi que les copains Italiens ! Dans ma soute à bagages, j’emmène mon copain Steve*74 ainsi que ma femme et ma fille qui ont voulu m’accompagner, parce que comme on dit : « Plus il y a de fous, plus il y a de riz » ou un truc comme ça.

Nous partons de bonne heure, histoire de ne rien rater de la future effrayante soirée d’Halloween et aussi parce qu’en plus un accident est annoncé sur la route et qu’il y a fort à parier qu’il va nous ralentir. Bon, je m’y attendais, mais de là à rouler au pas… Mais pourquoi je ne suis pas allé au BDZ pour aller voir ECCLESIA, moi ? Au moins, j’aurais été sûr d’être à l’heure ! De toute façon, on ne peut rien y faire, alors prenons patience et surtout croisons les doigts pour ne pas arriver trop tard. Ce serait ballot. Le temps sur le GPS défile à une vitesse qui fait peur. C’est normal, c’est Halloween ! Une fois arrivé, il faut encore trouver de la place. Déjà qu’on est à la bourre. Heureusement pour nous, on ne tarde pas trop à en trouver une. Ouf de soulagement !

L’Ampérage, cela fait une éternité que je n’y ai pas mis les pieds, et d’ailleurs me souvenir de où se trouve l’entrée tient de la gageure. Les concerts qui se déroulaient depuis mon dernier concert étaient souvent reliés pas très loin, à la Belle Électrique et dû coup, c’est par là que mon instinct me pousse. Évidemment, une fois que les souvenirs remontent à la surface, je retrouve l’entrée qui n’était pas si loin que ça. Mais du coup, on rate une petite partie du set de nos copains de ETERNAL FLIGHT.

Ce soir, je suis un peu nostalgique, me rappelant de vieux souvenirs de concerts passés dans cet endroit… Mais passons, et parlons musique, puisque c’est pour ça que vous êtes en train de lire ce report !  

Trop contents d’avoir été rajoutés sur l’affiche courant juillet en remplacement de LIQUID FLESH, les Annéciens mènent leur set tambour battant. GERARD FOIS, le chanteur et fondateur du groupe, est aux taquets. Accompagné des deux THIBAUD (batterie et guitare) et de CEDRIC à la basse, et fort de cinq albums – un sixième est à paraître l’année prochaine – le groupe fait dans le heavy metal de bonne facture. Je les avais vus il y a quelques années chez nos voisins helvétiques et j’avais beaucoup apprécié leur show. Je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler qu’il y avait eu un report à l’époque. Je pense que vous vous en souvenez, lol. Sinon, regardez sur le webzine et vous découvrirez ce que j’en avais pensé.

Commencer un concert de trois groupes n’est pas chose facile, mais ETERNAL FLIGHT s’en sort avec les honneurs avec des titres tels que « The Promise » ou encore «The Nightmare ». A noter que le guitariste, THIBAUD, porte un costume de clown d’Halloween, masque inclus et qu’il a très chaud sur scène mais ce n’est pas ça qui l’empêché de bien jouer ! GERARD, lui aussi a assuré, mais c’est plus ou moins normal pour un leader. CEDRIC sur sa basse est très concentré, pour suivre les frappes de l’autre THIBAUD et est tout aussi à fond que ses camarades.

Sérieusement, si vous êtes fan de Heavy Metal à la QUEENSRYCHE et que vous ne connaissez pas le groupe, jetez une oreille sur leur musique, vous ne serez pas déçus. 

Après un court interlude, c’est au tour d’ELLIPSIS d’arpenter les planches. Tiens, mais je reconnais le chanteur ! C’est FABRICE dit EMMANUELSON – accompagné du guitariste PHIL ARM’S – que j’ai déjà vus dans WHISKY OF BLOOD ! Mais il y a aussi DAVID AMORE, l’ancien batteur de NIGHTMARE et actuel batteur de KINGCROWN et d’ARCHANGE. La basse est tenue par CHRIS MARTIN que j’ai également déjà croisé dans d’autres groupes.

A peine le premier morceau entamé, je découvre le style assez éloigné des autres groupes du chanteur (RISING STEEL, WHISKY OF BLOOD). J’avoue que ça me surprend un peu, mais pas aussi désagréablement que j’aurais pu le penser. Certes, les titres vous rentrent dedans pour vous mettre des mandales dans la figure, mais il y a ce fameux timbre de voix que j’aime bien.

Évidemment, c’est plus « Metal » comme me le dira plus tard PHIL, mais j’ai bien aimé. Bourrin certes, mais avec un je ne sais quoi de mélodie qui peut rendre accro. J’ai comme l’impression que leur psycho métal me rentre directement dans le crâne pour y faire des trous et bousiller mon cerveau, mdr.

Les musiciens se sont maquillés pour Halloween : FABRICE les yeux, PHIL le bas du visage et DAVID toute la tête. CHRIS, lui, n’arbore aucun maquillage et je comprends vite pourquoi. La chaleur qui règne dans l’Ampérage fait couler le make up de FABRICE et semble bien le gêner… D’où l’absence de peinture sur le visage du bassiste. Malin.

Evidemment très heureux de jouer à domicile, et de retrouver leurs copains, les membres d’ELLIPSIS sont hyper excités et cela se ressent sur scène. Sous un maquillage effrayant pour Halloween, EMMANUELSON ne fait pas dans la dentelle et, guitare en mains, fait vibrer des fans acquis à sa cause.

On sent un groupe très en place, très pro dans l’application de sa musique et j’ai l’impression que l’arrivée de DAVID et CHRIS apporte un plus au duo PHIL / FABRICE.

ELLIPSIS, ça bastonne sévère, ça explose les tympans, ça déclenche les pogos et les crowdsurfings et ça enchante le public qui reprend en chœur les refrains du groupe. Le set se termine sur « Butterfly Process » après avoir asséné les coups avec « Perfection Rage » ou « Spectral and Terrified », voire terrorisé l’ambiance avec « The Coroner is Back ». Les musiciens ont continué à chauffer à blanc l’Ampérage avant l’attraction de la soirée, DEATHLESS LEGACY. Belle prestation.

Il est temps d’aller boire un coup avant de se retrouver devant les planches pour les Italiens de DEATHLESS LEGACY. On en profite aussi pour discuter le bout de gras cinq minutes avec nos copains grenoblois qu’on a à peine eu le temps de voir tout à l’heure.

C’est bien beau tout ça, mais il serait peut-être temps de se remettre devant la scène, qui est un peu plus encombrée que tout à l’heure. Les Italiens font leur balance et je constate que le maquillage arboré est plus élaboré que celui de nos précédents copains. Il faut aussi que je vous dise que les Toscans (ils sont originaires de Pise et Livourne en Toscane) font dans l’horror metal, caractérisé par des références à l’occultisme. Ils rappellent immédiatement les thèmes et les mouvements de DEATH SS, dont ils ont été le groupe de reprises pendant quelques années avant de commencer à enregistrer leur propres compos.

A peine installé qu’une intro démarre et qu’on voit le batteur, FRATER ORION, s’installer derrière ses fûts. Il prend un crâne entre les mains et fait une sorte de prière avec, pendant que s’installent les autres membres de la troupe. L’ambiance promet d’être sombre et inquiétante. Parfait pour une soirée Halloween.

« Ora Pro Nobis », morceau du dernier album en date sorti l’an dernier « Mater Larvarum »  est entamé tambour battant. Dès le premier titre, la formation annonce la couleur. Dark et effrayante, l’atmosphère se révèle accrocheuse. ELEONORA « STEVA » VAIANA, la chanteuse est explosive. NICOLA D’ALESSIO, le bassiste, est à fond et arpente la scène de long en large, Sgt BONES, le guitariste, n’est pas plus discret que son compère, mais que dire de ALEX VAN EDEN le claviériste – également membre de VISION DIVINE – qui n’est pas relégué, comme souvent, en fond de scène grâce à son clavier portable. Il volerait presque la vedette à la chanteuse, si elle n’était accompagnée par REVYLA ZIRAEL, la performeuse du groupe qui interagit avec eux à chaque morceau.

Que ce soit avec « Rituals of Black Magic », le second titre issu du quatrième album éponyme ou « Absolution » qui voit débarquer REVYLA habillée en prêtre pour donner l’absolution à STEVA. Pendant ce temps-là, ALEX se frotte au public, au plus près de la scène et NICOLE bouge sans cesse et échange souvent de place avec Sgt BONES.

« C’est un plaisir de souhaiter Halloween avec vous », nous dit la chanteuse à un moment donné. Le groupe est heureux de jouer pour nous ce soir. Les musiciens plaisantent entre eux et ont souvent le sourire. On peut sentir que, malgré le fait qu’ils doivent rester inquiétants à cause de leur musique, ils se font plaisir sur scène. REVYLA monte sur scène avec un costume différent à chaque fois pour mettre en valeur les passages saillants des différentes chansons, renforçant le côté théâtral de la prestation de nos copains Italiens.

A peine avons-nous le temps de nous remettre de « Queen of the Infernal Pantheon » que « Moonless Night » s’enchaîne et REVYLA remonte sur scène pour contrôler les gestes de la chanteuse. C’est vraiment excellent. Nous n’avons quasiment pas de moments d’accalmie.

« Headless Horseman » précède « Nightfall » un autre titre de l’album de l’an passé. Nos copains Pisans laissent beaucoup parler leur musique et interagissent avec parcimonie avec le public… comme un certain ALICE COOPER, grand maître de ce que l’on pourrait qualifier de nos jours d’Horror Metal.

Sur « Your Blood is Mine », notre amie STEVA se nourrit du sang de REVYLA. Avec « Altar of Bones », elle chante la bouche en sang et rend encore plus inquiétante sa prestation pendant que REVYLA vient danser avec des foulards. Franchement, tout est excellent ce soir ! La musique, l’interaction entre la chanteuse et la performeuse, les mélodies, la performance des musiciens…

Côté public, avec les pogos déclenchés sur certains morceaux qui débordent un peu par moments, les crowdsurfings et autres stage divings usés avec modération et respect du spectateur, le spectacle est aussi dans la fosse. D’ailleurs, ALEX va se prendre un kiff monstrueux en se faisant porter par une partie du public pour se promener dans l’Ampérage.  Il revient sur scène, content de son petit effet.

Après un petit « Litch » et un « Legion of the Night » de derrière les fagots qui précédent « The Coven » (un autre titre de leur dernier album) et ses petits relents gothiques, c’est déjà là fin du set. « C’est notre meilleur show d’Halloween ! », nous annonce STEVA à la fin du set. « Et vous êtes incroyables ! Merci ! ” redit elle en Français.

Sur le dernier morceau de la soirée « Dominus Inferni » REVYLA boit dans un calice et finit par mourir sur scène. Quelle prestation ! Tout bonnement incroyable ! Avec sept titres sur les onze interprétés ce soir, l’accent a été mis sur leur dernier album en date. Remarquez, c’est un peu logique lorsque leur tournée s’appelle le Mater Larvarum Tour.

Quelle belle soirée d’Halloween avons nous vécus ce soir ! A voir les visages des spectateurs et les conversations dithyrambiques, je pense n’être pas vraiment le seul à avoir apprécié la soirée. En plus, à peine leur show fini, les Italiens sont déjà présents à nous attendre au stand de merch’. Ils n’hésitent pas une seule seconde à signer à tout va, discuter et prendre des photos avec les fans.

Pour nous, après avoir dit au revoir à tout le monde, il est temps de rentrer, en sachant pertinemment que nous mettrons beaucoup, mais alors beaucoup moins de temps que les deux heures de l’aller. Mdr.

Un grand merci à Metallian Productions pour cette soirée et à tous les musiciens pour leurs prestations.