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THE CRUZADOS : Live Report @ le Brin de Zinc de Barberaz (73) – 19 avril 2022

Report by SEB 747 – Photos : STEVE*74

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Quoique, en y réfléchissant bien, un peu quand même. Le beau temps est toujours au beau fixe, et nous retournons encore une fois au Brin de Zinc avec mon copain Steve*74. Un proverbe dit : Au moment où commence avril, l’esprit doit se montrer subtil. Bon, d’accord, nous avons déjà dépassé la moitié du mois. Mais, vous voyez où je veux en venir ? Eh oui, prendre la décision d’assister à ce concert a été une des choses les plus délectables qu’on ait faite en ce mois (pour le moment ?). C’est ça d’avoir le nez fin ! Mdr

Ce soir, je vais voir un groupe que notre redac’ chef a déjà vu très récemment au Cherrydon. Je n’ai pas besoin de vous le rappeler, vu que vous suivez attentivement les reports du Webzine. Et ceux qui ne suivent pas, nous en reparlerons plus tard, non mais !

Comme vous vous en doutez, c’est une nouvelle mouture qui est depuis aux commandes. Certains membres officient depuis pas mal d’années au sein de LITTLE CAESAR, et notamment le chanteur RON YOUNG, qui évoluait à la même époque dans le Sud de la Californie. Donc pas trop d’inquiétude pour la relève. D’autant plus que les racines Texas blues, bien présentes ce soir, transpiraient déjà à l’époque lorsque les deux groupes tournaient. Avec peut-être une tendance plus hard-rock pour celui de RON.

Pas de première partie ce soir, nous rentrons d’entrée dans le vif du sujet. Les CRUZADOS sont là pour en découdre et montent sur scène avec conviction.

Que pourrais-je vous dire d’autre que le redac’ chef n’a pas déjà dit ?

C’est par le dynamique « She’s Automatic », qui évolue dans un hard blues débridé que nos amis basés dans la cité des anges commencent leur set. Ah me**e, il l’a déjà fait. Du coup, parlons d’autre chose. Tiens, les lunettes noires sont de sorties ce soir, il doit y avoir une épidémie de conjonctivite, comme me le suggère mon copain Steve*74. Lol.

En tous cas, ce n’est pas ce qui empêche le guitariste, LOREN MOLINARE (THE DOGS, LITTLE CAESAR) casquette vissée sur la tête, d’avoir un groove énorme, ou même le batteur ROB KLONEL planqué au fond de la scène, de nous démontrer tout son talent. Le seul qui ne porte pas de binocles c’est le second guitariste, MARK TREMALGIA (LITTLE CAESAR). Celui-ci est très en forme et impressionnant dans son interprétation des morceaux des CRUZADOS. Ses harmonies tissées d’inspirations blues rock sont ruisselantes d’authenticité.

Cependant, ceux qui tiennent le “haut du panier” serais-je tenté de dire, c’est bien RON et TONY. Celui-ci nous présentant souvent les morceaux interprétés de main de maître par le chanteur, qui, régulièrement à chaque fin de titres, nous dit un “Meurci beau Q” avec un accent américain très prononcé.

Le Rock bien roots de “Nine Million Tears” vibrant de nostalgie nous tire une larme, tandis que “Bed of Lies”, tiré de leur 2nd LP et “Wings & A Prayer” ont le don de faire secouer les têtes des spectateurs du Brin de Zinc. “Rising Sun” le premier titre issu de l’album de leur début datant de 1985 renvoie aux premières heures du groupe, un rock blues Texan qui fait plaisir à entendre.

TONY, nous annonce le prochain titre, “After Dark”, un titre tiré du film “Une nuit en enfer”. A peine une minute plus tard, une spectatrice décide de faire comme Salma HAYEK dans le movie et monte sur scène pour une danse lancinante à tendance sexy qui fait monter la chaleur sur scène, mais qui n’a pas l’air de perturber les musiciens.

“Ghost Town”, suivi de “Son Of The Blues”, font retomber la pression mais restent très addictifs. L’osmose entre chaque membre du groupe est bien présente. L’impression qu’ils jouent ensemble depuis une éternité se fait bien ressentir. Ce qui est un peu logique étant donné que trois membres sur cinq sont issus du même groupe.

“Sad Sadie” qui suit, flâne dans une tendre ballade Country. Puis c’est « Don’t throw Stone », soundtrack du film “Roadhouse”, un blockbuster des années 80, qui est joué sur les chapeaux de roues.

Sur les 11 titres du dernier album, neuf ont été interprété ce soir, tel que « 54 Knockouts » qui, je vous le donne en mille, mets KO le Brin de Zinc. « Hangin out in California » et « Motorcycle Girl », encore un autre morceau de 1985 concluent le set.

Quoi ? C’est déjà fini ? Mais c’est que je n’ai pas vu le temps passer, moi ! Ah non, il reste encore des titres sur la setlist. Les voilà de retour. Ouf, c’est que j’en voulais encore, et à priori, vu la manifestation des spectateurs, je ne suis pas le seul.

“C’est un titre que j’ai écrit il y a très très longtemps. Du temps de… Je sais que vous connaissez… TITO AND TARANTULA. C’est un titre du premier album, nous l’avons enregistré ensemble… Comment s’appelle-t-il déjà ? Je ne m’en souviens plus.”, rigole le bassiste. “Back to the House That Love Built” lui rappelle RON. Le bassiste se marre. “C’est un titre du film “Desperado””, nous rappelle-t-il. Et encore une pépite sortie tout droit du répertoire de nos Croisés Américains.

C’est certain, le groupe applique à la lettre la philosophie du parisien Henri BERGSON, qui disait « L’homme devrait mettre autant d’ardeur à simplifier sa vie qu’il en met à la compliquer ». Leur musique chemine dans un style vintage inaltérable, pas hyper complexe et moi, c’est tout ce que je demande.

Et c’est loin d’être fini, puisque suit « Have Love will Travel », avant de finir en beauté par « Johnny Pay to Play ». Mais ça, vous le savez déjà, Ti-Rickou vous en a parlé dans son report.

“Ben oui, me dira leur manager flamand qui s’occupe aussi du merch, je leur dis tout le temps, il faut me laisser de la place pour vendre. Vous vous signez plus loin !”. On a le sens des affaires ou on ne l’a pas. Mdr

Le groupe prend le temps de discuter avec ses fans et de répondre avec beaucoup de patience à leurs questions, aussi biscornues qu’elles soient. Extrait d’une conversation entendue ce soir : « Vous venez d’où ?”, “California, Los Angeles”. “Ah, du Massachusetts !”, “No, LOS ANGELES, California !”, “Ah d’accord”. Il est vrai que l’accent à couper au couteau des Américains, n’est pas forcément très facile à comprendre et avec l’abus d’alcool, ça n’arrange pas non plus. Lol.

Le temps défile à toute vitesse, et il est temps pour moi de retrouver ma Yaute natale. Nous disons au revoir à nos nouveaux copains californiens et rentrons à la maison tout en nous repassant le dernier album des CRUZADOS. Le retour qui devait se faire sans problèmes, s’avérera plus compliqué que prévu et nous fera arriver beaucoup plus tard qu’attendu. Du coup, on a pu se passer l’album en boucle.

Si vous n’avez jamais vu THE CRUZADOS en live, n’hésitez pas une seule seconde, vous serez séduit par le rock teinté fortement de blues des Californiens. Une vraie pépite !

58 SHOTS : Live Report @ le Brin de Zinc de Barberaz (73) – 16 avril 2022

Report : Seb 747 – Photos : Steve*74

Dans l’attente du second tour des élections françaises, il est temps de se ressourcer le temps d’un concert , de se vider la tête en secouant violemment nos crinières pour reprendre des forces, avant de s’inquiéter pour notre avenir.

Direction le Brin de Zinc de Barberaz pour aller revoir un groupe que j’aime bien, j’ai nommé les 58 SHOTS. Dois-je vous faire l’affront de vous rappeler sa composition ? Evidemment, que non vu que vous suivez attentivement tous les reports du webzine ! Ah, j’en vois là-bas au fond qui ne suivent pas W.T.R. ! Ce n’est pas bien. Je réexplique donc pour ceux qui arrivent seulement maintenant. Les 58 SHOTS sont issus du Territoire de Belfort. Au nombre de quatre, ils sont actifs depuis 2012 et ont déjà sorti un EP et deux LP, dont l’excellent “French Rock Revolution” sorti en 2019. C’est ARTHUR, le guitariste chanteur qui en est le frontman, suivi de WILLIAM, l’autre guitariste, de THEO à la basse et de TONY derrière les fûts, TONY qui est aussi le deuxième pilier du groupe.

La dernière fois que nous avons vus les 58 SHOTS, c’était exactement au même endroit, quelques mois avant le premier confinement. A l’époque, déjà, nous avions pris une énorme claque. C’est vous dire si, personnellement, j’attends ce concert avec impatience ! En plus cette année, ils fêtent leurs dix ans de carrière. Avouez que c’est tout de même une belle longévité pour un groupe de hard-rock français.

Mon binôme s’étant remis de son petit rhume printanier, c’est à deux que nous faisons une virée vers notre département voisin, la Savoie, sous un grand soleil. Qu’est-ce que vous voulez de plus ? Le report ? Oui, ben ça arrive, patience. Et, comme on dit chez nos voisins helvétiques, « y’a pas l’feu au lac » !

Tiens, en parlant d’arriver, vous vous doutez bien que, depuis le temps que nous faisons des reports, la route, nous la connaissons sur le bout des doigts et qu’arriver à l’heure n’est qu’une formalité pour nous. Oui, mais c’est sans compter sur les départs en vacances qui nous font prendre un peu de retard.

Bon, on s’en est sorti avec les honneurs ; nous arrivons juste à temps pour le concert.

Le temps de saluer tout le monde (on commence à être connu dans le coin), et nous rentrons dans l’antre de la bête en même temps que le groupe. Ceux-ci prennent le temps de saluer leurs copains, venus en nombre ce soir, et nous-même par la même occasion. Décidément, impossible de rester incognito ce soir !!

D’autant plus que le Brin de Zinc est blindé. Les voitures qui remplissaient le parking lors de notre arrivée, semblent bien être aux spectateurs de ce soir. C’est cool pour tout le monde. Le côté moins positif c’est qu’il y a du monde devant la scène et qu’il va falloir jouer des coudes, d’autant que les photographes sont nombreux pour une salle comme le BDZ. Cela prouve la nouvelle notoriété des Francs-Comtois.

Le temps de s’installer devant la scène et nos copains Belfortains attaquent la scène. Pas de première partie, on rentre directement dans le vif du sujet.

ARTHUR et ses partenaires musiciens sont venus défendre dignement leur dernier album sorti il y a deux petites années. Ils n’ont pas pu le promouvoir à cause d’une certaine pandémie. Vous vous souvenez ? C’était il n’y a pas si longtemps, même si ça paraît une éternité maintenant.

Allez c’est parti pour plus d’une heure trois quarts d’un concert intense.

Avec les 58 SHOTS, pas de surprises sur les influences du groupe. AC/DC en est une grosse, mais pas que. Le blues en est une autre. D’ailleurs, ce dernier est de plus en plus présent dans la musique de nos copains. Peut-être un peu trop à notre goût, mais c’est sans compter sur WILLIAM, qui tout le long du concert nous démontre tout son talent. Des solos joués la guitare derrière la tête, à la HENDRIX, il décoche des riffs impressionnants. Chaque son sorti de son instrument lui inspire une grimace. C’est un guitariste très expressif, qui n’hésite pas à aller se frotter au plus près du public en allant souvent sur le bord de la scène, ou, carrément en montant sur les retours. Il fait le show.

ARTHUR ne tarie pas d’éloges envers son guitariste, indiquant aux spectateurs que c’est l’une de ses principales inspirations. Doté d’une voix impressionnante quand il part dans les aigus, le chanteur guitariste capte bien son public qui, il faut le dire, est déjà conquis.

Les morceaux s’enchaînent et le temps passe vite sans que l’on s’en aperçoive. ARTHUR nous rappelle les problèmes de camion qu’ils avaient eu à l’époque les empêchant de se produire sur Lyon. Eh bien, croyez-le ou non, ils ont eu la même galère cette année ! Cependant, grâce au père du bassiste – qu’ils remercient humblement – ils ont pu venir se produire ce soir. Décidément, la galère ne les quitte plus. Et comme il y a deux ans, tels des guerriers increvables, ils n’ont pas abandonné. Ce n’est pas un problème de camion qui va les arrêter. C’est la raison pour laquelle ils se dédicacent le titre « Devil in my room ».

« C’est incroyable », nous dit le chanteur. « Chaque fois qu’on vient vous voir, on est en panne. Mais Valérie Pécresse nous a donnée une idée : on va faire une cagnotte pour réparer notre camion, et on va réclamer un million ».

« Non, 58 millions ! », hurle le public. Tout le monde se marre. Superbe ambiance entre le groupe et la salle.

TONY et THEO sont moins expressifs que leurs deux guitaristes, mais ils tiennent une rythmique de folie.

Plusieurs titres issus de « French Rock Revolution » dont le titre éponyme sont joués ce soir. Fédérateur, et ultra entraînant, c’est sur ce futur hit qu’ARTHUR fait chanter les spectateurs. Il ne peut s’empêcher de nous en fait la promotion.

« Le prochain morceau, qui se trouve sur notre dernier album… », commence à nous dire le chanteur, «… Vous avez compris, on cherche bien à vous le vendre, hein ? », rigole t-il. Et c’est « Résurrection » qui déborde dans le Brin de Zinc, rendant le public un peu plus fou. D’autant plus que les deux guitaristes décident de se lancer dans un duel de guitares debout sur les deux retours. ARTHUR à du mal à rivaliser avec WILLIAM et essaie tant bien que mal de l’imiter, faisant lui-aussi un petit solo avec la guitare derrière la tête.

Après un hommage à JOHNNY WINTER, qu’ils avaient eu l’honneur de rencontrer deux mois avant son départ de ce monde, les titres se sont enchaînés sans que l’on ne s’en rende compte, et c’est déjà la fin.

Il y a deux ans, je finissais mon report en vous disant “La révolution rock française est en route”, maintenant, après cette excellente prestation, je peux vous affirmer qu’elle est bel et bien là !

Bon ben c’est fini. Il va falloir plier bagages. Le groupe salue son public et commence à se retirer. Sauf que, comme la dernière fois, le BDZ ne veut pas en rester là et manifeste sa désapprobation. « Bon, d’accord, on va vous en faire une dernière, et après on se retrouve au merch’ », nous dit ARTHUR. C’est sur un « Voodoo Child » du grand maître de la guitare, JIMMY HENDRIX, que ce termine le set après plus de dix minutes du feu de Dieu.

Encore une fois, les Francs-Comtois ont enflammé le Brin de Zinc. C’est la troisième fois que j’ai la chance de les voir et, à chaque fois, je repars heureux comme un pape.

Après un petit tour au merch’, où leur dernier album est parti comme des petits pains, nous quittons nos copains Belfortains en leur donnant rendez vous le 7 mai à Thonon-les-Bains en première partie de WIG WAM.

TENTATION + DIONYSIAQUE + MEUTRIERES : Live Report @ Black Block d’Avignon (84) – 15 avril 2022

TENTATION @ Black Block Avignon

Report by Ti-Rickou

Quand j’ai loupé la date de TENTATION et MEUTRIERES au Rock’n’Eat de Lyon, je savais que j’allais avoir une deuxième chance à Avignon. Ca tombe bien, j’ai fait des concerts à Marseille et à Montpellier mais je n’ai pas encore eu l’occasion de tester ceux d’Avignon. Je suis donc aux taquets ! Go pour le second concert de la semaine, c’est la fête des esgourdes !

Bon, pour trouver le local, c’est finger in the nose. Pour se garer, en revanche, c’est un peu plus compliqué à cause des Témoins de Jehovah qui se réunissent dans une salle juste en face du Black Block Machine. J’imagine très bien leurs réactions « Vade retro, fidèles de Satan », en voyant débarquer une horde de metalleux avec vestes à patches !! Il y a déjà du monde devant la salle et devant le camion à burgers. Youpi, il y a de quoi manger. Top. Je croise un copain qui a des vinyles en main et qui me dit qu’il y a un stand disques à l’intérieur. Oups, je sens que je vais regretter de ne pas avoir tiré un peu plus d’argent au distrib’, moi !

J’ai le temps de dire bonjour aux copains de TENTATION et aux musiciens de VALLIS CLAUSA, groupe que j’ai vu à Montpelier et qui partageait l’affiche de Lyon avec Tentation et Meurtrières. Je trouve aussi le temps d’acheter quelques CDs… Bah oui, je résiste à tout sauf à la tentation, moi ! En repassant devant le camion à burgers, après être allé poser mes CDs dans la voiture, je vois qu’ils font des entrecôtes pas chères. C’est bon une entrecôte ! Je mangerais bien une entrecôte… Dis monsieur le marchand, tu me fais une entrecôte ? Miam, c’est bon avec des frites fraiches !

MEUTRIERES @ Black Block Avignon

J’ai tout englouti avant le début du premier groupe, DIONYSIAQUE, groupe que je ne connais pas du tout. Allez, c’est parti ! Les musiciens sont à genoux et une fille avec une cape à capuche et une épée vient les adouber. Bonne entrée en matière. La fille, c’est bien-sûr la chanteuse du groupe. Tiens, ils ont une chanteuse eux-aussi comme MEURTRIERES ? Normal, ce n’est pas DIONYSIAQUE mais les Lyonnais de MEURTRIERES qui viennent de monter sur scène ! Le running order a été changé. Pas déconcentré Ti-Rickou !

Ca commence difficilement, les lights sont très faibles et il y a des gros problèmes sur la voix. Dommage car j’aurais aimé entendre un peu mieux la nouvelle chanteuse. En tout cas, ledit-groupe ne se laisse pas démonter et y va à donf’.

La nouvelle chanteuse remercie leur label qui leur a fait confiance sans même avoir au préalable entendu sa voix. C’est vrai que ce n’est pas courant.

Le problème micro s’estompe peu à peu et ça devient bien plus audible. J’aime bien le timbre de voix qui colle très bien à la musique, du heavy metal en Français. Le titre « La déferlante » me fait sourire avec les braiements de mouton qui viennent en appui sur la musique. C’est pour le moins inattendu ! On va avoir droit à de nouveaux morceaux, morceaux qui apparaîtront sur leur nouveau CD. C’est dommage mais c’est déjà fini. Sniff.

DIONYSIAQUE @ Black Block Avignon

Petite pause hydratation car dans le local il fait chaud et il y a pas mal de monde entre les bickers et les metalleux venus en force de toute la région : Marseille, Montpellier, Orange et même Montélimar et Strasbourg… heu, Strasbourg ? T’es sérieux, là ?  Oui, car ce sont les musiciens de DIONYSIAQUE, le prochain groupe, qui nous vient de l’est de la France !

Allez, je vais enfin les découvrir car ils montent sur scène en brandissant une bouteille de vin. Ils sont tous grands, rien que la hauteur des micros donne le vertige. « Nous sommes DYONISIAQUE et nous n’allons pas rester sobres ! En plus ce soir, nous n’allons nommer aucun morceau parce que c’est chiant ! ». Le ton est donné !

Tout de suite, je peux dire que je connais quelqu’un qui va détester (ma femme), lol, parce que c’est du doom, très doom stoner. Les musiciens ont en plus la tête et le style approprié. Moi, j’aime bien.

Heu, pourquoi le monsieur prend cette grosse voix ? Putain, là je n’aime pas du tout ! Et, même si je comprends la volonté de violent contraste, personnellement je trouve ça inécoutable. Vraiment dommage car les morceaux sont très bons musicalement et que c’est vraiment bien quand le chanteur chante sans beugler. Ah, c’est un style ? Bah, c’est comme les légumes : pas assez cuits, je n’aime pas, na !!

Bon, je vais suivre la fin du set dehors, même avec un petit vent frais qui vient de se lever. Du coup, le temps va passer un peu moins vite en attendant la fin du set…

TENTATION @ Black Block Avignon

Dernière pause et c’est au tour de TENTATION de monter sur scène pour finir la soirée. D’entrée de jeu, on comprend pour qui les gens sont venus ce soir, c’est de la folie douce, headbanguing sauvage, cheveux tournants, bref que de super trucs pour prendre des photos hors pit, lol ! Mais je m’en tape, je suis aux taquets moi-aussi, comme possédé.

Putain, ça fait du bien de les revoir depuis septembre au Pyrenean Warriors. Pour eux aussi, on n’a pas un son nickel mais ils font avec. Ils ne sont pas venus pour nous faire danser sur le pont mais pour nous réveiller les oreilles avec leur heavy forgé dans le sud-ouest. Les morceaux issus du « Berceau des Dieux », leur album sorti l’été dernier, sont des putains de brûlots.

Ils sont en harmonie et ils y vont à fond, visiblement heureux de jouer. Et le public ne s’y trompe pas car le local est chaud-bouillant ! Très grosse ambiance ce soir !  

En fin de set, on va avoir droit à un cover de H-BOMB, dédicacé bien-sûr en mémoire de Didier IZARD. Ils font ensuite venir le chanteur de DIONYSIAQUE pour un morceau de MANILLA ROAD. Voilà, quand il chante comme ça, j’aime !

Malheureusement tout a une fin… sauf bien-sûr la banane qui en a deux ! Leur stand merch’ est pris d’assaut pour pouvoir repartir avec un beau T-shirt du nouvel album.

Il est temps pour nous de repartir, sniff. Trop bien une soirée avec TENTATION, qui même dans les conditions difficiles de ces dernières années, s’est imposé comme un des ténors du heavy metal en Français. See you later mes amis et à bientôt au pire au PWO en septembre. Et vous amis lecteurs, du temps que vous y êtes, jetez un coup d’œil à l’affiche, elle est terrible !! 

Un grand merci à l’Asso Volume Brutal qui a organisé la soirée et au Black Block de nous avoir accueillis. Long live rock’n’roll !!

TENTATION @ Black Block Avignon

THE CRUZADOS + BIG FAT PAPA’Z : Live Report @ le Cherrydon – La Penne-sur-Huveaune (13) – 11 avril 2022

THE CRUZADOS @ le Cherrydon

Report by Ti-Rickou

Concerttttttttttttttttt, yes !!! Pourquoi est-ce que je suis si content ? Ben c’est que, malgré une amélioration, les concerts ne sont pas légion, et les concerts qui m’intéressent encore moins. En plus, en comptant bien, entre le 01 octobre 2021 avec le concert de LITTLE CAESAR au Cherrydon et la date de ce soir, il n’y a que 10 reports sur le webzine. C’est grosso modo le nombre de reports qui paraissent en moins de deux mois en temps normal !

Vous vous posez la question de savoir pourquoi je fais un rapprochement de cette date avec celle de LITTLE CAESAR ? La réponse est simple, dans THE CRUZADOS, il y a trois membres de LITTLE CAESAR, dont Ron YOUNG et Loren MOLINARE. Je suis donc aux taquets de les retrouver et, cerise sur le cake, c’est la première fois que THE CRUZADOS jouent en France.

Donc direction Marseille ! Allez, une halte à l’hôtel pour prendre ma chambre et là, qui est à la réception ? Les CRUZADOS !!! Cool, je suis sûr que le concert va avoir lieu, lol. Retrouvailles et papotage avec le groupe avant qu’ils partent faire les balances.

Petite sieste, douche et go pour la salle ! Quel plaisir de retrouver le Cherrydon, Christian et toute son équipe. Tiens, il y a un changement : le camion à pizza devant la porte. Trop cool, c’est encore plus pratique !! Je trouve qu’il y a pas mal de monde pour un lundi (et ça va continuer d’arriver tout au long de la soirée).

Petit papotage avec Christian et rencontre avec un fou furieux super sympa qui fera passer mega vite le temps avant la première partie.

BIG FAT PAPA’Z @ le Cherrydon

Car il y a un groupe de première partie : BIG FAT PAPA’Z. Allez, c’est parti pour un power trio heavy blues. Visuellement parlant, c’est étrange : le batteur et le bassiste qui arborent une casquette et le guitariste chanteur qui lui porte un bob (oui, oui, un bob à la Bernie !). Sur le coup, je suis très sceptique.

Je ne vais pas le rester très longtemps car musicalement leur heavy blues avec un côté bayou, moi j’adore ! La voix est top et l’énergie du power trio donne une putain de pêche et un climat délivrance qui fait que ça matche direct.

En plus, leurs morceaux sont très addictifs. Ce ne sont pas des lapins de trois semaines, ils ont en effet trois albums et plein de concerts à leur actif. Et ils ont des fans dans la salle ! Bref, l’ambiance est bonne !

Allez, c’est fini. Bonne découverte, surtout dans un style où je ne m’aventure que trop peu. Quand je dis que la scène hard metal rock française n’a jamais été si prolifique et de qualité !

Re-papote avec mon nouveau copain tout en jetant un œil sur l’écran géant qui diffuse un live de FM… Comme pour nous rappeler qu’ils joueront bientôt dans cette salle !

THE CRUZADOS @ le Cherrydon

Et c’est parti pour THE CRUZADOS !! Un petit topo sur le groupe pour ceux qui croient que je vais voir un groupe de Mariachis. Le groupe s’est formé en 1983 autour de Tito LARRIVA (TITO AND TARANTULA). Ils sortent deux albums avant la séparation vers 1988. Au compte de ces albums, on trouve des morceaux pour des B.O. de films qu’on connait tous. Plus tard, le groupe s’est remonté et a ressorti un album mais sans Tito.

C’est donc avec un putain de plaisir que les quelques cent personnes et moi présentes les accueillons ce soir ! Surtout qu’ils ne sont pas venus pour enfiler des perles, ils sont là pour faire du rock’n’roll. On va en prendre plein les esgourdes !

C’est parti avec un titre du petit dernier « She’s Automatic ». La set list va être un mélange entre anciens et nouveaux titres avec des morceaux que j’adore comme « After Dark » (Une nuit en enfer), « Don’t throw Stone » (Roadhouse). Je suis comme un dingue ! Leurs morceaux rock avec une touche mexicaine, c’est du pur bonheur en barre ! En plus, le son est excellent (tellement bon que le groupe après les balances a décidé d’enregistrer le concert de ce soir. Peut-être un live made in Cherrydon à venir !!! Les lights sont sublimes aussi. Vous l’aurez compris, tout est réuni pour en faire un mega concert.

Je n’ai pas encore parlé des zicos. Ils sont à donf’, heureux d’être ensemble et de jouer ces morceaux. Ca saute, ça se secoue, ça se donne à 200% ! Aussi bien les LITTLE CAESAR que le bassiste et le batteur, d’ailleurs ! Ouah, ça décoiffe même les chauves ! Leur plaisir de jouer est communicatif.

« Motorcycle girl » annonce la fin. Heu non, on n’est pas fatigués ! Donc rappel. Yes, c’est reparti pour trois morceaux donc le dernier « Johnny pay to play », très rock’n’roll of course. On est comme des petits fous. Christian, le boss, est au premier rang et s’éclate à donf’. Un vrai passionné qui vit pour la musique.

Allez, c’est fini. Ils viennent nous rejoindre au stand merch’ pris d’assaut pour signer des autographes, prendre des photos et tout ça avec une énorme gentillesse et un grand sourire. Le stand a été bien vidé, tout le monde voulant un souvenir de cette soirée. Les CRUZADOS ont fait plus que le job, ils nous ont donné un sourire banane et par ces temps compliqués, c’est déjà une prouesse.

Pour ma part, je vais les laisser aller dormir car ils partent demain matin pour Barcelone. 5 jours en Espagne et retour en France (au Brin de Zinc près de Chambéry, Paris, etc.). Alors, si ils jouent dans votre coin voire un peu plus loin, foncez les voir, bonheur assuré !

C’est mon deuxième concert au Cherrydon et c’est un sans-faute. Un big merci à Christian et à toute son équipe et à très bientôt my friends ! Long live Rock’n’Roll !!!